• Reculade d'Aubin Minaku: King Kester Emeneya sera honoré par des Congolais au Palais du peuple!

    Reculade d'Aubin Minaku: King Kester Emeneya sera honoré par des Congolais au Palais du peuple!

    C'est une vraie reculade d'Aubin Minaku, l'impopulaire président de l'Assemblée nationale, apparatchik, baron et faucon du régime des joséphistes, après l'article de Réveil FM International du 22 février et les réactions de plusieurs congolais indignés. Nous avons secoué le cocotier, en roquet et chien de garde, nous avons usé de la langue de rasoir ! Acculé, interpellé et blâmé de partout, Aubin Minaku "Monsieur Idiofa" est revenu sur sa odieuse et injuste décision d'empêcher que la dépouille de King Kester Emeneya ne soit pas honoré par des Congolais au Palais du peuple. Le pied de nez est que dans "Milonga Kwango", Muntu wa Zamani chantait: "Ba Mpika Na Beto, Bo Me kuma Ba Mfumu...". "Ceux qui étaient nos esclaves il y a quelques années, sont devenus nos chefs et règnent sur nous". Haro donc aux usurpateurs, imposteurs, arrivistes et parvenus ! Illico presto, un communiqué du Palais du peuple, signé par Samuel Diampava Tandu, son Administrateur Gestionnaire, est parvenu à Réveil FM International.

    Reculade d'Aubin Minaku: Le "Grand Nkukuta" King Kester Emeneya aura son dernier hommage par les Congolais au Palais du peuple. Photo Réveil FM international, archives

     

    Il est porté à la connaissance du public que suite à la demande de la population de Kinshasa, il a plu aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, les honorables Aubin Minaku et Kengo wa Ndodo, d'autoriser à titre exceptionnel, la tenue des obsèques de l'artiste musicien Mubiala « Emeneya » au Palais du peuple du Congo, selon le programme qui sera annoncé par l'hôtel de ville de Kinshasa, dérogeant ainsi à l'inviolabilité du siège du Parlement telle que consacrée par les règlements d'ordre intérieur de l'Assemblée nationale et du Sénat. Ils demandent au public de se comporter en patriote et de respecter toutes les consignes qui leur seront données par les services de sécurité et de protocole.

    Ouf, les squatteurs et parlementaires godillots ont compris que le Palais du peuple appartient au peuple congolais. Le Palais du peuple n'a pas un hémicycle, il a été conçu pour les activités culturelles par des Chinois, s'est exclamé Jean Kalama Ilunga. Les "applaudisseurs" n'ont qu'à aller à N'sele !

    Pourquoi Franco Luambo Makiadi, Papa Wendo Kolosoy, Pépé kallé Kabasele Yampanya wa ba Mulanga, Tabu Ley Rochereau ont été honorés au Palais du peuple, pas King Kester Emeneya ?

    La réparation vient d'être faite "à titre exceptionnel" King Kester Emeneya sera honoré au Palais du peuple.

    On ne badine pas avec un peuple. Sans les godillots squatteurs du Palais du peuple ont bien réfléchi. Après avoir causé un bain de sang à Bukavu pour empêcher Vital Kamerhe de parler à ses militants, à l'heure où à Kiev en Ukraine, le président Viktor Ianoukovitch est en fuite, que Volodymyr Rybak, le président du Parlement ukrainien a donné samedi sa démission...Il ne faut pas trop pousser au soulèvement populaire des Kinois !
  • Kabileries Kinois: Aubin Minaku refuse que les Congolais rendent un dernier hommage à King Kester Emeneya au Palais du Peuple !

    Kabileries Kinois: Aubin Minaku refuse que les Congolais rendent un dernier hommage à King Kester Emeneya au Palais du Peuple !

    Le "Grand Artiste" King Kester Emeneya décédé à Paris, Aubin Minaku refuse que les Congolais lui rendent un dernier hommage au Palais du peuple. Photo Réveil FM international, archives

    Alors que les hommages sur King Kester Emeneya fusent du monde entier depuis sa disparition à Paris, le 13 février dernier. Les médias et réseaux sociaux mondiaux ne sont pas du reste. Les Congolais honorent les grands artistes décédés au palais du peuple avant leur enterrement. Franco Lwambo Makiadi, Tabu ley Rochereau y ont été honorés, pourquoi pas King Kester Emeneya ? Commandé par Mobutu Sese Seko, l'ouvrage culturel fut construit de 1975 à 1979 par la Chine. Réquisitionné par l'Assemblée nationale et le Sénat-qui squattent le lieu, le Palais du peuple ne doit pas échapper à sa vocation première: le lieu par excellence de la culture congolaise.

      

     

    Ce que les fins limiers de Réveil FM International apprennent est scandaleux. Aubin Minaku, président de l'Assemblée nationale, apparatchik, baron et faucon du régime des joséphistes refuse que le Palais du peuple serve de cadre pour le dernier hommage à King Kester Emeneya par des Congolais. C'est le côté officiel qui est présenté. Au fait l'impopulaire président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku refuse parce que Kua Mambu Mubiala "King Kester Emeneya" avait refusé de chanter pour Joseph Kabila lors de la campagne de 2011, alors qu'Aubin Minaku était le secrétaire général de la Majorité présidentielle et dirigeait la campagne de l'incapacitaire et faillitaire de Kingakati. La rancune et jalousie ont la dent dure chez l'homme d'Idiofa. En plus, Mama Bibiche Matingu qui est devenue la femme de Minaku est une ancienne copine de Mutu wa Zamani. Il ne suffit pas d'avoir cinquante ans bien sonné, de porter des lunettes, d'enfiler des costumes pour être un homme moderne. C'est tout un état d'esprit. l'attitude tribalo-ethnique de Minaku détonne.

