• Barbaries, maltraitances, xénophobies contre les Congolais de la RDC: Si le dictateur Sassou Nguesso arrive à placer son protéger Henry Lopez à la Francophonie, la RDC devra revoir sa participation !

    Barbaries, maltraitances, xénophobies contre les Congolais de la RDC: Si le dictateur Sassou Nguesso arrive à placer son protéger Henry Lopez à la Francophonie, la RDC devra revoir sa participation !

    RD Congolais au Beach Ngobila, les expulsés du dictateur Denis Sassou Nguesso

    Le vrai problème de la République démocratique du Congo, c'est alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati. Cela fait treize ans que Louis Michel "Big Loulou" et la mafia internationale ont placé à la tête du Congo alias Joseph Kabila pour mieux piller ses ressources, sauf que l'intéressé n' a toujours pas appris le job. Usurpateur, fraudeur, tricheur, parachuté, illégitime et illégal ne connait pas les missions de la fonction de Président de la République, qu'il assume par défi et catapultage. Comme alias Joseph Kabila ne fait pas son boulot et ne sait même pas qu'il doit défendre les Congolais, les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais du monde entier prennent leurs responsabilités: un méga sit-in est organisé le jeudi 30 avril 2014 devant l'ambassade de la République du Congo à Paris , sise au 37 bis rue Paul Valery dans le 16è arrondissement, Métro: Victor Hugo. Depuis le 4 avril des milliers de nos compatriotes RD Congolais sont refoulés dans des conditions infra-humaines par le régime du dictateur Denis Sassou Nguesso adepte de la dépigmentation de la peau, dans le cadre d'une opération au nom barbare: "Mbata ya Bakolo"-"gifles des aînés", qui était supposé traqué les sans papiers et hors la loi, uniquement RDciens ! Des nombreux cas de vols, viols, brimades et autres violences sont enregistrés. Réputées capitales les plus rapprochées au monde, Kinshasa et Brazzaville, Kinois et Brazzavillois se regardent en chiens de faïence et, à la limite, des frères ennemis.

    RD Congolais au Beach Ngobila, les expulsés du dictateur Denis Sassou Nguesso

    Pour mieux asseoir sa dictature Denis Sassou Nguesso vise la francophonie. Il souhaite placé son homme de main, Henry Lopez, ambassadeur du Congo-Brazzaville à la tête de l'organisation internationale de la Francophonie (OIF) en remplacement d'Abdou Diouf qui aura passé douze ans comme Secrétaire Général. Or la République démocratique du Congo est le plus grand pays francophone d'Afrique. Il faut réfuter la candidature d'Henry Lopez à la tête de l'OIF. Au pire s'il passe, la République démocratique du Congo devra suspendra sa participation, tant que c'est le dictateur Denis Sassou Nguesso qui va piloter l'OIF avec sa marionnette comme Secrétaire général.

    RD Congolais au Beach Ngobila, les expulsés du dictateur Denis Sassou Nguesso

    Pour combien de temps encore Denis Sassou Ngessou continuera-t-il à piller les ressources du Congo en toute impunité ? A la tête du Congo depuis 1979, excepté un intermède entre 1992 et 1997, Sassou Nguesso se distingue particulièrement par une boulimie de détournements de fonds publics. Ceux-ci sont notamment issus de la manne pétrolière dont l’envolée du prix en 2010 et 2011 a permis au pays d’enregistrer des taux de croissance du PIB de 10,2% et de 8,4% respectivement. Il n’est donc pas étonnant que Sassou Ngessou fasse l’objet d’une plainte en France pour "recel et détournement de fonds publics" par les associations Transparency International et Sherpa dans le cadre des biens mal acquis. Au-delà de ces détournements, Sassou Nguesso exacerbe les reflexes tribalistes et communautaristes qui rongent l'histoire du Congo depuis son indépendance. Ce pays au potentiel immense mérite mieux que cet homme à sa tête. Il faut que Sassou dégage !

    Il faut empêcher par tous les moyens que le dictateur Denis Sassou Nguesso fasse main basse sur l'OIF !
  • Matignon, les journalistes se connaissent, se parlent...

    Matignon, les journalistes se connaissent, se parlent...

    L'hôtel Matignon demeure une forteresse imprenable gardé par les gendarmes de la Garde Républicaines. Les équipes ont changé mais la grande nouveauté c'est l'ouverture de la grande porche d'entrée pas uniquement lorsque les voitures officielles arrivent. Les journalistes font leur travail comme d'habitude. Pour avoir souvent couvert ensemble Matignon, les journalistes se reconnaissent, se parlent, se filent les infos...

    Hélène Hug de France 2 et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

     

    Hélène Hug de France 2 et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

  • Photos. Matignon: Les Secrétaires d'Etat arrivent et repartent en bus...pour le Sénat !

    Photos. Matignon: Les Secrétaires d'Etat arrivent et repartent en bus...pour le Sénat !

    Gouvernement Valls, acte II. Au lendemain du discours de politique générale du Premier ministre, à qui les députés ont accordé leur confiance, quatorze secrétaires d'Etat ont été nommés le mercredi pour compléter le «gouvernement de combat» voulu par François Hollande. Et le jeudi 10 avril 2014, à 14h00 ils étaient tous conviés à Matignon pour une réunion avec le Premier ministre valls.

    Matignon,jeudi 10 avril, les Secrétaires d'Etat à la sortie de la réunion avec Valls. Photo Réveil FM International

     

    Le nouveau secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Harlem Désir a indiqué le jeudi qu'il serait vendredi à Berlin pour rencontrer son homologue allemand, Michael Roth. "Mon premier déplacement sera pour aller en Allemagne rencontrer mon homologue, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes (...) Michael Roth", a déclaré à la presse l'ancien premier secrétaire du PS, avant de rejoindre les treize autres secrétaires d'Etat réunis par Manuel Valls à Matignon aujourd'hui.

    "Européen convaincu" que "l'Europe doit changer", Harlem Désir s'est dit "très heureux de faire partie de ce gouvernement" qui "ouvre une nouvelle étape du quinquennat". Il a indiqué avoir "entendu" les critiques, nombreuses, sur sa nomination, "certaines" "justifiées", d'autres "exagérées". Le premier ministre réunissait jeudi après-midi ses quatorze secrétaires d'Etat pour un "petit Conseil des ministres à nous" comme l'a souligné la secrétaire d'Etat chargée de la Famille et des Personnes âgées, Laurence Rossignol.

    A l'issue de la réunion, tous les Secrétaires d'Etat sont montés dans un bus pour se rendre au Sénat. Photo Réveil FM international

    Le Premier ministre Valls quitte Matignon pour le Sénat. Photos Réveil FM international

     

    A l'issue de la réunion, tous sont montés dans un bus pour se rendre au Sénat, où ils assisteront à la séance de questions au gouvernement. Secrétaires d'Etat et ministres se retrouveront pour une réunion "politique" deux fois par mois autour du premier ministre, avait indiqué mercredi dernier le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.
  • New York : la France vend ambassade, un duplex pour 35 millions d'euros

    New York : la France vend ambassade, un duplex pour 35 millions d'euros

    A VENDRE - L'appartement d'angle de 18 pièces, 6 chambres et 7 salles de bains, avec au total 38 fenêtres et 5 cheminées, est situé sur Park Avenue. Rien que les charges, s'élèvent à 20.000 euros par mois. La résidence de l'ambassadeur de France à l'ONU, magnifique duplex sur Park Avenue à New York, a été mise en vente pour 48 millions de dollars. La décision de vendre avait été annoncée l'an dernier par le Quai d'Orsay, dans le cadre d'un plan d'économies visant à se débarrasser de certains locaux jugés trop grands ou "dispendieux".

