• Winterthour: Voyage de presse pour les journalistes étrangers organisé par Suisse tourisme !

    Winterthour: Voyage de presse pour les journalistes étrangers organisé par Suisse tourisme !

    Avec 23% de sa population étrangère Winterthour est exceptionnel en Suisse. Grâce à une organisation minutieusement préparée et réglée comme une montre suisse par Suisse tourisme, deux groupes de journalistes francophones et anglophones ont visité du 25 au 27 octobre dernier la ville de Winterthour. Populairement appelé Winti, en latin Vitudurum et en français Winterthour, est une municipalité située à environ 25 km à l'est de Zurich dans le canton de Zurich en Suisse. Avec près de 105.000 habitants, la ville de Winterthur, la sixième plus grande ville du pays et le deuxième plus grand dans le canton. L'ancienne ville industrielle est aujourd'hui connu comme un centre de services, l'éducation, la culture et les loisirs avec 16 musées.

    Avec passion Anna Witschi parle de sa ville aux journalistes étrangers. Photos Réveil FM international

    Anna Witschi, guide pour les journalistes francophones. Photos Réveil FM International

    Winterthour mesure 68,07 km22. Selon l'Office fédéral de la statistique, Winterthour possède 101 203 habitants fin 2010. Sa densité de population atteint 1 486,7 hab./km². Selon l'histoire, une colonie helvético-romaine s’est établie dans ce qui était alors Vitudurum, sur les bords de l'Eulach, au ier siècle av. J.-C. Une pierre du mur d'enceinte, portant une inscription latine et datant de 294, rappelle les origines du lieu. Vers 1170, le comte Hartmann III de Kybourg établit un marché au carrefour des routes de Bâle à Saint-Gall et de Zurich à Schaffhouse. Il en est fait mention pour la première fois dans un document de 1180. Jusqu’en 1204, la ville appartient aux comtes de Kybourg. Au xixe siècle, grâce à ses entreprises de textiles, la ville est entrée dans l'ère industrielle et a connu un essor spectaculaire. Ses locomotives, fabriquées par Sulzer, sont connues dans le monde entier.

    En 1921, les cinq faubourgs (Oberwinterthour, Seen, Töss, Veltheim et Wülflingen) sont rattachés à la ville, qui compte alors 50 000 habitants.

    Des journalistes francophones écoutant attentivement les explications d'Anna Witschi, la guide.

    La ville est dirigée par une majorité de gauche depuis 2002, d'abord composée de trois socialistes et un évangélique (2002) (la droite étant représentée par deux radicaux et un démocrate-chrétien), puis (2006) de trois socialistes, un vert et un évangélique (un radical et un démocrate-chrétien à droite).

    L'hôtel de ville. Sixième ville de Suisse en population après Zurich, Genève, Bâle, Berne et Lausanne, Winterthour est un centre de l'industrie suisse des machines et abrite des sociétés d'importance internationale. Winterthur, compagnie d’assurances Sulzer, industrie des machines Rieter, machines textiles et équipements automobiles Kistler, fabricant de capteurs Winterthur Technology, fabricant d’abrasifs Le groupe de confection PKZ y a été fondé en 1881 par Paul Kehl. Stadler, constructeur de matériel roulant ferroviaire

    La curiosité des journalistes n'empêche pas d'être attentif à ce que la guide dit de sa ville. Photos Réveil FM International

    La ville de Winterthour, située dans la grande région zurichoise, possède une offre culturelle très variée, la nouvelle exploitation d'anciennes installations industrielles et un centre de hautes écoles spécialisées constituent les atouts de la ville. Grâce à une dimension agréable, à de nombreux espaces verts, à un important réseau de pistes cyclables et à la proximité de diverses aires de détente, Winterthour offre une qualité de vie de haut niveau.

    Winterthour est des mieux reliée au réseau ferroviaire national et régional (S-Bahn) ainsi qu'à l'aéroport de Kloten. Qui vient en voiture a le choix entre quatre sorties d'autoroute qui lui permettent d'arriver à destination sans détour.

    Anna Witschi et Freddy Mulongo. Photos Réveil FM International

     

    C'est toujours important de vadrouiller à travers la vieille ville et les parcs pour découvrir le patrimoine de Winterthour.
  • Winterthur, éloge des femmes nues...en bronze !

    Winterthur, éloge des femmes nues...en bronze !

    La ville de WInterthour est, selon ses habitants, loin de pouvoir être considérée comme une banlieue de Zurich. En matière de culture et de loisirs, elle tient la dragée haute à sa grand voisine. De plus, quelque 40 % du sol communal est complètement boisé avec parcs, vignes, jardins familiaux, prairies et pâturages, ce qui rend la vie très agréable et l'air moins pollué. Il est permis de marcher sur les pelouses! Winterthour est une ville florissante - au sens propre comme au sens figuré. Tout autour de la vieille ville, on trouve en effet une ceinture de jardins magnifiques. Grâce à ces parcs aménagés avec art abritant des arbres imposants et des demeures fastueuses, Winterthour a la réputation d'être une ville verte, une ville de jardins.

    Cette partie des collections rassemblées par Oskar Reinhart, natif de Winterthur, qui légua en 1965 à la municipalité ses trésors, présente un ensemble d’œuvres d'artistes suissses, allemands et autrichiens des 18e, 19e et 20e s. Les excellents dessins de Wasmann, les portraits d'enfants d'Anker, les études d'animaux d'Agasse et les nombreuses toiles de Hodler retiennent particulièrement l'attention.

    Un bruit de couloir court que c'est à Wintertour et environs qu'on trouve les plus belles femmes suisses. Ce qui est sûre est que la ville de Winterthour fait un éloge des femmes nues dans ses parcs et jardins publics.

    Femmes nues en bronze à Winterthour. Photos Réveil FM International.

     

    Tout autour de la vieille ville s'étire une ceinture de villas représentatives entourées elles-mêmes de merveilleux jardins. Autrefois, la classe supérieure Winterthuroise venait déambuler ici et aujourd'hui, beaucoup de ces bijoux sont devenus accessibles au public.
  • Otages d’Arlit : Les dessous d’une libération d'après le journal "Le Monde" !

    Otages d’Arlit : Les dessous d’une libération d'après le journal "Le Monde" !

    Le président nigérien, Mahamadou Issoufou (au centre), Laurent Fabius (à droite) et Jean-Yves Le Drian, aux côtés des quatre ex-otages français, mardi 29 octobre à Niamey.

    Pour mettre un terme aux trois ans de détention des quatre derniers otages français d'Arlit, Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret, il aura fallu une opération de récupération de huit jours, le versement d'une rançon et des mois de négociations. Les quatre hommes ont recouvré la liberté, mardi 29 octobre.

    Apparemment en bonne santé, ils ont été accueillis à Niamey, la capitale du Niger, par les ministres français de la défense et des affaires étrangères, Jean-Yves le Drian et Laurent Fabius.

    Les dix-huit hommes, des Français et des touaregs, qui les ont récupérés à l'extrême nord-ouest du Mali, près des frontières mauritanienne et algérienne, ont quitté, le 21 octobre, la petite ville de Kidal, au coeur du Sahel, à bord de plusieurs véhicules. Ils ont laissé derrière eux tous leurs outils de communications.

    « PLUS D'UNE VINGTAINE DE MILLIONS D'EUROS »

    Totalement coupés du monde, ils veulent éviter d'être traqués par les grandes oreilles américaines mais également françaises et protéger les ravisseurs de tirs de drones dès que les otages seront entre leurs mains. Pour l'aller comme pour le retour, le convoi évite les voies directes. On ne saura s'ils ont réussi leur mission qu'à leur retour à Kidal. Le plan initial prévoit un retour entre les vendredi 25 et dimanche 27 au soir.

    Le trajet dans l'extrême nord désertique du Mali promet d'être tendu. Le 20 octobre, l'armée française a lancé une vaste opération de ratissage, bien plus au sud. Au nord, la zone grouille de petits groupes djihadistes incontrôlables. Selon une source française connaissant les détails de cette opération, des membres de la DGSE ont remis aux membres du convoi, la veille de leur départ de Kidal, la « contrepartie » à la libération des otages, « plus d'une vingtaine de millions d'euros ».

    Il a été convenu à l'avance que les ravisseurs devaient d'abord regrouper les quatre otages qui avaient été séparés au mois de juillet. Puis de les laisser, seuls, deux ou trois jours, dans un endroit sécurisé avec de l'eau et de la nourriture. A un autre endroit, les preneurs d'otages devaient ensuite échanger l'argent contre les coordonnées GPS permettant de localiser les quatre Français. Le convoi est revenu à Kidal le mardi 29 octobre d'où les ex-otages s'envolent pour Niamey.

