• Impayés des policiers ripoux accusés d’extorsion à Mulongo au Katanga

    Impayés des policiers ripoux accusés d’extorsion à Mulongo au Katanga

    « Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas » (George Clemenceau). La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, inscrite dans le préambule de constitution française, a défini la philosophie de l'action policière. Son premier article affirme que " la sûreté fait partie des droits inaliénables et imprescriptibles de l'homme " et le douzième que " la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique instituée pour l'avantage de tous et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ".

    En RDC, payés au lance-pierres des policiers ripoux sont "anti-peuple" !

    Dans cet esprit républicain, la loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité de janvier 1995 a énoncé les missions prioritaires de la police nationale, confirmées par la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure d'août 2002 :

    - La sécurité et la paix publiques, consistant à veiller à l'exécution des lois, à assurer la protection des personnes et des biens, à prévenir les troubles à l'ordre public et à la tranquillité publique ainsi que la délinquance ;

    - La police judiciaire, ayant pour objet, sous la direction, le contrôle et la surveillance de l'autorité judiciaire, de rechercher et de constater les infractions pénales, d'en rassembler les preuves, d'en rechercher les auteurs et leurs complices, de les arrêter et de les déférer aux autorités judiciaires compétentes ;

    - Le renseignement et l'information, permettant d'assurer l'information des autorités gouvernementales, de déceler et de prévenir toute menace susceptible de porter atteinte à l'ordre public, aux institutions, aux intérêts fondamentaux de la Nation ou à la souveraineté nationale.

    Mais au pays des "Bakalaka Ba Sundola Mayele", des applaventristes qui rampent pour ramasser des miettes jetés sous la terre par l'imposteur alias Joseph kabila qui dirige le Congo par défi, rien d'étonnant que des policiers impayés et souvent payés au lance-pierres deviennent des ripoux et se payent sur le dos des paisibles citoyens.

    Le président du bureau de la société civile du Katanga à Mulongo rapporte que des policiers ont ravi le mardi 27 janvier dernier à un couple arrivé de Malemba-Nkulu 25 000 francs congolais (environ 25 dollars américains). La veille, rapporte la même source, deux policiers ont ravi à un habitant des assiettes, des colis de poissons salés et un sac de souliers en plastique.

    Le commandant intérimaire de la police nationale congolaise à Mulongo reconnaît les faits et dit éprouver des difficultés pour maîtriser les policiers ripoux.

    Des sources sur place affirment que ces actes sont commis par des policiers impayés depuis plusieurs mois.

    Il y a un mois, rapportent ces sources, ces policiers sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement après l’annonce d’un nouveau vol de leur salaire. Le convoyeur qui transportait l’argent avait déclaré avoir été attaqué par des bandits armés.

    Après leur manifestation, ces policiers se seraient livrés à des actes de pillages.

     

     

    La société civile souhaite l’arrivée de nouveaux policiers à Mulongo pour la sécurité la population et ses biens. (Radio Okapi)
  • Metz: Jean-Marc Ayrault et les sapeurs pompiers de la Moselle

    Metz: Jean-Marc Ayrault et les sapeurs pompiers de la Moselle

    Le jeudi 23 janvier dernier, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, s’est rendu à Metz (Moselle) pour visiter les services publics. Il a voulu rassurer les fonctionnaires qui vont permettre «le redressement de la France» selon lui. «Je veux adresser un message de confiance à tous les agents des services publics. Le sens de ma visite, c’est vraiment d’adresser un message de confiance aux fonctionnaires des trois fonctions publiques, l’Etat, hospitalière, et collectivité territoriales».

    Le SDIS de la Moselle assure, chaque année, près de 100 000 missions de secours d'urgence pour 1 023 500 habitants. 265 centres de secours, pour 730 communes, sont ainsi répartis sur 6 216 km2 de territoire.

    Risque Technologique et Naturel

    Le département de la Moselle concentre un grand nombre de risques technologiques et naturels :

    - Un réseau autoroutier très fréquenté de plus de 220 kilomètres,

    - Un grand nombre de cours d'eau et de massifs forestiers,

    - Une grande partie du bassin houiller concernée par le risque d'affaissement,

    - Une centrale nucléaire de production d'électricité située à Cattenom,

    - Une vingtaine d'industries chimiques soumises à la directive SEVESO.