    La résidence de l'ambassadeur de France à l'ONU, magnifique duplex sur Park Avenue à New York, a été mise en vente pour 48 millions de dollars.

    L'appartement d'angle de 18 pièces, 6 chambres et 7 salles de bains, avec au total 38 fenêtres et 5 cheminées, est situé au 12e et 13e étage du 740 Park avenue à Manhattan, un immeuble parfois surnommé l'"immeuble des milliardaires". Il est mis en vente sur aux moins deux sites spécialisés dans les appartements de luxe.

    Des occupants célèbres. Le 740 Park est un immeuble de 19 étages et 31 appartements, tellement célèbre qu'il a fait l'objet d'un livre publié en 2005, "740 Park : the story of the world's richest apartment building" ("740 Park, l'histoire de l'immeuble des gens les plus riches au monde".

    Parmi ses occupants célèbres, le fils d'Estée Lauder, Ronald Lauder, David Koch, un industriel milliardaire, le propriétaire des New York Jets Woody Johnson, ou la styliste Vera Wang, qui a hérité du duplex de son père.

    Des locaux "trop grands". L'immeuble avait été construit en 1929 par le grand père de Jacqueline Onassis, et c'est là qu'elle avait grandi enfant. En juin dernier, le Quai d'Orsay avait confirmé son intention de vendre la résidence du représentant permanent français à l'ONU, et défendu la cession en six ans de 152 biens immobiliers pour 307 millions d'euros.

    Yves Saint-Geours, directeur général de la modernisation du ministère des Affaires étrangères, avait rappelé la nécessité de vendre des locaux inadaptés parce que "trop grands" ou "dispendieux" et de mutualiser ou regrouper les services."Nous avons vendu 152 biens en six ans, avec des ventes remarquables de plus de 10 millions d'euros", avait-il dit.

    Parmi ces biens, la résidence du consul général à Hong Kong qui avait selon lui rapporté 52 millions d'euros.
  • Trierweiler se rappelle au bon souvenir de Hollande

    Trierweiler se rappelle au bon souvenir de Hollande

    Diplomatie. Le tweet de soutien à Maude Versini envoyé par l'ex-première dame pourrait bien gâcher la visite officielle du chef de l'Etat au Mexique.

    Mexico (Mexique), hier. François Hollande a été informé du tweet de son ex-compagne dans l’avion qui l’emmenait en voyage officiel au Mexique, où il a été accueilli par son homologue, Peña Nieto… un proche d’Arturo Montiel, l’ancien époux de Maud Versini.

    TOUT ALLAIT DE NOUVEAU bien entre Paris et Mexico. Les traces laissées par la grave crise diplomatique de l'affaire Florence Cassez, cette Française libérée par la justice mexicaine après sept ans de prison pour séquestration, étaient en train de s'estomper. Le nouveau président du Mexique, Peña Nieto, entré en fonction en décembre 2012, avait été reçu en octobre à l'Elysée par François Hollande. Les deux chefs d'Etat, qui s'entendent bien, avaient convenu de relancer les relations économiques et culturelles, à la traîne, entre les deux pays. C'était l'objet de cette visite d'Etat de deux jours qui a commencé hier.

    Mais alors que Hollande volait vers le Mexique, son ancienne compagne Valérie Trierweiler a déclenché une mini-tornade diplomatique avec un nouveau tweet. Celle qui avait déjà défrayé la chronique entre les deux tours des législatives de 2012, en soutenant à La Rochelle le dissident PS Olivier Falorni contre Ségolène Royal, a récidivé en prenant le parti d'une Française dont les enfants sont bloqués au Mexique depuis deux ans par son ex-mari . « Je soutiens @MaudeVersini qui n'a pas vu ses enfants depuis 847 jours, retenus par leur père au Mexique. Aidons la, @francediplo doit agir », écrit-elle sur Twitter.

    Les efforts diplomatiques torpillés

    De quoi torpiller une visite patiemment élaborée par les diplomates des deux côtés et réduire en cendre les efforts de ces derniers mois pour rétablir de bons rapports entre la France et le Mexique. L'affaire Versini est d'autant plus embarrassante qu'Arturo Montiel, l'ex-époux de la Française, est l'ancien gouverneur de l'Etat de Mexico. C'est un proche de Peña Nieto et les deux hommes sont membres du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Mercredi en fin de soirée, alors que l'avion de Hollande atterrissait à Mexico, les télévisions mexicaines relayaient longuement le dernier épisode de cette malédiction qui brouille les relations entre les deux pays. Hier, devant la communauté française, Hollande a déclaré : « Il peut y avoir des ressortissants français qui, à la suite de séparations, de drames conjugaux, peuvent être séparés. Sachez bien que la France sera toujours à vos côtés, qu'elle n'abandonne personne, aucun ressortissant. » Une claire allusion à l'affaire Versini... Mais en attendant, le président français se serait bien passé de ce tweet-poison pour sa première visite officielle dans un pays qui, sur le plan économique, est l'un des plus dynamiques d'Amérique du Sud. Et qui lui rappelle que, jusqu'à la fin de son quinquennat, il devra compter avec les flèches de son ex-compagne...

     

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  • Valls et le couac Désir

    Valls et le couac Désir

    Gouvernement.L'opération d'exfiltration du premier secrétaire du PS passe décidément mal dans les rangs du parti.

    « On reproche souvent de mettre des personnes qui ne connaissent rien à l’Europe, lui connaît parfaitement ce qu’est l’Europe », se justifie Manuel Valls après la nomination d’Harlem Désir au secrétariat d’Etat aux Affaires européennes.

    « JE VAIS DEMANDER un logiciel anti-couac à Thales. » En visite hier dans les locaux de l'entreprise d'électronique à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Manuel Valls fait de l'humour. Pourtant, avec la nomination mercredi d'Harlem Désir au secrétariat d'Etat aux Affaires européennes, le Premier ministre essuie ses premières critiques internes. « Cette manœuvre pour exfiltrer Désir de la tête du PS est le premier couac de l'ère Valls », se désole ainsi un élu qui a pourtant applaudi à l'arrivée du nouveau Premier ministre.

    « On reproche souvent de mettre des personnes qui ne connaissent rien à l'Europe, lui connaît parfaitement ce qu'est l'Europe », se justifie Valls, qualifiant Désir d'« atout pour le gouvernement ». « Valls est celui qui a mis Désir à la tête du PS pour empêcher Jean-Christophe Cambadélis de prendre le parti et, aujourd'hui, il fait tout l'inverse, c'est n'importe quoi », grince un socialiste. Les militants, qui avaient désigné Désir en octobre 2012, commencent également à faire part de leurs interrogations. « Dégager Désir du PS, où il est critiqué pour son bilan, pour le nommer secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, à un mois des élections où nous sommes bien partis pour un score historiquement faible, ça rime à quoi ? » s'interroge ainsi Vincent. « Je regrette que la nomination de Cambadélis se fasse sans consultation des militants », gronde un autre. « Cela pose un souci démocratique, confirme le député de l'aile gauche Pouria Amirshahi, nous atteignons là un niveau stupéfiant de dépossession des militants. » « Les militants en ont ras le bol, certains dans ma section parlent déjà de partir », lâche un conseiller régional.

