• "Kabwayisation": Des jeunes congolais dans l'île de Gorée !

    "Kabwayisation": Des jeunes congolais dans l'île de Gorée !

    Des jeunes congolais à l'île de Gorée à Dakar

    Le Sénégal n'a pas les mêmes ressources que la République démocratique du Congo. Le Sénégal est un pays stable, pacifique et démocratique. Mais comment peut-on retrouver des compatriotes partout dans le monde y compris à l'île de Gorée au Sénégal et ne pas avoir la compassion pour notre peuple ? Un Congo qui se vide de sa population, surtout de sa jeunesse pour fuir la dictature féroce des imposteurs,faut-il rester silencieux ? Comme on dit "Soso pembe azangaka mboka té". Étonnant tout de même de rencontrer des jeunes congolais dans l'île de Gorée. Le villageois de Makala-Ngaba, Freddy Mulumba Kabwayi (Maison sans chaume), thuriféraire du régime de Kinshasa venu à Dakar avec une délégation de 12 pseudos journalistes dont "5 Ngulu" qui ont disparu dans la nature, a eu l'outrecuidance de clamer que tous les Congolais qui sont à l’extérieur sont des réfugiés économiques. Le têtard-mythomane du journal "Le Potentiel", feuille de choux qui tire à 2500 exemplaires dont 1500 invendus, a trompeté sa fausseté devant témoins. Pauvre type qui vit dans un taudis à Kinshasa, prédateur de la liberté de la presse comme son oncle Modeste Mutinga Mutuishayi, corrompu jusqu'à la moelle épinière, fourbe, roublard, dribbleur, grand requin, Freddy Mulumba Kabwayi est le propre d'une bougie allumée qui se prend pour la lumière. L'ignare du "Le Potentiel" a le toupet de trompeter qu'avec alias Joseph Kabila tout va bien au Congo. Lui qui était venu à Dakar les mains branlantes comme touriste, sans carnet de notes, stylo, caméra ni appareil photo, avait-il eu le courage d'aller à la rencontre de nos compatriotes qui vivent au Sénégal, sait-il que des jeunes congolais résident à l'île de Gorée.

     

    Fieffé menteur, Freddy Mulumba Kabwayi comme son fourbe d'oncle Modeste Mutinga Mutuishayi qui avait privé les Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition lors de l'élection Louis Michel 2006, croit que tous les Congolais sont des moutons que des loups semi lettrés doivent tondre. Kabwayi se trompe d'époque.
  • Brest: Manuel Valls, la photo choisie de Freddy Mulongo-Réveil FM International !

    Brest: Manuel Valls, la photo choisie de Freddy Mulongo-Réveil FM International !

    C'est la photo qui a attiré notre attention. Manuel Valls entrain d'envoyer un SMS avec son téléphone portable avant de remettre son appareil téléphonique à son officier d'ordonnance. Le Premier ministre communique, il est en emphase avec son époque. Mais à qui le Premier ministre prend-t-il la peine d'envoyer un SMS en public ? Au Président de la République, François Hollande ? A son épouse ou ses enfants ? A-t-il oublié quelque chose à Matignon ? Aucun journaliste ne saura jamais rien. Sauf que l'on comprend que c'est urgent et important puisque Manuel Valls prend deux minutes !

    Brest, Manuel Valls entrain de communiquer par SMS. Photo Réveil FM International

    SMS, Tweets... les acteurs politiques communiquent énormément. On se souvient encore comme si c'était hier. En décembre 2007, le très catholique Nicolas Sarkozy, à l'époque Président de la République et auteur de La République, la Religion et l’Espérance, était arrivé avec un quart d'heure de retard à son rendez-vous avec le Pape à Rome. Benoît XVI lui avait visiblement pardonné ce petit péché, puisqu’il lui avait accordé 25 minutes d’entretien, 5 minutes de plus que prévu. Incorrigible, Nicolas Sarkozy, bien que placé à côté du Saint-père, avait consulté alors en catimini les SMS sur son portable ! Enfin, en catimini, toute la presse l’avait vu !

    Plus discret, à Brest, Manuel Valls a pris la peine de s'isoler pour envoyer son SMS pendant que dans la salle tout le monde se congratulait, la mise en place pas tout à fait faite, la cérémonie pas encore officiellement commencée...

    Peut-on être acteur politique de premier plan au XXIè siècle et réfuter les nouvelles technologies de communication, surtout les réseaux sociaux? Les rares politiques qui s'y hasardent qu'ils savent qu'ils peuvent être balayer du jour au lendemain de l'échiquier politique. Communiquer, fait partie de la politique.
  • Brest: Manuel face aux Journalistes à Océanopolis !

    Brest: Manuel face aux Journalistes à Océanopolis !

    Le Premier ministre Manuel Valls joue de plus en plus collectif. Jamais, il ne monte sur l'estrade tout seul, toujours avec ses ministres qu'il cite dans ses discours. Manuel Valls ne se réveille pas chaque matin en se demandant s'il est socialiste. Manuel Valls est avant tout un pragmatique qui entend davantage l'opinion que ses faux amis ou ses vrais ennemis. Etes-vous plus confiant qu'il y a quelques mois ? Telle est la question de nos confrères de Ouest France. Oui, je suis prudent parce que je suis lucide sur la situation du pays. Il y a une crise économique, sociale, parfois morale. une crise de confiance. Mais je suis davantage confiant que je ne l'étais, il y a quelques mois, parce qu'il y avait un doute sur notre capacité à faire, y compris venu de nos propres rangs. Nous avons voté tous les textes financiers, la réforme des régions et nous voterons la loi croissance. Les français peuvent se dire dorénavant: tiens, ça bouge et ça va dans le bon sens !

    Arrivée de Manuel Valls à la conférence de presse. Photo Réveil FM International

    Arrivée de Manuel Valls à la conférence de presse. Photo Réveil FM International

    Notre confrère de Ouest France de poursuivre: "En tout cas, pour la première fois depuis qu'il est en poste, Manuel Valls laisse transpirer un sentiment de confiance. Si les faits lui donnent raison, il va devenir redoutable pour tout le monde. Pour les frondeurs, qui l'accusent de faire fausse route. Pour l'opposition, dont une partie de l'électorat apprécie l'autorité du personnage. Pour François Hollande qui aurait quelque difficulté à défendre une nouvelle candidature".