    LUTTES ENTRE DES RÉSEAUX FRANCO-FRANÇAIS

    C'est l'épilogue de six mois de tractations ponctuées de négociations parallèles, de luttes entre des réseaux franco-français et d'une volte-face du président Hollande.

    Cette issue heureuse trouve son origine au mois de décembre 2012. L'Elysée ordonne alors à Erard Corbin de Mangoux, le directeur de la DGSE, de « débrancher » un négociateur français qui tient alors encore le haut du pavé après avoir fait libérer, en février 2011, les trois premiers otages d'Arlit. Jean-Marc Gadoullet, ex-DGSE reconverti dans la sécurité au Niger et au Mali, met en avant ses contacts avec le groupe de ravisseurs dirigé par l'émir Abou Zeid. Mais l'absence de résultats et le déficit croissant de confiance signent sa mise hors jeu.

    Le conseil restreint de défense, à l'Elysée, le 29 décembre 2012, lui accorde un répit jusqu'au 10 janvier, la veille du lancement de l'opération militaire française « Serval » contre les groupes djihadistes au Mali qui va tout geler.

    LE MINISTÈRE DE LA DÉFENSE PREND LA MAIN

    Il faut attendre le mois de mai pour que des négociations soient relancées. L'opération Serval a baissé en intensité, la France compte un nouveau directeur de la DGSE, le diplomate Bernard Bajolet. Jean-Marc Gadoullet est officiellement écarté du dispositif, tout comme les entreprises qui employaient les otages.

    Le ministère de la défense prend la main et promeut la solution présentée par le président de la société de sécurité Amarante, Pierre-Antoine Lorenzi, un ancien des cabinets ministériels socialistes, proche de Cédric Lewandowski, le directeur de cabinet de Jean-Yves Le Drian.

    Ce « plan B » passe par le Niger. M. Lorenzi travaille avec Mohamed Akotey, homme de confiance du président nigérien, Mahamadou Issoufou. Il est également président du conseil d'administration d'Imouraren SA, la filiale Niger d'Areva et neveu de Mano Dayak, un ex-chef rebelle touareg. Intermédiaire privilégié des groupes djihadistes de la région sahélienne, Mohamed Akotey avait le contact avec Abou Zeid jusqu'à la mort de ce dernier, en février, dans des affrontements pendant l'intervention française. Il a conservé le lien avec les lieutenants d'Abou Zeid.

    AU MOIS DE MAI, JEAN-YVES LE DRIAN SE REND À NIAMEY

    Mohamed Akotey dirigera le convoi qui récupérera les otages. Mais avant cela, il mène les pourparlers avec Choureb, le successeur d'Abou Zeid à la tête de la Katiba qui retient les Français. Selon un membre des services de renseignement français au Mali, il a aussi le contact avec Mokhtar Belmokhtar, l'un des chefs redoutés d'AQMI. Les relations avec les ravisseurs ne sont pas aisées. Les Français ont tué leur chef mais ils veulent être payés.

    Au cours du mois de mai, Jean-Yves le Drian se rend à Niamey (il y retournera discrètement au moins deux fois) pour valider l'option Lorenzi-Akotey auprès du président Issoufou. François Hollande donne son feu vert. Mais, à partir de juin, le directeur de la DGSE, entame également ses négociations avec l'Etat nigérien.

    Deux voies s'opposent sur des questions de personnes mais aussi sur des points de doctrine. Selon une source au sein du ministère de la défense, M. Bajolet, fidèle à la ligne fixée par le chef de l'Etat début 2013, défend une ligne de discussions sans versement de rançon pour la libération d'otages.

    L'ARGENT A ÉTÉ PRÉLEVÉ SUR LES FONDS SECRETS

    D'après plusieurs intervenants, la situation se tend fin juin entre le président nigérien et la DGSE. Visiblement contrarié par la volonté de M. Bajolet de contrôler le processus engagé, M. Issoufou décide de mettre ses moyens aériens au service du duo Lorenzi-Akotey pour poursuivre les négociations financières avec les ravisseurs.

    Lorsque la partie nigérienne estime que la négociation est ficelée, le président Issoufou appelle son homologue français et lui présente les termes d'un accord. On peut les sortir mais il faut payer, dit-il en substance. François Hollande donne son accord, contredisant ses déclarations devant les familles des otages d'Arlit en janvier auxquelles il assurait que la France ne paierait plus.

    Il reviendra au secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas, de prévenir le directeur de la DGSE de la solution retenue. Selon nos informations, l'argent a été prélevé sur les fonds secrets alloués aux services de renseignement. La somme a été acheminée par la DGSE jusqu'à Kidal puis remise à Mohamed Akotey et aux hommes d'Amarante. Les services français apportent la logistique (voitures, armes, hélicoptères, avion). Amarante fournit les contacts locaux.

    L'ELYSÉE A DÉMENTI TOUT VERSEMENT DE RANÇON

    La gestion du dossier d'Arlit n'a pas été exempte de sous-entendus. Le ministère de la défense – qui regrette, en privé, que le nouveau patron de la DGSE privilégie sa relation avec l'Elysée plutôt qu'avec son ministère de tutelle – a soutenu sans faille le duo Lorenzi-Akotey. Pour sa part, le président nigérien a rappelé, lors d'un entretien avec M. Hollande, que son aide pourrait lui valoir, en retour, un coup de pouce dans ses négociations avec Areva. L'entreprise publique française refuse en effet les termes financiers proposés par Niamey pour renouveler sa concession d'exploitation d'uranium avant la fin de l'année.

    Sollicité par Le Monde, MM. Bajolet et Lewandowski ont refusé de s'exprimer sur cette affaire.

    L'Elysée a démenti tout versement de rançon.
  • VIDEOS. Les quatre ex-otages du Niger attendus à Paris en fin de matinée

    VIDEOS. Les quatre ex-otages du Niger attendus à Paris en fin de matinée

    Niamey (Niger), mardi. Thierry Dol et Daniel Larribe ont été libérés après 1139 jours de détention.

    Les quatre Français Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, qui avaient été enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) le 16 septembre 2010 à Arlit, au Niger, ont été libérés hier.

    Amaigris, mais apparemment en bonne santé, ils sont arrivés mardi soir à l'aéroport de Niamey, où ils ont été accueillis par le président nigérien Mahamadou Issoufou, accompagné du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de son collègue de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le président François Hollande les accueillera à son tour en France ce mercredi «en fin de matinée», à leur arrivée à l'aéroport de Villacoublay (Yvelines).

    «Je veux vous annoncer une heureuse nouvelle. Je viens d'apprendre par le président du Niger que nos quatre otages du Sahel, les otages d'Arlit, viennent d'être libérés», avait déclaré un peu plus tôt François Hollande dans une allocution à Bratislava (Slovaquie). «Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand étaient détenus depuis le 16 septembre 2010, a rappelé le chef de l'Etat. Trois ans d'épreuve pour ces ressortissants capturés et détenus par des geôliers sans scrupules. Trois ans de souffrance pour des familles qui sont aujourd'hui soulagées. J'ai tenu à les prévenir dès que j'ai connu la nouvelle.»

    Ni «assaut», ni «rançon»

    «Ça a été très difficile mais c'est une épreuve de la vie», a confié à sa libération Thierry Dol, 32 ans, vêtu d'un habit vert pâle, d'un turban bleu, et portant une barbe noire fournie. «Ils sont quatre, dans des situations différentes. Monsieur Larribe est un homme sage, posé. Pendant très longtemps il a été complètement isolé des autres et n'avait donc absolument aucune nouvelle», a raconté Laurent Fabius. «Ils sont en bonne forme, a-t-il souligné. Demain, vers la fin de la matinée, on sera à Paris (ndlr : à Villacoublay) avec eux, extrêmement heureux parce que c’était un calvaire de plus de trois ans dans des conditions extraordinairement difficiles.»

    Le message d'espoir de François Hollande

    Laurent Fabius a assuré qu'aucune rançon n'avait été payée. «Il n'y a pas eu d'assaut, a souligné Jean-Yves Le Drian sur TF1. Il y a eu une initiative prise par les réseaux du président Issoufou qui a permis une libération sans heurt.» Les otages «ont été récupérés au nord du Mali par nos propres équipes nigériennes», a de son côté déclaré au «Parisien» le chef de l'Etat nigérien.