    L'organisation globale des Services Départementaux d'Incendie et de Secours (SDIS) est définie au niveau national afin d'apporter une assistance à tous les citoyens. En 2012, Les sapeurs-pompiers de la Moselle ont effectué plus de 90 000 interventions sur le département. Un véhicule de secours est engagé sur une intervention toutes les 7 minutes !

    Jean-Marc Ayrault était en visite à Metz le jeudi 23 janvier dernier, pour rencontrer les services publics. L’après-midi a débuté sur la venue du premier ministre à la CAF de Moselle. Le directeur national de la CAF était présent. Il a présenté les effectifs, 470 salariés de la CAF en Moselle et annoncé les budgets alloués chaque année aux allocataires, soit plus de 940 millions en 2013.

    Le directeur en a profité pour présenter au Premier ministre, une application pour les smartphones, qui sera disponible pour les appareils Androïds et Apple. L’application présentera les principaux services proposés par le site et permettra une rapidité et une proximité pour les allocataires. Sa sortie est prévue pour début février. A savoir que le site de la CAF est l’un des 100 sites Français qui génèrent le plus de trafic sur internet.

    «A la Caf, on a vu qu’on pouvait améliorer l’accueil, l’information, le service tout en faisant des économies, en améliorant la gestion, et en améliorant les conditions de travail des personnes. Il faut une grosse mobilisation, c’est ça la réforme» a affirmé Jean-Marc Ayrault.

    Peu après, M. Ayrault s’est rendu au Service Départemental d’Incendie et Secours (SDIS) à Saint Julien-les-Metz. Les pompiers ont présenté leur effectif, 4 300 volontaires en Moselle et les moyens techniques utilisés pour intervenir. A l’image, ceux-ci utilisent une carte interactive permettant d’afficher la situation en temps réel et de proposer des solutions le plus rapidement possible.«Je viens de visiter le centre opérationnel des sapeurs pompiers de Moselle, c’est l’illustration d’un bon service public car les sapeurs pompiers assurent une part de la sécurité des Français. C’était très convaincant et j’ai salué le travail à la fois des élus qui gèrent le conseil d’administration. Le colonel et tout son personnel sont un exemple même d’un service public qui marche, qui n’arrête pas de se moderniser, et très performant.»

    «Sur la sécurité, on part de loin»

    «En somme, les Français sont attachés au service public, un récent sondage vient de nous le prouver. La sécurité civile, c’est la sécurité des biens et des personnes, c’est un droit fondamental de notre République. Nous devons tout faire pour l’assurer».

    «Madame Lebranchu a pris l’initiative de rencontrer les syndicats de la Fonctions Publique pour comprendre et améliorer les carrières, les conditions de travail. Notre première mesure a été l’augmentation des bas salaires de la fonction publique, notamment les salaires de catégorie C. Ce qu’on veut c’est travailler avec eux pour un meilleur service publique».

    «Mais on part de loin. Je voudrais saluer le travail du ministre de l’intérieur, qui redresse la situation. Quand vous avez pendant 5 ans, supprimé 10 000 postes de policier et de gendarmes, il y a des conséquences et vous savez que le gouvernement fait des choix. Il fixe des priorités. Parmi les priorités, il y a l’éducation et la sécurité des Français. Des moyens sont mobilisés pour la création de postes dans l’éducation, dans la police, la gendarmerie et la justice».

    Mais aussi des réorganisations. Par exemple, la mise en place des zones de sécurité prioritaire. Aujourd’hui encore, le ministre de l’intérieur a ajouté à la liste d’autres zones.

    Par exemple à Marseille, il y a eu une réorganisation des forces de police ; la coordination avec la justice est meilleure et il y a des résultats parce qu’il y a un travail d’investigation» a justifié Ayrault en taclant les résultats de Nicolas Sarkozy sur la sécurité.
  • Manif anti-Hollande : qui sont vraiment les Jour de colère ?

    Manif anti-Hollande : qui sont vraiment les Jour de colère ?

    Paris, dimanche 27 janvier 2014. Derrière la bannière Jour de colère, des manifestants venus d’horizons très hétéroclites ont surpris par la violence de leurs slogans. Des propos choquants, ciblant les juifs, les musulmans, les homosexuels...

    Pour le ministère de l’Intérieur, la manifestation de dimanche a agrégé « temporairement des gens d’horizons très hétéroclite, autour de revendications attrape-tout ». « Nous ne sommes pas sûrs que ses organisateurs, issus du Printemps français, puissent se structurer sur la durée », insiste-t-on place Beauvau.