    Cambadélis cherche à calmer la grogne en assurant qu'il y aura bien une consultation interne sur « celui qui sera désigné premier secrétaire et sur les questions d'organisation et de rénovation du PS ». En attendant, il espère bien être élu mardi par le conseil national du parti. Cette réunion, qui sera forcément agitée, devra régler une autre question épineuse : qui pour prendre la tête de liste aux européennes en Ile-de-France à la place de Désir ? L'arrivée de Vincent Peillon, ex-ministre et actuelle tête de liste dans le Sud-Est, a été envisagée, mais l'intéressé aurait refusé. « Il en a assez de faire le Peillon voyageur », sourit un dirigeant socialiste en allusion aux parachutages passés de ce dernier.

    VIDEO. PS : Cambadélis souhaite un vote des militants

    Une autre solution consisterait à faire remonter Pervenche Berès, actuelle numéro deux et eurodéputée chevronnée. « C'est ce que défendent plusieurs premiers fédéraux franciliens », confie Luc Carvounas, patron de la fédération du Val-de-Marne et proche de Valls. Une solution qui convient également à Amirshahi. « Il ne faut pas en rajouter dans la tambouille électorale », justifie-t-il. « Cela permettrait aussi à Cambadélis de s'assurer les votes de l'aile gauche pour sa propre nomination », note un socialiste. En effet, si Berès devient numéro un, Guillaume Balas, proche de Hamon, remonte à la deuxième place et s'assure un siège... « Tant pis si Pervenche n'a pas le charisme, au moins c'est une experte », glisse un député.

     

    Enfin, il reste l'idée de placer une personnalité qui n'est pas encore sur la liste. « Ils espèrent trouver une bonne volonté, grince un élu. Mais je ne vois pas qui est assez suicidaire pour aller au casse-pipe. » Réponse mardi au plus tard.

  • La "Mafioso-fication" de Modeste Mutinga Mutuishayi: la tête et le ventre dans la mangeoire des Mammouths joséphistes, les pieds au Potentiel, Radio 7, Télé 7...

    La "Mafioso-fication" de Modeste Mutinga Mutuishayi: la tête et le ventre dans la mangeoire des Mammouths joséphistes, les pieds au Potentiel, Radio 7, Télé 7...

    Politicailleur mafieux, pure produit du joséphisme qui n'a rien à voir avec le kabilisme qui équivaut au m'zéeïsme, avec sa boule à zéro de-peuplé par les cheveux, son sourire narquois masque le fait que Modeste Mutinga Mutuishayi est un grand requin, un mafioso. Fourbe, il l'est, roublard encore plus davantage. Dribbleur patenté, Modeste Mutinga Mutuishayi est un vrai pâtissier habitué à rouler les autres dans la farine. Il est étonnant que les médias coupagistes, ethno-tribalistes tentent de virginiser le fameux prédateur de la Haute Autorité des Médias (HAM) nommé Rapporteur au Sénat par Joseph Kabila. Notre Zarko national mange à tous les râteliers. Mammouth joséphiste jusque dans le cambouis, Modeste Mutinga Mutuishayi est un faucon du régime de Kinshasa, depuis treize ans, il lèche les bottes de jardinier de l'incapacitaire de Kingakati et accompagne sa dictature totalitaire. Mais pour se tromper à lui-même mais surtout sa conscience, il use et abuse les éditoriaux du journal le Potentiel, Radio 7 et Télé 7 pour torpiller la main de Joseph Kabila qui l'a toujours nourrit. Sans faire attention à l'élongation, Modeste Mutinga Mutuishayi a la tête et le ventre à la mangeoire des Mammouths joséphistes et les pieds au Potentiel, Radio 7 et Télé 7...

    C'est Joseph Kabila qui l'a fait sortir de la maison familiale de Ngaba où il était habitué à boire les "Mayi ya Mabulu". On apprend même qu'il serait menacé par les "Balkanisateurs". Une histoire à dormir debout ou à pisser de rire. Lorsque Modeste Mutinga Mutuishayi en autocrate et prédateur de la liberté de la presse a muselé les journalistes, les médias et les opposants lors de l'élection Louis Michel 2006, n'a-t-il pas agit en Balkanisateur des Congolais ? Lorsque l'ancien locataire de Ngaba a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique et légitime puisque Constitutionnel entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila n'a-t-il pas faciliter les jeux de ses commanditaires qui sont en fait les vrais balkanisateurs ?

    Modeste Mutinga Mutuishayi qui se dit menacé par ses amis de la Majorité Présidentielle se console avec sa breloque de Commandeur de l’Ordre de la Couronne par Sa Majesté le roi Albert II de Belgique. Lorsqu'on sait que pour les festivités du cinquantenaire du Congo en 2010, Albert II était arrivé les mains vides à Kinshasa et était réparti avec un collier en diamants. Il n'a même pas osé parler de l'assassinat de l’icône des Droits de l'homme, Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana. Sa mission fut toute simple: adouber et légitimer un régime usurpateur et prédateur.

    Avec quoi Modeste Mutinga Mutuishayi a donc acheté sa breloque de Commandeur de l'ordre de la couronne de sa Majesté ? Modeste Mutinga Mutuishayi a simplement était récompensé par l'ancienne puissance coloniale d'avoir muselé les journalistes, les médias et les opposants. D'avoir donc permis le premier hold-up électoral d'alias Joseph Kabila à la tête du Congo. La vérité est crue , elle celle-là. De quoi Modeste Mutinga peut-il se plaindre aujourd'hui, avec alias Joseph kabila, il a tout obtenu: Villas, grosses Jeeps 4X4, il s'est même remarié...

    Qu'on ne nous rabâche plus les oreilles avec des balivernes du type: Modeste Mutinga Mutuishayi est menacé par le régime de Kinshasa parce qu'il fait campagne contre les Balkanisateurs. Grosses mensonges ! Traître à la nation congolaise, Modeste Mutinga Mutuishayi est l'homme de Joseph Kabila, il mange dans sa main!

  • Photos. Pour sa première sortie officielle le Premier ministre Valls a choisi Thalès à Genevilliers

    Photos. Pour sa première sortie officielle le Premier ministre Valls a choisi Thalès à Genevilliers

    Des journalistes attendant le Premier ministre Valls. Photos Réveil FM International

    Gennevilliers - Manuel Valls a effectué jeudi matin à Gennevilliers, sur un site du groupe de défense Thalès, sa première visite de terrain comme chef du gouvernement, placée sous le signe du patriotisme économique.

    Arrivée du Premier ministre Valls à Thalès. Photos Réveil FM International

    Le Premier ministre s'est en fait greffé sur une visite d'un site de Thalès que devaient effectuer dans le cadre de la Semaine de l'industrie les ministres Arnaud Montebourg (Economie) et Najat Vallaud-Belkacem (Egalité hommes-femmes). "Je voulais empêcher que la lumière" soit sur les ministres, a-t-il ironisé. Mais, pour lui, c'est avant tout "une manière de démontrer que nous sommes une équipe soudée, compacte et qui va à l'essentiel", a expliqué M. Valls.

    FreddyMulongo à Thalès. Photos Réveil FM international

    Après une visite du site au pas de charge, M. Valls a fait le service après-vente des mesures du pacte de responsabilité qu'il a dévoilées lors de sa déclaration de politique générale.

    Il a ainsi voulu "passer du discours à la réalité: stimuler la croissance, redresser l'économie française, soutenir nos entreprises, redonner confiance à la jeunesse, voilà la manière dont nous devons agir", a fait valoir le chef du gouvernement. M. Valls a repris le credo de M. Montebourg et de son patriotisme économique. "La force économique de la France, ce sont ses fleurons industriels, Thalès en est un!", a-t-il ainsi lancé.