    Par rancune et jalousie contre King Kester Emeneya, Aubin Minaku, faucon du régime des joséphistes refuse que les Congolais lui rendent un dernier hommage au Palais du peuple.

    Et pourtant, originaire d’Idiofa dans la province du Bandundu, Aubin Minaku est né à Kinshasa en 1964. Cet ancien élève des Jésuites à Kinzambi (Bandundu) et des Salésiens à Imara (Lubumbashi-Katanga) est licencié en Droit international public de l’Université de Kinshasa. Il a travaillé dans la magistrature entre 1990 et 1998 comme substitut puis 1er substitut du Procureur de la République au Parquet de grande instance de Kinshasa-Matete, comment ne peut-il comprendre qu'un pays rende un dernier à un de ses fils qui a fait connaitre la Congo et sa musique dans le monde ?

     

    Par rancune et jalousie contre King Kester Emeneya, Aubin Minaku, faucon du régime des joséphistes refuse que les Congolais lui rendent un dernier hommage au Palais du peuple.

    C'est une vraie kabilerie de plus à Kinshasa. Le régime des Joséphistes refuse que la dépouille mortelle de King Kester Emeneya aille à Kinshasa avant le sommet de la Comesa-le Marché commun de l'Afrique orientale et australe-qui se tient du 25 au 27 février. C'est le gouvernment qui a imposé la date du 28 février pour le départ du corps de Paris pour Kinshasa. Les 1 et 2 mars, les Congolais peuvent honorer pacifiquement King Kester Emeneya avant son enterrement au Nécropole de Kinshasa.

    Par rancune et jalousie contre King Kester Emeneya, Aubin Minaku, faucon du régime des joséphistes refuse que les Congolais lui rendent un dernier hommage au Palais du peuple.

    Si Aubin Minaku en veut toujours à King Kester Emeneya, qu'il redevienne bantou. Sa jalousie et rancune obscurcissent sa raison. Aubin Minaku est devenu un autiste qui utilise sa position de faucon, apparatchik et baron d'un régime pour rendre des comptes à King Kester Emeneya, qui n'était pas un politicailleur mais un Grand Artiste qui a fait connaitre le Congo dans le monde. L'artiste ne meurt jamais car il a ses œuvres. Et politicard-politicailleur Congolais ? Il est comme la paille, elle brûle trop vite et après on oublie...Le cimetière de l'histoire congolaise est plein des policailleurs ventripotents impopulaires sans envergure qui ont oublié qu'être politicien, c'est être proche de ses concitoyens, connaitre et servir leurs aspirations et attentes. Il faut laisser aux Congolais honorer King Kester Emeneya au Palais du peuple !

  • 27 mars 2014: Forum International sur " La liberté de presse et droits de l'homme, cas de la RDC" au Press Club à Paris

    27 mars 2014: Forum International sur " La liberté de presse et droits de l'homme, cas de la RDC" au Press Club à Paris

    Le jeudi 27 mars 2014 au Press Club, hôtel Pullman Montparnasse à Paris, la première édition du Forum International pour la liberté de presse et droits de l'homme, cas de "La République démocratique du Congo". Trois journalistes organisateurs: Roger Bongos-Afrique Rédaction, Doyen Lilo Miango-"Magazine Ngambo Na Ngambo" et Freddy Mulongo-Réveil FM International.

    Les Salons du Press Club de France se situent à 2 pas de la Gare Montparnasse dans l’enceinte de l’hotel Pullman Montparnasse. Le Press Club est un lieu unique, une escale incontournable pour tous ceux qui ont pour passion l’information et la communication. C’est un lieu neutre où chacun peut côtoyer l’autre dans le plus grand respect de son indépendance.

    Créé en 1986 par le journaliste Emmanuel de La Taille et les entrepreneurs Paul Dubrule et Gérard Pélisson, co-fondateurs du Groupe Accor, le Press Club est à la fois la « Maison » des journalistes et une plate-forme de services pour les communicants.

    Sa vocation est d’être :

    - un centre d'information – Journalistes, hommes politiques, patrons d’entreprises se succèdent tous les mois à la tribune du Club. Plus de 40 conférences de presse et débats sont proposés par an aux membres.

    - un réseau – Près de 900 membres (journalistes et dirigeants) sont soucieux de partager leur expérience dans un esprit d’ouverture aujourd’hui reconnu de tous.

    - un pôle de services – A disposition : un restaurant, une salle à manger privée, une salle de presse (AFP, Wi-Fi, kiosque à journaux). Les membres ont également accès au bar ainsi qu’aux 33 salons de réception (de 12 à 900 m²) de l’hôtel Pullman Rive Gauche au sein duquel le Press Club est installé

     

    L’hotel Pullman Paris Montparnasse (anciennement Méridien Montparnasse) est situé sur la rive gauche de Paris. Depuis le début du 20ème siècle, le quartier d'avant-garde a été populaire auprès des artistes, des écrivains et des intellectuels.

    Le jeudi 27 mars 2014 au Press Club, hôtel Pullman Montparnasse à Paris, la première édition du Forum International pour la liberté de presse et droits de l'homme, cas de "La République démocratique du Congo".