    Selon une source sécuritaire nigérienne haut placée, les quatre hommes ont été ramenés à Niamey par un avion français depuis la région malienne d'Anefis, au sud-ouest de Kidal, fief des Touareg, situé dans l'extrême nord-est du Mali, près de la frontière algérienne. C'est dans cette région, selon cette source, que se sont déroulées les dernières négociations, en présence notamment de Mohamed Akotey, président nigérien du Conseil d'administration d'Imouraren SA, une filiale locale du groupe français Areva.

    Ils avaient été dispersées en divers lieux du nord du Mali

    Les quatre otages, qui travaillaient pour le compte d'Areva ou de Vinci, y avaient été regroupés les jours précédents. Ils avaient en effet été dispersés en divers lieux du nord du Mali, par crainte d'une intervention française pour les libérer tous ensemble, selon la même source. Laurent Fabius a confirmé qu'ils avaient été emmenés et détenus dans une zone très au nord du Mali. «Il y a eu plusieurs tentatives, a concédé le ministre des Affaires étrangères. Celle-ci a été la bonne et c'est un très grande joie qui sera ressentie, j'en suis sûr, par tous les Français.»

    Jeudi 24 octobre, des sources sécuritaires régionales à Gao (Mali) avaient fait état de la présence d'émissaires dans le Sahel pour «accélérer les négociations en vue de la libération des otages français». Mais la France avait «formellement démenti» l'envoi de ces émissaires.

    François Hollande a rappelé son engagement dans ce dossier. «Dès que j'ai pris mes fonctions, j'avais décidé d'utiliser tous les contacts possibles. La guerre que nous avons engagée au Mali (...) a pu suspendre ces initiatives», a expliqué le président français, ajoutant qu'elles avaient été «immédiatement reprises». Il a également tenu à exprimer sa «gratitude au président du Niger qui a obtenu la libération de nos compatriotes».

    Les proches des quatre hommes, informés par François Hollande juste avant l'annonce publique, ont eux fait part de leur joie et leur soulagement. «On a tellement attendu... Merci à tous ceux qui nous ont soutenus, merci», a déclaré Brigitte Laur, tante maternelle de Pierre Legrand, des sanglots dans la voix. René Robert, le grand-père de l'otage, a lui confié sur i>télé que le «soulagement était le premier mot qui lui était venu à l'esprit».

    Sept otages français sont encore détenus dans le monde (trois en Afrique et quatre en Syrie). «Ne perdez pas espoir, ne perdez jamais espoir, la République est là, toujours solidaire», leur a lancé François Hollande.

    VIDEO. Fabius : «les quatre otages sont en bonne forme»


    Laurent Fabius: "Les quatre otages sont en... par BFMTV

    Le rappel des faits depuis leur enlèvement en septembre 2010

    2010

    16 septembre : Sept personnes -- cinq Français dont une femme, un Togolais et un Malgache -, pour l'essentiel des collaborateurs des groupes français Areva et Satom (filiale du groupe Vinci), sont enlevées à Arlit, site d'extraction d'uranium dans le nord du Niger.

    21 septembre : Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) revendique l'enlèvement des cinq Français.

    24 septembre : La France confirme être prête à "engager le contact à tout moment" avec Aqmi et affirme qu'une opération militaire n'est pas à l'ordre du jour.

    30 septembre : Aqmi met en ligne une photo des otages accompagnée d'un enregistrement audio.

    2011

    24 février : La Française, le Togolais et le Malgache libérés "en territoire nigérien" (source sécuritaire à Niamey). Paris confirme leur libération. Quatre Français -Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret- restent détenus.

    21 mars : Aqmi réclame "au moins 90 millions d'euros" pour leur libération, demande rejetée par la France.

    26 avril : Aqmi diffuse une vidéo contenant des messages des quatre otages, "suppliant" Nicolas Sarkozy de retirer les troupes françaises d'Afghanistan, demande immédiatement rejetée par Paris.

    2012

    8 septembre : Un site privé mauritanien publie une vidéo tournée le 29 août montrant séparément les quatre otages, qui appellent à négocier pour leur libération.

    8 décembre : Le frère d'un des quatre otages s'adresse aux ravisseurs dans une vidéo, dans laquelle il affirme ne pas comprendre "pourquoi tout est bloqué".

    17 décembre : Les otages français sont "vivants" mais les tentatives pour leur libération sont "pour l'instant" restées vaines (Paris).

    2013

    11 mai : Le président nigérien Mahamadou Issoufou affirme que les otages sont vivants, tout en reconnaissant ignorer leur lieu de détention.

    16 mai : François Hollande indique que la France est prête à reprendre tous les contacts, interrompus après l'intervention au Mali, pour favoriser leur libération.

    21 juin : Le père et le frère d'un des otages annoncent avoir porté plainte pour enlèvement et séquestration, ainsi que pour mise en danger de la vie d'autrui.

    22 juin : Aqmi affirme que les huit otages européens entre ses mains, dont cinq Français, sont "en vie".

    25 juillet : François Hollande confirme avoir des preuves de vie.

    16 septembre : L'agence d'information mauritanienne ANI affirme avoir reçu une vidéo des quatre Français, "visiblement en bonne santé" et appelant à "négocier leur libération".

    19 septembre : A Bamako, le président Hollande affirme s'être entretenu avec des dirigeants du Sahel à propos des otages, en vue de rechercher "les meilleurs contacts" pour "les retrouver".

    24 octobre : Des sources sécuritaires régionales à Gao (nord du Mali) font état de la présence d'émissaires dans le Sahel pour "accélérer les négociations en vue de la libération des otages français". La France dément formellement.

     

    29 octobre : François Hollande annonce la libération des quatre otages français. Les ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Jean-Yves Le Drian (Défense) sont à Niamey.
  • Francophonie: Une femme après Abdou Diouf ? La Canadienne Michaëlle Jean en pôle position !

    Francophonie: Une femme après Abdou Diouf ? La Canadienne Michaëlle Jean en pôle position !

    Michaëlle Jean, la Canadienne est en pôle position pour remplacer Abdou Diouf

    Qui succédera à Abdou Diouf au secrétariat général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) ? Abdou Diouf, ancien président de la République du Sénégal, a été élu Secrétaire général de la Francophonie au Sommet de Beyrouth en 2002. Entré en fonction en 2003, Il a été réélu une première fois en 2006, par les chefs d’État et de gouvernement réunis lors du Sommet de Bucarest, puis une seconde fois, en 2010, au Sommet de Montreux. Avec trois mandats, Abdou Diouf sera resté douze ans à la tête de la Francophone. Avec un résultat très mitigé, la Francophonie s'est-il mieux porté dans le monde avec Abdou Diouf à sa tête ? Pas sûre de répondre par l'affirmatif. Abdou Diouf clé de voûte du système institutionnel devrait favoriser la Francophonie de peuples. Il a ignoré allègrement or ce sont les peuples francophonies qui doivent s'approprier de la Francophonie afin de la rendre plus grande, plus ouverte pour mieux se mobiliser en faveur de la diversité culturelle et linguistique, dans un monde où l'anglais devient dominant.

    Octobre 2012, pour le XIVème Sommet de la Francophonie tenu à Kinshasa en République démocratique du Congo, pays dont le hold-up électoral opéré par Joseph Kabila et son équipe était connu de tous, en bouchant ses oreilles aux critiques et interpellations qui demandaient à l'OIF de faire de la reculade mais surtout en fermant ses yeux face à la dictature qui sévit au Congo, aux viols de femmes congolaises utilisés comme arme de guerre, en légitimant Joseph Kabila et sa bande, Abdou Diouf a terni lui-même l'image du sage qui lui collait un peu trop vite à la peau, en foulant aux pieds les valeurs fondamentales de la Francophonie : la bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits humains...La charte de la Francophonie a été bafouée par Abdou Diouf lui-même, un grand mépris de millions de Francophones qui lient la Francophonie aux valeurs démocratiques.

    Michaëlle Jean et Yamina Benguigui à l'ambassade de France à Ottawa

    Michaëlle Jean, l'ex-gouverneure générale du canada, n'a pas encore fait acte de candidature officielle. Mais sa volonté de succéder à Abdou Diouf à la tête de l'OIF ne fait plus guère de doute. En prévision du sommet de Dakar, en novembre 2014, le Canada lance sa championne : Michaëlle Jean. Femme, noire et descendante d'esclaves haïtiens, l'ex-gouverneure générale ne manque pas d'atouts pour séduire les chefs d'État francophones appelés à voter l'an prochain.