    Entrée de Valls dans la salle de conférence. Photos Réveil FM

    Avec une "compétitivité en baisse" depuis dix ans, "il nous faut franchir une nouvelle étape et (...) rendre nos entreprises plus performantes", a expliqué M. Valls, avec des accents similaires à ceux de François Hollande ou de son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault.

    Najat Vallaud-Belkacem (Egalité hommes-femmes), Manuel Valls et Arnaud Montebourg (Economie).

    - "Logiciel anti-couacs" -

    "Sans mouvement, nous décrocherons", a mis en garde le nouveau Premier ministre, jugeant le coût du travail "trop élevé dans notre pays". Il a ainsi rappelé que la baisse du travail initiée par le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice), allait être poursuivie d'ici 2017 avec une nouvelle réduction de 10 mds EUR.

    M. Valls a appelé à baisser les charges, d'abord sur les emplois les moins qualifiés mais aussi sur les emplois mieux rémunérés, qui sont un "gage de notre capacité à exporter".

    "Il y a dans notre pays une méfiance vis-à-vis des entreprises, c'est une erreur", a-t-il estimé, soulignant que les Français plaçaient les PME devant des institutions comme l'armée ou l'école, en tête de leurs préférences.

    Manuel Valls a aussi entonné un couplet à la tonalité plus "sarkozyste", à propos "des Français qui aiment travailler et qui considèrent que le travail est une valeur".

    Selon lui, "on peut gagner en confiance" même si "on a une des jeunesses les plus pessimistes d'Europe" et qu'"une partie veut partir".

    Multipliant les références à M. Montebourg, qui a pesé pour sa nomination à Matignon, il a appelé à entretenir ce "sentiment patriotique qu'exprime chaque jour le ministre du Redressement productif". "L'ambition, l'audace, tout cela doit être soutenu car ce sont des atouts pour notre pays", a aussi déclaré M. Valls. L'ex-ministre de l'Intérieur a appelé à "aimer la France, à être fier de notre pays, de nos atouts". M. Montebourg n'a pour sa part pas écarté de nouvelles ventes de participations de l'Etat dans des entreprises. "Nous avons un portefeuille de 71 participations d'une valeur de 110 milliards d'euros", a-t-il rappelé, évoquant des cessions de "participations dormantes". "Nous ne nous interdisons rien mais nous en discuterons avec le Parlement", a assuré le ministre.

    M. Valls a aussi manié l'humour pour cette première sortie, demandant à Thalès de concevoir un "logiciel anti-couacs" pour le gouvernement ou mettant en boîte les journalistes devant des étudiants.

    Photo de famille avec les étudiantes

    Départ de Valls de Thalès

     

    Reportage photos de Freddy Mulongo. Réveil FM International

  • Elysée, gouvernement : le chamboule-tout de Hollande

    Elysée, gouvernement : le chamboule-tout de Hollande

    Paris (VIIIe), mardi. Le temps de la « normalité » est terminé : François Hollande, qui a décapité son cabinet à l’Elysée et cerné Manuel Valls en plaçant des proches au gouvernement, ne veut plus perdre de temps… en vue de 2017.

    ON LE SURNOMMAIT Pépère. Depuis hier, les socialistes sont tentés de le rebaptiser... Attila ! En une seule journée, François Hollande a renversé la table en décapitant son cabinet à l'Elysée et la tête du PS, neuf jours après avoir déjà coupé la tête de Jean-Marc Ayrault. Le tout en n'hésitant pas à se salir les mains en envoyant certains de ses proches au tapis.

    Un acte d'autorité que le président tenait à marquer, lui qu'on dit souvent indécis, pour montrer qu'il a compris que la gifle des municipales s'adressait d'abord à lui. « Il se remanie lui-même en faisant ça », analyse un cadre de la majorité. « Il fait le big-bang, il change tout en même temps. On ne l'attendait pas là-dessus », complète un fidèle.

    Si Hollande a appuyé sur le bouton nucléaire hier, c'est aussi pour montrer à son ambitieux Premier ministre qu'il tient le volant. « C'est un gouvernement de hollandais. Valls est cerné, encerclé, même par les secrétaires d'Etat nommés hier. Ils sont où, les vallsistes ? Hollande le met sous contrôle, il lui a tout imposé. Il lui signifie que le patron, c'est lui ! » décrypte un ami du chef de l'Etat.

    « Le quinquennat commence »

    De fait, le Premier ministre n'a pas placé ses proches au gouvernement, comme le député Jean-Jacques Urvoas ou le sénateur Luc Carvounas. Les hollandais, en revanche, sont en force : Michel Sapin, François Rebsamen, Stéphane Le Foll, sans compter ceux repêchés ou promus secrétaires d'Etat comme Frédéric Cuvillier, Kader Arif ou André Vallini.

    « Ce président à 25 % dans les sondages, qui suscite le doute et les moqueries, envoie le signal qu'il peut remanier tous les postes de la majorité à sa main et de façon violente ! » applaudit un conseiller ministériel, pour qui l'ère de la « normalité » est bien terminée. « Le quinquennat commence », ironise même un cadre du PS, qui raconte qu'Ayrault n'a cessé de plaider pour ce grand nettoyage. Entendu, mais trop tard, l'ancien Premier ministre a décidé de partir en vacances à l'étranger.

    Il se replie sur un tout petit carré d'intimes

    Pour relancer son mandat très embourbé, le président se replie aussi sur un tout petit carré d'intimes : l'ami avocat Jean-Pierre Mignard, Sapin, Rebsamen, la sénatrice Frédérique Espagnac, le « visiteur du soir » Julien Dray. Et l'ami de trente ans Jean-Pierre Jouyet, rencontré sur les bancs de la promotion Voltaire à l'ENA. C'est lui qui va reprendre les commandes du cabinet élyséen au poste de secrétaire général, à la place du préfet Pierre-René Lemas. « Je le fais pour lui », confie en petit comité Jouyet, qui aurait hésité mais cherche peut-être à laver son péché sarkozyste. Il avait en effet été débauché par l'ancien chef de l'Etat dans le cadre de l'ouverture. « C'est la seule fois où j'ai vu Hollande les larmes aux yeux », se rappelle un cadre PS.

    Reste une question : le président a-t-il tiré sa dernière cartouche avec ce grand chamboule-tout, au risque de se trouver démuni en cas de claque aux européennes fin mai ? Selon des habitués de l'Elysée, le président, qui pense très fort à sa réélection, ne veut plus perdre de temps. L'un d'eux confie : « Bien sûr qu'il a 2017 dans la tête. Il regarde l'opinion, il voit bien que ce ne sera pas facile. »

    VIDEO. Hollande prive ses ministres de téléphone pour qu'ils soient «concentrés»

     


    Hollande prive ses ministres de téléphone pour... par BFMTV

     

    Paris (VIIIe), mardi. Le temps de la « normalité » est terminé : François Hollande, qui a décapité son cabinet à l’Elysée et cerné Manuel Valls en plaçant des proches au gouvernement, ne veut plus perdre de temps… en vue de 2017.

  • Assemblée nationale: Déclaration de politique générale du Premier ministre Valls

    Assemblée nationale: Déclaration de politique générale du Premier ministre Valls

    Monsieur le président,

    Mesdames, messieurs les députés,

    Trop de souffrance, pas assez d’espérance, telle est la situation de la France.

    Et c’est conscient de cette réalité que je me présente devant vous.

    Les Français nous regardent. Ils attendent beaucoup de nous. Et mon devoir, c’est de me hisser à la hauteur de leurs exigences.