  • Les négociations sur le nucléaire iranien avancent

    Les négociations sur le nucléaire iranien avancent

    L'Iran et les puissances «5 1» ont franchi jeudi une nouvelle étape dans le règlement définitif de leur conflit sur le programme nucléaire de Téhéran.

    Catherine Ashton et Mohammad Javad Zarif.

    L'Iran et les puissances «5 1» se sont accordés sur le cadre des négociations futures, qui s'annoncent néanmoins longues et difficiles, lors de négociations à Vienne.

    «Il reste beaucoup à faire. Cela ne sera pas facile, mais nous avons fait un bon début», a déclaré la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton à l'issue d'une réunion de trois jours dans la capitale autrichienne. La prochaine rencontre est prévue pour le 17 mars toujours à Vienne.

    «Nous avons eu trois jours très productifs au cours desquels nous avons identifié toutes les questions auxquelles nous devrons répondre afin de conclure un accord définitif et global», a expliqué Catherine Ashton dans une déclaration à la presse en compagnie du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

    Les négociateurs ont fixé un calendrier de réunions sur les quatre prochains mois. Des experts techniques se retrouveront début mars.

    Vers un accord global

    Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie fermement.

    Le 24 novembre dernier, l'Iran avait conclu avec les grandes puissances un plan d'action sur six mois. Appliqué depuis le 20 janvier, il prévoit un gel de certaines activités nucléaires sensibles en échange de la levée d'une partie des sanctions qui étranglent son économie.

    Les négociateurs ont désormais la tâche délicate de le transformer en un accord global garantissant sans l'ombre d'un doute la nature pacifique du programme nucléaire iranien.

    Un tel accord permettrait une normalisation des relations internationales entre l'Iran et les Etats-Unis, rompues depuis trente-cinq ans, et éloignerait l'option militaire régulièrement évoquée par les Etats-Unis et Israël.

    19'000 centrifugeuses

    Afin d'obtenir la levée de toutes les sanctions internationales, l'Iran devra probablement fermer son site d'enrichissement de Fordo, enfoui sous une montagne, réduire le nombre de ses centrifugeuses servant à enrichir l'uranium (environ 19'000 actuellement) et abandonner définitivement son projet de réacteur à eau lourde d'Arak.

     

    Conjuguées à des inspections plus fréquentes de l'AIEA, ces mesures entraveraient considérablement la capacité de l'Iran à se constituer un arsenal nucléaire.

  • Apnée du sommeil : le Conseil d'Etat suspend l'arrêté sur le remboursement

    Apnée du sommeil : le Conseil d'Etat suspend l'arrêté sur le remboursement

    Interview du Professeur Dominique Robert, Président du Syndicat national des associations d’assistance à domicile (SNADOM)

    Qu’est-ce que l'apnée du sommeil et en quoi consiste le dispositif médical PPC, (pression positive continue) ?

    « L'apnée du sommeil, en fait, nous devrions dire des apnées du sommeil. Ce sont une succession d'arrêts respiratoires qui peuvent intervenir toutes les minutes, qui durent au minimum 10 secondes chez l'adulte mais qui peuvent durer 30, 40,50 secondes qui se terminent obligatoirement pour que le patient puisse respirer, par un petit éveil. Cela entraîne une détérioration profonde du sommeil. Ces phénomènes se répétant toutes les nuits, pendant des années conduisent à un stress sur le système cardio-vasculaire et font le lit de maladies chroniques, telles que l'hypertension artérielle, ou l'artériosclérose avec des conséquences telles que des infarctus du myocarde ou des accidents vasculaires cérébraux dans une proportion beaucoup plus importante que dans une population normale ».

    Un arrêté du 22 octobre 2013, modifiant la prise en charge du traitement a été suspendu, que cela change-t-il ?

    « Cet arrêté organisait ou modifiait de façon profonde le traitement de référence qui est l'utilisation de la PPC, (pression positive continue). Cette technique consiste à appliquer une pression au-dessus de la pression atmosphérique qui supprime les apnées. Cet arrêté proposait de conditionner le remboursement au suivi effectif du traitement. Donc si le patient suivait mal son traitement, il se trouvait non remboursé et donc obligé d’arrêter son traitement. C’est une innovation fondamentale dans les règles de la prise en charge des remboursements par l'assurance-maladie obligatoire. Si ces conditions étaient appliquées, elles pourraient-être étendues à toutes les pathologies. Cela voudrait dire, par exemple, que le diabétique qui suivrait mal son traitement à l'insuline se verrait déremboursé » !

    Combien y a-t-il de patients actuellement concernés par l’apnée du sommeil ?

    « On estime, à peu près à 600 000 le nombre de patients traités actuellement en France avec cette technique. Nous pensons qu'il y en a plus peut-être 2 millions. Dans ces conditions, on comprend très bien que les pouvoirs publics veulent se pencher sur cette question. Cependant, introduire le principe d’un remboursement conditionné au suivi effectif d'un traitement est un débat de société. On peut difficilement imposer une télétransmission sans l'accord du patient, cela me paraît important. Par ailleurs le rôle du médecin a été complètement gommé, il convient donc de le réintégrer dans les prises de décisions. »

     

     

  • Forum-débat du 27 mars à Paris: Guillaume Ngefa Atondoko Andali, un parrain et partenaire

    Forum-débat du 27 mars à Paris: Guillaume Ngefa Atondoko Andali, un parrain et partenaire

    Guillaume Ngefa Atondoko Andali, le le nouveau directeur de la Division des Droits de l’Homme à la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA).