    Lors de la visite officielle du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, au Canada et 17ème rencontre alternée des premiers ministres français et québécois du 13 au 16 mars 2013, à l'ambassade de France à Ottawa, Jean-Marc Ayrault s'était entretenu avec Michaëlle Jean durant une vingtaine de minutes.

    Après Boutros Boutros-Ghali, qui a inauguré le poste de Secrétaire général de la Francophonie de 1997-2002, Abdou Diouf avec ses douze ans à la tête de l'OIF de 2002-2014, une femme à la tête de l'OIF est une vraie alternative.
  • La tartuferie de Joseph kabila au Palais du peuple devant des applaudisseurs, opportunistes, situationnistes et positionnistes !

    La tartuferie de Joseph kabila au Palais du peuple devant des applaudisseurs, opportunistes, situationnistes et positionnistes !

    Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati dans son énième numéro au Palais du peuple.

    Le 23 octobre dernier, dans son discours devant les parlementaires réunis en Congrès godillot des applaudisseurs, opportunistes, situationnistes et positionnistes, bref des mammouths joséphistes et dinosaures mobutistes joséphisés, Joseph Kabila un fraudeur et tricheur, imposteur et usurpateur qui trône par défi à la tête de la République démocratique du Congo sans légitimité et en toute illégalité a eu le toupet de faire de nombreuses annonces dans un long discours: la nomination rapide d'un gouvernement d'union nationale avec l'opposition, le rapatriement des dépouilles du Maréchal Mobutu Sese Seko et de Moïse Kapenda Tshombe, la libération des prisonniers..politiques ? Ou encore l'arrivée d'un conseiller spécial pour lutter contre la corruption. Que peut faire un individu fut-il conseiller spécial en matière de lutte contre la corruption, face à un appareil judiciaire complètement caporalisé par le pouvoir qui lui-même baigne dans un système de corruption généralisée. Joseph Kabila dont la gouvernance au rabais à la tête du pays voilà près de 12 ans a conduit le Congo dans les bas-fonds de l’indignité humaine, de l'impunité et la désolation, de prime aux seigneurs de guerre, arrivistes et autres bandits de grand chemin, de crime contre l'humanité, de violations massives des droits humains... Les 700 recommandations fait par les Concertateurs sont en fait un réquisitoire contre la gouvernance erratique de Joseph Kabila ! En plus, Joseph Kabila est flou sur la prolongation de son mandat au-delà de 2016. L'imposteur est demeuré évasif sur ce sujet brûlant, a pris soin d’éviter de se prononcer de manière solennelle sur les intentions lui prêtées de briguer un troisième mandat successif. J. Kabila, évasif sur ce sujet brûlant, s’est tout juste contenté de dire qu’il est « pour le respect par tous, de l’esprit et de la lettre de la Constitution de la République dans son ensemble, telle que adoptée par référendum populaire en 2005 ».

    3 raisons de réfuter le discours alambiqué de Joseph Kabila:

    1. Pas de demande de pardon aux Congolais

    La République démocratique du Congo vit des crises enchevêtrées: crise politique, crise économique, crise financière, crise monétaire, crise institutionnelle, crise sécuritaire, crise de gouvernance mais surtout de dessus tout crise de légitimité. Joseph Kabila a commis son premier hold-up électoral contre Jean-Pierre Bemba avec les élections Louis Michel "Big Loulou" de 2006. Sans recensement de la population congolaise, les congolais ont été privés du débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition par Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard, grand requin alors président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), Malu Malu a fait voter des morts, l'Est qui avait vécu les affres de la guerre était plus majoritaire plutôt que l'Ouest et le Centre où il n'y avait pas de guerre. Candidat de la mafia internationale Joseph Kabila a été proclamé vainqueur des élections frauduleuses. En 2011, il a récidivé. En faisant tripatouillé la Constitution de Liège pour que l'élection présidentielle soit à un tour. Alors que la République démocratique du Congo avec ses 70 millions d'habitants à un nombre élevé de la population que le Sénégal et d'autres pays africains qui par souci démocratique ont l'élection présidentielle à deux tours. Battu à plat couture par Etienne Tshisekedi, Joseph Kabila été proclamé vainqueur de son second hold up électoral par Daniel Ngoyi Mulunda soutenu par l'Afrique du sud et la Belgique coloniale, Léopoldienne et néo-esclavagiste. Demander pardon au peuple congolais d'avoir volé des votes électoraux, d'avoir usurpé la fonction du Président de la République et l'avoir exercé illégitimement et illégalement, d'avoir commis la haute trahison, la forfaiture contre le Congo et son peuple...Demander pardon non pour être absout mais déclencher les mécanismes d'un jugement juste à son égard. Or en continuant de s'entêter, c'est lui qui court à sa capture et à sa perte.

     

    2. Rapatrier les corps de Mobutu et oïse Tshombé...Et les dents de Lumumba ?

    Proconsul de Paul Kagamé, le Nazi de Mille Collines, le discours de Joseph Kabila lui a été écrit par Kigali après vérification de Kampala. Ce discours alambiqué ignore gravement les réalités congolaises . Bizarre toute qu'on veuille rapatrier la dépouille d'un dictateur qui a vécu sans partage du pouvoir durant 32 ans: le Maréchal Mobutu Sese Seko et d'un sécessionniste Moïse Kapenda Tshombé. Pas un mot de réconfort pour les victimes de ceux deux régimes ? Pas un mot pour Patrice Emery Lumumba dont les deux dents arrachées par les tortionnaires belges traînent encore au Royaume de Léopold I. Patrice Emery Lumumba le père du patriotisme congolais n'a pas de tombe au Congo. Pourquoi pas un grand stèle Simon Kimbangu, le père de la conscience congolaise contre l'esclavagisme et la colonisation au Congo. Que dire de Ngongo Lutete, Msiri et autres résistants congolais. Qu'est-ce que le retour de la dépouille du dictateur Mobutu et du sécessionniste Moïse Tshombé vont apporter au Congo d'aujourd'hui ? Rien du tout. C'est du folklore politique, car le Congo n'est pas en paix, il est victime d'une guerre d'agression Ougando-Rwandaises ! Qui ignore que John Numbi l'assassin de Floribert Chebeya tire les ficelles de "Bakata Katanga" et que lui même est soutenu par Joseph Kabila. C'est un mauvais signal donné par Joseph kabila et ses conseillers mangéristes. La politique est une blanchisserie où des tortionnaires, bourreaux, criminels...peuvent être lavés de leurs forfaits puisqu'ils ont eu l'opportunité d'occuper des hautes fonctions même s'ils ont mener le pays au chaos. Les hommes politiques doivent toujours répondre de ses actes.

    Patrice Emery Lumumba, l’un des pères de l’indépendance de la République Démocratique du Congo fut assassiné et inhumé dans une même fosse commune avec ses amis Mpolo et Okito à Shilatembo au Katanga. Photo Réveil FM International, archives

    Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, président de la RDC de 1965 à 1997, est mort en exil à Rabat, au Maroc, le 7 septembre 1997, après avoir été chassé du pouvoir par la rébellion dirigée par M'zée Laurent-Désiré Kabila. Quant à Moïse Tshombé, auteur de la sécession de la riche province minière du Katanga, située au sud-est du Congo, il est mort en 1969 en Algérie où il s’était réfugié après avoir été accusé de haute trahison par Mobutu. Le maréchal du Zaïre Mobutu comme Moïse Tshombé s'étaient enrichis au détriment de notre peuple. Où ont-ils eu l'argent qu'ils ont gaspillés comme des cacahuètes ? Qui ignore le 32 Cour Albert Ier qui abrite l'ambassade de la République démocratique du Congo à Paris dans le VIIIe arrondissement était une propriété privée de Moïse Tshombé ? Et ce n'est pas le seul bâtiment. Que dire des fastes de Mobutu, l'aigle de kawele ? Pour rapatrier les corps de Mobutu, Moïse Tshombé et autres morts en exil, il faut un gouvernement légitime en République démocratique du Congo. Pas un pouvoir fantoche encore issu de fraude électorale. Le Congo doit être en paix , ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. C'est l'histoire du Congo qui s'écrit donc tous les Congolais où qu'ils soient doivent s'y intéresser. La majorité des Congolais de l'Est sont dans la forêt ou dans des camps des réfugiés au Congo ayant fui les viols et affres de la guerre...Ils sont autant Congolais que les autres.