    Par leur vote ou leur abstention historique lors des dernières élections municipales, ils ont dit leur déception, leur doute, leur mécontentement et parfois leur colère. Ils ont dit leur peur de l’avenir. Leur avenir, et celui de leurs enfants. Et puis il y aussi cette exaspération quand, à la feuille de paie déjà trop faible, s’ajoute la feuille d’impôt trop lourde. Enfin, ils ont exprimé leur soif de justice.

    J’ai entendu leur voix. J’ai aussi entendu leur silence.

    Ils se sont prononcés contre l’impuissance politique. Ils veulent des résultats concrets en matière d’emploi, de lutte contre la précarité, de vie chère.

    Ce message, très clair, le Président de la République l’a entendu. Il en a tiré les enseignements politiques.

    Et c’est conscient de la responsabilité que m’a confiée le Chef de l’Etat que je me présente devant vous, pour ouvrir une nouvelle étape du quinquennat.

    Je veux rendre, ici, hommage à Jean-Marc Ayrault. Il a agi avec droiture, sens de l’Etat, pendant vingt-deux mois. J’ai été fier d’être son ministre de l’Intérieur, comme socialiste, comme républicain et comme patriote.

    Dans des circonstances bien différentes, à cette même tribune, il y a 60 ans, un homme nous a montré la voie. Le mot d’ordre de Pierre Mendès-France – dire la vérité – m’oblige, nous oblige. La vérité, c’est le premier principe de la démocratie.

    Je dirai donc la vérité aux Français. Je la leur dois.

    Vérité sur la situation d’urgence de notre pays. Vérité sur les solutions qu’il faut y apporter.

    La France est à un moment de son histoire où il faut se concentrer sur l’essentiel.

    Et l’essentiel, c’est de redonner confiance aux Français dans leur avenir.

    Dire l’essentiel pour retrouver l’essentiel : la confiance des Français. Tel sera mon propos.

    Mesdames et messieurs les députés,

    La réalité est là, et il faut la regarder, sans trembler.

    J’ai vu, j’ai écouté ces retraités qui, à l’issue d’une existence d’efforts, vivent avec une maigre pension ; ces ouvriers qui attendent, depuis trop longtemps, de pouvoir retravailler ; ces salariés précaires pour qui le quotidien n’est pas le travail, mais la survie ; ces patrons de PME, ces artisans, ces commerçants qui n’ont qu’une seule obsession : sauver leur activité pour sauver leurs équipes ; ces agriculteurs, attachés à leur exploitation, qui font face à l’endettement et aussi à une forme de solitude.

    J’ai vu ces visages fermés. Ces gorges nouées. Ces lèvres serrées …

    Disons les choses simplement : beaucoup de nos compatriotes n’y croient plus. Ils ne nous entendent plus. La parole publique est devenue pour eux une langue morte. Le présent est instable, l’avenir est illisible. Peu de Français se sentent à l’abri. Ils se disent qu’il ne suffirait pas de grand-chose pour perdre ce qu’ils ont construit pour eux et pour leurs enfants.

    Voilà, la peur lancinante du déclassement !

    Mais la crise économique et sociale n’explique pas, à elle seule, la crise de confiance. Il y a aussi une crise civique, une crise d’identité.

    Dans un monde qui bouge si vite, les Français doutent de la capacité de notre modèle républicain à promouvoir, à protéger et à intégrer.

    Dès lors, la tentation du repli devient plus grande, partout, dans nos territoires ruraux, périurbains, mais aussi dans nos villes lézardées par des fractures communautaristes qui prennent le dessus sur l’idée d’appartenir à une même nation.

    Nous assistons également à une montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’intolérance. Et les paroles, les actes anti-juifs, anti-musulmans, anti-chrétiens, homophobes, doivent être combattus avec une même fermeté.

    Notre société est traversée par la violence. Il y a la menace terroriste qui s’est globalisée et qui pèse sur nos démocraties. Il y a surtout la violence du quotidien. Ce phénomène n’est pas nouveau : les atteintes aux personnes sont en progression continue depuis plus de trente ans. Le phénomène inédit, c’est que la délinquance se déplace vers des territoires - je pense aux villes moyennes, aux villages – qui, jusqu’à présent, avaient le sentiment d’être épargnés. Nos quartiers populaires sont gangrénés par ce fléau que sont les trafics de drogue. Ils abîment une part de notre jeunesse et, pour fructifier, tentent d’imposer un autre ordre que celui de la République. L’augmentation des cambriolages depuis cinq ans est majoritairement responsable de la hausse du sentiment d’insécurité. Se faire voler, et surtout quand on a peu, est un traumatisme profond. Il y a enfin toutes ces incivilités, ces défis, ces bravades, contestant l’autorité et qui pourrissent la vie des gens. Tout cela joue sur le moral de nos concitoyens.

    La vérité, la voilà ! Le pire serait de fermer les yeux.

    Mesdames et messieurs les députés,

    La première chose que je dois aux Français, c’est l’efficacité. C’est pour cela que j’ai composé un gouvernement compact, resserré et solidaire.

    Solidaire, ce gouvernement est aussi paritaire ! Parce que l’égalité femmes-hommes est au cœur de toute société moderne.

    La seconde chose que je dois aux Français, c’est la sincérité.

    La sincérité, c’est expliquer.

    Je crois que nous n’avons pas - tous ici ! - donné assez de sens aux efforts et aux sacrifices que les Français consentent depuis des années.

    Le monde dans lequel la France agit et tient son rang est un monde riche d’opportunités mais il est également dur, injuste, parfois violent.

    Dans une économie globalisée, nos entreprises font face à une concurrence mondiale, qui ne leur fait pas de cadeau. Il faut donc les protéger. C’est également le cas pour notre culture qu’il faut soutenir, et aussi défendre parce qu’elle est exceptionnelle.

    Notre monde, c’est aussi l’ère du numérique qui relie les hommes et qui accélère l’échange des savoirs, des marchandises, des services. Et c’est pourquoi la fracture numérique est bien plus qu’une fracture technique, c’est une fracture économique, sociale et culturelle !

    Face à toutes ces mutations, nous n’avons pas d’autre choix que de nous mettre au niveau. Le plus élevé. Et de prendre nos responsabilités en développant notre attractivité, notre compétitivité, notre créativité. Et puis nous devons aussi aller au- devant du monde, pour renforcer notre commerce extérieur, notre tourisme, notre technologie, notre excellence dans bien des domaines ; c’est le but de notre diplomatie économique.

    Notre voix, celle du Chef de l’Etat, notre diplomatie, nos armées sont respectées. Et je veux, ici, rendre hommage à nos soldats engagés à l’étranger, notamment au Mali, en Centrafrique, pour assurer la paix et la sécurité. Et je n’accepte pas les accusations injustes qui pourraient laisser penser que la France ait pu être complice d’un génocide au Rwanda alors que son honneur, c’est toujours de séparer les belligérants.

    Mesdames, messieurs les députés,

    Rien n’est possible sans l’écoute et le dialogue.

    Et parce que c’est un homme de dialogue, je veux rendre hommage à Jean-Louis Borloo et lui souhaiter tous mes vœux de rétablissement.

    Une démocratie forte c’est un Parlement respecté.

    La Constitution de notre Ve République, à laquelle je suis très attaché, précise clairement les choses : l’exécutif détermine le cap, et le Parlement "vote la loi, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques".

    Vous, élus de la Nation, vous êtes l’expression de la souveraineté nationale.

    Je connais les attentes de la majorité parlementaire, je les partage, et je veux travailler avec elle sur la base d’un contrat qui nous engage mutuellement. Je veux définir un mode de travail performant, avec les socialistes et les radicaux, mais aussi avec les écologistes.

    Et je dis au groupe GDR que je n’ai pas d’adversaire à gauche et que nous pouvons avancer ensemble sur beaucoup de sujets, dans l’intérêt de la France.