    Le jeudi 27 mars 2014 au Press Club à l'hôtel Pullman à Paris se tiendra la première édition du Forum-débat sur le thème: "Liberté de presse et droits de l'homme, cas de la République démocratique du Congo". Pour les trois journalistes organisateurs: Roger Bongos-Afrique Rédaction, Doyen Lilo Miango-"Magazine Ngambo Na Ngambo" et Freddy Mulongo-Réveil FM International, le choix de Guillaume Ngefa Atondoko Andali comme parrain et partenaire n'est pas anodin.

    En effet, le nouveau directeur de la Division des Droits de l’Homme à la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) qui porte aussi la casquette du Représentant de la Haut - Commissaire aux droits de l’homme au Mali, est un chevronné et activiste des droits de l'homme.

    Fonctionnaire international des Nations Unies depuis 1999, Guillaume Ngefa est l'honoraire directeur- adjoint de la Division des droits de l’homme de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). On se rappelle le rôle particulier qu’il a joué en gérant les questions des droits de l’homme dans la crise post-électorale de fin 2010 - début 2011, en Côte d’Ivoire.

    Monsieur travailleur, intègre et discret possède des compétences et des qualités intellectuelles et une expérience professionnelle très riche qui fait la fierté de la République démocratique du Congo alors même que le Congo de Simon Kimbangu est devenu la risée du monde entier avec un incapacitaire et faillitaire à la tête du pays.

     

    En Côte d’Ivoire, ce fonctionnaire averti, attaché à la dignité humaine, a conduit plusieurs enquêtes afin de relever les actes des violences commises contre les personnes vulnérables, les enfants et les femmes. Très attentif aux différents cas qui lui étaient soumis, Guillaume Ngefa ne ménageait aucun effort pour tordre le cou aux cas d’impunité. La protection des civiles et essentiellement des minorités et des déplacés était son cheval de bataille.

    Depuis plus d’un quart de siècle que Guillaume Ngefa s’est mis au service de la promotion des droits de l’Homme. En 1990, avec un groupe d’amis, ils créaient l’Association Zaïroise des Droits de l’Homme (AZADHO, aujourd’hui ASADHO). C’est du reste cette organisation qui avait dénoncé les massacres des étudiants survenus en mai 1991 sur le campus de l’Université de Lubumbashi, en République démocratique du Congo.

     

     

    Ancien Avocat au barreau de Kinshasa, initiateur et président de l'Association de défense des droits de l'homme AZADHO, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali est né le 1 avril 1961 à Kodoro (Basankusu) dans la province de l'Equateur. Licencié en droit de l'Université de Kinshasa, Guillaume Ngefa est diplômé en droit international et droits de l'homme comparé de l'Institut international des drois de l'homme de Strasbourg et possède un master en droit international , droits de l'homme et constitutions de l'Université de Columbia Law School (New York), en plus de deux certificats en droit international comparé de Parker Law School et du Center for the Study of Human rights de l'université de Columbia. Il a travaillé comme consultant de plusieurs organisations internationales des droits de l'Homme dont la Commission internationale de juristes (Genève), Interights (Londres) et Association pour la Prévention de la Torture (APT) Genève. Enfin, il possède une grande expérience des mécanismes onusiens et africains des droits de l'homme.

  • Kiev: A l'Elysée, Hollande et Merkel promettent des sanctions

    Kiev: A l'Elysée, Hollande et Merkel promettent des sanctions

    Angela Merkel et François Hollande à l'Elysée, le 19 février 2014.

    François Hollande et Angela Merkel ont uni leurs voix pour condamner, mercredi 19 février, des « actes inqualifiables, inadmissibles, intolérables », en Ukraine et la répression « venant du pouvoir », assurant que leurs auteurs seraient « sanctionnés ».

    « La chancelière et moi-même, avec nos deux gouvernements, nous avons condamné tous ces actes et la répression venant du pouvoir », a déclaré le président Hollande à l'occasion d'une conférence de presse commune après un conseil des ministres conjoint à l'Elysée.

    « Notre premier appel c'est que ça cesse et que le calme, la sérénité, l'apaisement puissent être de retour », a-t-il martelé.

    A la demande de la diplomatie européenne, le ministre des affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski, était mercredi en route vers Kiev. Le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a pour sa part annoncé qu'il se rendrait en Ukraine jeudi avec ses homologues allemands et polonais pour faire le point sur la situation, avant la réunion extraordinaire des ministres européens des affaires étrangères, prévue jeudi à Bruxelles.

    LA RUSSIE APPELÉE À SE JOINDRE AU DIALOGUE

    « Ceux qui ont commis des actes, ceux qui se préparent à en commettre d'autres doivent savoir qu'ils seront sanctionnés », a martelé le chef de l'Etat français. Les deux dirigeants ont aussi souligné que la Russie devait être impliquée dans la recherche d'un dialogue et d'une solution politique en Ukraine. « Nous cherchons tous les contacts possibles notamment en direction de la Russie, a indiqué Mme Merkel. Ces contacts sont en cours au moment où je vous parle et il continuera d'y en avoir. »

    La question des sanctions, de « leur graduation et de leur ciblage », sera évoquée jeudi lors de la réunion des ministres européens des affaires étrangères. M. Hollande a fixé trois objectifs : « un : faire cesser le plus rapidement possible les violences ; deuxième objectif : définir des sanctions ciblées, spécifiques et graduelles pour peser sur le processus ; troisièmement : ouvrir un dialogue politique en Ukraine et avec également tous les pays concernés par la question ukrainienne », autrement dit surtout la Russie, « de manière à ce que chacun ait à prendre ses responsabilités ».