    « La République sera sévère face à ceux qui l’ont mise en cause, a martelé hier Manuel Valls. Qui sont-ils ?

    Les instigateurs

    Organisé à l’appel du collectif Jour de colère , ce rassemblement a été mis sur pied par neuf « citoyens », réunis « autour de causes communes : leur amour de la France et du bien commun », comme ils le prétendent, sous couvert de l’anonymat, sur leur site Internet.

    Les policiers de la Direction du renseignement parisien (DRPP) ont identifié plusieurs de ces « mystérieux » signataires. « Derrière l’anonymat de l’organisateur, se cache le groupe Hollande-Dégage, emmené par Hélène Parisy » révèlent-ils dans une note confidentielle. A 52 ans, cette professeure d’histoire-géographie au chômage, après avoir enseigné dans un établissement catholique, prétend ne pas avoir d’« engagement politique », mais se dit opposée au président sur des thèmes tels que « l’éco-taxe », « les impôts » ou le traitement accordé au Femen en France... Selon la police, elle est en contact avec Béatrice Bourges, leader du Printemps français, la frange la plus radicale des anti-mariage pour tous. Parisy assure ne pas la connaître. Mais un proche de cette dernière soutient qu’elles se « connaissent bien ».

    «Jour de colère» : une manifestation hétéroclite


    «Jour de colère» : une manifestation hétéroclite par leparisien

    «Jour de colère» : la manifestation dérape


    «Jour de colère» : la manifestation dérape par leparisien

    Frédéric Pichon, 43 ans, avocat au barreau de Paris, autre cadre du Printemps français, figure aussi parmi les « mystérieux » signataires. « Au final, une cinquantaine de mouvements et d’associations soutient officiellement l’initiative, notent encore les policiers du Renseignement. Toutefois, seul l’Institut Civitas (catholiques intégristes) constitue une structure véritablement solide et fédératrice, le reste étant constitué de groupuscules variés qui représentent peu de sympathisants ».

    Les idéologues

    Avant de devenir un antisémite zélé, Alain Soral est adepte des soirées branchées dans les années 1980, militant PC dans les années 1990, puis membre du bureau central du FN dans les années 2000, dont il a fini par démissionner pour lancer une liste antisioniste avec Dieudonné, dont il est le maître à penser, pour les européennes de 2009. Ses obsessions : le capitalisme, les homosexuels et... les juifs. Son arme : la provocation (il effectue une quenelle devant le Mémorial de la Shoah à Berlin en décembre). Son ambition : convertir au nationalisme politique les jeunes des milieux populaires.

    Dans la catégorie des intellectuels dévoyés, il y a aussi Renaud Camus. Figure de la droite radicale, l’écrivain de 67 ans, qui refuse le « changement de peuple et de civilisation », appelle à « l’arrêt presque total de l’immigration légale et illégale, à la fin des régularisations de clandestins, à la réduction draconienne du nombre des naturalisations. » Pour celui qui a appelé à voter pour Marine Le Pen lors de la dernière présidentielle, les Français doivent « entrer en résistance ».

    C’est ce qu’a fait, à sa manière Béatrice Bourges, cette pasionaria du Printemps français, désormais figure de proue du collectif Jour de colère. Malgré la fatigue et les nausées dû à son « jeûne politique » (NDLR : une grève de la faim), elle parle de « démission », de « destitution », d’« élections anticipées ». «Le costume de président est trop grand pour lui», assure cette chef d’entreprise de 52 ans. Mère de deux enfants, elle jure que le défilé de dimanche s’est déroulé dans le calme.

    Les soldats

    L’organisatrice, H élène Parisy, l’assure : les manifestants, unis par un même « rejet du gouvernement » étaient « de tous les âges, toutes les professions, toutes les régions et toutes les religions ». Elle reconnaît la présence d’une « majorité de catholiques » et note l’absence de personnes juives « qui ont décommandé lorsque Dieudonné s’est joint à l’appel ». Au milieu de ces profils plutôt non violents, quelques dizaines de casseurs « venus en bus de Lille ou de Nice, proches des mouvements hooligans d’extrême droite », note une source judiciaire.

    Chez les 262 personnes interpellées, une majorité de lycéens et d’étudiants de 16 et 20 ans, un professeur de maths proche des mouvements nationalistes, un chômeur, une psychomotricienne... « Je suis venue manifester contre la fiscalité, le mariage gay et pour la famille », clame Mélanie, 25 ans, travailleuse sociale en Bourgogne. Elle a passé 20 heures en garde à vue pour « attroupement armé » puis a été libérée.