    3. Amnistie des kulunas...pas d'acteurs politiques ?

    Comment Joseph kabila peut-il amnistier des condamnés qui n'ont jamais été jugés ? Les arrestations arbitraires, intempestives et inopportunes dont sont victimes les Congolais n'ont qu'un seul objectif: terroriser les paisibles citoyens. Les prisons de Joseph kabila engorgent des kulunas mais surtout des acteurs politiques, des militaires congolais, des présumés assassins de M'zée Laurent-Désiré Kabila, des fameux comploteurs du coup d'Etat avec des bouteilles en plastiques...Il faut libérer tous les Congolais arrêter arbitrairement sans jugement. Joseph Kabila doit libérer illico presto: Eugène Diomi Ndongala, président de Démocratie Chrétienne, le député Jacques-Pierre Chalupa, permettre au pasteur Fernando Kutino d'aller se faire soigner hors du pays. Les kulunas sont victimes du régime dictatorial de Joseph Kabila. Lui qui est arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et un kalachnikov, aujourd'hui Joseph Kabila a plus de 18 milliards cachés aux îles vierges. Et quand il fait l’annonce de la déclaration des biens par tous les mandataires publics, Joseph Kabila n'a jamais rendu public son patrimoine et de tous ses ministres. Sous Joseph kabila, la République démocratique du Congo est parmi les pays les plus corrompus du monde selon Transparancy International. Et les kulunas dont les parents fonctionnaires sont impayés ont trouvé un autre sport: truander les citoyens.

    4. Un gouvernement d'union nationale ?

    Pour avoir un gouvernement de cohésion nationale ou même d'union nationale, il faut des dirigeants issus des urnes qui ont une légitimité. Joseph Kabila n'a aucune légitimité comment pourrait-il mettre en place un gouvernement d'union nationale si ce n'est un gouvernement des mangéristes, opportunistes, ventripotents, situationnistes et positionnistes ? la proposition de Joseph Kabila manque de crédibilité ! Alors que le député congolais gagne 13 000 $us, l'enseignant est à 10$ us. Peut-on vraiment parler de cohésion nationale. les hôpitaux sont des mouroirs mais les apparatchiks et barons du régime vont se faire soigner à l'étranger et les congolais meurent comme des mouches. La solution pour la cohésion nationale au Congo, c'est le départ de Joseph Kabila de la fonction du Président de la République. En 12 ans, il a épuisé son degré de libertés et ses marges décisionnelles. Parvenu au pouvoir comme par effraction après l'assassinat de m'zée Laurent-Désiré Kabila, un jour de janvier 2001, la gouvernance du Congo par Joseph Kabila ressemble comme deux gouttes d'eau à celle d'Edward Smith, le légendaire commandant du Titanic !

     

    Joseph Kabila I, de 2001 à 2006, 1+4=0 fut un jeune homme modeste, attentif et riche de promesses. Joseph Kabila II, de la présidentielle de 2006 à hier, un autocrate autosuffisant et dictateur sanguinaire, qui tire sur tout ce qui bouge, qui foule aux pieds les droits fondamentaux des citoyens, l’enrichissement illicite, la prédation des ressources avec des contrats léonins, malheur à lui car des conseillers de l'ombre avaient fait croire que la suffisance goguenarde pouvait tenir lieu de charisme.

    Il n'y aura pas d' un Joseph Kabila III après 2016, les Congolais n'en veulent plus. Fraude électorale ou non !

  • Jean-François Copé, "mal aimé" des Français avec 73% de mauvaise opinion dans un sondage

    Jean-François Copé, "mal aimé" des Français avec 73% de mauvaise opinion dans un sondage

    Jean-François Copé à Rabat au Maroc le 25 octobre 2013

    POLITIQUE - Jean-François Copé reste le "mal aimé" des Français, 73% des sondés ayant une mauvaise opinion de lui, selon un sondage BVA publié dimanche par Aujourd'hui en France/Le Parisien.

    Selon cette enquête, 93% des sympathisants de gauche et 53% des sympathisants de droite déclarent avoir une mauvaise opinion du président de l'UMP.

    Parmi les 73% qui ont une image négative du patron de l'UMP, 78% estiment qu'il est "trop perso", 66% "arrogant", 70% "arriviste", 60% "démagogique" et "autoritaire", 56% antipathique" et 54% "sectaire". Par ailleurs 69% ne le trouvent pas "sincère", 65% pas "honnête" et 66% ne le juge pas "charismatique".

    "C'est très rare d'avoir une image aussi catastrophique pour une personnalité issue d'un parti classique", note Eric Bonnet, de BVA dans Le Parisien.

    Battu dans tous les "duels" avec les cadres de l'UMP

    51% des Français ne font pas confiance à Jean-François Copé "pour faire en sorte que l'UMP soit le principal opposant à François Hollande et au gouvernement", 62% jugent qu'il n'est pas à même de "définir une politique meilleure que celle du gouvernement". Enfin une écrasante majorité de Français (78%) ne lui font confiance ni "pour lutter efficacement contre le Front national" ni "pour apaiser les tensions au sein de l'UMP (80%). Quarante-quatre pour cent des sondés le trouvent d'ailleurs "trop à droite".

    Dans des "duels", 75% lui préfèrent Alain Juppé, 63% François Fillon, 60% Nicolas Sarkozy et 54% Nathalie Kosciusko-Morizet. Il est en revanche préféré à Marine Le Pen (53% contre 31%) et devance légèrement François Hollande (47% contre 44).

     

    Selon ce sondage, Jean-François Copé reste en queue de peloton dans la course à l'investiture UMP pour la présidentielle 2017: seuls 2% des sympathisants UMP souhaitent l'avoir comme candidat loin derrière Nicolas Sarkozy (58%), Alain Juppé (19%) et François Fillon (12%).
  • Jean-Paul Ilopi Brigorde rend un vibrant hommage à Maman Julienne Sapi Mwenge "Maman Ekaro" !

    Jean-Paul Ilopi Brigorde rend un vibrant hommage à Maman Julienne Sapi Mwenge "Maman Ekaro" !

    Homme de culture, écrivain, poète, journaliste Jean-Paul Ilopi Brigode Bokanga a assumé la fonction de Directeur d'Antenne de Réveil FM 105. 4 MHZ à Kinshasa jusqu'à sa fermeture en août 2007 pour des raisons politiques par le plus éphémère ministre d'information de Joseph Kabila, Toussaint Tshilombo Send, fanfaron, un ignare qui excelle en buzobérie, un vrai gaillard zéro de surcroît opportuniste. Jean-Paul Brigode Ilopi Bokanga rend un vibrant hommage à la Maman Sapi Mwenge Julienne, « Maman Ekaro ».

    Maman Julienne Sapi Mwenge "Maman Ekaro" 1939 - 2013

    Si seulement je pouvais te revoir, pour te serrer une dernière fois dans mes bras, afin d'admirer tes beaux yeux et ton beau sourire. Repose-toi donc en paix Julienne Ekaro Sapi Mwenge, la seule source d’onde pure qui nous restait ! (Joe Aleshou de Genève)

    En ces douloureuses circons-tances de deuil et de consternation générale, où tous ceux qui l’ont connue et l’ont aimée versent des larmes intarissables pour déplorer sa triste disparition, qu’il plaise donc au Très Haut d’accorder à la Maman Julienne Sapi Mwenge, que nombre de ses parents, amis et connaissances appelaient avec une dévotion affectueuse par son patronyme de « Maman Ekaro », la place qui lui échoit au Royaume des Cieux.

    Cheminement d’une dame exceptionnelle

    Eu égard à sa sollicitude permanente, à sa convivialité à fleur de peau et à sa générosité réconfortante, feue Maman Ekaro a toujours été pour ceux qui commerçaient avec elle un support évident de la concorde et de la sérénité. En effet, l’illustre disparue était de celles qui ne pouvaient souffrir de voir autrui dans la continence et dans l’affliction, sans devenir aussitôt pour lui un motif de soulagement. Telle une oasis dans un désert, elle apparaissait toujours comme une onde pure devant désaltérer les pèlerins en perdition. A l’instar d’un baobab séculier planté au beau milieu de la savane, elle revigorait sous son ombrage les personnes exténuées.

    Troisième enfant du Papa Sapi Ilopi Paul et de la maman Cécile ndolongo, cette originaire de la mission catholique Makaw, collectivité de Kemba, territoire de Kutu, district de Maindombe, dans la province du Bandundu est née le 24 mai 1939 à Kwamouth, lieu de travail de son père. Ainsi avait-elle débuté ses études primaires à Léopoldville, l’ancienne appellation de Kinshasa, au Lycée Kabambare. Mais avec la mort inopinée de leur maman décédée à Mushie en 1952, grâce aux bons offices de leur « mère cadette », Mme Elizabeth Abomingi, qui avait recueilli chez elle quatre de six orphelins laissés par sa sœur aînée, celle que tout le monde a pleurée à chaudes larmes se retrouvera en 1953 à la mission catholique de Makaw où elle va parachever ses études.