    Gouverner, c’est écouter l’ensemble de la représentation nationale et donc l’opposition.

    Gouverner, ce n’est pas rechercher la victoire d’un camp sur un autre. L’opposition vient de remporter les élections municipales. Elle a donc une responsabilité vis-à-vis des Français. Je veux l’écouter. Je proposerai aux présidents des groupes UMP et UDI de me rencontrer dès la semaine prochaine.

    Le dialogue, c’est également le dialogue social. Il a permis, depuis deux ans, d’importantes avancées en matière d’emploi, de marché du travail, de formation professionnelle, de retraites. Il doit se poursuivre. Et je rencontrerai les partenaires sociaux dès vendredi.

    L’exigence de dialogue vaut également pour les élus locaux. Je mesure leur rôle pour la cohésion sociale, mais aussi le dynamisme et l'attractivité de notre économie.

    Le dialogue, c’est aussi celui que je veux avoir directement, sur le terrain, avec les Français.

    Mesdames et messieurs les députés,

    Nous devons aller à l’essentiel. Et l’essentiel, c’est la France ! Son avenir, sa jeunesse, sa force.

    Si nous voulons que la France reste une nation maitresse de son destin, nous devons lui rendre la force économique qu’elle a perdue depuis 10 ans. Il faut donc produire en France, créer de la richesse en France, créer des emplois durables en France. Pour faire reculer le chômage de masse.

    C’est le but du pacte de responsabilité proposé par le Président de la République.

    Le chômage assomme notre pays depuis des décennies. Il s’est aggravé mois après mois depuis 2008 : 1,3 million de demandeurs d’emploi supplémentaires en 6 ans, avant que nous ne parvenions, fin 2013, à ralentir le rythme.

    La politique de l’emploi conduite depuis 22 mois en direction des jeunes a eu des résultats : il y a moins de jeunes chômeurs aujourd’hui qu’il y a un an. Mais cela ne suffit pas !

    Sans une croissance plus forte, nous ne ferons rien Et la croissance ne se décrète pas. Elle se stimule, avec pragmatisme et volontarisme.

    Sans croissance pas de confiance, et sans confiance, pas de croissance.

    Je le dis sans détour : nous avons besoin de nos entreprises, de toutes nos entreprises, de nos PME, de nos « start-up », de nos artisans, de nos associations et coopératives. Entreprendre, créer, prendre des risques, embaucher : c’est cette démarche positive que je veux encourager parce qu’elle fait du bien à notre pays.

    Sortons des défiances, des postures, des caricatures.

    Et c’est pourquoi je salue nos entreprises, nos PME-PMI, nos artisans, nos agriculteurs, nos commerçants qui travaillent dur, qui aiment leur métier et qui considèrent que le travail est une valeur.

    Soutenir les entreprises, c’est soutenir l’emploi, l’investissement, les exportations.

    Alors oui, nous agirons pour encourager les entreprises, pour soutenir la recherche et l’innovation, améliorer le fonctionnement du marché du travail, alléger les coûts, simplifier les procédures et favoriser le dialogue social à tous les niveaux. Avec exigence, car les entreprises ont des responsabilités vis-à-vis de leurs cadres, leurs employés, leurs ouvriers. Ce sont eux qui font leur richesse.

    L’idée du Pacte de responsabilité et de solidarité est simple : chacun doit s’engager pour l’emploi. C’est une initiative novatrice dans un pays comme le nôtre. Notre pays doit apprendre à oser ces compromis positifs et créatifs. Les divergences d’intérêt existent, il ne s’agit pas de les effacer mais de les dépasser, pour l’intérêt général. C’est ça la modernité !

    Il faut maintenant donner corps à ce Pacte.

    Le Président de la République avait indiqué, le 14 janvier, que le Gouvernement engagerait sa responsabilité sur ce Pacte. C’est donc ce que je fais aujourd’hui devant vous. Comment imaginer d’ailleurs une déclaration de politique générale si elle n’abordait pas ces sujets ?

    Mais il y aura d’autres débats et d’autres votes. Fin avril, l’Assemblée nationale sera saisie du programme de stabilité et de la trajectoire des finances publiques. Au début de l’été, un projet de loi de finances rectificative traduira les économies nouvelles que nous aurons proposées. Et il y aura évidemment le rendez-vous crucial de la loi de finances initiale. Ces débats ces votes qui traduiront notamment la mise en œuvre du pacte de responsabilité et de solidarité permettront aux parlementaires d’être des acteurs à part entière de son contenu.

    Rien ne peut se faire sans le Parlement. Je crois qu’il est responsable et transparent, de vous présenter, à vous députés, et aux Français, dès ce premier discours devant le Parlement, les orientations du Pacte de responsabilité et de solidarité.

    Une négociation entre partenaires sociaux a fixé des engagements pour l’emploi.

    Le moment de la décision est venu.

    D’abord, il y a le coût du travail.

    Il doit baisser. C’est un des leviers de la compétitivité – pas le seul – mais il pèse lourd.

    Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait engagé le mouvement avec la création du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi qui doit atteindre 12 milliards cette année et 20 milliards l’année prochaine. Nous porterons les allégements du coût du travail à 30 milliards d’ici 2016.

    Comment ? Je refuse d’opposer l’effort pour les emplois les moins qualifiés – dont nous avons besoin – et celui pour les emplois qualifiés qui font notre compétitivité – notamment dans l’industrie. L’un répond à l’urgence de créer des emplois, l’autre à la nécessité d’exporter. Nous ferons donc les deux.

    Au niveau du SMIC, les cotisations patronales à l’URSSAF seront entièrement supprimées au 1er janvier 2015.

    Zéro charges pour l’employeur d’un salarié payé au SMIC

    Voilà une vraie révolution.

    Le barème des allégements existants entre le SMIC et 1,6 fois le SMIC sera modifié en conséquence. Nous y consacrerons 4,5 milliards d’euros.

    Pour les salaires jusqu’à 3 fois et demi le SMIC, c’est-à-dire plus de 90% des salariés, les cotisations Famille seront abaissées de 1,8 point au 1er janvier 2016. Cela représente un allégement supplémentaire de près de 4,5 milliards d’euros. Cela ne pénalisera en rien le financement de la politique familiale, qui se verra affecter d’autres recettes pérennes.

    Les travailleurs indépendants et artisans qui représentent des gisements de créations d’emplois, bénéficieront d’une baisse de plus de trois points de leurs cotisations famille dès 2015 (soit 1 milliard d’euros).

    Voilà l’effort de l’Etat. Il est à la hauteur de l’enjeu. 30 milliards de baisse du coût du travail, l’équivalent des cotisations famille comme l’avait dit le Président de la République, le 14 janvier dernier.

    Pour relever l’investissement, le gouvernement agira aussi par la fiscalité.

    D’abord, en réduisant les impôts de production, comme la « C3S » - contribution sociale de solidarité des sociétés – payée par 300 000 entreprises. Elle sera entièrement supprimée en trois ans. Cela représente environ 6 milliards d’euros de marges supplémentaires, dont 1 milliard dès 2015.

    Concernant l’impôt sur le résultat des sociétés, la « surtaxe » instaurée sous la mandature précédente sera supprimée en 2016. Le taux normal de cet impôt sera par ailleurs abaissé à 28% en 2020, avec une première étape intermédiaire en 2017.

    Pour simplifier notre système fiscal, plusieurs dizaines de petites taxes complexes et de faible rendement seront enfin supprimées.