    Aux premiers procès hier, comparaissaient Sybille, lycéenne, Barthelemy, étudiant en BTS, Louis-Marie, étudiant en médecine, et Loïc, bachelier. « Nous la soutenons dans son engagement en faveur de la liberté d’expression et d’éducation, la liberté de la vie, et contre les attaques envers le catholicisme», souligne le père de Sybille, retraité de la légion étrangère. A l’issue de l’audience, la jeune fille a été libérée pour vice de procédure.

    Les trois garçons, poursuivis pour avoir jeté une barrière sur des policiers, ont écopé de deux mois de prison avec sursis. Aucun n’avait d’antécédents judiciaires.
  • Jour de colère: quenelles et saluts nazis dans les rues de Paris

    Jour de colère: quenelles et saluts nazis dans les rues de Paris

    Jour de colère - Soixante-neuf ans presque jour pour jour après la libération du camp d'Auschwitz, presque 80 ans après le 6 février 1934 qui avait vu défiler les ligues extrémistes contre la République, certaines images et slogans du Jour de Colère interpellent par leur violence.

    Saluts nazis, quenelles, insultes visant les politiques dans leur ensemble, échauffourées... La manifestation "anti-Hollande" a fédéré ce dimanche les franges les plus extrémistes de la fachosphère, dont certaines revendiquent ouvertement leur hostilité à la République.

    A l'image de Yvan Benedetti, chef de file du groupuscule pétainiste dissout L'Oeuvre française, qui a fièrement défilé en scandant "Travail, famille, patrie" avant de tenter de s'approprier le micro en fin de cortège.

    Parmi les slogans assumés dans le défilé, "Juif, la France n'est pas à toi", "Europe pédo criminelle sioniste satanique", "Hollande ou le Crif, qui dirige qui?"...

    Dans un communiqué, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), justement pris pour cible par certains manifestants, a condamné dans la nuit de dimanche à lundi "avec la plus grande fermeté la violence des slogans xénophobes, racistes et antisémites" lancés à Paris lors de la manifestation "Jour de colère".

    "Ils sont le fait, ajoute le Crif, d'une minorité d'extrémistes dont les références historiques et les opinions tournent le dos à notre République, à notre démocratie et aux valeurs de tolérance qui font la grandeur de notre pays".

    Pour le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), cette manifestation "agrégeait dans la même haine antirépublicaine, les chrétiens intégristes homophobes et les nationalistes racistes islamophobes, renforcés par la composante radicale du public de l'antisémite Dieudonné".

    La manifestation, à l'issue de laquelle 250 personnes ont été placées en garde à vue, a rassemblé entre 17.000 personnes (police) et 160.000 (organisateurs). Le collectif "Jour de colère", rassemblement hétéroclite d'intégristes catholiques, d'opposants au mariage homosexuel, de partisans de Dieudonné, d'identitaires, de patrons en colère, de familles, a défilé contre "l'action gouvernementale" et pour demander la destitution du président de la République, jugé "incapable" et "impopulaire".

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  • Jean-Marc Ayrault à Metz : Les économies ne se feront "pas sur le dos" des fonctionnaires"

    Jean-Marc Ayrault à Metz : Les économies ne se feront "pas sur le dos" des fonctionnaires"

    Nous sommes quelques journalistes à avoir accompagné le Premier ministre à Metz le jeudi 23 janvier dernier à bord du TGV. Présent à Metz avec Marylise Lebranchu, Dominique Bertinotti et Aurélie Filippetti, Jean-Marc Ayrault a présenté ses voeux aux trois fonctions publiques.

    Jeudi 23 janvier2014 à 15H05, arrivée de Jean-Marc Ayrault à la gare de Metz


    Voeux aux agents de la fonction publique par Matignon

    Jean-Marc Ayrault a promis jeudi à Metz que les économies prévues d'ici la fin du quinquennat ne se feraient "pas sur le dos" des fonctionnaires, mécontents de voir leurs rémunérations gelées depuis 2010. Le Premier ministre a présenté ses voeux aux trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière). Accompagné des ministres Marylise Lebranchu (Fonction publique), Dominique Bertinotti (Famille) et Aurélie Filippetti (Culture), il a notamment visité une caisse d'allocations familiales et une caserne de pompiers.

