• Accrédités de Kingakati-Château Rouge-Barbès: "La guerre de tous contre tous" ?

    Accrédités de Kingakati-Château Rouge-Barbès: "La guerre de tous contre tous" ?

    Invisibles, sans adresse fixe connue, ils sont des fantômas ! Les accrédités de Kingakati-Château Rouge-Barbès sont des situationnistes, obscurantistes et zombies du net qui tapissent l'internet pour défendre le régime odieux, glouton en assassinat, sanguinaire, anti-peuple et autocratique d'alias Joseph Kabila. A Paris, c'est à visage découvert que Freddy Mulongo-Réveil FM International et Roger Bongos-Afrique Rédaction que nous nous exprimons librement bravant la terreur qui sévit actuellement au Congo-démocratique dans le chef des journalistes congolais dont la majorité est transformé en thuriféraires et coupagistes du régime.

    Février 2011, Freddy Mulongo-Réveil FM International et Roger Bongos-Afrique Rédaction au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (Cape), le lendemain de l'agression de Roger Bongos par les barbouzes de Myra Ndjoku. Photos Réveil FM International, archives

    Depuis 1999 sur la bande FM 105.4 Mhz à Kinshasa et depuis mars 2007 sur le net notre ligne éditoriale est la même: "Défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse". Il est bizarre de constater que ceux à qui nous avions librement donné la parole pour qu'ils s'expriment sur ce principe inaliénable de la "Liberté d'expression" aient le toupet et culot de nous dire que nous n'avions pas le droit d'interviewé Vital Kamerhe, président de l'UNC. Peut-être ont-ils cru que c'est pour leurs beaux yeux, leur intelligence, qu'on les avaient donné la libre parole dans nos médias, pas d'autres. Même un expulsé de Sarkozy, incapable d'acheter un café à 1,20 euro à quelqu'un s'est mis à supputer que nous avions reçu des millions pour faire l'interview. Pauvre type ! Le plus déconcertant est que ceux qui connaissent notre passion, notre dévouement pour notre métier, notre conscience professionnelle et probité ont pu garder silence. Des vrais lâches. "C'est par lâcheté qu'on perd ses amis, et pour les avoir perdus, on devient encore plus lâche" déclarait Jean Rostand. La presse a la mémoire, les journalistes ne sont pas des amnésiques.

    Roger Bongos à Bercy. Photo Réveil FM International

    Roger Bongos lors de l'exposition "Femmes Résistances" au Sénat. Photo Réveil FM International

    Pour rappel: Le jour où notre confrère et frère Roger Bongos a été lâchement agressé par les barbouzes de Myra Ndjoku à la gare. Le premier média a réagir et à manifester sa solidarité fut Réveil FM International avant que Reporters Sans Frontières ne s'en mêle. Dans un article du mercredi 23 février 2011 intitulé:Face aux Kabileries et barbouzeries contre des journalistes Congolais, défendre la liberté d'expression, la liberté de presse ! Nous écrivions: A Paris, ville des lumières et capitale du pays des droits de l'homme, le dimanche 13 février 2011, notre confrère Roger Bongos a été sauvagement agressé à la Gare du Nord lors de la venue en catimini de Olive Lembe Disita Kabila, first lady du Congo dit "démocratique". Le Thalys était arrivé vers 14h45, Roger Bongos avec son réflexe journalistique, caméra aux bras s'était mis à filmer, les barbouzes qui accompagnaient Olive Lembe Disita Kabila, plus les "Tontons Macoutes" de Myra Ndjoku, ont plaqué Roger Bongos par terre, essayant de le traîner sur les rails, lui broyant les doigts pour qu'il relâche sa caméra. Dans cette agression gratuite en plein période d'opération "Vigipirate", notre confrère à protéger sa tête pour ne pas tomber dans le quai mais aussi la caméra. Roger Bongos a pu s'en sortir parce qu'il est un colosse, un vrai malabar, s'il était chétif sans doute qu'il y restait. C'est un "Gaulois" qui est venu à rescousse de notre confrère menaçant "Les barbouzes et Tontons Macoutes" avec cette phrase: "ça suffit maintenant, vous n'êtes pas dans une République bananière. Le journaliste a droit de faire son travail". Roger Bongos est le troisième journaliste de la République démocratique du Congo a être agressé gratuitement par les sbires du régime dictatorial totalitaire de Kinshasa. Les Kabileries riment avec barbouzeries.. Cette vidéo est un testament incontestable de l'engagement de notre confrère Roger Bongos.


    OLIVE KABILA A LA GARE DU NORD VENUE EN CATIMINI par afriqueredaction

    Sans ambages, nous avions mené une guerre médiatique au fameux ambassadeur plénipotentiaire Myra Ndjoku qui se comportait en barbouze à Paris. Il est décédé sans avoir réussi à accomplir sa mission de déstabilisation de la résistance congolaise en France.

    Samedi 28 février 2012, Freddy Mulongo et Manuel Valls, Premier ministre à l'époque Directeur chargé de communication lors de la campagne de François Hollande, au Zénith de Limoges. Photo Réveil FM International, archives

    Embrouilleurs, les accrédité de Kingakati-Château Rouge-Barbès sont des joséphistes turiféraires du régime de Kinshasa, ils sont des infiltrés dans la diaspora congolaise "Tokokundola bango nyonso". Les accrédité de Kingakati-Château Rouge-Barbès vivent sous l'eau "Na se ya mayi" dans les eaux profondes. Ils vivent cacher et ne sortent des eaux non pour prendre un bol d'air, de l'oxygène, non pour respirer l'air frais mais pour faire diversion, invente des allégations, fabrique des ragots, rumeurs et surtout torpiller le travail qui est fait par les Congolais dans la résistance.

    Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, Freddy Mulongo avant le voyage officiel du Premier ministre au Canada. Photos Réveil FM International, archives

    La France est une grande nation, cinquième puissance mondiale, elle a beaucoup d'atouts. En France, on compte plus de 36 000 journalistes parmi eux une poignée des Congolais connus et reconnus. Nous ne sommes très nombreux à travailler avec les institutions françaises, mais ceux qui sont accrédités font du bon travail, leur indépendance d'esprit et professionnalisme sont reconnus. Il est vraiment aberrant que l'expulsé de Nicolas Sarkozy, ses fanatiques veuillent "moutonner" les journalistes de la diaspora congolaise. Alors que la liberté d'expression est fondamentale au pays de Voltaire, des écervelés croient qu'ils peuvent piétiner le droit des journalistes d'exercer librement leur métier sans retour de la manivelle ? Pourquoi un journaliste congolais n'a pas le droit d'interviewer qui il veut ? Qui a donc érigé cette censure au sein de la communauté congolaise ? Ceux qui se font appeler pompeusement "Excellence", sans ricaner, alors qu'ils n'ont aucun pouvoir et s'autorisent à vilipender les journalistes congolais qui font "En toute liberté" leur travail, que ne feront-ils pas si par malheur ils arrivaient au pouvoir ? Les journalistes seront muselés, bâillonnés voire assassinés comme avec le régime actuel de Kinshasa que nous dénonçons et déplorons. Pas question de se laisser faire, ni de se laisser piétiner par ceux là mêmes qui par leur autocratisme et gestion alambiquée du Congo ont contribué à la descente aux enfers du pays de Simon Kimbangu, et depuis des lustres qu'ils parlent de la libération, une vraie arlésienne qu'on ne voit rien venir !

    Freddy Mulongo dans l'avion de la République française. Photo Réveil FM International, archives

    Hélène Hug, journaliste politique de France 2 et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International, archives

    Freddy Mulongo et l'équipage de l'avion de la République française. Photo Réveil FM International,archives

     

    Que les politicailleurs fassent leur boulot ! Ne pas être d'accord avec des journalistes, c'est tout à fait normal. Mais tenter de "Moutonner" les journalistes de la diaspora congolaise est une grave erreur aux conséquences incalculables. Se substituer aux journalistes avec ses radios "Machettes-Mille collines" patriotiques qui inoculent le venin de la haine et xénophobie dans la communauté au lieu de fédérer les congolais de tous les horizons, est un manque de maturité politique. Rassembler, fédérer... les fils et filles ressortissants d'un pays est une mission noble. Monter les Congolais les uns contre les autres, clivés les Congolais, réveiller l'ethno-tribalisme alors que les congolais ont besoin des autres pour un destin commun, en mettant en veilleuse ce qui divise, en mettant en exergue ce qui fait avancer, ce noble mission n'est pas donné à tous, mais doit être rechercher par tous.