    Stéphane Le Foll, le ministère de l'agriculture et porte-parole de gouvernement, Manuel Valls, Premier ministre, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense et Maryse Lebranchu, ministre de la fonction publique. Photo Réveil FM International

    Stéphane Le Foll, le ministère de l'agriculture et porte-parole de gouvernement, Manuel Valls, Premier ministre, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense et Maryse Lebranchu, ministre de la fonction publique. Photo Réveil FM International

    Manuel Valls, Premier ministre et Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense. Photo Réveil FM International

     

    Le Premier ministre répond de plus en plus sans filet aux journalistes.
  • Brest en Bretagne: Pays des "Bonnets Rouges", région réputée pour ses coups de gueule !

    Brest en Bretagne: Pays des "Bonnets Rouges", région réputée pour ses coups de gueule !

    Dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis à Brest, devant les élus, personnalités autres notables bretons, dans un ton calme mais ferme, Manuel Valls clame: "En République, rien ne doit justifier la violence !"

    Les "Bonnets Rouges", c'est la Bretagne

    Faut-il coiffer le bonnet rouge qu’utilisèrent les « besogneux » bretons au 17ème siècle pour défier Louis XIV pour être un Bonnet Rouge ? Il y a un an, exploitant le désarroi engendré par les plans de licenciements et par l’austérité ambiante, un cartel de gros entrepreneurs, de notables UMP et d’Ayatollahs régionalistes dévoient contre Paris la légitime colère des salariés et des petits entrepreneurs bretons. Le mouvement des Bonnets Rouges est né !

    Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

    Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

    Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

    Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

    Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

    Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

    Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

    Une année après la poussée éruptive des Bonnets Rouges, Manuel Valls, l'ancien ministre de l'Intérieur est revenu en Bretagne comme Premier ministre dans un climat relativement pacifié. Les difficultés sont toujours là mais l'État a joué incontestablement son rôle d'accompagnement durant la crise. Bien sûr, parmi les élus, chefs d'entreprise ou syndicalistes qui se pressaient à Océanopolis, beaucoup avaient des motifs d'insatisfaction. Mais, quoi qu'on en dise, le Pacte d'avenir n'est pas insignifiant et il se situe à la charnière de deux mondes, l'ancien et le nouveau qui coexistent encore, tant dans le domaine agricole que maritime.

    Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

    Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

    Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

    Des journalistes quittent Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Des journalistes quittent Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Des journalistes quittent Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

    Si Manuel Valls a cité Anne de Bretagne, c'est aussi pour montrer que cette région n'est forte de son indépendance que dans l'interdépendance française redessinée par la réforme territoriale. Alors que le président de la Région, Pierrick Massiot, semble s'affirmer sous l'ombre tutélaire de Jean-Yves Le Drian, le travail d'implantation des socialistes dans cette région depuis plusieurs décennies risque d'être balayé par les vents du populisme qui soufflent fort en Europe. Car, pour certains, comme le leader des bonnets rouges, Thierry Merret, l'année à venir ne s'annonce pas mieux que la précédente. Toutefois, le pire n'est jamais sûr. Parfois, il faut se risquer à positiver même dans une région réputée pour ses coups de gueule.

    Manuel Valls s'est donc livré à un exercice quasi-inédit, à Brest, en venant mettre ses pas dans ceux de Jean-Marc Ayrault pour confirmer, point par point, les promesses qui avaient été faites, il y a un an, avec le lancement du Pacte d'avenir pour la Bretagne.
  • A Brest, Manuel Valls a-t-il réussi à apaiser les Bretons ?

    A Brest, Manuel Valls a-t-il réussi à apaiser les Bretons ?

    Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Les "Bonnets Rouges" ont-il perdu leur capacité de nuisance ? La présence des CRS leur a-t-elle dissuadée ? A Brest, le petit groupe des "Bonnets Rouges" s’est dirigé vers la permanence du Parti socialiste pour une livraison spéciale d’ œufs, de lait et de farine, lancée sur l’ entrée du local : « acte symbolique pour dénoncer la trahison des députés socialistes bretons lors du vote de la réforme territoriale, amputant toujours la Loire-Atlantique de la Bretagne » selon les auteurs. A Océanopolis dans le Finistère, Manuel Valls, le Premier ministre dans son allocution a voulu une visite apaisée en Bretagne. Un an après la signature du pacte d'avenir conçu et décidé par Jean-Marc Ayrault pour la Bretagne en plein mouvement de contestation des "bonnets rouges", Manuel Valls est en déplacement dans la région, le jeudi 18 et vendredi 19 décembre 2014, a ratifié qui a été décidé par son prédécesseur, il a annoncé des mesures pour aider la Bretagne à faire face à la crise économique. "En tout, les subventions publiques en Bretagne dépasseront 3 milliards d'euros", a annoncé Manuel Valls. Pour la période 2015-2020, l'Etat s'engage à investir un milliard d'euros dans la région, ainsi qu'un second milliard mobilisé via le contrat de projet Etat-région-un document par lequel l'Etat et la région s'engagent à financer des projets d'avenir-A cela, s'ajoutera un milliard d'euros distribué par l'Union européenne. Le but : "aider le secteur agricole et agroalimentaire afin d'investir, d'innover, de former et de vendre", a indiqué Manuel Valls. Nous publions son discours de Brest.

    Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Le discours de Manuel Valls, Premier ministre, concernant le protocole d’accord sur le CPER Madame, messieurs les ministres (Marylise Lebranchu, Jean-Yves Le Drian et Stéphane Le Foll),

    Monsieur le préfet,

    Mesdames et messieurs les parlementaires,

    Monsieur le maire,

    Mesdames et messieurs les élus,

    Mesdames, messieurs,

    « Sans la Bretagne, la France ne serait pas ce qu’elle est. Mais sans la France, la Bretagne ne serait pas ce qu’elle est non plus ». Ces mots auraient pu être les miens ... Ils furent ceux ... d’Anne de Bretagne, il y a plus de 400 ans.

    Ils renvoient à un contexte historique particulier ... qui fait, je le sais, toujours débat ! Mais ils disent bien la spécificité de cette belle région ; la spécificité de ce territoire fier de son histoire, de son identité, de ses atouts. Et il a raison ! La Bretagne, c’est cette magnifique part de France qui la relie à l’océan, au monde.