    Sens de Responsabilité prématuré

    Une année plus tard, Julienne Sapi Mwenge sera engagée comme institutrice à l’Ecole Primaire des filles de cette mission catholique. Mais elle dut presqu’aussitôt arrêter cette carrière enseignante, car en 1955, ses charmes, sa bonté et sa beauté avaient séduit un jeune magasinier originaire du village « Semondane », du nom d’Eugène Roger Nkanka Mboshan, alias « EKARO ». Ayant estimé que la perspective de fonder un foyer était plus exaltante que les motivations pécuniaires, elle abandonna sans barguigner son nouveau métier aux fins de lier à jamais sa vie, pour le meilleur et pour le pire, à celle de ce beau jeune premier venu du village voisin.

    De cette union va alors sortir sept enfants, deux filles et cinq garçons, en l’occurrence Mme Marie-Cécile Nkanka Ndolongo, une enseignante graduée à la cité de Nioki, l’inspecteur général des finances Eugène Pascal Nkanka Bokanga, l’Ingénieur Roger Nkanka Bokanga, Mme Gertrude Nkanka, l’économiste Hubert Nkanka et le Chimiste Prince Nkanka, sans oublier le professeur assistant à la faculté d’économie de l’Unikin Alain Nkanka. Et de son vivant, la défunte a eu l’occasion d’étreindre 23 petits enfants qui l’appelaient « MAMIE », en signe de tendresse et de gratitude pour les multiples sacrifices qu’elle a consentis pour l’élévation de leurs parents.

    Trente ans de veuvage exemplaire

    Depuis son mariage en 1955 jusqu’au jour du décès à fleur de l’âge de son mari le 23 juin 1983, puisque ce dernier n’avait que 47 ans à sa mort, Maman EKARO avait assumé ses responsabilités d’épouse et de mère avec une perspicacité ingénieuse et un dévouement attachant. Et après la mort de son époux, trente ans durant, elle portera son veuvage avec dignité, responsabilité et respectabilité. En effet, nonobstant la mort précoce de son mari qu’elle vient de rejoindre dans le royaume de l’Au-delà, Julienne Sapi Mwenge va fermement, dans le labeur et dans la modestie, élever ses enfants, en les maintenant dans la vision que son défunt mari avait eue pour sa progéniture.

    Et aujourd’hui, tous ses fils venus à Kinshasa pour y parfaire leurs connaissances sont porteurs d’une licence en divers domaines de la science, le droit pour Pascal, le bâtiment pour Roger, l’économie pour Hubert, la chimie pour Prince et encore l’économie pour Alain. Sa présence dans cette ville s’explique d’ailleurs par le fait que, venue en 2004 assister à la collation de grade académique de son fils cadet Alain Nkanka, les siens décidèrent d’une manière unanime de son installation définitive dans la capitale. Et à cette occasion, elle va solennellement déclarer que désormais, elle considérait sa mission sur cette terre des hommes comme terminée, le dernier de ses enfants pouvant maintenant subvenir seul à ses besoins.

    Point centrifuge de la solidarité familiale et amicale

    Mais outre les produits de ses entrailles, ses contemporains et la postérité doivent retenir que cette dame de bon aloi a contribué à l’éducation et à l’émergence d’un nombre important des membres de sa famille et de sa belle-famille, notamment les orphelins de son défunt frère Oscar ILOPI, décédé en 1962, ainsi qu’à celles de tant d’autres personnes qui ont eu à bénéficier de sa chaleureuse attention. D’ailleurs, si Mlle Belinda Aleshou qui vit actuellement à Genève a spontanément décidé de venir participer aux funérailles de sa tante paternelle, c’est parce qu’en réalité, c’est cette dernière qui a été sa vraie mère, l’ayant élevée dès l’âge de trois ans jusqu’à sa maturité, lorsque son père, Mr Alain Louis Marie Aleshou, qui est le frère cadet de la défunte, actuellement le seul survivant de la progéniture de Sapi Paul et Cécile Ndolongo, s’était établi en Europe.

    En tout cas, lorsqu’il s’agissait de prendre en charge un neveu ou une nièce, un cousin ou une cousine, un frère ou une sœur, « Maman Ekaro » le faisait avec une telle abnégation et un tel acharnement, parfois au grand dam de son entourage, que d’aucuns estimaient qu’à force de porter ainsi des responsabilités onéreuses pour ses moyens limités, elle courrait réellement le risque de s’esquinter.

    Mais donnant toujours priorité à son ménage, cette brave et généreuse cultivatrice n’avait jamais mis dans le commerce les produits de ses champs, les destinant essentiellement à la consommation des siens et de ceux qui lui ont été chers. Cependant, tout le monde lui reconnait cette attitude materne depuis sa prime enfance, surtout qu’après la disparition de leur mère, à l’absence de ses deux frères aînés, Mrs Jean Bokanga et Oscar ILOPI restés eux à Kinshasa, elle s’était spontanément commise à la tâche de veiller sur ses sœurs cadettes, Mmes Sapi Elise et Sapi Ida, ainsi que sur son frère cadet, Mr Alain Louis Marie Aleshou Sapi Ilopi, afin de ne pas trop surcharger la tante maternelle qui avait bien voulu s’occuper d’eux.

    Penchant spirituel et magnanime très prononcé

    Menant une vie de grande piété, ne ratant sous aucun prétexte son culte dominical sans une justification valable, « Maman Ekaro » consacrait l’essentiel de son temps libre aux activités religieuses et pastorales, en ayant une préférence visible pour la « Légion de Marie » où elle avait été un membre actif et pour le « Caritas ». Cela montre ainsi son intérêt particulier aux activités liées au soulagement moral, spirituel et matériel des démunis et autres laissés pour compte de la société.

    Et partout où elle a vécu, à Kinshasa, à Makaw, à Sebi, à Mabala et à Nioki, cette chrétienne vertueuse a laissé l’image d’une épouse modèle, sans problèmes majeurs avec sa famille, sa belle famille et son entourage. C’est ce qui explique d’ailleurs l’affluence constatée au lieu de son deuil depuis l’annonce de son décès. C’est pourquoi aussi, lorsque sa mort avait été annoncée pendant un office religieux aux fidèles de l’Eglise St Michel de Nioki, sa paroisse d’origine, il y a eu tant de pleurs et de cris de détresse que le bon déroulement de cette messe avait réellement été perturbé.

    Modèle à suivre

    Que cette vie exempte de fioritures et de pourritures puissent donner aux Parents, amis et connaissances, qui ont bénéficié de la sagesse, de l’altruisme et de la sapience de la Maman Sapi Mwenge Julienne, une balise immuable devant les aider à consacrer désormais leur existence ici sur terre à faire sans cesse le « Bien », et surtout, à savoir « le bien faire », sans visées égocentriques, ni parti pris dégradant, pour que règnent l’harmonie et la paix dans nos rapports sociétaux.

    Je recommande donc aux siens, à ses proches et à tous ceux qui ont été sensibles à son idéal, d’être dorénavant imbibés de l’aura exceptionnelle de celle qui toute sa vie durant s’est mise à la disposition du bien-être collectif et non, des intérêts sordides et subjectifs. Car, autant qu’elle avait été prompte à aider les autres, autant qu’elle avait été rétive au dépouillement et à l’asservissement d’autrui.

    Kinshasa, jeudi le 20 juillet 2006, Jean-Paul Ilopi Brigorde Bokanga, Directeur d'Antenne de Réveil-FM interviewant Ferdinand Ferrela (+) de la Voix de l'Amérique au Centre Culturel Américain. Photo Réveil FM International, archives

  • Pseudo concert JB Mpiana Tippo Tip à Paris, le théologien-pasteur Philippe Kabongo M'Baya sonne le tocsin !

    Pseudo concert JB Mpiana Tippo Tip à Paris, le théologien-pasteur Philippe Kabongo M'Baya sonne le tocsin !