    Les journalistes congolais défenseurs de la vérité que les écervelés accusent d'avoir l'esprit tordu doivent se consoler :"Dieu écrit droit avec des bâtons tordus" me disait un jour André Dumas, théologien protestant Français (1918-1996). Vaste consolation ! Les invisibles fantômas accrédités de Kingakati -Château Rouge-Barbès n'ont qu'à bien se tenir.

  • "Allô, c'est Jean-Claude Muyambo, je suis à Kikwit" ! Fieffé menteur le fameux "Ami des animaux-440ha" se cache à Lubumbashi !

    "Allô, c'est Jean-Claude Muyambo, je suis à Kikwit" ! Fieffé menteur le fameux "Ami des animaux-440ha" se cache à Lubumbashi !

    Le pot aux roses vient d'être découvert ! L'épouse du cabotin Jean-Claude Muyambo est juge présidente au parquet de Lubumbashi. C'est cette complicité qui explique la spoliation à grand échelle de celui qui s'est autoproclamé avocat et n'a jamais gagné aucun procès. C'est "Jojo" qui fait disparaître des plaintes et documents contre son spoliateur de mari au parquet. Une vraie mafia: Jean-Claude Muyambo spolie, "Jojo" la protège !

    Jean-Claude Muyambo "Joe Dalton"

    Depuis le décès le 12 juin dernier de Papa Paul Mujinga Kalala pour kidnapping, maltraitance et emprisonnement à la prison de Kassapa par le cabotin-spoliateur Jean-Claude Muyambo, papa Paul Mujinga Kalala qui repose désormais au cimetière de Kasungami côté commune Katuba à Lubumbashi, laissant dans la détresse, une veuve Mama Jeanne Kalume Kasongo et treize enfants. Papa Paul Mujinga Kalala n'était pas propriétaire mais gardien de la parcelle de Mama Théthé spoliée par Jean-Claude Muyambo. Coup de théâtre pour se soustraire des convocations de la justice, en bon fieffé menteur, Jean-Claude Muyambo se cache dans son "Muyambo Park" 440 ha mais répond au téléphone qu'il est à "Kikwit" dans la province du Bandundu. Et lorsqu'on se rabat sur les téléphones de ses avocats: Maître Akim: 00243813238370 et Michel: 00243818084292,c'est la même chanson. Un spoliateur est comme pyromane, il est pagailleur par nature, il fout la pagaille. Jean-Claude Muyambo dans sa spoliation effrénée à Lubumbashi a déjà un mort dans sa conscience.

     

    Jean-Claude Muyambo "Joe Dalton"

    Il se croit tout permis à Lubumbashi dans le Katanga. Fieffé menteur, Jean-Claude Muyambo, spoliateur

    Signalons que le 4 février 2014, Papa Paul Mujinga Kalala n'était pas kidnappé seul. Il y a aussi Papa Gaby Kynugu Mukalay victime du kidnapping de Jean-Claude Muyambo. C'est sous la torture qu'on a arraché la signature à Papa Gaby Kyungu Mukalay afin que Jean-Claude Muyambo en devienne propriétaire. D'ailleurs à la mort de Papa Paul Mujinga Kalala à la prison de Kasapa, pour faire diversion Papa Gaby Kyungu Mukalay a été déplacé de la cellule 11 à celle du N°1. C'est "Jojo" la juge présidente et épouse de Jean-Claude Muyambo a fait des pressions sur le directeur de la prison de Kasapa, Monsieur Justin Kasuku.

    Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba, la "Jeanne d'Arc" de la dynastie Mulongo

    C'est une femme qui fait peur à Jean-Claude Muyambo. Le terroriste est terrorisé, il vit caché à Lubumbashi mais répond à son téléphone qu'il est à Kikwit.

    De manière décomplexée, avec beaucoup de détermination mais surtout en s'inspirant de son père David Mulongo Wakumu Nwa na Leza Diwi dia Ntambo, premier intellectuel, évolué à l'époque coloniale et administrateur de territoire à Malemba-Nkulu dans le Nord Katanga, que Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba tient tête à l'un des mafieux de la province: Jean-Claude Muyambo. Homme de paix qui n'a jamais cherché noise à personne, pasteur méthodiste, David Mulongo Wa Kumwa Na Leza Diwi Dia Ntambo aura été toute sa vie un homme pacifique.

    Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba, est la fille cadette du pasteur. Comme toutes les filles cadettes, elle a été aimée, choyée et gâtée par ses parents. Elle n'a jamais manqué de rien. Peut-elle être impressionnée par un arriviste, opportuniste et situationniste comme le fameux cabotin Jean-Claude Muyambo ? Non.

    Elle a organisé un collectif des victimes de Jean-Claude Muyambo, elle a porté plainte en bonne et due forme, avec des victimes, elle a mobilisé les Ong des droits de l'homme, elle vient avec les victimes d'écrire une lettre ouverte à Jean-Claude Muyambo ! A Paris et Bruxelles, ses avocats peaufinent les dossiers.

    Nous apprenons que le Général Mbala occupe abusivement une maison spoliée au Quartier Joli City. C'est Jean-Claude Muyambo qui l'a placé dans une maison d'autrui afin de semer la pagaille dans le quartier avec ses soudards.
  • Le Front Civil de Résistance Populaire, deux ans déjà !

    Le Front Civil de Résistance Populaire, deux ans déjà !

    Paul Kahumbu Ntumba, membre du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Photo Réveil FM International, archives

    Pour mieux agir il faut se structurer. Les "Lions" de la résistance qui ont combattu le régime du dictateur Mobutu qui l'ont mis KO et qui savent que le régime actuel d'usurpation qui règne par défi actuel des Mammouths joséphistes n'est qu'n régime de la grenouille qui veut être aussi grosse que le bœuf ! Le Directoire du Front Civil de Résistance Populaire a célébré ses deux ans d'existence à Lausanne, le 30 juin dernier, dans la sérénité: "une veillé d'arme, sans tambours ni trompettes pour constater le chemin parcouru". Comme on dit:"Bakendaka bokila na batu ya Makelele té", "On ne va jamais à la chasse avec des bruiteurs". A l'issue de leur réunion à huis clos Paul Kahumbu membre du Directoire a fait la déclaration suivante au nom du Front Civil de Résistance Populaire:

    Avant de se rendre à Lausanne pour la veillée d'arme du Front Civil de Résistance Populaire, Jean-Kalama Ilunga, membre du Directoire avait répondu à nos questions au Centre George Pompidou Beaubourg à Paris. L'ancien conseil culturel de M'zée Laurent Désiré Kabila demeure égal à lui-même. Il n'a pas changé d'un seul iota ses convictions à l'égard du régime qui sévit à Kinshasa. Pour s'en convaincre il s'appui sur l'histoire que lui a connu, à la quelle il a participé: "Le Maréchal Mobutu était tout puissant, accueilli en grande pompe dans les capitales occidentales, craint par d'autres chefs d'Etat mais il a été renversé, sa fuite demeure historique...Le régime actuel qui a assassiné et trahi les idéaux de M'zée Laurent Désiré Kabila ne vaut rien, il est trop léger et ne pèse même pas sur l'échiquier national et international. Il se maintient par défi et terreur".