    "Pourquoi voulez-vous que les économies se fassent sur le dos des fonctionnaires ?" a-t-il dit à des journalistes en marge de son déplacement. "Il faut simplement les respecter et ne pas systématiquement culpabiliser les fonctionnaires et dire que ce sont des nantis, parce que c'est très injuste", a fait valoir M. Ayrault.

    "On ne travaille pas contre les fonctionnaires"

    "Je suis venu leur adresser un message de confiance mais en même temps leur dire que, comme tout corps, ils ont besoin de se réformer, de s'adapter", a ajouté M. Ayrault, lui-même ancien professeur. "Je crois que les fonctionnaires en sont conscients, et le message que je leur adresse, c'est que c'est avec eux que nous allons le faire", a-t-il enchaîné. "On ne travaille pas contre les fonctionnaires, on veut travailler avec eux", a-t-il assuré.

    Les syndicats de fonctionnaires ont fait part jeudi de leur "préoccupation" et de leur "mécontentement" au Premier ministre en matière de salaires. Dans une lettre ouverte, la quasi-totalité des syndicats de la fonction publique (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FA-FPT, FSU, Solidaires, Unsa) s'alarme en particulier des récentes annonces présidentielles d'une réduction des dépenses publiques de 50 milliards d'euros d'ici à 2017.

    Depuis l'arrivée au pouvoir de la gauche, les syndicats réclament unanimement une revalorisation du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires des quelque cinq millions de fonctionnaires et qui est gelé depuis 2010. M. Ayrault a tout juste confirmé la revalorisation au 1er février des salaires de la catégorie C, les plus bas, qui concernent environ 1,6 million d'agents. Cette revalorisation, qui devrait représenter environ 30 euros mensuels supplémentaires pour les agents concernés, avait été annoncée en septembre.

    Agents "désorientés"

    Cette revalorisation sera complétée par une autre qui concernera une partie de la catégorie B, au 1er janvier 2015. Pour le reste, il a renvoyé à la concertation qu'a engagée Mme Lebranchu. "Ne nous le cachons pas et je sais que les fonctionnaires le vivent au quotidien : le financement de nos priorités et le besoin de retrouver les marges de manoeuvre que nos prédécesseurs ont compromises impliquent des contraintes", a admis M. Ayrault.

    Le Premier ministre n'a en revanche pas repris les critiques émises le 7 janvier par François Hollande sur l'État, jugé "trop lourd, trop lent, trop cher". M. Ayrault a plutôt rendu hommage au "dévouement" des agents publics. "Je n'oublie pas que notre modèle français de fonction publique constitue encore aujourd'hui l'un des héritages les plus durables de la Libération", a-t-il dit, ajoutant : "Il est faux de dire que ce système représente un archaïsme." Parce que le "statu quo" n'est, selon lui, pas tenable, il a toutefois appelé la fonction publique à se "moderniser", sans pour autant suivre la voie des réformes menées par la droite qui ont laissé les agents "désorientés" et sapé la "confiance" dans la fonction publique.

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  • Genève II pour la Syrie: Lakhdar Brahimi poursuit ses efforts de médiation

    Genève II pour la Syrie: Lakhdar Brahimi poursuit ses efforts de médiation

    Une semaine après la conférence de Montreux, le représentant spécial de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi poursuit ses efforts de médiation. La réunion entre le représentant spécial et les deux délégations a commencé, a confirmé peu après 11 heures la porte-parole de l'ONU Corinne Momal-Vanian.

    Lakhdar Brahimi a affirmé mardi soir qu'il reste déterminé à obtenir des résultats d'ici vendredi, jour fixé pour la fin de la conférence. Il a reconnu n'avoir obtenu jusqu'ici «aucune percée», mais espéré «une meilleure session mercredi».

    La question de la transition politique et de l'application du communiqué de Genève 1 bloque toujours les pourparlers. Sur le front humanitaire, la situation est également bloquée pour l'acheminement d'un convoi à Homs et sur les modalités de l'évacuation des femmes et des enfants des quartiers contrôlés par les rebelles.

     

    Comme les jours précédents, les deux délégations doivent informer séparément les journalistes du déroulement des pourparlers, après la session du matin, à la mi-journée, puis Lakhdar Brahimi doit tenir une conférence de presse en fin d'après-midi.
  • Syrie: Après l'humanitaire, Genève II aborde l'aspect politique

    Syrie: Après l'humanitaire, Genève II aborde l'aspect politique

    Après avoir abordé le volet humanitaire, les négociateurs du régime de Bachar al-Assad et de l'opposition vont se pencher lundi sur la question délicate du gouvernement de transition.