    « On ne peut pas rester passif par rapport à ce qui se passe en Ukraine. L'Ukraine n'est pas dans l'Europe, mais l'Ukraine est en Europe. Et à partir de là – ce n'est pas la seule raison –, nous sommes encore plus mobilisés », a souligné le chef de l'Etat.

    ÉVITER DE NUIRE À LA POPULATION CIVILE

    La chancelière allemande a quant à elle assuré que les discussions se feront « tout autant avec les partis d'opposition qu'avec les représentants du gouvernement », assurant souhaiter discuter avec le président ukrainien, « pour autant qu'il y soit disposé ». Quant aux sanctions, la chancelière a précisé qu'elles devaient toucher « précisément les fauteurs de violences » et éviter de frapper la population civile.

    De son côté, la Russie a vivement rejeté la position des Occidentaux : « Nos partenaires européens ont suffisamment fait les médiateurs », a déclaré le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a qualifié les évènements actuels à Kiev de « tentative de coup d'Etat ». Selon lui, les Occidentaux ont « honteusement » omis de reconnaître les actes extrémistes, « y compris néonazis, antisémites », commis par les manifestants.

    La contestation ukrainienne, qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes ces derniers mois, a pris un nouveau tournant, mardi 18 février. De très violents affrontements ont éclaté aux abords de la place de l’Indépendance, Maïdan, épicentre de la contestation. Le ministère de la santé a fait état d'un nouveau bilan mercredi 18 février : 25 morts et 241 blessés ont été hospitalisés, dont 79 policiers.

    Aux abords de la place de l’Indépendance. Les violences menaçaient de s'étendre au reste de l'Ukraine : à Lvov, un bastion de la contestation dans l'Ouest, les manifestants ont pris d'assaut les sièges de l'administration régionale et de la police, ainsi que de bâtiments militaires.

    Un groupe de policiers est la cible de cocktails Molotov.

    Sur une des barricades tenues par les opposants au gouvernement. Plusieurs étages de la Maison des syndicats, transformée en QG de la contestation, étaient en feu, a constaté un journaliste de l'AFP. Des opposants quittaient ce bâtiment, certains évacués sur des brancards.

    Maïdan, au soir du 18 février. Pour se protéger des forces de l'ordre, les contestataires ont dressé un mur de feu. Un blindé a été incendié par des cocktails Molotov.

    Un opposant provoque les policiers. Le pouvoir a imposé dès mardi une sorte d'état d'urgence qui ne dit pas son nom : le métro de la capitale a été fermé et les autorités ont annoncé que le trafic routier en direction de Kiev serait « limité » à partir de minuit, afin d'éviter « l'escalade des violences ».

    Parmi les barricades. Dans son adresse à la nation diffusée en pleine nuit, après une rencontre sans résultat avec les chefs de l'opposition, le président Ianoukovitch les a accusés d'avoir « franchi les limites » en appelant, selon lui, à une « lutte armée » pour prendre le pouvoir.

    Les forces de l'ordre, sur Maïdan. A l'issue d'affrontements, quelque 5 000 manifestants ont pris le contrôle des dépôts d'armes.

  • RCA: Navy Pillay rappelle aux dirigeants leur responsabilité pénale pour les violations graves des droits de l'homme !

    RCA: Navy Pillay rappelle aux dirigeants leur responsabilité pénale pour les violations graves des droits de l'homme !

    GENÈVE – Alors que des atrocités continuent à être perpétrées en République centrafricaine, la Haut-Commissaire des Nations Unies Navi Pillay a rappelé, mercredi, aux dirigeants placés en position d’autorité qu’ils ont des obligations légales. Elle a précisé qu’ils pourraient avoir à rendre personnellement des comptes pour les graves violations des droits de l’homme commises du fait de leurs actions ou de leurs omissions, violations qui pourraient constituer des crimes contre l’humanité.

    « Bien que la situation générale à Bangui semble un peu plus calme, des informations indiquent que les meurtres et la violence continuent. L’assassinat récent d’un parlementaire qui avait demandé que les personnes responsables de violations des droits de l’homme soient arrêtées est un développement très inquiétant, car il sape l’effort embryonnaire visant à rétablir la sécurité et l’état de droit en République centrafricaine », a déclaré Navi Pillay.

    « Bien que quelques groupes d’ex-Séléka en tenue civile continuent à prendre pour cible des civils chrétiens à Bangui, la plupart des violations des droits de l’homme en cours sont le fait d’éléments anti-Balaka qui semblent être chaque jour plus organisés », a-t-elle poursuivi.

    Les éléments anti-Balaka prennent délibérément pour cible la population musulmane de la capitale, notamment dans les quartiers de Miskine, Malinaka, Combattant et dans les 3ème, 5ème et 8 ème arrondissements. Ces attaques, qualifiées parfois d’« opérations de nettoyage » par des éléments anti-Balaka, sont généralisées. Elles incluent des meurtres, des viols, des pillages et la destruction de maisons appartenant à des musulmans.

    « Le degré de destruction est catastrophique. Les portes, les cadres des fenêtres, les toits des maisons sont brûlés ou enlevés. Même les murs sont réduits à l’état de ruines, avec l’intention manifeste de décourager les musulmans de revenir », a déclaré la Haut-Commissaire.

    « Le degré de cruauté et de mépris pour la vie et la dignité humaines est effroyable, avec des mutilations de corps en public, des amputations d’organes génitaux et d’autres parties du corps, des décapitations et au moins un fait signalé de cannibalisme, répandant encore davantage la terreur au sein de la population musulmane », a déclaré Navi Pillay.