    Jean-Kalama Ilunga. Photo Réveil FM International

    Réveil FM International avait couvert la première veillée d'arme à Lausanne. Rétrospective:

    Veillée d'armes avec Simon Kimbangu et Patrice Lumumba à Lausanne

    Par Freddy Mulongo, jeudi 7 juillet 2011 Radio Réveil FM International

    Des Congolais de la Suisse ont organisé le 2 juillet 2011 de 15h-22h30 au Pôle Sud à Lausanne, une veillée d'armes de réarmement moral avec deux figures de prou de la résistance congolaise, deux personnalités importantes du Congo: Simon Kimbangu et Patrice Emery Lumumba dont les discours et les actes pour la libération du Congo ont été passées au peigne fin, pour briser les chaînes de l'esclavage actuelles des apparatchiks josephistes, prédateurs de richesses du Congo. Le maître d'oeuvre de cette veillée d'arme pacifique: Paul Kahumbu Ntumba. L'ancien président de l'Udps Suisse, entré depuis en résistance contre l'occupation du Congo n'est allé par quatre chemins: "Nous ne sommes pas pour faire des jérémiades sur notre pays, le constat est connu. Nous sommes là pour réflechir, pourquoi nous nous sommes laissés faire ? Comment avons-nous accepter que des marchands du temple puissent entrer dans notre maison commune ? Et comment faire pour bouter dehors de notre pays des prédateurs vampirisants assoiffés de sang de congolais et de surcroît pillards de nos richesses ?" Les orateurs ont été à la hauteur: M'zée Pierre Yambuya, l'honoraire Directeur Général de la DGM a rappelé son passé de maquisards avec des vieux résistants depuis 1960 au lendemain de notre "indépendance". Il a signifié que la résistance congolaise doit se donner des vrais objectifs et des moyens pour des actions concrètes. Le Dr. Fweley Diangituka est allé dans le même sens, interpellant de vive voix les Congolais sur leur passivité face aux dérives dictatoriales du pouvoir de Kinshasa.

    Patrice Emery Lumumba, l’un des pères de l’indépendance de la République Démocratique du Congo fut assassiné et inhumé dans une même fosse commune avec ses amis Mpolo et Okito à Shilatembo au Katanga. Photo Réveil FM International, archives

    Les Congolais sont chosifiés, paupérisés à volonté par une bande de mafieux qui ont été chassés mais qui sont revenu avec les méthodes et les mêmes erreurs. C'est la même classe politique constitué des mammouths et dinosaures saupoudré de quelques Kadogos, Nitendoïstes, arrivistes, parvenus et opportunistes qui règne au Congo. Ni Tata Simon Kimbangu, ni Patrice Emery Lumumba n'ont pris des armes pour gagner les coloniaux. Leur force mental, convictions politiques libératrices et incorruptibilité étaient déterminants face aux forces maléfiques des coloniaux dont la tactique était simple : diviser pour mieux régner par la corruption. Si Tata Simon Kimbangu était corruptible, il n'aurait pas été le plus long prisonnier de la terre africaine, 30 ans de prison alors que Nelson Mandela n'en a fait que 27. Si Patrice Emery Lumumba n'aimait pas le Congo, n'avait pas une vision unitaire de ce pays, était corruptible comme d'autres congolais qui l'ont trahi, il serait resté longtemps au pouvoir. Dans le premier gouvernement de Mobutu, après son coup d'Etat de novembre 1965, on retrouvait les mêmes pseudo-lumumbistes qui l'avaient trahi. Le tout-puissant Mobutu Sese Seko n'a jamais pensé qu'il quitterait le pouvoir par la petite porte en fuyant le Congo. Devenu dictateur et autoproclamé Maréchal, l'ogre de Kawele qui avait un palais à Savigny, n'y mettait plus les pieds tellement des Congolais de la Suisse s'étaient dressés comme un seul homme face à sa dictature. Même la Suisse oú il avait un palais s'était permis de lui refuser le visa. L'homme qui avait pillè le Congo, dont la toque de léopard équivalait à la dette extérieur de la République démocratique du Congo ex-Zaïre, est mort au Maroc dans un anonymat complet, enterré par 14 personnes. Joseph Kabila avec sa dictature totalitaire et sa mains mise sur toutes les institutions du Congo, est sur les traces de Mobtu Sese Seko. Les fronts de Congolais de la Suisse sont dressés contre la dictature de Jo Ka et ses Joséphistes-Mobutistes qui ont fait du Congo, un Non-Etat.

    Samedi 2 juillet 2011, Freddy Mulongo et Paul Kahumbu Ntumba, architecte de la veillée d'armes, au Pôle Sud à Lausanne. Photo Réveil FM International, archives

    En France, Henri Queuille, homme politique français, plusieurs fois ministre sous la Troisième République, qui fut trois fois président du Conseil sous la Quatrième République, est connu non seulement en raison de sa longue carrière politique, en particulier sous la IVe République, et mais surtout des citations lapidaires qu'il a pu faire sur l'exercice du pouvoir, Henri Queuille (« le petit père Queuille », comme on le surnommait) a fini par devenir le symbole de l'inefficacité et du discrédit de la IVe République, empêtrée dans le régime des partis et, plus généralement, d'une certaine conception de la politique placée sous le sceau de l'impuissance fataliste et cynique. Ses jugements politiques devinrent des vérités !"La politique, ce n'est pas de résoudre les problèmes, c'est de faire taire ceux qui les posent"

    En République démocratique du Congo on fait taire des Congolais par des assassinats, arrestations arbitraires, viols, tortures, empoisonnements...en toute impunité. Des troubadours dont la macabreuse vision est la balkanisation du Congo arrivent avec Kalachnikov à la main, pillent, violent, tuent, emprisonnent de paisibles citoyens parce qu'ils se sont emparés du pouvoir. Ils esclavagent et colonisent à leur gré. Puisque Mobutu Sese seko a fait 32 ans au pouvoir, les Kuluneurs de la République estiment qu'ils doivent en faire autant. Ils tripatouillent à la Constitution à leur guise, ils achètent les consciences de quelque séditieux et ambitieux avec de miettes du pillage de l'économie congolaise. Les nouveaux millionnaires du dimanche ne lésinent sur aucun moyen. Ils se pavanent en étalant leur richesse acquise en un temps record. Et pourtant, le Congolais vit aujourd'hui avec moins de 1$ par jour, 90% de Congolais sont chômeurs, 5 millions d'enfants sont analphabètes, les shegués ou enfants de la rue sont dans toutes les grandes villes du pays...

    En hypothéquant les richesses congolaises, avec des contrats léonins Chinois, les Kuluneurs en cravate de la République espéraient enter-louper les congolais en silence. Il s'avère que des chinois font de clones de beignets (Mikaté) concurrençant de mamans congolaises dans leur petit gagne pain. Les deux fontaines délestées en eau de la place de la gare centrale à Kinshasa signifie-t-il le développement du Congo ? Le Congo est plus que par terre, dans un bas fond, seul une réappropriation des idéaux de Simon Kimbangu et Patrice Emery Lumumba par des Congolais peut permettre un sursaut.

    Paul Kahumbu Ntumba, Dr.Fweley Diangituka et tous les Résistants-Patriotes-Combattants de la Suisse nous interpellent mais en indiquant de pistes pour la refondation et la renaissance du Grand Congo: Kongo dia Ntotila.

    Le Front Civil de Résistance Populaire n'a pas un cinquième colonne imaginaire et hypothétique, mais des hommes et femmes congolais présents dans les coins et recoins de la République, chacun agit à son niveau jusqu'à ce que mûr ou pas mûr le fruit tombera de lui-même devant l'ouragan de l'histoire.
  • Le Club Med sera-t-il italien ou franco-chinois ?

    Le Club Med sera-t-il italien ou franco-chinois ?

    La marque mythique de vacances "tout compris" fait l'objet de deux projets de reprises. Un franco-chinois avec l'appui de l'actuelle direction, l'autre italien.

    Vendredi 26 juin 2009, Henri Giscard d’Estaing pdg du Club Med et Freddy Mulongo au cours d'un petit-déjeuner de presse au restaurant Galvacher rue de Ternes dans le 17e Arrondissement. Photo Réveil FM International, archives

    Qui pour reprendre le Club Med ? La marque mythique créée après guerre par Gilbert Trigano, et devenue le symbole du farniente pour la génération des baby-boomers, est au cœur d’une bataille financière. Depuis mardi, l’homme d’affaire Andrea Bonomi a semé la panique parmi son équipe dirigeante en lançant une OPA si belle qu’elle en devient aussi étonnante qu’un conte de fées : avec lui, ce n’est plus le soleil et les nanas qui tombent à gogo, ce sont les millions d’euros. Bonomi promet de relancer avec maestria une société qui accumule les déboires depuis quinze ans.