    Mardi 28 janvier 2014, malgré les efforts du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, pour le cinquième jour consécutif, le blocage reste entier sur la question explosive de la transition politique en Syrie.

    Après deux jours consacrés aux problèmes des civils assiégés à Homs et des milliers de prisonniers et de disparus du conflit syrien, les négociateurs du régime de Bachar al-Assad et de l'opposition vont attaquer lundi 27 janvier le sujet le plus délicat: le gouvernement de transition.

    C'est depuis des mois la «ligne rouge» des négociations pour les deux délégations. Enoncé dans le communiqué final de «Genève I» patiemment écrit par les Russes et les Américains un soir de juin 2012, le principe de «l'organe de transition gouvernemental» divise partisans et opposants au président Assad. Il divise tout autant les Russes et les Iraniens, «parrains» du gouvernement syrien, des Occidentaux et des monarchies du Golfe, soutiens de l'opposition.

    Bachar al-Assad au pouvoir depuis 2000

    Globalement, l'opposition, qui lutte depuis mars 2011, considère que «Genève 1» est synonyme de gouvernement de transition et de départ de Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000. Le régime considère lui qu'il ouvre la voie à un gouvernement d'union élargi. Damas évacue la question du départ du président en indiquant qu'il reviendra aux Syriens de choisir leur président dans l'isoloir.

    «Nous allons commencer à parler de la transition de la dictature à la démocratie», a déclaré Louai Safi, membre de la délégation de l'opposition à quelques heures de la troisième journée de négociations.

    «Respect mutuel»

    Après le faux départ de vendredi, les délégations ont négocié dans un climat où, selon le médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi, le «respect mutuel» a prévalu. Les négociateurs des deux camps ennemis ont eu des sessions de travail le matin, ensemble dans la même pièce mais se parlant par Brahimi interposé.

    L'après-midi, les négociations se déroulaient dans des salons séparés où le médiateur de l'ONU faisait la navette. Il en sera de même lundi au moment d'attaquer les négociations «politiques» à 11 heures.

    Le régime et l'opposition vont toutefois surveiller le terrain où des nouvelles de Homs sont attendues. Lakhdar Brahimi a en effet obtenu du régime la promesse de laisser les femmes et les enfants assiégés depuis des mois dans le centre de Homs quitter la ville.

    Scepticisme dans les quartiers rebelles

    Mais l'annonce a été accueillie avec scepticisme dans les quartiers rebelles de Homs où l'opposition réclame des «garanties» que les civils ne soient pas arrêtés par le régime en sortant de la ville. L'ONU espère également que des convois d'aide humanitaire rentrent dans les quartiers rebelles de Homs. Souvent considéré comme le foyer de la contestation, Homs a payé au prix fort son opposition à Bachar al-Assad.

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  • Projet de loi géolocalisation: l'Assemblée assouplit les autorisations

    Projet de loi géolocalisation: l'Assemblée assouplit les autorisations

    Les députés sont revenus à la version du projet de loi proposé par le vote des sénateurs qui limitait les possibilités de recours à la géolocalisation, en termes d'application et de durée.

    La commission des Lois de l'Assemblée nationale a rétabli la version gouvernementale du projet de loi encadrant la géolocalisation dans les enquêtes préliminaires que le Sénat avait modifié, a-t-on appris de source parlementaire mercredi.

    La commission a adopté mardi à l'unanimité le texte ainsi amendé sur lequel le gouvernement a engagé la procédure accélérée (une lecture par chambre) et qui passera en séance le 11 février.

    Autorisée pour une durée de 15 jours

    Le projet de loi clarifie les conditions d'utilisation de la géolocalisation par les services enquêteurs, après que la Cour de cassation a récemment invalidé des pièces de procédure recueillies par ce moyen (portables, balises GPS...) dans le cadre d'enquêtes préliminaires.

    Les députés ont rétabli la possibilité pour le parquet d'autoriser la géolocalisation pour une durée de 15 jours dans le cadre d'enquêtes préliminaires, alors que le Sénat l'avait ramené à 8 jours. Au-delà, il appartiendra à un juge des libertés et de la détention d'autoriser la prorogation du dispositif, pour une durée d'un mois renouvelable.