    « Je suis aussi très préoccupée par les discours haineux diffusés à la télévision contre les musulmans par des anti-Balaka. Je condamne également les déclarations publiques faites par des membres du Conseil national de transition au Parlement incitant aux violences intercommunautaires et justifiant le lynchage brutal d’un homme soupçonné d’être un ex-Séléka par des éléments des FACA le 5 février dernier », a ajouté la Haut-Commissaire. « Les dirigeants devraient garder à l'esprit l'impact direct de leurs paroles et de leurs actions sur leurs partisans, et ils doivent comprendre qu’ils pourraient être tenus pour responsables des crimes qu’ils auraient ordonnés, sollicités ou incités », a-t-elle poursuivi.

    « La situation évolue aussi dangereusement hors de Bangui. Après leur retraite du sud et de l’ouest du pays, les forces ex-Séléka sont maintenant en train de se regrouper dans leur bastion traditionnel du nord, notamment dans les régions de Vakaga, Batafango et Kaga Bandoro. Ce mouvement est en train de provoquer un nouveau cycle de violence, alors qu’ils emploient une tactique de terre brûlée, détruisant les villages, brûlant les semences et les outils, et tuant les civils qu’ils croisent sur leur chemin », a déclaré Navi Pillay.

    « Etant donné le fort sentiment de rancune parmi les forces ex-Séléka et la population musulmane déplacée, l’importante communauté non-musulmane présente dans ces zones est clairement exposée à de possibles représailles. L’arrivée, dans ces régions pauvres, de nombreux musulmans démunis issus du sud risque d’aggraver les tensions entre communautés », a averti Navi Pillay.

    « Je tiens à rappeler à tous les dirigeants occupant des positions importantes, qu’ils appartiennent aux anti-Balaka, aux ex-Séléka ou à l’ancienne armée FACA, qu’ils ont des obligations claires découlant du droit international. Ils ont l’obligation de ne pas commettre, ordonner, inciter ou être à l’origine de violations du droit international, et d’empêcher leurs subordonnés de commettre de telles violations », a ajouté la Haut-Commissaire.

    « Les personnes qui commettent des violations des droits de l’homme après en avoir reçu l’instruction ou l’ordre pourraient aussi voir leur responsabilité pénale individuelle directement engagée pour leurs actions ou omissions », a-t-elle poursuivi.

    « Pour mettre un terme au cycle de violence et de vengeance, il faut que tous les efforts possibles soient entrepris pour rétablir la sécurité et l’état de droit, et garantir que justice soit faite », a-t-elle déclaré.

    « Mon équipe travaille avec le ministère de la justice pour garantir que les enquêteurs et procureurs puissent reprendre leurs activités et s’assurer que les personnes responsables de crimes et violations des droits de l’homme rendent des comptes. La chaîne pénale doit, à tous les stades du processus judiciaire, être remise en route dès que possible pour aider à combattre le sentiment croissant d’impunité absolue qui règne en République centrafricaine », a dit la Haut-Commissaire.

    La Haut-Commissaire s’est félicitée du fait que la Commission d’enquête allait prochainement commencer à enquêter sur les violations des droits de l’homme en République centrafricaine. Elle a aussi accueilli favorablement la décision prise par le Procureur de la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête préliminaire sur de potentiels crimes dans le pays.

  • France: La responsabilité de l’Etat dans l'exil forcé d'enfants réunionnais reconnue

    France: La responsabilité de l’Etat dans l'exil forcé d'enfants réunionnais reconnue

    Ericka Bareigts, députée (PS) de la Réunion, à l'Assemblée en juillet 2012.

    Si l'Assemblée nationale ne peut pas réécrire l'histoire, elle peut contribuer à mieux la faire connaître, notamment dans ses périodes les plus sombres. Mercredi 18 février, en adoptant, à 125 voix contre 14, une résolution visant à reconnaître la responsabilité de l'Etat dans l'exil forcé d'enfants réunionnais, les députés ont permis à un volet de l'histoire française du XXe siècle d'entrer dans la lumière, et ses quelque 1 600 victimes avec. Certaines d'entre elles, présentes en tribune du public, avaient d'ailleurs fait le déplacement pour suivre le débat.

    En France métropolitaine, mais aussi à La Réunion, leurs histoires restent très peu connues. Ce sont celles de milliers d'enfants utilisés comme régulateur démographique et transportés de leur île vers la métropole à partir de 1963. A cette date, La Réunion est alors un jeune département français très pauvre, sans infrastructures et terriblement surpeuplé. Michel Debré, père de la Constitution de la Ve République, tout juste élu député de l'île, installe le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre-mer, le Bumidom.

    En France métropolitaine, de nombreux départements ruraux souffrent de l'exode, tandis qu'à La Réunion les tensions économiques et sociales du territoire peuvent se transformer en réelle difficulté politique. Le député met en place une politique radicale en organisant les flux migratoires des enfants de l'île vers la métropole. Certains sont orphelins, d'autres non, mais ils sont emmenés avec l'accord des familles.