    Pour le président du club depuis 2002, Henri Giscard d’Estaing – le fils de VGE- c’est une véritable douche froide. Il s’apprêtait à boucler sa propre OPA sur le Club, après un an et demi de déboires juridiques. Il a le soutien du fonds d’investissement français Ardian et surtout du chinois Fossun : Ardian et Fossun devaient se partager le capital – 46% chacun- et vendre les 8% restant aux dirigeants du club, dont bien sûr Henri Giscard d’Estaing. L’objectif des managers et des Chinois était simple : développer le Club Med en Asie, et surtout en Chine, où une nouvelle classe moyenne encore peu habituée à prendre des vacances et à partir librement visiter le monde, serait parfaitement adaptée au concept du "tout compris" et à la semaine passée sous cloche, avec animations et divertissements sur place.

    Une clientèle européenne plus rare

    Ce développement serait enfin l’occasion pour le Club de gagner de nouveaux clients, après avoir perdu au fil des ans une bonne partie de sa clientèle européenne. Ces dernières années, la stratégie Giscard fut de parier sur la montée en gamme. Il est parti du constat que sa formule de base était imitée par de nombreux hôtels, pour bien moins cher. Il a donc décidé de fermer peu à peu les "3 tridents" pour ouvrir à la place des "5 tridents", investissant un milliard en 10 ans sur la mutation. Une transformation que les professionnels ont jugée positive, que la bourse a appréciée, mais qui se heurte à la crise économique du sud de l’Europe, principale cliente des clubs : les "5 tridents" c’est bien, mais c’est très cher. Et les perspectives de développement restent du coup faibles… Ce qui oblige le Club à partir draguer les nouveaux riches chinois.

    C’est ainsi que Henri a inauguré sa première station de ski en Chine en 2010, et dans la foulée, il s’est lié avec le groupe Fossun, qui lui a ouvert les clés de ce marché : c’est Fossun qui trouve les terrains, négocie avec l’état, et investit sur place. Et comme les Chinois sont déjà les premiers clients des Clubs en Indonésie, ou aux Maldives, il s’est dit qu’il pouvait aller encore plus loin : devenir copropriétaire du club, avec le soutien des équipes actuelles.

    Un projet d'OPA contrarié

    Ce premier projet d’OPA a été présenté en… mai 2012, il y a donc plus d’un an. Il n’a pas suscité un immense intérêt médiatique, tant il paraissait joué d’avance, et soutenu par le président du Club. Mais des actionnaires minoritaires ont aussitôt porté plainte, jugeant bien trop basse l’offre du tandem Fossun-Ardian, à 17,5 euros par action. Ils ont bloqué la machine pendant plus de 9 mois : ce n’est que le 29 avril que la justice a autorisé définitivement l’OPA, au cours décidé par les principaux actionnaires… sans aucun doute bien trop pingres. Cela va leur coûter cher.

    Car entre temps, la partie s’est compliquée : un homme d’affaire italien a commencé à grignoter le capital. Andrea Bonomi est à sa façon un esthète : il collectionne les belles marques abandonnées, comme Ducati ou Aston Martin, ou en difficultés, comme le parc de loisir espagnol PortAventura. Il les achète pas cher, il investit, il relance et revend plus cher. Ça ne marche pas à tous les coups : il n’a pas brillé sur la reprise de Banco popolare de Milano, sombre affaire financière, qui lui a valu une grosse enquête de la banque d’Italie sur les conditions opaques de sa prise de pouvoir, et qui n’a pas donné de bénéfices pour ses amis. Sa réputation en a pris un petit coup dans la Péninsule.

    Bonomi en duo avec Sol Kerzner

    Depuis la fin de cet hiver, Bonomi a décidé de faire un coup sur le Club Med : il a fait le calcul que le prix proposé par les amis de Giscard était trop faible. Il a donc accumulé 10% du capital, et il a annoncé cette semaine qu’il rachetait tout le reste pour 21 euros l’action, soit 22% de plus que les franco-chinois. Un chèque global de 790 millions. "C’est un prix très élevé, fait pour décourager une contre-offre ou une réaction de notre part", analyse-t-on dans le camp Giscard, atterré.

    Car Bonomi se conduit comme le Père Noël : il rachète plus cher et ensuite, il promet d’investir plus. Il lancera les projets chinois que promettait Giscard, et en plus, il ouvrira de nouveaux clubs en Europe et même en France, pourtant déjà surcouverte. Il est épaulé par un nom magique du milieu hôtelier : le magnat sud-africain Sol Kerzner : ce vieux grand Manitou de l’hôtellerie a créé la chaine de luxe One et only, ou l’immense complexe Atlantis de Dubaï. Il connait bien le métier…

    Les actionnaires parient sur Bonomi

    Bref, l’équipe Giscard promettait de rester sage. L’équipe Bonomi promet de développer la marque à tout va, pour justifier son prix de rachat très élevé. C’est cela qui consterne Giscard, car il pense que dans le passé, lui ou ses prédécesseurs Gilbert et Serge Trigano, puis Philippe Bourguignon, ont déjà tout tenté pour sauver le Club. Ils ont fait des simples hôtels, des villas, des espèces de campings pour jeunes, des clubs musicaux, des restos, des vêtements, de l’huile bronzante, des gymnases… Ils ont tout fait et n’ont jamais réussi à développer la marque, qui reste scotchée à son image de club tout compris (et désormais hors de prix).

     

    Donc qui a raison ? Les dirigeants actuels, raisonnables, ou le repreneur qui promet tout à tout le monde ? Pour les actionnaires, en tout cas, la question ne se posera pas : l’offre Bonomi c’est bien mieux. Tellement mieux que la bourse espère encore plus et parie sur une contre offre encore plus belle.
  • L'alliance Apareco-Udps-Arp, deux ans après ? Un concerto pour pipeaux !

    L'alliance Apareco-Udps-Arp, deux ans après ? Un concerto pour pipeaux !

    C'est la guerre des chiffonniers, la guerre des ego surdimensionnés. On a le sentiment que les Congolais sont pris en otage entre partisans de l'Apareco et ceux de l'Udps. C'est de l'enfumage. C'est une vraie diversion, alors que le vrai combat est ailleurs, la libération de la République démocratique du Congo du régime des Brontosaures, Dinosaures et Mammouths qui ont pris en otage toutes les institutions de républicaines et le départ sans condition d'alias Joseph Kabila et sa bande. Au lieu de cela, c'est les injures entre les équatoriens et kasaiens qui fusent sur le net. La tribalité est à son comble. Les tribalo-ethniques s'adonnent à cœur joie. Les Ngbandistes et tshisekedistes s'extirpent en direct. Le combat des coqs n'intéresse personne. Seule la libération du Congo compte. Le Congo d'abord, la lutte des leaderships n'est ni crucial ni important.

    Les haineux et xénophobes bavent leur haine. Les Congolais ont-ils vraiment besoin des turpitudes d'Honoré Ngbanda ou de Felix Tshisekedi ? L'Udps est un parti politique d'opposition tandis que l'Apareco se réclame de la résistance, les deux n'ont pas la même vison politique sur le Congo, pourquoi étaler sur la place publique les divergences ? La femme de Félix Tshisekedi qui n'assume aucune fonction officielle en République démocratique du Congo, l'Apareco la présente comme Rwandaise. Si l'opposition au Congo-Kinshasa est très faible, car si elle existait vraiment le vol d'élection de novembre 2011, la résidence surveillée du président élu Etienne Tshisekedi n'allait pas avoir lieu, l'arrestation et l'emprisonnement arbitraire d'Eugène Diomi Ndongala, président de Démocratie Chrétienne ne pouvait pas se faire. Il ya une sorte de complaisance et complicité entre le régime d'alias Joseph kabila et les soi-disant opposants congolais. Dans la résistance congolaise, Honoré Ngbanda a certes ses partisans et ses radios patriotiques sur lequel lui seul et ses affidés s'y expriment, mais il ne peut dire qu'il est le seul qui fait de la résistance. Les Résistants-Patriotes-Combattants ne se réclament d'un chef ! Aucun leader congolais connu ou autoproclamé ne peut dire qu'il rassemble derrière son nom tous les Résistants-Patriotes-Combattants, cela n'existe pas.