    Pour des infractions punies d'au moins 3 ans de prison

    Par ailleurs, les députés ont rétabli la possibilité d'utiliser la géolocalisation pour des infractions punies d'au moins trois ans d'emprisonnement alors que les sénateurs avaient porté ce délai à cinq ans pour les délits d'atteinte aux biens.

    Au Sénat, l'ensemble des groupes avaient voté le 20 janvier ce texte, à l'exception des écologistes qui s'étaient abstenus.

    Interprétant la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), la Cour de Cassation avait considéré dans deux arrêts rendus le 22 octobre 2013 que les opérations de géolocalisation menées par les policiers et par les gendarmes au cours de leurs enquêtes, notamment en matière de criminalité organisée, devaient être autorisées par un magistrat du siège. Or ces opérations étaient jusqu'à présent conduites sous la seule responsabilité du parquet.

    A la suite de cette décision, le ministère de la Justice a demandé aux parquets l'arrêt immédiat des géolocalisations, dans l'attente du projet de loi.
  • Nancy: Lombo Mundeke (57 ans), l’ex-garde de Mobutu accusé d’avoir sacrifié ses 4 enfants dans un incendie

    Nancy: Lombo Mundeke (57 ans), l’ex-garde de Mobutu accusé d’avoir sacrifié ses 4 enfants dans un incendie

    La justice soupçonne cet ancien officier de sécurité du dictateur zaïrois Mobutu d'avoir voulu se venger de son épouse qui voulait le quitter. Les victimes, âgées de 2 à 7 ans, vivaient dans l'appartement familial auquel l'homme est accusé d'avoir volontairement mis le feu le 24 juin 2009. Ouverture du procès d'assises de Lombo Mundeke, un ancien militaire zaïrois accusé du décès de ses 4 enfants dans un incendie en 2009 à Nancy. Une vengeance rituelle, selon son épouse.

    Victime d'une attaque cérébrale, Lombo Mundeke, l'ex-garde de Mobutu se déplace en fauteuil roulant

    L’incendie, le 24 juin 2009 en fin de matinée, avait marqué les esprits, emportant en quelques minutes quatre enfants dans l’immeuble du nord de Nancy. Le procès de cette douloureuse affaire s’est ouvert ce mardi 28 janvier 2014 devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle. Il s’agira pour les jurés de savoir si le drame a été provoqué par un homme sous le coup du dépit amoureux, au moment précis où son épouse visitait un nouveau logement.

    Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 24 juin 2009. Le père aurait mis le feu à l’appartement familial, car il ne supportait pas le départ de sa femme

    Le père des quatre victimes, Lombo Mundeke, 57 ans, sera jugé pour l’homicide volontaire de Marie-Laure, 2 ans, Daniel, 4 ans, Jonathan, 5 ans, et Josué, 7 ans, ses garçons et sa fille, asphyxiés dans leur chambre. Lombo Mundeke, retrouvé par les pompiers dans la cuisine de l’appartement familial, au 7e étage de la tour du Hêtre-Pourpre, dans le quartier du Haut-du-Lièvre de Nancy, a été seulement incommodé par les fumées. Il s’était calfeutré derrière une porte, loin du feu. Peu de temps après le drame, l’hypothèse d’un incendie accidentel est d’abord privilégiée, Lombo Mundeke explique avoir été réveillé alors que les enfants jouaient avec des allumettes, sans que l’ancien militaire de l’ex-Zaïre (actuelle République démocratique du Congo), garde du corps de Mobutu, arrivé en France en 2000, ait le temps de l’éteindre

    Mais, rapidement, des soupçons naissent. D’abord car, s’il y avait bien une boîte d’allumettes dans l’appartement, celle-ci était posée sur un meuble haut, hors de portée des enfants. Les experts s’étonneront par ailleurs de retrouver des allumettes consumées en différents endroits de l’appartement. Autre zone d’ombre du dossier, le feu serait parti sur un balcon fermé, à quelques pas de la chambre des enfants : pourquoi alors se seraient-ils réfugiés sous leurs couvertures, si près du brasier?

    L’homme est placé en détention en septembre 2010. A l’appui des soupçons des enquêteurs, des versions divergentes du père des quatre victimes, qui cependant peuvent s’expliquer par son état de santé : moins d’un an auparavant, il a été victime d’un infarctus cérébral qui l’avait cloué plusieurs mois dans un fauteuil roulant.