    L’Etat a pris ses responsabilités. Aux employeurs de tenir leurs engagements. Ils ont été précisés dans l’accord passé entre les partenaires sociaux, le 5 mars dernier. Cet accord fixe deux grands objectifs :

    La création d’emplois, en particulier pour les jeunes et les seniors.

    La qualité de l’emploi, la formation des salariés, l’amélioration et la reconnaissance des qualifications.

    Autour de ces objectifs, les négociations doivent s’engager, dans les prochaines semaines, dans chaque branche professionnelle.

    La grande conférence sociale qui se réunira à l’été permettra de mesurer ensemble la dynamique ainsi créée.

    Le Pacte est aussi un Pacte de solidarité, il doit améliorer le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes.

    Le meilleur moyen c’est d’agir sur les cotisations salariales pour augmenter le salaire net, celui que l’on touche à la fin du mois. Dès le 1er janvier 2015, elles seront diminuées pour les salaires au niveau du SMIC pour procurer 500 euros par an de salaire net supplémentaire. C’est presque la moitié d’un 13e mois pour un salarié payé au SMIC. Ce gain sera dégressif entre le SMIC et 1,3 fois le SMIC. Par ailleurs, mon gouvernement proposera d’alléger la fiscalité pesant sur les ménages modestes, en particulier ceux qui sont entrés dans le champ de l’impôt sur le revenu ces dernières années alors même que leur situation ne s’était pas améliorée.

    L’ensemble de ces mesures en faveur des ménages modestes représentera 5 milliards d’euros à l’horizon 2017.

    Mesdames, messieurs les députés,

    La croissance, c’est aussi l’économie verte.

    La transition énergétique sera l’une de mes priorités. C’est une formidable opportunité économique.

    Concrètement, la transition énergétique réduit notre déficit commercial et renforce notre souveraineté. Elle redonne du pouvoir d’achat grâce aux économies liées à la rénovation énergétique des logements et aux véhicules qui consomment peu. Elle encourage des secteurs extrêmement porteurs en termes d’emplois. Je pense en particulier au bâtiment.

    Mais il y aussi la nécessité écologique.

    Le climat est probablement le domaine où le besoin de régulation se fait le plus pressant. La France accueillera à Paris, fin 2015, la grande conférence sur le climat. Il s’agit là d’un enjeu planétaire majeur, auquel nous répondrons en nous dotant d’une véritable « stratégie bas carbone » qui sera présentée par le gouvernement au Parlement.

    L’objectif est de réduire de 30% notre consommation d’énergie fossile d’ici 2030 et de 40% nos émissions de gaz à effet de serre à la même échéance. L’engagement du Président de la République de passer à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025, sera tenu. Il sera inscrit dans la loi sur la transition énergétique soumise au conseil des ministres avant l’été. Cette loi sera le texte fondateur de notre nouvelle politique énergétique.

    Mesdames et messieurs les députés,

    Notre redressement passera aussi par notre indépendance financière.

    La dette publique est notre responsabilité collective.

    Là encore, il faut dire la vérité. La dette, Lionel Jospin l’avait stabilisée à un peu plus de 50% du PIB en 2002. En 2007, lorsque Jacques Chirac quitte l’Elysée, elle représentait 65 % des richesses que nous produisions chaque année. Cinq ans plus tard, à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, elle avait explosé, et atteignait 90% de la production nationale. Aujourd’hui, elle représente 30.000 euros pour chaque Français. Cette situation nous oblige, tous.

    Les gouvernements successifs ont choisi de redresser nos comptes en privilégiant les augmentations répétées des prélèvements. C’est particulièrement vrai depuis 2010. La précédente majorité y a pris sa part (30 milliards ) autant que l’actuelle. Ces hausses n’ont pas épargné les classes moyennes. Il faut en finir avec l’inventivité fiscale qui génère une véritable angoisse chez nos concitoyens.

    En 2012, nous avons trouvé une dette qui s’était envolée, et un déficit des comptes publics de 5,2% du PIB. Nous l’avons déjà ramené à 4,3% fin 2013. Et nous allons poursuivre ce redressement tout au long du quinquennat.

    Je vous propose un changement de rythme pour éviter tout recours à l’impôt et financer le redressement de notre économie : 50 milliards d’euros d’économies sur trois ans de 2015 à 2017. L’effort sera partagé par tous. L’Etat et ses agences en prendront la plus grande part, 19 milliards d’euros. 10 milliards proviendront de l’assurance maladie et 10 milliards supplémentaires des collectivités locales. Le reste viendra d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations.

    Mais je ne veux pas casser la croissance, sinon nos déficits ne diminueront pas et le chômage ne sera pas réduit. Bien sûr, il faut redresser nos comptes publics mais sans casser notre modèle social et nos services publics, sinon les Français ne l’accepteraient pas.

    Je suis pour le respect de nos engagements, pour le sérieux budgétaire, pas pour l’austérité !

    Ce nécessaire équilibre, nous allons, à nouveau, l’expliquer à nos partenaires européens. La reprise économique est là, mais elle est fragile. Nous devons l’entretenir comme un feu naissant, l’accompagner.

    Et les efforts que nous faisons sur la réduction de nos déficits, sur nos réformes structurelles, sur la compétitivité des entreprises, sur le coût du travail, ne doivent pas être balayés par un niveau trop élevé de l’euro. Il est aujourd’hui 10% plus cher qu’à l’été 2012 ; ce qui évidemment pèse sur nos exportations.

    La Banque Centrale Européenne mène une politique monétaire moins expansionniste que ses consœurs américaine, anglaise ou japonaise. Et c’est dans la zone euro que la reprise économique est la moins vigoureuse. Ce sujet, qui va d’ailleurs être au cœur des prochaines élections européennes, je veux l’aborder très directement. Car il appartient à l’Europe d’apporter des réponses concrètes aux attentes des peuples. Ce qui est essentiel, c’est de remettre l’Union Européenne sur le chemin de la croissance au travers de politiques de grands investissements, des politiques pour l’emploi, notamment tournées vers la jeunesse. Sinon, tous les efforts de réduction des déficits seront vains. Et je ne veux pas que cette magnifique aventure qui a uni notre continent perdre son éclat et finalement sa logique. Je reste convaincu que la France ne peut pas se passer de l’Europe et que l’Europe ne peut pas se passer de la France. Et je suis très attaché à la solidité du couple franco-allemand.

    Notre indépendance financière passe aussi par des réformes de structures. La France est prête à ces réformes et notamment celle du "millefeuille territorial".

    Je propose quatre changements majeurs susceptibles de dépasser les clivages partisans :

    Le premier concerne nos régions. Il s’inspire du rapport des Sénateurs Yves Krattinger et Jean-Pierre Raffarin. Nos régions doivent disposer d’une taille critique. Ainsi elles auront tous les leviers, toutes les compétences, pour accompagner la croissance des entreprises et encourager les initiatives locales. Je propose de réduire de moitié le nombre de régions dans l’hexagone.

    Sur la méthode, il s’agit de faire confiance à l’intelligence des élus. Les régions pourront donc proposer de fusionner par délibérations concordantes. En l’absence de propositions, après les élections départementales et régionales de mars 2015, le gouvernement proposera par la loi une nouvelle carte des régions. Elle sera établie pour le 1er janvier 2017.

    Mon deuxième objectif, c’est l’intercommunalité. Une nouvelle carte intercommunale, fondée sur les bassins de vie entrera en vigueur au 1er janvier 2018.

    Mon troisième objectif, c’est la clarification des compétences. C’est pourquoi je proposerai la suppression de la clause de compétence générale. Ainsi, les compétences des régions et des départements seront spécifiques et exclusives.