    C’est aussi une terre qui a fourni tant de femmes et d’hommes courageux qui ont servi la France, qui ont contribué à la bâtir, à la nourrir, et à la faire rayonner. Et j’ai beaucoup de plaisir à vous retrouver. Vous retrouvez, car j’étais parmi vous, il y a moins d’un an ... J’étais venu, comme ministre de l’Intérieur, vous rencontrer et échanger, dans les terres d’Armor et d’Argoat, ici, à Brest, Quimper, Quimperlé, Morlaix, Pontivy et Rennes.

    J’avais alors mesuré les conséquences des chocs économiques et sociaux qui, peut-être plus qu’ailleurs, ont déstabilisé les territoires. Plus qu’une secousse, ils furent les révélateurs d’une mutation profonde qui menace un certain modèle breton.

    Il y a un an, vous m’aviez fait part de vos inquiétudes, de vos attentes. Vous m’aviez surtout dit votre ambition pour relever les défis qu’il y avait devant vous, devant nous. Nous sommes un an après le pacte d’avenir. Ce pacte était porteur de promesses. Aujourd’hui, nous pouvons dire, qu’elles sont tenues. Certes, l’heure n’est pas encore au bilan ... Les problèmes ne sont pas tous réglés ... Mais avec le Pacte d’avenir, avec le contrat de plan Etat Région 2015-2020 – dont les engagements seront signés dans un instant – nous voulons dire que l’Etat et la Région sont et seront au rendez-vous. Au rendez-vous des engagements pris en 2013.

    Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Respecter les engagements, c’est construire le socle de la confiance. Car, comme le reste du pays, c’est de confiance dont la Bretagne a besoin. Le point d’étape d’une mobilisation commune Vous l’avez rappelé, cher Pierrick Massiot, et vous aussi, monsieur le préfet, le Pacte d’avenir signé avec Jean-Marc Ayrault avait deux objectifs. Le premier était de répondre à l’urgence. Nous l’avons fait grâce au déblocage de fonds et à une mobilisation collective sans précédent.

    L’Etat a mis en œuvre des moyens d’accompagnement exceptionnels. Il fallait apporter aide et soutien à nos concitoyens qui se retrouvaient dans des situations personnelles souvent difficiles, parfois dramatiques. Comme toujours, il y a les situations dont on parle, et celles que l’on voit moins : fins de contrat en intérim, non-reconduction d’un CDD, les sous-traitants qui ne relèvent pas la tête, les éleveurs qui ne s’en sortent plus. Répondre à toutes ces difficultés, de nature très diverse, c’est un travail quotidien, qui relève du cas par cas. Aussi, je veux saluer l’engagement des services de l’Etat, de ceux de la Région, du Conseil général du Finistère et des collectivités qui, avec les représentants des professionnels concernés, ont agi dans cette période difficile.

    Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Bien sûr, des filières sont encore fragilisées parce qu’elles sont exposées à une concurrence internationale très rude : l’automobile, l’agroalimentaire, la pêche. Mais des premiers signaux positifs se font sentir, notamment dans l’agroalimentaire : Doux renoue avec l’activité et les investissements, Tilly recommence à croire en un avenir, Gad à Josselin peut poursuivre son chemin ...

    Ces dossiers sont suivis avec attention par Stéphane LE Foll dont je salue l’action. Il connaît bien la Bretagne. Beaucoup doit encore être fait, mais je fais confiance à la volonté des Bretons pour relever des défis que certains croyaient perdus d’avance. Je fais confiance aux Bretons pour aller de Construire l’avenir. Construire, ensemble, l’avenir. Préserver le modèle breton. C’est le second objectif du pacte signé il y a un an.

    Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Les questions agricoles sont déterminantes : 10% des emplois de la Région, 40% des emplois industriels en dépendent.

    Un milliard d’euros de crédits publics sont mobilisés pour aider le secteur agricole et agro- alimentaire afin d’investir, d’innover, de former et de vendre. L’objectif est simple : réorienter l'agroalimentaire vers une industrie à plus forte valeur ajoutée.

    Je sais que les aides financières du second pilier de la Pac, le Feader, doublées par rapport à la période précédente et désormais gérées par le Conseil régional, sont très attendues.

     

    Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Que ce soit pour l'installation, la modernisation des exploitations ou les mesures agroenvironnementales, ces besoins sont urgents. Aussi, l’Etat anticipera l’adoption des programmes de développement rural, en préfinançant les mesures du Faader, à compter du 1er janvier 2015. La raison en est simple : les délais administratifs ne doivent pas pénaliser un secteur agricole convalescent.

    L’année 2014 a permis d’enclencher une dynamique collective entre l’Etat et la Bretagne. Tous les acteurs se sont impliqués. Il faut donc s’appuyer sur cette démarche, pour encore avancer, pour sortir des difficultés. Je sais que les Bretons ont l’expérience des moments difficiles, qu’ils ont su surmonter les épreuves : la grève du lait en 1972, le Joint Français à Saint-Brieuc, ou encore les réparations des dégâts des marées noires qui ont souillé le littoral ...

     

    Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

    Pour renforcer la dynamique enclenchée, j’ai voulu venir, ici, à Brest, avec Pierrick Massiot, afin de confirmer de nouveaux engagements de l’Etat dans le cadre des Contrats de plan Etat-Région.

    Le Contrat de plan dessine l’avenir de la Bretagne Nés avec les lois de décentralisation, en 1982, à l’initiative de Michel Rocard – qui considérait, à juste titre, que le « contrat était toujours plus fécond que le décret » –, les Cper sont l’expression d’une intelligence collective. Ils sont la traduction concrète de la relation de confiance qui existe entre l'Etat et les collectivités locales. Ils permettent de programmer et financer de manière conjointe des projets structurants pour le territoire. Pour les six années à venir, l’Etat y consacrera 12,5 milliards d’euros. Ce montant traduit la volonté du gouvernement de donner aux collectivités les moyens d’investir et de préparer l’avenir.

    Les Cper ont un véritable effet de levier pour l’investissement local. D’abord, sur l’investissement des collectivités. Aux deux milliards d’euros engagés, chaque année, au niveau national, par l’Etat, s’ajouteront des montants équivalents, financés par les Conseil régionaux, et les autres collectivités locales.

    L’effet de levier agit aussi sur les financements européens. Et c’est pour cela que nous avons voulu que le calendrier des Cepr soit cohérent avec celui des fonds européens. Leur gestion est d’ailleurs désormais assurée par les régions.