    Et pourtant, l'Apareco et l'Udps sont signataires du traité de Nice. Ils sont compagnons du "Matebagate". Le jeudi 14 juin 2012 à Paris à l'Hotel Warwick-Champs Elysées, une conférence de presse conjointe de l'Udps-Apareco-Arp a bel et bien eu lieu. Comment ceux qui avaient pris à témoins les journalistes et congolais peuvent se vouer aux gémonies aujourd'hui, à peine deux ans après ? Nous revenons sur l'alliance entre l'Udps, l'Apareco et l'Arp !


    Conférence de presse commune UDPS-APARECO-ARP... par ChristopheRigaud

    Déclaration commune Udps-Apareco-Arp Voici-ci dessous la Déclaration commune lue par le représentant de l'Udps Monsieur Edo Olito Maloudji, (remplaçant Mr Félix Tshisekedi empeché), ce jeudi 14 juin 2012 à Paris à l'Hotel Warwick-Champs Elysées, lors de la conférence de presse conjointe de l'Udps, Apareco et Arp - Elle a été signée par les représentants de ces 3 partis.

    Nous, mouvements politiques et membres des forces vives, civiles et militaires, de la Résistance au processus d’occupation et de balkanisation de la République démocratique du Congo, réunis au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) et l’Armée de Résistance Populaire (A.R.P.), résolument engagés dans la lutte contre le pouvoir dictatorial d’occupation et sanguinaire de Kinshasa, défendant le respect de l’intangibilité des frontières et la souveraineté du peuple congolais, combattant contre les multiples violations des droits de l’Homme commises en République Démocratique du Congo, avons analysé et examiné les conséquences politiques et sécuritaires négatives découlant des élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2011 en République Démocratique du Congo en particulier, et de l’occupation du pays par des forces étrangères en général :

    I. Des élections présidentielles et législatives organisées le 28 novembre 2011 en République démocratique du Congo :

    Considérant unanimement que ces élections ont été entachées de fraudes massives et de multiples violations des principes démocratiques élémentaires, orchestrées et planifiées par «Joseph Kabila» et son gouvernement, en sa faveur et au détriment des autres candidats dont particulièrement Monsieur Etienne Tshisekedi , Président de l’UDPS ;

    Attendu que ces violations ont été constatées par la Communauté internationale et des organismes indépendants à travers notamment le Centre Carter, la Mission des Observateurs de l’Union Européenne , de l’Union Africaine, de la SADEC, du Bureau conjoint des Nations-Unies, ainsi que par le peuple congolais à travers notamment l’Eglise catholique, sans oublier les observateurs des différents partis politiques de l’opposition ayant pris part à ce scrutin ;

    Après examen de tous ces faits, nous considérons que le peuple congolais dans son ensemble a été victime d’un hold-up électoral de la part de «Joseph Kabila» qui a détourné et confisqué illégalement et arbitrairement la volonté du peuple congolais, souverain primaire.

    En conséquence :

    1. Nous lançons un appel patriotique et solennel au peuple congolais de se mobiliser pour la défense de ses inaliénables droits fondamentaux bafoués et violés par «Joseph Kabila» et ses accolytes;

    2. Nous demandons au peuple congolais de faire usage de l’article 64 de la constitution en vigueur qui lui confère le droit de recourir à tous les moyens lorsque ses droits fondamentaux sont violés;

    3. Nous invitons tous les Congolais, où qu’ils se trouvent, à poursuivre le combat, à exercer leur droit à la légitime défense, en vue de mettre un terme définitif au régime fantoche et prédateur de l’imposteur « Joseph Kabila», pour redonner sa dignité au peuple congolais ;

    II. De l’insécurité et de l’instabilité qui perdure dans les provinces martyrs du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et Province orientale depuis 1996 à jusqu’à ce jour.

    Attendu que depuis des années, plusieurs rapports de l’ONU et des ONG dont ceux très récents de l’ONG Human Rights Watch (HRW) et des experts de l’ONU, reconnaissent péremptoirement que les principales milices et «rébellions» qui sèment la mort, la désolation et participent activement au pillage des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et Province orientale sont créées, organisées, soutenues et manipulées par certains pays voisins de la RDC avec la complicité des plus hautes autorités politiques et militaires de la République Démocratique du Congo;

    Attendu qu’aujourd’hui, il n’y a plus de doute sur les intentions malveillantes de certains pays voisins sur la nature de leurs opérations de déstabilisation de la partie orientale de la RDC, visant l’accomplissement d’un projet secret de balkanisation et d’annexion de cette partie du territoire nationale;

    Considérant que l’extermination massive et planifiée de notre population porte désormais les germes d’un véritable génocide et s’ajoute à la volonté évidente de mise à mort de l’Etat congolais ;

    1. Nous réitérons toute notre solidarité aux populations meurtries de l’Est de la RDC et à toutes les forces qui combattent l’occupation dans cette partie de la République;

    2. Nous nous engageons à user de tous les moyens pour sauver la nation congolaise en conjuguant nos efforts communs et en transcendant nos divergences;

    3. Nous invitons par conséquent tous les congolais sans distinction d’appartenance politique, philosophique ou idéologique à nous rejoindre sans délais pour faire face efficacement au danger qui menace aujourd’hui notre destin commun et le devenir de la République démocratique du Congo.

    4. Nous les appelons à l’unité et à la solidarité nationale, à bannir la peur et le doute, à surmonter leurs divergences internes pour affronter toutes les puissances obscures qui œuvrent pour la mise à mort de l’Etat congolais.

    5.Nous demandons à tous les amis de la République Démocratique du Congo, ainsi qu’à la communauté internationale de cesser toute compromission avec la dictature en place et à apporter un soutien sincère au peuple congolais en désavouant et en sanctionnant les Etats et les réseaux maffieux qui participent aux violations massives des droits de l’Homme en RDC à travers leur soutien complice aux différents groupes armés qui sèment la désolation dans l’Est de la RDC.

    III. Du Sommet de la Francophonie prévu en RDC du 12 au 14 octobre 2012

    Aux vues des principes défendues par l’Organisation Internationale de la Francophonie nous attendons de celle-ci :

    1. Une reconnaissance claire et publique de rupture de la démocratie en République dite démocratique du Congo et une condamnation ferme et non équivoque de la situation de privation de liberté de mouvement imposée à Monsieur Etienne Tshisekedi, véritable vainqueur du dernier scrutin électoral présidentiel organisé le 28 novembre 2011 en RDC.

    2. L’annulation ou la délocalisation du XIVè Sommet de la Francophonie prévu en RDC du 12 au 14 octobre 2012 en guise de désapprobation des violations massives des droits de l’Homme en République Démocratique du Congo. Le cas du Sommet de la Baule en France en 1994 faisant jurisprudence en matière de délocalisation.

    3. A défaut, au cas où l’OIF déciderait de maintenir la tenue de ce Sommet en République démocratique du Congo, en dépit des violations des droits du peuple congolais par «Joseph Kabila», et du refus justifié du peuple meurtri et souverain de la RDC, nous appellerons alors toutes les forces vives de la RDC à se mobiliser pour empêcher par tous les moyens le déroulement paisible des travaux de ce sommet à Kinshasa.

    Ainsi nous, UDPS, APARECO et ARP, au regard de l’ensemble de la situation préoccupante qui prévaut en République Démocratique du Congo, avons-nous décidé de conjuguer à partir de ce jour nos efforts et moyens en vue d’aboutir à l’objectif commun de libération de notre pays de l’occupation étrangère, de rétablissement de la souveraineté du peuple congolais et d’instauration d’une véritable démocratie en République démocratique du Congo.

    Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo

    Fait à Paris, le 14 Juin 2012

    Pour l’UDPS, Félix TSHISEKEDI Secrétaire national chargé des relations extérieures au sein de l’UDPS

    Pour l’APARECO, Candide OKEKE Directrice de cabinet du Président National de l’APARECO

    Pour l’ARP, FANFAN LONGA FUAMBA Secrétaire Général de l’ARP

     

    Les Congolais n'ont pas besoin des pseudo-leaders tribalo-ethniques. Mais des acteurs politiques fédérateurs et non clivant. Clivés les équatoriens aux Kasaïens est une erreur grave qui affaiblit de plus en plus le combat de la libération. C'est du pain bénit pour alias Joseph Kabila et sa bande. De la pure distraction pour les Congolais qui méritent mieux !Qui s'interroge et s'inquiète du silence assourdissant de l'Arp, l'un des trois signataires ?
  • Afas 2014: Les droits humains et l'éducation à la citoyenneté à l'honneur à Nanterre

    Afas 2014: Les droits humains et l'éducation à la citoyenneté à l'honneur à Nanterre

    Activiste très engagée pour les droits humains Madame Bintu Mulongo est connue et reconnue pour son engagement. Cela fait plus de vingt ans que la présidente de l'Afas est active dans le plaidoyer et la création des ponts entre la diaspora africaine et les "gauloises". Chaque année au mois de juin, la Mairie de Nanterre dans les Hauts-des-Seine met à la disposition de l'Afas, la nouvelle Maison de chemin de l'île pour ses activités. Cette année, les 28 et 29 juin derniers, la plateforme a réalisé le lancement du "Club Echelle", accès au droit et l'éducation à la citoyenneté.

    Reportage photos d'Elie Mulongo, Olivier Chazy et Danièle Taulin Hommell

    Espoir Bulangalire Majagira et Madame Bintu Mulongo

    Olivier Chazy de l'Association "Karibu" et Madame Bintu Mulongo

    Mesdames Gertrude Njo et Bintu Mulongo

    Madame Nasrine Barghy Keivan

    Madame Ayan Ismail

    Madame Iris Nguyên

    Elie Mulongo, réalisateur

    Madame Jacqueline

    Madame Mimi Mumpusa

    Madame Odile Wanuke

    Madame Modestine Castanou

    Madame Rebecca Kavulu

    Buffet de solidarité Afas

     

    Shoming Bouboul

  • Mahmoud Abbas demande à l'ONU de placer la "Palestine sous protection internationale"

    Mahmoud Abbas demande à l'ONU de placer la "Palestine sous protection internationale"

    Cet appel à l'aide du président de l'Autorité palestinienne intervient au 6e jour de l'opération israélienne "Bordure protectrice" dans la bande de Gaza.

    De la fumée s'échappe de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, après un raid israélien, lancé le 12 juillet 2014.

    Mahmoud Abbas appelle à l'aide. Le président de l'Autorité palestinienne a demandé dimanche 13 juillet à l'ONU de placer la Palestine "sous protection internationale" après six jours de bombardements entre Israël et le Hamas. Le bilan est de 166 morts et près de 1000 blessés dans la bande de Gaza.

    Voici ce qu'il faut savoir de la situation sur place, à suivre ici en direct :

    • Première incursion terrestre. Un commando de la marine israélienne a attaqué dans la matinée un site de lancement de roquettes de longue portée, dans le nord de la bande de Gaza. Il s'agit du premier affrontement au sol signalé en six jours d'offensive israélienne. Quatre militaires israéliens ont été blessés.

    • Le bilan s'alourdit. Au moins trois Palestiniens, dont un adolescent de 14 ans, ont été tués dimanche. Un quatrième, touché par une frappe plus ancienne, a succombé à ses blessures. Depuis le début de l'opération "Bordure protectrice", le bilan est de 166 morts et près de 1 000 blessés côté palestinien. Côté israélien, les tirs de roquettes du Hamas ont fait des dizaines de blessés, dont deux graves.

    • Menaces de raids massifs. L'armée appelle désormais les Gazaouis à évacuer "immédiatement" leur maison en prévision de bombardements massifs dans ce secteur à partir de 12 heures locales (11 heures en France). L'aviation israélienne devait disperser des tracts au-dessus du nord de l'enclave palestinienne pour passer le message.

    • La France demande de "la mesure". Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a réagi à la poursuite de l'offensive israélienne pour riposter aux tirs de roquettes par le Hamas. Paris demande à Israël de "faire preuve de mesure dans sa riposte", a-t-il indiqué. "A Gaza comme en Israël, la priorité absolue, c'est le cessez-le-feu", a déclaré pour sa part le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

    17h34 : Mahmoud Abbas a adressé une lettre à Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, afin de "placer officiellement l'Etat de Palestine sous le régime de protection internationale de l'ONU", a précisé l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans un communiqué. Dans ce texte, l'Autorité palestinienne s'est dite "déterminée à prendre des mesures concrètes pour faire face à la situation horrible à Gaza".

    17h26 : Le concert du chanteur folk canadien Neil Young prévu jeudi à Tel-Aviv a été annulé pour des raisons évidentes de sécurité. "Cela est dû aux attaques de roquettes des derniers jours et aux craintes pour la sécurité du public lors d'un événement de masse", écrivent les organisateurs du concert sur leur page Facebook (en hébreux).

    17h18 : Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, demande à l'ONU de placer la "Palestine sous protection internationale".

    16h32 : Des manifestations sous le feu des roquettes. Hier au soir, des opposants aux frappes aériennes sur Gaza ont défilé dans les rues de Tel Aviv (Israël), sous les huées des partisans du gouvernement Netanyahou.

    L’événement, ponctué échauffourée, a été brièvement interrompu par les sirènes d'alarmes, activées à l'approche de roquettes tirées depuis la bande de Gaza. Celles-ci ont été interceptées par le Dôme de fer, le système anti-missile de l'armée israélienne.

    16h26 : #PROCHE_ORIENT Comment vivent les populations concernées par cette guerre ? A quel prix, une paix est-elle négociable ? Charles Enderlin, le correspondant de France Télévisions à Jérusalem, analyse pour francetv info les derniers événements survenus dans la bande de Gaza et en Israël.

    15h50 : Deux roquettes lancées de Gaza ont été détruites au-dessus de Tel-Aviv, indique l'armée israélienne.

    15h49 : @Emyr #PROCHE_ORIENT De nombreux rassemblements ont été organisés hier dans plusieurs villes de France, dont Marseille, Lille , Lyon et Bordeaux. Aujourd'hui, la nouvelle manifestation lilloise a rassemblé entre 2 300 et 6 000 personnes, selon la police et les organisateurs. Nos confrères de France 3 Nord-Pas-de-Calais.

    15h44 : Important rassemblement ce matin dans le quartier de Wazemmes à Lille scandant la solidarité avec le peuple palestinien. Est ce la même chose ailleurs en province?

    15h27 : A Gaza, les nuits passent et les frappes aériennes s'intensifient. Trois Palestiniens, dont un adolescent, ont été tués aujourd'hui, portant à 166 le nombre de morts dans l'enclave palestinienne en six jours d'offensive. Les quartiers du nord du territoire se vident de leurs habitants, qui craignent d'être les prochaines victimes collatérales, et se réfugient dans des locaux de l'ONU.

     

    14h54 : Hier, la maison du chef de la police du Hamas a été visé par un raid aérien. Aujourd'hui, les journalistes sur place ne savent pas si ce dernier figure parmi les victimes, mais relèvent que cette attaque a tué au moins 17 personnes. Selon l'un d'eux, cinq corps sont encore sous les décombres.

     

    13h16 : Il y aura de nouvelles opérations au sol. Selon la chaîne américaine ABC, l'armée israélienne indique qu'elle prévoit par ailleurs une intervention plus importante si le bouclier anti-roquettes, Dôme de fer, échoue.

    12h25 : "A Gaza comme en Israël, la priorité absolue c'est le cessez-le-feu."

    #PROCHE_ORIENT Avant une réunion avec les chefs de la diplomatie des principales puissances à Vienne, où se tiennent des négociations sur le nucléaire iranien, Laurent Fabius est brièvement revenu sur la situation au proche-orient.

    12h20 : Selon le porte-parole de l'armée israélienne, une roquette tombée sur la ville d'Ashkelon a grièvement blessé un adolescent. Il l'indique sur Twitter.
  • La garde des Sceaux Christiane Taubira : jamais sans son vélo ?

    La garde des Sceaux Christiane Taubira : jamais sans son vélo ?