    Enfin, mon dernier objectif est d’engager le débat sur l’avenir des conseils départementaux. Je vous propose leur suppression à l’horizon 2021. Je mesure l’ampleur de ce changement. Il nous faudra notamment répondre au sentiment d’abandon qui existe dans nos départements et territoires ruraux. Ce changement donnera lieu à un profond débat dans le pays qui associera les élus et les citoyens. Mais il est désormais temps de passer des intentions aux actes.

    Pour ce qui concerne l’Etat, sa présence sur l’ensemble du territoire est indispensable. Le maillage territorial des préfectures, des sous-préfectures, ne sera pas remis en cause, mais il faudra l’adapter progressivement à la nouvelle donne territoriale. C’est la garantie d’un égal accès de tous les citoyens aux services publics. Je veux d’ailleurs rendre hommage à l’ensemble de ces agents, qui sont le visage du service public.

    Mesdames, messieurs les députés,

    Redresser la France, c’est la redresser dans la justice.

    La France sera forte, si elle est juste.

    Notre nation est singulière : elle ne peut pas concevoir la force sans la Justice. L’un de nos grands génies, Blaise Pascal, l’a formulé de façon lumineuse : « la justice sans la force est impuissante. La force sans la justice est tyrannique ». Nous ferons tout pour que notre pays soit fort et juste.

    Le gouvernement que je conduis accompagnera les Français les plus modestes. Là encore, aucune dispersion. Le Président de la République a indiqué le cap. Il faut aller à l’essentiel : l’école et le logement. Ces sujets sont vastes. Je n’évoquerai donc que les points essentiels.

    Investir dans l’école de la République, dans ses enseignants, et pour ses élèves, c’est réinvestir la République de sa mission première : chaque enfant, peu importe son milieu social, doit bénéficier des mêmes opportunités.

    Depuis deux ans, nous avons engagé une refondation de l’école : réforme des métiers, rétablissement de la formation des maîtres, lutte contre l’échec scolaire, priorité donnée au primaire, relance de la scolarisation des moins de trois ans.

    Le redressement de l’école doit être poursuivi.

    L’aménagement des rythmes scolaires est une bonne réforme car avec elle beaucoup plus d’enfants ont accès à des activités périscolaires, sportives, culturelles très complémentaires de l’éducation donnée par les enseignants. 93% des communes s’y sont déjà engagées. Cependant, j’ai entendu les remarques de bonne foi venant des élus. Ainsi, le cadre réglementaire sera assoupli après les concertations nécessaires avec les enseignants, les parents et les élus.

    Ce qui doit compter et nous rassembler, c’est la réussite des élèves, partout en France.

    Deuxième priorité : le logement.

    Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de relancer la construction là où les besoins existent.

    Pour produire davantage de logements, moins chers, plus vite, il faut simplifier. 50 mesures de simplification de règles et de normes existantes seront prises sans transiger sur la qualité et la performance. Les arrêtés seront publiés avant l’été.

    Le logement pour tous est une mission qu’il nous faut mener ensemble, Etat, collectivités territoriales, de droite comme de gauche, entreprises, bailleurs sociaux et privés.

    Mesdames et messieurs les députés,

    La réalité je l’ai décrite. Elle atteint le moral des Français. Car ce qu’il manque dans leurs yeux, c’est la confiance en eux-mêmes. La confiance est la clef de tout. Je veux la donner à travers vous. Mais je viens aussi la chercher en vous.

    Et je veux dire aux Français qu’ils doivent se regarder avec lucidité mais aussi fierté.

    Notre pays a de la grandeur.

    Cette grandeur n’est pas une nostalgie, c’est l’ambition qui nous anime de génération en génération. Car la France a tant d’atouts. Nos services publics, nos infrastructures, nos grandes entreprises, la beauté de nos paysages et de nos villages. Il y aussi notre agriculture, notre ruralité à la fois notre patrimoine et notre modernité. Il y a aussi l’immensité de notre espace maritime. Et les Outre-mer ont un rôle primordial – sur les 5 continents – pour notre présence dans le monde. Tout comme l’ensemble de nos compatriotes qui sont établis et travaillent à l’étranger.

    Notre pays a une culture magnifique. La Francophonie, c’est plus de 200 millions de personnes, dans 75 pays, sur l’ensemble des continents.

    La France, c’est la cinquième puissance mondiale. Son message est entendu, sa voix est respectée. Son drapeau parle directement au cœur des peuples opprimés.

    Notre pays a du génie, dans l’innovation, la création. Je pense à notre 7e Art ou à notre musique qui sont capables de conquérir le monde. Je pense également à nos médecins, à nos chercheurs, à nos scientifiques, à nos prix Nobel.

    Et puis, notre pays a le plus bel atout qui soit : la République et ses principes de tolérance, de solidarité, de respect et de progrès. La République, c’est avant tout les mêmes droits et les mêmes devoirs pour tous les citoyens. La République, c’est la sécurité. La République, c’est la laïcité. C’est l’essence de notre nation, sa sève, sa flamme. La France, c’est aussi un pays de liberté. Cette majorité l’a montré en ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Mais je souhaite l’apaisement, et c’est la volonté du Président de la République. Et c’est aussi cela la gauche ! La gauche est fidèle à elle-même et à ses valeurs quand elle sait s’adresser à tous et rassembler.

    Dans un pays traversé par les fractures, les rumeurs, notamment sur cette soi-disant théorie du genre à l’école, tous les républicains doivent savoir s’écouter, se retrouver et éviter les surenchères dont les extrémismes sont les seuls vainqueurs.

    Je pense à la réforme pénale, dont le but, je le rappelle, est de lutter contre la récidive.

    Je pense à la famille, sujet sur lequel nous devons continuer à légiférer dans le seul intérêt de l’enfant.

    Je pense à la politique d’immigration et d’asile : deux projets de loi vous seront bientôt soumis. Je pense aussi à la fin de vie pour laquelle un consensus peut être trouvé dans le prolongement de la loi Leonetti.

    Il faut croire en nous-mêmes et en notre jeunesse.

    C’est la grande priorité établie par la Président de la République. Notre jeunesse, toute notre jeunesse, celle notamment de nos quartiers populaires, victime trop fréquemment, je le sais, des discriminations. Souvent ces jeunes voudraient, mieux encore, aimer la France et être aimés d’elle. Je veux aussi dire à ces talents qui pensent que la France ne leur fait pas de place, que la France a besoin d’eux.

    Soyons fiers d’être Français !

    La France c’est un pays qui a toujours vu plus loin que lui. La France, c’est un pays qui porte son regard au-delà de lui-même. Et moi, je me battrai pour qu’il continue à voir plus grand. Car c’est cela être Français.

    La France, c’est cette envie de croire que l’on peut pour soi et pour le reste du monde. La France ce n’est pas le nationalisme obscur, c’est la lumière de l’universel. La France, oui, c’est l’arrogance de croire que ce que l’on fait ici vaut pour le reste du monde. Cette fameuse « arrogance française » que nos voisins nous prêtent souvent, c’est en fait cette immense générosité d’un pays qui souhaite se dépasser lui-même.

    La France a cette même grandeur qu’elle avait dans mon regard d’enfant, la grandeur de Valmy, celle de 1848, la grandeur de Jaurès, de Clemenceau, de De Gaulle, la grandeur du maquis. C’est pourquoi j’ai voulu devenir Français.

    Voilà ce que nous sommes et ce que nous devons rester. Ne rétrécissons pas la France, ne rétrécissons pas ses rêves. Et je vous demande le cœur battant pour la France de m’accorder votre confiance.

    Pour qu’ensemble, cette confiance, nous la rendions aux Français !