    D’ici 2020, le contrat de plan va mobiliser en Bretagne une enveloppe de plus d’un milliard d’euros de l’Etat et de la Région, dont 525 millions d’euros apportés par l’Etat. Parmi les priorités d’investissement, trois me paraissent essentielles car elles correspondent à des engagements du Pacte d’avenir.

    La première priorité, c’est la mobilité.

    Le désenclavement du territoire, les connections avec l’espace européen sont depuis longtemps une priorité pour les Bretons. La signature d’aujourd’hui, c’est une étape décisive pour laquelle s’engagent l’Etat et les collectivités !

    En effet, plus de la moitié des crédits du contrat de Plan seront consacrés à cet enjeu majeur des transports. Cet enjeu, c’est tout d’abord le grand projet de la ligne à grande vitesse entre Le Mans et Rennes. Mise en service en 2017, elle permettra de gagner 40 minutes dans le trajet vers Paris.

    C’est un cap important du plan Bretagne à grande vitesse (BGV), pour lequel 3,3 milliards d’euros seront investis. Ces gains de temps devront profiter à toute la Bretagne, en particulier au bout de la péninsule à Brest et Quimper et je sais que pour la suite le débat public est engagé.

    C’est le sens des investissements que nous retiendrons : le traitement du nœud multimodal de la gare de Rennes ; la mise en œuvre des pôles d’échanges à Lorient, Quimper, Redon, Morlaix et Guingamp ; mais aussi l’amélioration des dessertes secondaires Carhaix – Paimpol, ou Dinan – Dol – Lamballe.

    Les investissements concerneront également la mise à deux fois deux voies de la RN164. C’est un enjeu majeur pour l'accessibilité et le développement du Centre Bretagne. Je sais combien les entreprises – notamment dans le secteur agroalimentaire – l’attendent. L'Etat et le Conseil régional mobiliseront ensemble plus de 220 millions d’euros pour les travaux sur la période 2015-2020 de toutes les sections, à l’exception de celle de Mûr de Bretagne.

    Les voies de communication, elles sont aussi virtuelles. En matière d’accessibilité numérique, le pacte a réaffirmé l’ambition bretonne autour du projet Bretagne Très Haut Débit (BTHD). L’engagement de l’Etat est porté à 152 millions d’euros au titre du Fonds pour la Société Numérique (FSN), garantissant ainsi la mise en œuvre du plan de financement prévisionnel.

    Après la mobilité, la deuxième priorité, c’est l’enseignement supérieur et la recherche. J’ai entendu les remarques, voire les déceptions formulées par les présidents de région, mais aussi par des présidents d’Université, lorsque les premiers montants financiers ont été dévoilés en septembre dernier.

    Cher Pierrick Massiot,

    Vous êtes personnellement intervenu pour présenter vos projets. A la suite de ce dialogue, et de nos derniers échanges, il y a quelques jours, vous avez convaincu, et les enveloppes régionales ont donc été augmentées. Je crois que nous sommes désormais parvenus à une dotation satisfaisante pour vous accompagner et consolider l’excellence bretonne en matière d’enseignement et de recherche.

    C'est ainsi 80 millions d'euros qui seront contractualisés par l’État. Parmi les différents projets, je retiens le déploiement du pôle d’excellence en cyber sécurité, cher à Jean-Yves LE Drian. Il fera de la Bretagne une région pionnière, au niveau national, mais aussi à l’échelon européen. A la clé, c’est un nouvel écosystème et plusieurs centaines de créations d’emplois à très forte valeur ajoutée.

    Je n’oublie pas non plus les thématiques liées à l’agriculture et l’agronomie, la biologie et l’environnement.

    Et bien sûr, les sciences et technologies de la mer, au cœur de l’identité et de l’excellence bretonnes ! L’enjeu est simple : déployer de grandes infrastructures de recherche pour l’observation maritime ; et valoriser les ressources biologiques marines, grâce à l’observation et la modélisation des changements environnementaux. Il s’agit de conforter Brest comme Campus Mondial de la Mer.

    Le CPER permet ainsi de conforter la compétitivité des filières telles que l’usine agro- alimentaire du futur, la recherche et le développement pour la filière laitière, et la sécurité alimentaire. Mais aussi les TIC, la photonique ou la réalité virtuelle augmentée, elles aussi parties prenantes des 34 plans industriels nationaux.

    Un dernier mot sur la recherche pour souligner que le rapprochement des établissements des régions Bretagne et Pays de la Loire sera favorisé par le soutien apporté à plusieurs projets La troisième priorité, c’est la transition écologique et énergétique.

    L’enjeu, c’est bien évidemment de préserver le patrimoine et les ressources naturelles incomparables de la Bretagne. Les filières émergentes seront soutenues, notamment dans le domaine de l’économie circulaire, de l’efficacité énergétique des bâtiments, ou encore de la valorisation des ressources naturelles terrestres et marines.

    La transition énergétique, c’est aussi imaginer de nouvelles méthodes pour faire avancer la recherche - développement. A ce titre, je souhaite dire l’importance que j’accorde à la dynamique engagée autour de France énergie marine, créée à Brest en mars 2012.

    France énergie marine doit rester au cœur de cette dynamique, afin de valoriser au mieux les 34 millions d’euros attribués. Pour cela, elle signera une convention avec l’Agence nationale de la recherche devenant ainsi l’institut de référence, au niveau national, dans le domaine des Tout un écosystème est en train de se constituer autour de cette démarche. Il réunit des acteurs solides – comme la DCNS, dont je visiterai le site tout à l’heure – mais aussi des nouveaux entrants tels que l’entreprise SABELLA. Les avancées sont déjà là, comme à Saint-Brieuc, ou vont se produire : le port de Brest adaptera ainsi ses équipements pour le développement de la filière des énergies marines renouvelables.

    Conforter l’avenir maritime de la Bretagne, c’est aussi le sens du transfert du siège social d’IFREMER de Paris à Brest. Jean-Marc Ayrault l’avait annoncé le 13 décembre 2013. Je le dis très clairement : je confirme naturellement cette décision.

    Elle va être concrétisée par une convention opérationnelle de transfert entre l’Etat, IFREMER, les collectivités territoriales. L’établissement demeurera un établissement national et son contrat d’objectifs sera mis en œuvre. Il concerne en particulier les orientations scientifiques et la capacité de recherche. Le choix des personnels concernés sera respecté, dans le cadre du dialogue entre leurs représentants et la direction d’Ifremer La convention de transfert devra m’être soumise avant la fin du premier trimestre 2015.