    Christiane Taubira, ministre de la justice et garde des sceaux

    Le service de sécurité de la garde des Sceaux l’encourage vivement à renoncer à son vélo pour se déplacer dans un véhicule plus sécurisé. Mais celle-ci ferait de la résistance…

    Chrisitiane Taubira ne semble pas prête à ranger sa bicyclette à la remise. En effet, la ministre de la Justice aime effectuer ses courts déplacements parisiens en vélo même si cela déplaît à son service de sécurité. Ce dernier estime que les risques d’accidents ou d’attaques sont ainsi multipliés. Aussi, ne cesse-t-il de lui demander de bien vouloir renoncer à son deux-roues à pédales et à se laisser conduire dans une voiture sécurisée, rapporte L’Express. Non, lui rétorque à chaque fois la garde des Sceaux. Hors de question pour elle de renoncer à ces petits moments de liberté où, son casque vissé sur la tête et son panier bien attaché au guidon, elle s’élance dans les rues de la capitale.

     

    Christiane Taubira, ministre de la justice et garde des sceaux Des "micro-incidents" quasi quotidiens

    Et alors que ses six gardes du corps veillent à chaque fois sur elle en l’entourant, eux aussi montés sur des vélos, ces derniers enregistrent néanmoins des "micro-incidents" quasiment tous les jours, raconte l’hebdomadaire. "Tous les jours ou presque, il y a de micro-incidents", a également confié au magazine un membre de la famille de Christiane Taubira, mettant notamment en cause "quelques irréductibles militants anti-mariage gay". Et L’Express d’ajouter que la ministre qui a largement soutenu la réforme portant sur le mariage pour tous a récemment "failli être renversée par un cycliste malveillant".

    Christiane Taubira, ministre de la justice et garde des sceaux Elle a "l’habitude de faire des kilomètres à vélo" en Guyane

    Sur le plateau de Canal+, il y a quelques jours, garde des Sceaux avait confié qu'elle avait parfois des "coups de blues", que sa Guyane natale lui manquait et que là-bas, elle avait "l’habitude de faire des kilomètres à vélo". Mais alors qu’elle prévoit d’y retourner pendant les deux semaines de congés que Manuel Valls a autorisées à ses ministres en août, sans doute trouvera-t-elle le temps de s’adonner à ce loisir pour recharger ses batteries d’ici la rentrée.

    Mais alors qu’elle prévoit d’y retourner pendant les deux semaines de congés que Manuel Valls a autorisées à ses ministres en août, sans doute trouvera-t-elle le temps de s’adonner à ce loisir pour recharger ses batteries d’ici la rentrée.
  • Jaurès contemporain 1914-2014

    Jaurès contemporain 1914-2014

    Exposition Jean-Jaurès au Panthéon. Photos Réveil FM International

    Née d’une association entre le Centre des monuments nationaux et la Fondation Jean-Jaurès, l’exposition Jaurès contemporain emmène le visiteur de l’époque de la mort de Jean Jaurès à "l’année Jaurès", cent ans plus tard. Sous le commissariat de Vincent Duclert, cette rétrospective montre un Jaurès toujours vivant, dans le lieu même où il repose. Assassiné le 31 juillet 1914 et transféré au Panthéon le 23 novembre 1924, elle s’inscrit dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre. Le parcours se décline en quinze sections qui amènent le visiteur à comprendre la pensée de Jaurès, sa place dans l’histoire et la perpétuité de ses idées. Présentée du 26 juin au 11 novembre 2014, elle orchestre les temps, les images et les textes dans un parcours à travers un siècle de mémoire et propose une bibliothèque idéale qui rend hommage à l’homme de culture et de savoir : une grande table circulaire permet ainsi de s’asseoir dans le Panthéon et de voyager dans les livres, pour retrouver Jaurès.

    Comment organise-t-on une exposition sur Jean Jaurès ? Incarnation de la méritocratie à la française, député à 25 ans, brillant orateur, fondateur du socialisme moderne, historien passionné par la Révolution française, cette icône de la République a inscrit sa stature dans la mémoire commune. Pour célébrer le centenaire de sa mort, les Archives nationales (AN) ont fait appel à un solide conseil scientifique : Magali Lacousse, conservateur aux AN, les historiens Romain Ducoulombier, spécialiste des gauches en France, et Gilles Candar, auteur avec Vincent Duclert, d'une biographie qui vient de paraître chez Fayard (Jean Jaurès, 688 p., 27 euros). Leur volonté a été de « dégager Jaurès de sa légende ». « Nous n'avons pas voulu le confiner à un rôle de surhomme, il fut également critiqué, caricaturé et insulté », explique Magali Lacousse.

    Exposition Jean-Jaurès au Panthéon. Photos Réveil FM International

    Avant d'être cette figure de la démocratie, consensuelle, « panthéonisée », Jaurès s'est retrouvé au cœur de nombreuses polémiques. De la question sociale à l’affaire Dreyfus, du socialisme à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, de l’internationalisme à la guerre, il rencontra sur son chemin de nombreux adversaires. Vilipendé par la droite, notamment pour ses opinions pacifistes, il fut accusé de faire le jeu de l'Allemagne, ce qui lui valut le surnom de « Herr Jaurès ». L’exposition des « unes » des journaux de gauche et de droite de l’époque permet de montrer les différents traitements dont il fit l’objet. Les dessins de caricature — Jaurès dansant avec une Prussienne coiffée d’un casque à pointe — publiées notamment dans L’Illustration viennent contrebalancer les tableaux et les croquis où il est représenté en tribun. « L’impact démonstratif de l'iconographie est l’un des principes forts de cette exposition », affirme Magali Lacousse.

    Exposition Jean-Jaurès au Panthéon. Photos Réveil FM International

     

    Le choc de l'assassinat

    Un souci d'équilibre que l'on retrouve tout au long de l'exposition. La volonté d'établir des distinctions est également manifeste. Chantre du pacifisme, Jaurès fut également l'auteur d'une proposition de loi sur « l'Armée nouvelle » (1910). « Dans les années qui ont précédé l'éclatement du premier conflit mondial, il a toujours expliqué que son combat pour la paix n'était pas un refus de la guerre en général. Ce qu'il rejetait, c'était les guerres de conquêtes et d'oppression, mais cela ne l'empêchait pas d'accepter les guerres défensives, menées par les démocraties pour résister aux Etats autoritaires et militaristes », rappelle Vincent Duclert dans le Hors-Série Le Monde consacré à Jaurès.

     

    Exposition Jean-Jaurès au Panthéon. Photos Réveil FM International

    Les commissaires se sont également efforcés de représenter les sentiments ambivalents d’une époque tourmentée. Les archives exposées montrent que les rivaux d’hier cessent de s’opposer au lendemain de la mort de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914, trois jours avant le début de la guerre. Celui qui essaya jusqu'au bout d'empêcher la guerre fut assassiné par Raoul Villain, un jeune nationaliste à la personnalité fragile. La une de L’Humanité dont Jaurès fut le fondateur évoque sa mort tragique, tandis que L’Echo de Paris sous la plume de Maurice Barrès, figure de proue du nationalisme français, lui rend hommage. L’heure est déjà à l’« Union sacrée ». L’assassinat plonge les Français dans l'effroi. Le 4 août, 300 000 personnes assistent à ses funérailles. Le jour même, l'Allemagne envahit la Belgique et le Luxembourg.

    Ce choc marque le basculement d'une époque à une autre. Un choc mis en scène dès le sas d’entrée de l’exposition. Le visiteur est plongé dans les dernières heures de la vie de Jean Jaurès. Les vêtements qu’il portait le soir de sa mort sont exposés derrière une vitrine. La table où il dînait rue du Croissant est quant elle dissimulée derrière un écran de projection où des images d’époque défilent. Entre deux séquences, la silhouette d'un bras armé surgit. Les coups de feu retentissent. Soudain, les images cessent. On aperçoit alors la table sur laquelle Jaurès s’effondra. Le parti pris de placer virtuellement le visiteur, non pas à l'intérieur du restaurant où était attablé Jaurès, mais derrière le rideau qui séparait la salle de la rue, soit à quelques pas de l’assassin, se défend. Il permet de ne pas limiter l’occupation de l’espace de cette pièce initiale à la scène du crime, mais d’ouvrir sur le contexte inquiétant de la déclaration de guerre de l’Allemagne et de la mobilisation. Une mise en scène qui demande un effort d’attention accrue de la part du visiteur.