    Quand le sage montre la lune, l'abruti regarde le doigt dit un adage africain. Le blocage du concert de JB Mpiana Tippo Tip le 21 décembre ne doit pas faire oublier aux Résistants-Patriotes-Combattants Congolais l'objectif primordial de la noble lutte: "Kabila Dégage" ! Avec son discours tarabiscoté devant les applaudisseurs en congrès du Pprd-MP et affidés au Palais su peuple, Joseph Kabila espère gagne du temps. Alors que la RDC est minée par des crises enchevêtrées: crise de légitimité, crise politique, crise économique, crise financière, crise sécuritaire... Tout est crise, tout est en crise au Congo-démocratique ! Joseph Kabila croit qu'avec un gouvernement des mangeristes, opportunistes et positionnistes dit d'union nationale, l'affaire est réglée, vaste tromperie au peuple congolais. Joseph Kabila est le problème numéro 1 en RDC. JB Mpiana Tippo Tip en défiant les congolais de l'étranger, il n'a pas mesuré les conséquences de son acte-défi. Le pasteur-théologien Philippe Kabongo M'baya prend de la hauteur pour bien nous montrer ce que nous devons voir sans nous éloigner de l'objectif final. Rien du nouveau sous le ciel du Congo-Kinshasa, la prise en otage des institutions.

    1. Réveil FM International : Avez-vous suivi la polémique au sujet du concert que JB Mpiana tient à organiser à Paris ?

    Pasteur Philippe Kabongo-Mbaya : Pas très bien parce que cela m’énerve et que je croule sous le travail depuis la rentrée. Mais cela m’attriste et surtout me révolte.

    2. Réveil FM International: Comment interprétez-vous cet acharnement du musicien à vouloir à tout prix jouer à Paris ?

    Pasteur Philippe Kabongo-Mbaya : Les Stars de la pop congolaise ne sont pas de génies en matière de gestion de biens. Ils n’en ont ni la culture, qui permet de faire de prévisions, ni la connaissance technique qui offre la base d’une habileté en comptabilité. On peut gagner énormément pour un temps, comme on peut perdre tout en un jour. La vie passe comme un jeu. Quand on est dans une mauvaise passe, alors que l’on est habitué à une vie de pacha, il faut faire quelque chose. Plus qu’on ne le croit, les musiciens congolais sont un monde féroce. Les invectives, les persiflages codés et les quolibets dans leurs chansons ne sont qu’un petit bout visible de l’iceberg. Peut-être que JB doit connaître une situation inavouable. Peut-être que sa carrière est en jeu…Car, jusqu’à présent, il n’était pas un pprdiste ou kanambiste fanatique ou m’as-tu vu. A la différence de Warrason. Si tu vois ce que je veux dire ?

    3. Réveil FM International : On peut l’excuser alors ?

    Pasteur Philippe Kabongo-Mbaya :Pas du tout ! Personne ne vient au monde avec sur le front la marque de traitre ou un cv de criminel. Quand les actes coupables sont là, on les juge comme ils sont. Quand une détermination à faire ce qui mal est là, et que l’individu tient à défier le bien, ce n’est pas simplement cette arrogance qu’il faut dénoncer mais aussi ce qu’elle cache. Les forces mobilisées dans la diaspora pour le vrai changement au Congo ne sont pas dupes. A cette détermination, poison de la zizanie, source de désorientation, il faut riposter par des actions diversifiées. Portées par une détermination encore plus ferme.

    4. Réveil FM International: Vous condamnez d’avance JB Mpiana, alors même que le concert n’a pas eu lieu ?

    Pasteur Philippe Kabongo-Mbaya: Tout le monde a vu que le projet de concert de JB a été annoncé comme un grand défi au moment des concertations lancées par l’imposteur qui est aux affaires à Kinshasa. Tout le monde sait aussi que la résistance qu’incarne la diaspora est plus difficilement maîtrisable par ce pouvoir honni et malfaisant. Que faire ? Un diplomate ivoirien volubile disait à un leader combattant : « Si les jeunes ivoiriens s’engageaient dans des actions aussi spectaculaires et violentes, notre gouvernement aurait mis tous les moyens, quitte à corrompre la police et l’administration judiciaire en France…On aurait tout fait pour les casser comme il faut… ». Kabila n’est pas Ouattara. Les dirigeants occidentaux connaissent mieux que nous l’ampleur de notre malheur. Et donc, le petit monde de Kinshasa sait parfaitement bien les limites de son action possible ici à l’étranger sur les congolais. Il lui reste que les coups bas, l’achat de quelques « combattants », l’instrumentalisation des conflits et des haines cachées qui les traversent, etc. Dans l’imaginaire de ces gens-là, ils se disent : les concerts et la musique quand même…ils finiront tôt ou tard par y revenir. Il me semble qu’il y a un autre facteur qui embrouille les kabilistes. Comme ils ne savent pas travailler rationnellement, ils se font avoir par de petits aventuriers qui leur vantent les capacités à agir, à influencer la situation bloquée, une capacité qu’ils n’ont pas en réalité. Alors, ils trainent les officiels congolais en bourrique. « Je vais faire cela bientôt. Mon contact est en déplacement et revient ces prochains jours. Avancez-moi encore un peu d’argent… ». Au final, il n’y a plus que des effets d’annonce. Même les étrangers savent que les représentants du régime ne sont pas trop regardants...

    5. Réveil FM International : Mais comment pouvez-vous savoir cela ?

    Pasteur Philippe Kabongo-Mbaya:Ah, tu voudrais que je te livre mes sources ?

    Vous ne savez pas que les indignations et les menaces des « combattants » sur les réseaux sont quelquefois une manne pour tous ces escrocs qui truandent les kabilistes ? Comme ces derniers ont peur bleue des « combattants », ajouté à cela leur propension à la paranoïa superstitieuse, l’angoisse de l’insécurité est refoulée dans leur inconscient ! D’où leur besoin irrépréhensible de croire que le mouvement s’affaiblit ou va s’étioler. Et dans cette logique, quand les petits malins qui les trompent viennent leur raconter les sornettes ou même des faits vérifiables, ils sont plus que partants…C’est pour cette raison que j’insiste sur la diversification des actions. Car, ce qu’il nous faut, je m’implique, c’est de donner du fil à retordre à l’imaginaire de ces gens-là. Cette lutte ne fait que commencer et elle est, crois-moi, bien plus difficile et complexe que ce que beaucoup pensent. On n’est pas obligé de faire tous la même chose, d’être tous sur les mêmes chantiers d’analyse, de définition et et d’expérimentations d'actions sensibles.

    6. Réveil FM International: Le blocage des concerts n’est pas une action importante ?

    Pasteur Philippe Kabongo-Mbaya:Bien sûr que oui ! Et quelle action importante ? Je la soutiens sans réserve. Pas parce que je suis pasteur ou théologien. Mais pour sa signification symbolique et politique. Cette action a montré que les congolais ne sont pas dans une forme d’addiction nationale à l’égard de ces choses. Dans l’histoire, beaucoup de changements politiques ou volonté de changement ont été accompagnés de quelques ruptures symboliques manifestes. C’est une manière de dire : « il y a eux là-bas, et nous ici » : une ligne de démarcation qui ne peut être franchie sans confrontation. Ce n’est pas rien. Les choses qui changent en profondeur bougent souvent imperceptiblement. J’entends des hypocrites qui crient : « la musique congolaise est en train de mourir ; nous contribuons nous-mêmes à tuer notre culture… ». Mais, cette musique populaire ne résume pas toute notre musique. Que font ces gens-là pour assurer la perpétuation de la musicale traditionnelle, si riche, si époustouflante, unanimement saluée dans le monde ?

    7. Réveil FM International: Le blocage des concerts c’est bien mais suffisant ?

    Pasteur Philippe Kabongo-Mbaya: Chaque action est suffisante dans son domaine. Il ne faut pas trop généraliser. C’est une pression éhontée, un chantage. A propos de la culture, faut-il croire qu’elle se réduit à la pop congolaise ? Qui connaît les ouvrages de Y.V.Mudimbe ?, les œuvres picturales de Benj Kinenga ? Qui écoute Ray Léma ou Lokwa Kanza ? Alors, il faut arrêter ; c’est trop ridicule. Depuis que les fonds les plus précieux et les plus rares de nos musées ont été pillés, qui bouge le petit doigt pour ce patrimoine? Il faut cesser cette hypocrisie grotesque ? C’est cette culture de duperie collective qui attriste et révolte. Il faut accepter des sacrifices. Que Fally , JB, Werra ou je ne sais pas trop qui encore fassent ceci ou cela, si nous ne comprenons que superficiellement ce qui se passe au Congo, nous ne serons pas à la hauteur de l’enjeu. En attendant, tout ce qui doit être fait, et qui est à la portée de chacun/ne, ne devrait pas être loupé. Les Accords d’Addis Abéba prévoyaient un vrai processus de dialogue inter-congolais. Kanambe a édulcoré et détourné cette demande, en organisant les fameuses « concertations ». Le voilà qui annonce son nouveau « gouvernement cohésion »: il espère ainsi faire disparaitre le défaut de légitimité qui caractérise son pouvoir depuis les dernières élections. On peut faire confiance aux congolais, il s’en trouvera hélas et dans l’opposition et dans la société civile pour aller étayer ce pouvoir. Mais, pour autant la crise de légitimité ne sera pas colmatée. Car les congolais ne veulent pas de Joseph Kabila. C’est une énorme crise de confiance, qui s'exprimera bientôt, très bientôt, sous d’autres formes.