    En tout, pour les six prochaines années, les subventions publiques en Bretagne dépasseront 3 milliards d’euros. Le CPER mobilisera 1 milliard à parité entre l’Etat et la Région. S’y ajouteront pour l’Etat, hors Cper, 1 milliard d’euros. L’Union européenne s’engagera enfin à hauteur de 1 milliard. L’ampleur de cette mobilisation, c’est aussi le fruit du temps d’avance que la Bretagne – et ses responsables publics – ont su prendre à l’occasion de la crise. La Bretagne a su saisir cette opportunité pour rebondir, identifier ses fragilités mais aussi ses atouts, pour penser elle-même son avenir, en nouant un dialogue approfondi avec l’Etat. De cette crise qui a créé tant de souffrances, la Bretagne a su tirer une force incroyable.

    Mais toute action a besoin d’un cadre, qui doit savoir lui aussi évoluer, s’adapter.

    La réforme territoriale

    Mesdames, messieurs,

    En trente ans notre pays a changé, s’est transformé. Et pour lui donner tous les moyens de préparer son avenir, nous avons engagé un grand mouvement de réforme de notre organisation territoriale. Votre territoire y participe pleinement.

    Brest, deviendra ainsi, au 1er janvier, une métropole. Celle-ci prolongera tout naturellement le processus d’intégration intercommunale entamé de longue date. La Bretagne est d’ailleurs exemplaire dans ce domaine : l’intercommunalité s’est nourrie de la tradition de solidarité qui existe entre les bretons.

    Avec Rennes, et Brest, la Bretagne comptera donc deux métropoles, mais aussi un réseau équilibré de villes influentes, et des Conseils généraux, Cher Claudy Lebreton, jouant pleinement leur rôle de proximité.

    C’est ce fameux « B 16 », mis en place, il y a dix ans, à l’initiative de Jean-Yves Le Drian. Ici, vous avez toujours su innover, expérimenter, proposer. C’est dans cette instance de gouvernance – qui réunit des élus de sensibilités diverses – que vous prenez ensemble, de manière collégiale, toutes les décisions structurantes pour l’avenir de votre région. C’est le cas pour le projet Bretagne à grande vitesse ou pour votre plan numérique très haut débit.

    L’exemple breton est ainsi devenu une référence nationale.

    La loi sur l’organisation des régions a été adoptée, comme vous le savez, hier par l’Assemblée Cependant, cette loi marque bien plus une étape que la fin d’une histoire. Je veux le dire clairement : elle ne doit pas décourager les initiatives visant à mieux reconnaitre les diversités de votre région, ou celles pour bâtir des modèles innovants d'action publique.

    La réforme territoriale, c’est en effet une invitation à une meilleure prise en compte des spécificités des territoires qui font la France.

    Ces mots, je n’en doute pas, résonnent particulièrement en Bretagne. Et j’ai souhaité que son action puisse être confortée dans quatre domaines.

     Tout d’abord, la culture. La ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, a signé, le 5 décembre, avec le Président du Conseil régional, une convention spécifique. Elle a créé le conseil des collectivités pour la culture en Bretagne (CCCB) et des guichets uniques pour les subventions déconcentrées dans les domaines du livre et du cinéma. Ces guichets préfigurent la délégation de gestion de l'Etat à la Région qui interviendra au premier trimestre 2015.

     Pour ce qui est de ce sujet important que sont les langues de Bretagne, la négociation d’une nouvelle convention spécifique devrait aboutir début 2015 ;

     La nouvelle convention avec l’Association des écoles Diwan vient d’être conclue avec le ministère de l’éducation nationale ;

     Enfin, la spécificité de la Bretagne en matière de gestion de l'eau sera prochainement reconnue par la loi. La région Bretagne pourra se voir confier, à sa demande, des missions d'animation et de concertation dans le domaine de la gestion et de la protection de la ressource en eau et des milieux aquatiques. Un amendement à la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République a ainsi été déposé par la sénatrice du Morbihan Odette Herviaux. Le Gouvernement soutient cette initiative qui s'inscrit pleinement dans l'objectif d'amélioration de la gouvernance de l'eau poursuivi par le Pacte pour la Bretagne.

    La réussite de la réforme territoriale que porte Marylise Lebranchu avec force et courage, se jouera dans notre capacité à faire vivre les spécificités des régions ; dans notre capacité également à accompagner tous les territoires, et en particulier les plus Nombreuses sont les zones rurales, péri-urbaines où nos concitoyens doutent. Ils voient les services publics disparaître, les commerces fermer l’un après l’autre, l’emploi se faire de plus en plus rare, et les perspectives d’avenir de plus en plus incertaines. Le sentiment d’isolement, d’enclavement, d’abandon fait alors son chemin.

    A cela, nous devons apporter des réponses. C’est pourquoi j’ai souhaité organiser les assises des ruralités.

    Un atelier s’est d’ailleurs tenu dans les Côtes d’Armor. Je ne vais pas redire ici les 11 mesures d’urgence que nous avons prises à l’issue de ces assises. Je veux surtout insister sur une idée qui trouve tout son sens en Bretagne. Aucun territoire ne doit être privé de ses capacités de développement futur. Il faut donc adapter toutes les politiques publiques aux besoins des territoires ruraux, pour que chacun ait toutes les cartes en main. Je pense notamment au déploiement de la téléphonie mobile, à la lutte contre la désertification médicale, ou encore au développement de l’attractivité touristique.

    Mesdames, messieurs,

    La Bretagne l’a prouvé. Face aux difficultés, elle sait « jouer collectif ». Il n’y a pas les territoires ruraux contre les métropoles, le littoral contre le centre. Il y a une Région, qui veut s’appuyer sur ses atouts, ses habitants, son agriculture, sa pêche, son industrie, son tourisme.

    Cette unité de la Bretagne, c’est votre force !

    Cette Bretagne solidaire, qui réussit, qui investit, qui ose, qui innove, c’est aussi ce territoire qui exporte la « marque » Bretagne. Vous avez défini votre stratégie économique, monsieur le Président MASSIOT, par un mot breton : la « Glaz » économie. Elle regroupe le vert pour la force de la terre, le bleu pour les ressources de la mer et le gris de la matière grise bretonne... Ce n’est pas seulement un slogan, c’est la preuve que la Bretagne se réforme, qu’elle avance, qu’elle construit. Qu’elle se construit. Sans cesse.