    Des archives inédites

    L’exposition retrace ensuite le parcours de Jaurès de ses premiers combats politiques pour la défense des grévistes de la verrerie de Carmaux (1895) à ses grands discours sur la loi de séparation des Eglises et de l'Etat (1905), contre le protectorat au Maroc (1912), contre la guerre (1912), en passant par la défense du capitaine Dreyfus (1898-1906). Ce déroulé chronologique gagne en efficacité grâce à l'apport d'archives souvent inédites. « Nous avons favorisé les prêts extérieurs, en sollicitant une quarantaine d'institutions : les services d'archives mais également les musées, les bibliothèques et les collections privées », précise Magali Lacousse. L'Humanité a ainsi mis à disposition le manuscrit de son premier éditorial, intitulé « Notre but », signé par Jaurès. Un peu plus loin, un rapport de police nous apprend qu'il avait pensé à d'autres titres de journal : « La Lumière » et « XXe siècle ». Un exemplaire de son Histoire socialiste de 1789 à 1900 publié en 1901 est également exposé. Le visiteur découvre que Jaurès avait aussi écrit sur Bonaparte. Dans le cadre de cette histoire de France écrite d'un point de vue socialiste, celui-ci confia à l'un de ses camarades la tâche d'écrire un chapitre sur Napoléon. A la suite d'un désistement, Jaurès finira par écrire ce manuscrit qui sera publié en 1921. « Jaurès était un vrai historien, insiste Magali Lacousse. Pour son Histoire socialiste de la Révolution française, il est venu consulter les archives. Nous avons son dossier de lecteur. »

    L'humanité du personnage occupe bien sûr une place centrale dans l'exposition. Jaurès aimait les gens. Proche du peuple, il était ouvert sur le monde : l'exposition s'arrête sur son voyage en Amérique du Sud, où il fit la rencontre des socialistes brésiliens, uruguayens et argentins (1911), et sur le dîner gargantuesque qu'il offrit à son camarade allemand Schneidemann, après l'élection d'une centaine de députés socialistes outre-Rhin. Difficile d'échapper au sentimentalisme au moment de clore cette exposition. La dernière pièce ressemble à une chapelle.

    Les images de son entrée au Panthéon défile avec Jacques Brel en fonds sonore : « Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? » Les commissaires n'oublient pas que de leur côté, les écrivains et les artistes ont célébré le destin romanesque d'un homme qui mourut pour la paix.
  • Villain, l'homme qui tua Jean Jaurès

    Villain, l'homme qui tua Jean Jaurès

    Centenaire. Le 31juillet 1914, le leader socialiste s'effondre dans un café. Son assassin: un nationaliste qui avait tout raté jusque-là.

    Pour Raoul Villain, tuer Jaurès, qui s’oppose à l’allongement du service militaire à la veille de la guerre, revient à sauver la France.

    Que fait ce jeune homme en costume sombre juché sur la pointe des pieds devant l'une des fenêtres du Café du Croissant ? Madame Bertre, qui rejoint son mari Maurice et ses camarades de « l'Humanité » dans cet estaminet proche des Grands Boulevards, n'a que le temps de se poser la question. Le rideau s'écarte, un poing jaillit, deux coups de feu claquent. A l'intérieur, Jean Jaurès, atteint à la tête, s'affale dans les bras de son voisin. Dans l'édition du jour du quotidien qu'il a fondé, dans un article intitulé « Sang-froid nécessaire », le leader socialiste en appelait à « l'intelligence du peuple » pour « écarter de la race humaine l'horreur de la guerre ». Dans le café, des cris d'effroi retentissent. « Ils ont tué Jaurès ! » Sur le trottoir, l'homme à la moustache blonde jette son arme et s'enfuit. Ce 31 juillet 1914, à 21 h 40, alors que l'Europe est « au bord du gouffre », Raoul Villain, Rémois de 28 ans et étudiant nationaliste, vient d'assassiner le célèbre tribun pacifiste.

    Face au juge Joseph Drioux, le meurtrier, vite interpellé, revendique son geste : « C'est qu'il était juste de donner sa vie pour la punition d'un traître. » Dans l'esprit perturbé de ce garçon, que des médecins diagnostiqueront comme « un débile mental » au caractère « indécis », cela revient à dire : « J'ai tué Jaurès pour sauver la France. » Depuis 1913, l'idée l'obsède : le député du Tarn, opposant à la loi des trois ans allongeant le service militaire, jouerait le jeu de l'Allemagne ennemie. Pis, il entend faire échec à une guerre que l'opinion juge inévitable. Pour le jeune patriote, Jaurès devient l'homme à abattre.

    Des lettres, Raoul Villain en a écrit beaucoup. L'époque le veut, certes, mais ces missives à l'écriture hachée, dont nombre figurent dans l'ouvrage de Dominique Paganelli*, traduisent une pathétique « volonté d'exister ». Car à l'aube de sa trentaine, Villain le dilettante, qui se prétend lettré, a tout raté. Second fils d'une mère internée comme aliénée et d'un père greffier au tribunal de Reims, il a rêvé des colonies et tenté l'ingénierie agricole. La période exaltée où ce fervent croyant adhère au mouvement catholique du Sillon, bientôt dissous par le pape, s'achève par une dépression. A Paris, où il vivote, Villain s'isole. Sa vanité, la violence que dissimule un calme apparent, l'ont éloigné du réel et de tous. « J'ai agi seul », revendique-t-il face au juge.

    Jaurès est tué trois jours avant que débute la boucherie de la Grande Guerre. Le début des hostilités éclipse l'émotion suscitée par sa mort. C'est devant son cercueil, le 4 août 1914, lors des obsèques officielles, que le secrétaire général du syndicat CGT Léon Jouhaux crie à son tour « la haine de l'Allemand ». Plus personne ne s'oppose à « l'union sacrée » voulue ce même jour par le président Poincaré. Dans sa cellule, loin du front et des champs de bataille, Raoul Villain se sent délaissé. Il s'occupe à édifier des pyramides avec des croûtes de pain. Il délaisse les courriers de ses avocats. Il lui faudra attendre quatre ans et la fin de l'interminable conflit pour son procès.

    « Il a tué Jaurès », Dominique Paganelli, Editions la Table ronde, mai 2011, 16 EUR.

    Un acquittement politique

    l n'a fallu qu'une demi-heure aux douze jurés de la cour d'assises de la Seine ce 29 mars 1919 pour trancher. Leur « vilain verdict », comme le qualifie l'organe « la Justice », crée le malaise : après six jours d'audience, Raoul Villain, qui encourait la peine capitale pour l'assassinat de Jean Jaurès, est acquitté. Sous couvert d'anonymat, l'un des jurés livre la clé de cette décision quelques jours plus tard dans un autre journal : lui et ses pairs auraient adhéré à la thèse, brillamment plaidée par la défense, du « crime passionnel » commis par un « fou qui a succombé à une minute d'égarement ». « Acquittement, amnistie, réconciliation », avaient martelé les avocats Henri Géraud et Alexandre Zévaès en appelant à « faire renaître la fleur de la douceur sur les cimetières attristés et sur les décombres ».

    Villain s'installe à Ibiza

    Face à une partie civile embourbée dans l'évocation de la mémoire de la victime et dans un contexte de fervent patriotisme, le verdict s'avère avant tout politique, décrypte Dominique Paganelli, dont le livre enquête sur ce procès. Ces jurés, trop âgés pour avoir combattu, écrivent à leur façon leur contribution à l'histoire, analyse le chroniqueur judiciaire : « Ils veulent marquer leur rejet de la politique socialiste d'avant-guerre [...]. Ils n'ont pas jugé le crime, ils ont apprécié le geste. » Libre, Raoul Villain retourne à l'errance. En 1932, grâce à un héritage, il s'installe sur l'île espagnole d'Ibiza, où les habitants le connaissent comme M. Alex. Bientôt, la guerre civile éclate.

    Le 13 septembre 1936, un détachement de républicains, qui sans doute ignorent qui est ce Français qu'on surnomme le Fou du port, l'abat.