    Mais aussi, note Me Virginie Barbosa, avocate de Marguerite Lituka, la mère endeuillée et partie civile, il y a ces témoignages dans la communauté congolaise qui font état d’une coutume consistant, pour l’époux quitté, à venger l’affront en se suicidant et en sacrifiant les enfants par le feu, citant des précédents en Angleterre ou en Belgique. Un témoin a ainsi rapporté que l’accusé aurait menacé son épouse en lui disant : « Si tu me quittes, tu repartiras seule, les mains nues. » Des éléments « très imprécis, sans aucun fondement scientifique », contre Me Annie Levi-Cyferman, l’avocate de Lombo.

    Reste sa personnalité. Celle « d’un homme doux, sans agressivité, qui avait accepté la séparation à l’amiable », selon son avocate. Les expertises, note de son côté Me Barbosa, « mettent en avant un récit détaché, sans affection particulière », qui suggère un lien avec son passé de « militaire, garde du corps du président, donc avec un entraînement spécifique… » Le verdict est attendu en fin de semaine.

    Le verdict est attendu en fin de semaine.
  • 26 janvier 2001-26 janvier 2014: Alias Joseph Kabila pouvoir de terreur et dérive totalitaire depuis 13 ans !

    26 janvier 2001-26 janvier 2014: Alias Joseph Kabila pouvoir de terreur et dérive totalitaire depuis 13 ans !

    "Seul le Mzéeïsme équivaut au Kabilisme, le Joséphisme n'est qu'imposture, forfaiture et trahison" dixit Jean-Kalama Ilunga. Illégitime et illégal, alias Joseph Kabila est un imposteur et usurpateur que les Congolais subissent. L'incapacitaire de Kingakati bat tous les records de la médiocrité. Accusé de haute trahison, le catapulté de la mafia internationale à la tête de la République démocratique du Congo remplit sa mission: liquider le Congo en tant qu'Etat-Nation et contribuer à sa balkanisation avec des Etats-croupions ! Alias Joseph Kabila a instauré une dictature totalitaire, féroce, silencieuse, sanguinaire soutenue par des congolais corrompus, ventripotents, rampeurs, applaventristes et la mafia internationale. Rusé, l'aphone de la République a pris goût au pouvoir dans un pays où les "Bakalaka Ba Sundola Mayelé", le taximan de Dar es-salam tue des congolais et pille allègrement ses richesses. Celui qui arrivé au Congo avec ses bottes de jardinier et un Kalachnikov à la main est milliardaire. Son salaire dépasse de loin celui du président des Etats-Unis d'Amérique, de la France et même de la Reine d'Angleterre.

    Alias Joseph Kabila, 13 ans de dictature totalitaire !

    L'incapacitaire de Kingakati a échoué deux fois aux élections présidentielles-Election Louis Michel 2006 et Election chaotique de Daniel Ngoyi Mulunda du novembre 2011.

    "Joe le taxi" a à son compteur plus de 12 millions de morts, l'impunité et la corruption battent le record, les droits de l'homme sont au rouge...Des Congolais sont zigouillés comme des mouches, paupérisés à outrance alors que la République démocratique du Congo est un scandale géologique regorgeant: le cobalt, le cuivre, l'uranium, l'or, le diamant, le zinc...avec une richesse humaine de plus de 70 millions d'habitants, un territoire dont la superficie de 2 345 000 km2 fait tourner la tête à plus d'un prédateur.

    La République démocratique du Congo est le deuxième plus vaste pays d'Afrique après l'Algérie. Il s’étend de l’océan Atlantique au plateau de l’Est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo. Le nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’est du pays borde le Grand rift est-africain, domaine des montagnes, des collines, des Grands lacs mais aussi des volcans. Le sud et le centre, domaine des savanes arborées, forment un haut plateau riche en minerais. À l’extrême ouest, une quarantaine de kilomètres au nord de l'embouchure du fleuve Congo s’étale une côte sur l’océan Atlantique.

    Le pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda (Angola) et la République du Congo à l’ouest, la République centrafricaine et le Soudan du Sud au nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’est, la Zambie et l’Angola au sud.

    Alias Joseph Kabila dirige le Congo par défi. Cheval de Troie du Rwanda, il se joue des congolais.

    Des thuriféraires et coupagistes qui chantent les mensonges du régime totalitaire n'ont qu'à aller se rhabiller ! L' imposteur Kadogo alias Joseph Kabilar est dans le collimateur des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais éparpillés à travers le monde.