    Je n’ignore rien des difficultés des inquiétudes qui subsistent. La Bretagne sort progressivement de la crise. Mais son redémarrage doit être encouragé, pour connaitre à nouveau la prospérité. Le rôle de l’Etat, c’est d’être aux côtés des territoires qui souffrent comme de ceux qui avancent. C’est d’accompagner le développement du territoire, les initiatives, le travail et les entreprises. Le rôle de l’Etat, c’est d’assurer, partout et toujours, la cohésion et la solidarité. La solidarité que j’ai constatée à l’occasion de mes déplacements, il y a un an après Noël, quelques heures après les inondations qui ont frappées la Bretagne.

    C’est donc le rôle de l’Etat, d’agir aux côtés de tous les acteurs locaux. Rien ne se fera sans eux. Rien ne se fera en Bretagne sans les Bretons, sans votre implication dans le dialogue, dans le respect, et dans le refus absolu de la violence d’où qu’elle vienne. Je connais votre attachement à l’ordre républicain.

    Car la première richesse de la Bretagne, ce sont bien sûr les Bretons eux-mêmes. Ce sont ceux qui souhaitent être bretons, et qui le disent, avec plaisir, avec fierté.

    Etre français, dans notre République, c’est pouvoir revendiquer des cultures multiples. Il faut toujours relire Mona OZOUF pour comprendre les appartenances, les choix et les identités. Pour comprendre qu’être à la fois bretonne, française et républicaine ne s’oppose pas. Au La force de la France vient aussi de là, de la richesse de ses cultures. Et la Bretagne y contribue, massivement ! Quand 750 000 personnes assistent au festival inter-celtique de Lorient, quand les associations font vivre la langue et cet incroyable patrimoine, on se dit que la culture bretonne a bien plus qu’un passé, elle a un grand et bel avenir. Et quand on se déplace, partout en France ou dans le monde, où qu’on aille, ce drapeau blanc et noir – ce Gwenn ha Du – flotte fièrement.

    Alors je crois qu’ensemble, réunis pour l’intérêt général, forts des moyens financiers que nous engageons, nous pouvons réussir, et nous pouvons regarder l’avenir de la Bretagne avec confiance

    Un an après la signature du pacte d'avenir pour la Bretagne lancé en plein mouvement de contestation des "bonnets rouges", Manuel Valls est en déplacement dans la région, jeudi 18 décembre et vendredi. Et il a donné des gages pour désamorcer la colère bretonne.

    Il a confirmé ses engagements financiers

    A Brest (Finistère), il a annoncé des mesures pour aider la Bretagne à faire face à la crise économique. "En tout, les subventions publiques en Bretagne dépasseront 3 milliards d'euros", a annoncé Manuel Valls. Pour la période 2015-2020, l'Etat s'engage à investir un milliard d'euros dans la région, ainsi qu'un second milliard mobilisé via le contrat de projet Etat-région (un document par lequel l'Etat et la région s'engagent à financer des projets d'avenir).

    A cela, s'ajoutera un milliard d'euros distribué par l'Union européenne. Le but : "aider le secteur agricole et agroalimentaire afin d'investir, d'innover, de former et de vendre", a indiqué Manuel Valls.

    Le Premier ministre a également confirmé le transfert de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) à Brest. "Nous souhaitons conforter Brest en tant que pôle mondial de la mer", a affirmé Manuel Valls.

    Il a flatté les Bretons

    Un an après la contestation des bonnets rouges, Manuel Valls est venu apaiser. "Sans la Bretagne, la France ne serait pas ce qu'elle est", a dit le chef du gouvernement, citant Anne de Bretagne.

    Malgré la crise et les plans sociaux chez Doux, Dag ou Boutet Nicolas dans la région, la Bretagne a su "rebondir, identifier ses fragilités mais aussi ses atouts, pour penser elle-même son avenir en nouant un dialogue approfondi avec l'État", a affirmé Manuel Valls.

    Il s'est adressé aux "bonnets rouges", à demi-mots

    Interrogé sur ce mouvement, Manuel Valls, a souligné, sans les désigner, qu'"il ne peut y avoir de place pour la violence". Il a néanmoins reconnu qu'un "mouvement est toujours révélateur", citant notamment "les questionnements sur l'avenir face aux mutations de la Bretagne notamment dans les secteurs de l'agriculture et de l'agro-alimentaire".

    Des rassemblements à l'appel de l'intersyndicale FO-CGT-Sud-Solidaires-Unef ont ponctué la venue du Premier ministre, réunissant plusieurs centaines de personnes. "On manifeste parce qu'on veut mettre un contenu social, économique et industriel dans le Pacte d'avenir pour la Bretagne, qui n'en a pas", a déclaré à Thierry Gourlay, secrétaire régional de la CGT. Parmi eux, une dizaine de "bonnets rouges", qui n'ont pas été autorisés à s'exprimer au micro.

  • Massaman Malien de 19 ans, champion d'athlétisme, menacé d'expulsion à Evry

    Massaman Malien de 19 ans, champion d'athlétisme, menacé d'expulsion à Evry

    Décrit comme un « élève modèle » par ses professeurs du lycée Baudelaire d'Evry (Essonne), le champion junior d'Ile-de-France de saut en longueur risque d'être expulsé au Mali, loin de sa mère installée à Corbeil-Essonnes.

    Corbeil, le 12 décembre. Actuellement en 1re au lycée Baudelaire d’Evry, Massaman est un bon élève. Il a une moyenne de 14, mais pas de carte de séjour. Le délai pour quitter le territoire qui lui a été accordé arrive à son terme samedi.

    « Eh, Massaman, tu restes jusqu'à la fin de l'année, hein ? » Dans les couloirs du lycée Baudelaire, à Evry, le jeune homme de 19 ans répond par un sourire à ses camarades. Pourtant, depuis un mois, « je me suis arrêté de vivre », confie ce champion d'athlétisme. Des nuits sans sommeil, 3 kg en moins, la boule au ventre.

    Car d'ici à samedi, cet habitant de Corbeil en situation irrégulière devra avoir quitté la France. Sinon, il sera expulsé. Mais il espère beaucoup d'un rendez-vous, ce jeudi à la préfecture d'Evry, obtenu après une manifestation de lycéens venus le soutenir, lui ainsi qu'un autre élève, Mohamed, scolarisé à Savigny-sur-Orge (Essonne).