    Surtout que la formation annoncée d’un nouveau gouvernement n’est en fait qu’une étape dans les plans de ceux qui veulent faire de Kabila une donnée incontournable pour les prochains rendez-vous politiques en République Démocratique du Congo.
  • Photos. Assemblée nationale-Salle Colbert: Naissance du Collectif des Elus Français originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK)

    Photos. Assemblée nationale-Salle Colbert: Naissance du Collectif des Elus Français originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK)

    Le Palais Bourbon, siège de l’Assemblée nationale française est l'un des trois hauts lieux puissants du pouvoir de la France. Les députés, élus et non pas nommés, y élisent des lois de la République. Le samedi 19 octobre dernier, salle Colbert de l'Assemblée nationale, les élus français originaires du Congo-Kinshasa ont présenté leur association Loi 1901 appelée Collectif des élus Français d'origine Congo-Kinshasa (CEFOCK). Le CEFOCK voudrait une coopération décentralisée entre la RDC et la France. Les membres du CEFOCK sont les suivants : Grégoire Mukendi ( Maire adjoint), Jean-Henri Kinda ( Conseiller municipal), Félix Bokassia (Conseiller municipal), Dario Maleme (Conseiller municipal), Félicien Ndombele (Conseiller municipal), José Nzolani (Conseiller municipal), Colette Ilunga(Conseillère municipale), Bernadette Shungu (Maire adjointe), Claire Tawab (Maire adjointe), Jean-Claude Makengo ( Maire adjoint) et David Onakaya-Menge (Conseiller municipal). A voir cette intelligentsia congolaise dans la salle Colbert, on ne peut pas se poser la question, qu'ont fait les Congolais pour avoir un imposteur, un usurpateur qui trône par défi à la tête de la République démocratique du Congo ? La révolte-chez les Congolais qui ont compris la tartuferie de Joseph kabila-est à son comble, l'incapacitaire de kingakati ! La presse congolaise résistante contre le régime dictatorial de Kinshasa était présente: Magazine Ngambo -Ngambo, Afrique Rédaction, Réveil FM International...

    L'Assemblée nationale française. Photo Réveil FM International

    Grégoire Mukendi, Maire adjoint à Aulnay-sous-Bois en charge des archives, documentation, mémoire de la ville et propreté de l’espace public et Président du CEFOCK. Photo Réveil FM International

    L’objectif est de « réfléchir sur notre rôle d’élu local dans la société française métissée », a déclaré son président, Grégoire Mukendi. Et d’ajouter : « Nous voulons également parler du Congo et de son développement. En notre qualité d’élus locaux français d’origine congolaise, nous entendons mettre notre savoir-faire et nos acquis au service de l’avancement du Congo. Mais il faut souligner que notre intention n’est pas d’interférer dans la politique congolaise. »

    Paul Nsapu Mukulu de FIDH, peut-on parler de la RDC sans parler des droits de l'homme et de démocratie ? Photos Réveil FM International

    L'incontournable historien Congolais, Anicet Mobe. Photos Réveil FM International

    La cérémonie du CEFOCK a été l’occasion pour les congolais curieux venu nombreux, de suivre deux excellents exposés sur le Congo réalisés par Paul Nsapu Mukulu, de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), et Anicet Mobe, journaliste, historien et chercheur en sciences sociales.

    Pour Jean-Paul Sapu , qui a évoqué la situation des droits de l’homme en RDC, ce vaste territoire est « un cas d’école » en la matière. Selon lui, tous les experts sont unanimes pour reconnaître que le problème des droits de l’homme se pose avec acuité dans l’Est, mais également dans l’Ouest et ailleurs, en ce pays.

    Mama Claire Tawab, adjointe au maire de Grigny en charge des conseils d’écoles et des situations de handicap. Photos Réveil FM International

    De graves exactions sont commises tous les jours : exécutions sommaires, pillages, viols des jeunes filles et femmes. « Les viols, malheureusement considérés comme une arme de guerre dans l’Est, sont monnaie courante et restent impunis », a - t-il déploré. « En tant que femme, je suis très sensible aux atrocités que subissent nos mamans et nos sœurs au Kivu. Je le ressens en moi. Le cas du Congo doit interpeller la conscience internationale. Le CEFOCK sera le porte-voix de ces gens-là et donnera une réponse appropriée à cette situation, dans le cadre du droit à la paix, à la sécurité et au développement », a assuré Claire Tawab.

    Roger Bongos, Afrique Rédaction. Photo Réveil FM International

    Félix Bokassia, Conseiller municipal de Château-Thierry membre du CEFOCK aux côtés du Doyen Lilo Miango de Magaziine Ngambo Na Ngambo. Photo Réveil FM international

    « Il est vrai, les Congolais paient très cher pour la paix, la sécurité et le développement de leur pays », s’est indigné Jean-Paul Sapu. « Ces guerres et conflits par procuration », a-t-il dit, ont une seule cause : « l’absence d’un leadership fort. » « Près d’un demi-siècle après la traite négrière, la paix pour le peuple congolais reste une denrée rare », poursuit-il, et de conclure : « Le Congo est un cas qu’il faut considérer avec attention, car nous aurons des comptes à rendre aux générations futures. Que leur dirions-nous ? », s’est-il interrogé.

    Vue partielle de la salle Colbert à l'Assemblée nationale. Photos Réveil FM international

    Anicet Mobe a établi un parallèle intéressant entre l’histoire coloniale belge au Congo et l’histoire entre la France et le Congo , à travers les actions menées par le résistant Charles de Gaulle , qui s’intéressait de très près à ce pays. Il a relaté quelques unes des escapades du général au Congo dans les années 40, à la suite de la vaillance éprouvée des soldats congolais pendant la guerre, aux côtés des français, pour combattre le gouvernement de l’Etat français, installé à Vichy (10 juillet 1940-20 août 1944). « Les Belges voyaient d’un mauvais œil ce rapprochement entre les Français et les Congolais. A cet effet, ils ne manquaient pas l’occasion de dénoncer l’intrusion française dans leur colonie », a-t-il expliqué.

    Coup de pied dans la fourmilière de Madame Anne Greco: "Trop de discours et haro aux blablateurs, le 21 décembre nous allons bloquer le Zénith contre le concert de JB Mpiana ! Photo Réveil FM International

    Xavier Gilbert de l'Ong "Objectif Brousse" qui est revenu de Goma dans le Nord-Kivu a aussi témoigné. Photo Réveil FM International

    Quelques congolais sont intervenus pour dénoncer l'apathie des pseudos autorités "Congolaises" qui dirigent par défi. Photo Réveil FM international

    Anicet Mobe a également dépeint l’histoire de la coopération militaire française au Congo depuis l’indépendance à nos jours. Il a évoqué les deux guerres du Shaba gagnées par Mobutu, grâce notamment à l’assistance des forces militaires françaises, contre le Front national de libération du Congo (FNLC), avec le soutien gouvernemental d’Angola, du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) et l’implication possible des troupes de Cuba.

    Le pasteur Armand Mavinga Tsafunenga. Photo Réveil FM International

    Pour clôturer son exposé, il a salué en ces élus « le produit de l’intelligence de l’histoire ». « Vous êtes sur la voie des personnalités prestigieuses, les anciens élus de France venus d’Afrique et des DOM-TOM », a-t-il déclaré , et a exhorté le CEFOCK à « œuvrer au renforcement de la coopération entre la France et le Congo ».

    Colette Ilunga, Conseillère municipale de la ville de Lyon, à la sortie de l'Assemblée nationale, membre du CEFOCK. Photo Réveil FM international

    Des congolais se parlant entre eux à la sortie de l'Assemblée nationale. Photos Réveil FM international

     

    L'Assemblée nationale française. Photo Réveil FM International