    PORTÉE SYMBOLIQUE

    Un « consentement vicié », selon Ericka Bareigts, la député socialiste de La Réunion à l'origine du texte. Aux parents, on promet le « grand soir » : les enfants recevront une éducation et pourront revenir pour les vacances. « La réalité fut tout autre. L'administration imposa une rupture totale avec les familles, il leur était interdit de reprendre contact avec leurs parents, les courriers n'arrivaient pas toujours à destination », a rapporté Mme Bareigts à la tribune. A l'UMP, l'affaire passe encore mal, car elle entache la mémoire de Michel Debré, ancien premier ministre de Charles de Gaulle. Didier Quentin (UMP, Charente-Maritime), s'est ainsi dit « choqué » par une « proposition qui semble faire indirectement procès ». « Sans doute certains de ces enfants ont été mal accueillis, mais ce n'est pas une raison pour stigmatiser par principe les services sociaux de l'époque, qui ont voulu donner une chance à ces enfants. La grande majorité d'entre eux y ont trouvé les conditions d'une vie meilleure », a soutenu le député.

    Plus tard, le ministre des outre-mer, Victorin Lurel, a justement rappelé que « l'enfer est pavé de bonnes intentions », avant de souligner qu'« une faute que l'on tait ou que l'on oublie est une double faute ». Dès la fin des années 1960, des signaux d'alerte ont été donnés par des préfets, ce qui n'a pas empêché ces exils forcés de continuer jusqu'à l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir. Pour Victorin Lurel, « quelles que soient les motivations, rien ne permet de justifier aujourd'hui la poursuite de ces déplacements ».

    « UN OUTIL POUR LEUR PERMETTRE D'ALLER PLUS LOIN »

    De son côté, l'UDI a refusé de prendre part au vote, dénonçant une « manipulation politique à destination des électeurs réunionnais ». « Il ne s'agit pas d'une démarche d'instrumentalisation ou de faire de procès à charge », s'est défendu le président de la commission des lois, Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère), rappelant la portée essentiellement symbolique de cette résolution, qui n'a pas valeur de loi.

    Le texte ne comporte qu'un article, prévoyant que « l'Assemblée nationale demande à ce que la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée ; considère que l'Etat a manqué à sa responsabilité morale envers des pupilles ; demande à ce que tout soit mis en œuvre pour permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle ».

    « Cela ne réparera pas ce qu'ils ont vécu, affirme Ericka Bareigts, mais c'est un outil pour leur permettre d'aller plus loin. » Au début des années 2000, certains d'entre eux ont tenté des recours auprès de la justice, qui avait estimé les faits prescrits. Raison pour laquelle le député de Guadeloupe Ary Chalus (RRDP) a émis le regret que ces enfants ne soient pas considérés victimes d'esclavagisme, qui, depuis la loi Taubira de 2001, est devenu un crime contre l'humanité, donc imprescriptible.

     

     

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  • Aux Fantômas accrédités de Kingakati: La liberté de la presse en RDC au cœur d'un Forum-débat à Paris, le 27 mars 2014

    Aux Fantômas accrédités de Kingakati: La liberté de la presse en RDC au cœur d'un Forum-débat à Paris, le 27 mars 2014

    Des Fantômas accrédités de Kingakati, obscurantistes et zombies du net tapissent l'internet pour défendre le régime odieux, glouton en assassinat, sanguinaire, anti-peuple et autocratique d'alias Joseph kabila. A Paris, c'est à visage découvert bravant la terreur qui sévit actuellement au Congo-démocratique dans le chef des journalistes congolais dont la majorité est transformé en thuriféraires et coupagistes du régime...sous l'initiative du collectif des journalistes congolais en France et de l'espace Schengen, Roger Bongos "Afrique Rédaction", Doyen Lilo Miango " Magazine Ngambo Na Ngambo" et Freddy Mulongo "Réveil FM International" se tient le 27 mars prochain, au Press Club: La première édition du Forum International pour la Liberté de la Presse (FILP) en sigle, sur le thème: "Liberté de la presse et droits de l'homme, cas de la République démocratique du Congo", organisé en partenariat avec les Ong des droits de l'homme et Reporters sans frontières (RSF), qui vient de publier un nouveau rapport de 2014 sur la liberté de la presse dans le monde.

    En République démocratique du Congo, pour tuer l'information, on assassine les professionnels des médias ! Que sont devenus les assassins et commanditaires de la mort de nos confrères: Franck Kangundu Ngyke (La Référence Plus) et son épouse Helène Mpaka, Louis Bampuwa wa Mulamba (Jeune Afrique Economie), Didace Namujimbo et Serge Maheshe (Radio Okapi), Mutombo Kayilu, le technicien du Renatelsat, tué au poignard le 29 mars 2006 au Katanga (Sud-est), Patrick Kikiku Wilungula, 35 ans, tué en août 2007 d'une balle au quartier Katoyi, au nord-ouest de Goma. Photographe collaborait à plusieurs journaux, notamment L'Hebdo de l'Est paraissant à Kinshasa dont en tant que photojournaliste et reporter indépendant. Il travaillait aussi pour l'agence congolaise de presse (ACP).

    Les scénarios sont les mêmes: tous les journalistes congolais sont tués la nuit, à proximité de leur domicile, on retrouve sur eux l'argent mais leur appareils téléphoniques...Et après on arrête des "innocents" que l'on présente comme des assassins. On organise une mascarade de procès souvent dans un auditorat militaire, il arrive parfois que les présumés assassins se rebiffent, pendant ce temps les vrais commanditaires courent toujours et jouissent de l'impunité.