    Massaman est arrivé officiellement à Corbeil le 21 août 2012. Il vivait auparavant à Bamako, au Mali, où il est né en 1995. A la mort de son père en 1998, sa mère refusant de se remarier avec son beau-frère, comme c'est l'usage dans certaines familles, a confié ses deux enfants à la grand-mère et est partie en France, où elle a refait sa vie. Sa demande de regroupement familial est rejetée, mais ses aînés finissent par la rejoindre à Corbeil. Massaman se remet à niveau au lycée Perret d'Evry pendant un an, puis est orienté à Baudelaire.

    «Ma vie, c'est le lycée et la maison»

    Actuellement en 1re, il brandit une moyenne de 14. « J'ai envie de réussir, insiste-t-il. Ma vie, c'est le lycée et la maison. » Il ne veut pas laisser sa maman, qui souffre d'un pied, travailler trop longtemps. Elle est aujourd'hui engagée dans une association de solidarité, Générations Femmes. Massaman s'investit donc dans sa scolarité. « Je suis élu au conseil de la vie lycéenne et au conseil académique de la vie lycéenne », décrit-il. Il prépare également un spectacle de hip-hop pour la fin de l'année.

    Quand le Malien n'est pas sur les bancs de l'école, il est sur les pistes d'athlétisme. Inscrit au club de Corbeil, il est champion junior d'Ile-de-France 2014 en saut en longueur. « J'aimerais en vivre », annonce-t-il. Mais il a été stoppé net dans sa course. Lorsqu'il a atteint sa majorité, Massaman a formulé une demande de carte de séjour d'un an. Refus. Et le 20 novembre, il recevait par courrier une obligation de quitter le territoire d'ici un mois. « Il est mentionné dedans que je n'ai pas trop d'attaches ici, que je n'ai ni femme ni enfants. Mais j'ai 19 ans ! rappelle-t-il. Je me suis investi à 120 % pour m'intégrer et réussir. Je comprends la loi, mais ça fait mal de se voir rejeté. »

    « C'est la stupeur et l'incompréhension, réagit l'un de ses ex-enseignants, car il a sa famille ici et il réussit scolairement. » « C'est la première fois que je soutiens un élève comme ça, enchaîne Valérie Sagot, 48 ans, professeur de gestion vente au lycée Baudelaire. On ne peut pas accueillir tout le monde mais, honnêtement, là, ça manque d'humanité. C'est un élève modèle : il écoute, respecte les règles. Il est très bien intégré. Je crois en lui, mais s'il retourne dans son pays d'origine je m'inquiète pour son devenir. »

    Lui s'inquiète surtout pour sa mère car « elle a été séparée plus de dix ans de ses enfants. Si on les éloigne encore d'elle, ça va la tuer ». Massaman n'a pas l'intention de faire sa valise. « Si je dois bouger, c'est parce qu'on m'aura expulsé », affirme-t-il. Et, les yeux baissés, de susurrer : « Je n'ai jamais été dans un tel contexte... J'ai peur de l'expulsion. Je ne préfère même pas imaginer. »

    Ce que dit la loi

    Depuis 2012, les jeunes majeurs doivent justifier de deux ans de présence en France, à la date de leur 18e anniversaire et d'un parcours scolaire assidu et sérieux pour prétendre à un titre de séjour.

    Massaman peut répondre au second critère, mais pas au premier. Officieusement, il est arrivé en France en 2011, mais ne peut le prouver. La date de 2012 a donc été retenue, année où il a commencé un parcours scolaire. Or, à la rentrée 2012, il avait déjà 17 ans. La circulaire précise cependant que si le jeune « dispose de toute sa famille proche en France, en situation régulière » et à sa charge effective, les services de l'Etat peuvent lui donner ce titre de séjour, même s'il est arrivé en France après ses 16 ans.

     

    Autre exception : si l'étranger peut justifier d'un talent exceptionnel ou de services rendus à la collectivité. Contactée, la préfecture n'est pas en mesure d'évoquer « par voie de presse des cas nominatifs et particuliers », mais rappelle que « les refus [...] sont expressément motivés par l'absence des conditions nécessaires et suffisantes [...] ou par la production de faux documents [...] » et que les refus peuvent faire l'objet de recours gracieux et contentieux.
  • Ile de Gorée: L'émouvante maison des esclaves !

    Ile de Gorée: L'émouvante maison des esclaves !

    Eloi Coly, le Conservateur de la Maison des Esclaves de Gorée. Photo Réveil FM International

    La Maison des esclaves a été inaugurée le 6 décembre 1990 par Madame Danielle Mitterrand et Madame Elisabeth Diouf. Photo Réveil FM International

    Agé de 62 ans, Eloi Coly, le Conservateur de la Maison des Esclaves de Gorée, au Sénégal, Gestionnaire de l’île de Gorée a succédé au charismatique conservateur Boubacar Joseph Ndiaye décédé en 2009, au terme d’un compagnonnage de 24 ans. La Maison des Esclaves, Musée et Mémorial dédié à la Traite des noirs se trouve à l’île de Gorée, à 3,5km de Dakar, sur la cote Ouest Atlantique. Elle cristallise aujourd’hui toute la mémoire des traites nacrières. Du fait de sa position stratégique, propice au mouillage des navires, l’île de Gorée fut pendant longtemps au centre des rivalités entre les nations européennes qui se battaient pour son occupation : portugais, hollandais, français, anglais. Célèbre pour son histoire et son architecture particulière et ses « captiveries », Gorée est inscrite au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO.

     

    Réveil FM International: Quelle est la place de l’île de Gorée dans le monde ?

    Eloi Coly: L’île de Gorée, avec ses captiveries ou la Maison des esclaves, fait partie intégrante de l'Histoire du monde, du fait de son histoire particulière liée à celle des grandes découvertes et, sans doute, à celle de la traite négrière, comme celle de la Colonisation. Aujourd'hui, c'est à Gorée, que célèbre le plus la réconciliation entre les peuples. Pour ces raisons, le peuple sénégalais a décidé d'offrir Gorée en partage aux autres nations du monde.

    La porte de non retour ! Photo Réveil FM International

    Grande cellule pour les récalcitrants. Photo Réveil FM International

    Des chaines pour les esclaves. Photo Réveil FM International

    Des chaines pour les esclaves. Photo Réveil FM International

    Des chaines pour les esclaves. Photo Réveil FM International

    Réveil FM International: Qu’est ce qui guide le choix de ceux qui viennent à Gorée.