    La liberté de la presse est-elle existante en République démocratique du Congo ? Peut-on vraiment parler du pluralisme médiatique en RDC où la majorité des médias appartient aux barons et apparatchiks du régime ? Si alias Joseph Kabila a ses médias (Digital Congo, Télé 50), Adolphe Muzito, ancien Premier ministre devenu le "Crésus Congolais" (Radio et TVS), Modeste Mutinga Mutuishayi, l'ancien président de l'étouffeur des libertés, la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) et Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila (Radio 7 et Télé 7)...Et même le Vuvuzélateur national Lambert Mende Omalanga, qui a pris en otage la Radio Télévision National Congolaise (RTNC), média public transformé en média de propagande du pouvoir, a sa propre radio à Lodja dans le Kasaï Oriental.

    Leur "profession" ne consiste pas seulement à nous ramener les informations. Leur travail – de par sa nature risqué, parfois dangereux, toujours direct et franc – va au-delà des titres et de leurs articles qui deviennent en soi des notices nécrologiques involontaires. Leur travail repose sur une croyance en un principe sur lequel est basée la démocratie et qui est palpable dans chaque article, chaque photo ou chaque émission. Et c’est à ce principe que nous adhérons fièrement. C’est sur ce principe que repose notre métier et au nom duquel le journalisme se développe.

    Une presse libre permet de sauvegarder le droit à la liberté d'expression de millions de personnes à travers le monde, mais pour plusieurs milliards de personnes ce droit fondamental est bafoué et leurs voix sont souvent réduites au silence notamment en République démocratique du Congo.

    Imaginez un monde sans droit d'informer, de rendre compte, d'enquêter, de contester ou d'exprimer une opinion. Un monde où les ténèbres s'insinuent dans tous les coins et les recoins de la vie, où la vérité est frappée d'anathème et où le pouvoir de la connaissance est tout simplement inconnu.

    Imaginez ce monde sans liberté d'expression et sans personne pratiquement pour la défendre. Un monde où l'impunité règne pour des crimes innommables dont des millions de gens sont victimes. Des actes odieux qui réduisent au silence les détracteurs et sèment la peur et la violence arbitrairement. Des délits contre lesquels les gouvernements ne veulent rien entreprendre, où la loi et l'ordre deviennent négociables et où la justice fait place à une spirale de répression cauchemardesque.

    Un monde où les hommes et les femmes sont bannis de leurs foyers et considérés comme les ennemis de l'État à la construction desquels ils avaient consacré leur vie.

    Un monde où la corruption touche les autorités, celles-là même qui sont censées protéger. Un monde où votre voix n'est pas entendue, votre opinion rejetée et votre intérêt bafoué. Un monde où ceux qui défendent la vérité, informent et dénoncent la tyrannie sont pourchassés, emprisonnés, torturés et réduits au silence. Un monde où la peur des représailles est omniprésente, au détour de chaque mot et de chaque ligne, où l'autocensure est la seule règle.

    Un monde qui qualifie volontiers la presse indépendante de fléau à éradiquer, où la pauvreté, la guerre, le viol, la corruption, la traite d'êtres humains, l'esclavage et le génocide sont monnaie courante, mais n'ont pas le droit d'être couverts. C'est ça la République démocratique du Congo !

    Le 23 janvier dernier, John Numbi l'ex-Inspecteur de la police nationale congolaise a été interpellé dans sa ferme de Lubumbashi au Katanga par l'Agence National des Renseignements (ANR), la Gestapo d'alias Joseph Kabila. Quelques heures après John Numbi alors qu'il est énormément cité dans l'assassinat de Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme au Congo et de Fidèle Bazana, l'ancien Inspecteur de la police a été relâché et a pu traverser la frontière pour se réfugier en Afrique du Sud. L'impunité qui est érigé en mode de fonctionnement par le régime d'alias Joseph Kabila prouve à dessein que sont des intouchables, tous les tortionnaires, seigneurs de guerre et petits couteaux qui ont rendu service à la dictature sanguinaire qui sévit en toute impunité au Congo-Kinshasa.

    Dans la nuit du 30 au 31 juillet 2005, Pascal Kabungulu Kibembi, secrétaire exécutif de l’organisation des droits de l’Homme "Héritiers de la Justice", et vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme dans la Région des Grands Lacs (LDGL), a été assassiné à son domicile, à Bukavu, vers trois heures et demie du matin. Pascal Kabungulu revenait d’une mission à Kigali au nom de la LDGL. Trois hommes armés et en uniforme sont entrés par effraction dans sa maison, avant de le tuer de plusieurs balles devant sa famille. Ces hommes ont également volé l’ordinateur portable de Kabungulu, un téléviseur et un magnétophone. Pascal Kabungulu est mort des suites de ses blessures quelques instants après son transfert à l’hôpital de la ville. Pascal Kabungulu aurait fait l’objet de menaces et d’actes de harcèlement peu de temps avant son assassinat. Depuis plus rien, aucune enquête n'a jamais abouti.

    Retenez la date du 27 mars 2014. Le Forum-débat a pour thème: "Liberté de presse et droits de l'homme, cas de la République démocratique du Congo" Mis à part les interventions des officiels, des témoignages et une table ronde sur les médias congolais de la diaspora sont prévus.

    Lieu: Press club, hôtel Pullman Montparnasse à Paris

    Tenue de ville et carte d'identité exigées. Seuls les inscrits participeront au Forum-débat.

    Pour vos inscriptions: Roger Bongos, rogerbongos@afriqueredaction.com, tél: 0033 652 75 4090

    Pour les informations supplémentaires: Doyen Lilo Miango, lilomiango@yahoo.fr, tél: 0033 730 71 803

    Freddy Mulongo, freddy.mulongo@gmail.com, tél: 0033 621 98 7729

     

    Les inscriptions prendront fin le 25 mars prochain.