    Eloi Coly: Bien sûr ! Je disais tantôt que c'était l'Histoire du monde; tout le monde se sent alors interpellé. On a beau lu l'histoire du monde dans les livres, on l’a beau apprise dans les écoles, mais ça ne sera pas la même chose que de la vivre dans la situation dans laquelle les choses se sont déroulées. Je pense que c'est ce qui guide le choix de ceux qui viennent à Gorée.

    Sans commentaires ! Réveil FM International

    Roger Bongos-Afrique Rédaction en pleine interview avec Dr. Ahmed Rashid Beebeejaun, Vice-Premier ministre Mauricien. Réveil FM International

    La maison des esclaves. Photo Réveil FM International

    Réveil FM International: Que symbolise-t-elle la Maison des esclaves ?

    Eloi Coly: La Maison des esclaves, tout comme l'île de Gorée aujourd’hui, sont le symbole de la fragilité des libertés. Les libertés sont fragiles. Donc, nous nous devons de faire en sorte de pouvoir les protéger. Personne ne doit, aujourd'hui, oublier ce qui s'est passé, parce que lorsqu’on interroge l'histoire, souvent cela évite la commission de nouveaux forfaits; des forfaits qui seraient semblables à ce que le monde aura ou aurait déjà vécu. Je pense, de ce point de vu, qu’il est important de maintenir ces lieux de mémoires, mais pas uniquement à Gorée, parce que la même chose pourrait se trouver partout ailleurs. D’ailleurs, aucune portion de l'Afrique n'avait eu à échapper aux exactions des esclavagistes, vue la durée et l'ampleur du déplacement des personnes. Tout cela, mis ensemble, nous oblige à conserver ces lieux de mémoires. Or, le lieu de mémoire n'existe que de par sa symbolique; si on lui ôte la symbolique, il deviendra un lieu quelconque. Voila pourquoi nous sommes convaincus que venir à Gorée c'est exactement comme si on allait à Cape Coast(Ghana), à ELMINA (Mecque) ou à Albreda(Gambie).

    L'île de Gorée. Photo Réveil FM International

    L'île de Gorée. Photo Réveil FM International

    L'île de Gorée. Photo Réveil FM International

    L'île de Gorée. Photo Réveil FM International

     

    Il faut simplement que les lieux de mémoire puissent se vêtir de leur symbole et que l'on fasse en sorte de pouvoir protéger ces lieux de mémoire qui doivent, forcement, renvoyer à notre histoire commune.
  • Alias Joseph Kabila-Matata II: A l'aune de l'ouvrage de Freddy Mulongo "Au temps des effroyables imposteurs de la RDC"

    Alias Joseph Kabila-Matata II: A l'aune de l'ouvrage de Freddy Mulongo "Au temps des effroyables imposteurs de la RDC"

    "Au temps des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

    Ubuesque et pathétique ! On se croirait dans une salle de cinéma à Bastille mais non, nous vivons la triste réalité sur la RTNC caporalisé au service d'un individu-imposteur. Faire de la communauté internationale le bouc émissaire de ses propres turpitudes, il fallait oser. Alias Joseph Kabila est-il ivre de ses 17 milliards de dollars américains planqués dans les îles vierges britanniques ? Ovni, catapulté à la tête de la République démocratique du Congo par la mafia internationale, alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati est-il soudain devenu un souverainiste, indépendantiste ? On croit rêver avec son discours à la Nation devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès au Palais du peuple le 15 décembre. Acculé de toute part de ne pas tripatouiller la Constitution pour se maintenir Ad vitam aeternam au pouvoir alors ses calamiteuses 13 ans au Congo. Il aurait été plus sage qu'il dise à la Nation congolaise, qu'il se mettait à la disposition de la justice pour son imposture, sa forfaiture et haute trahison. En déclarant qu'il n'acceptait pas "les injonctions de l'étranger" alors que ces sont les étrangers qui l'ont placé là pour mieux piller les ressources de la République démocratique du Congo, alias Joseph Kabila a pris goût au pouvoir et il n'est pas prêt à partir à la fin de son mandat en 2016. Sera-t-il battu comme Wade au Sénégal ? Va-t-il être chassé comme Blaise Compaoré au Burkina Faso ? Se prépare-t-il a être capturé par les Congolais eux-mêmes ?

    "Au temps des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

    N'est-ce pas une énième imposture que de déclarer:"Nous sommes les descendants de Kimpa Vita, de Simon Kimbangu, de Joseph Kasa-Vubu, d’Antoine Gizenga, de Patrice Lumumba et de Laurent Désiré Kabila. Nous sommes ce peuple tellement jaloux de son indépendance conquise de haute lutte et de liberté démocratique obtenue parfois au prix de sang", seul un congolais peut clamer une telle déclaration. Alias Joseph Kabila doit d'abord prouver qu'il est le fils de M'zée Laurent-Désiré Kabila, assassiné en 2001. Kimpa Vita n'a jamais trahi le Congo, elle s'est battue contre les explorateurs portugais. Elle a fini martyre sur un bûcher. Simon Kimbangu pour avoir prêcher la vérité sur la colonisation, les coloniaux belges l'ont enfermé jusqu'à sa mort. Il est plus long prisonnier politico-religieux du continent. Joseph Kasa-Vubu n'avait jamais pillé l'Etat congolais, il restituait le surplus de ses frais des mission. Patrice Emery Lumumba a été diabolisé par les colons belges avant d'organiser son assassinat et de lui arracher les dents gardées comme trophées en Belgique. Alias Joseph kabila ne connait pas l'histoire du Congo. Si M'zée Laurent-Désiré Kabila était vraiment son père, pourquoi le procès de son assassinat n'a jamais eu lieu ? Alias Joseph Kabila a fait entrer la soldatesque rwandaise au Congo pour massacrer les populations civiles congolaises. Alias Joseph Kabila a invité Paul Kagamé, le Pol-Pot de Mille collines pour assister au défilé du cinquantenaire de notre indépendance sur le boulevard triomphal le 30 juin 2010, indépendance acquise par nos aïeux dans la lutte et le sang, le 30 juin 1960 ! Alias Joseph Kabila est un imposteur et traître à la nation congolaise !

    "Au des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

    Après quatorze mois d'attente, pour continuer à distraire les congolais, l'imposteur qui trône abusivement sur le Congo nomme Matata II et ses 47 voleurs-ventripotents !

    Il y aurait beaucoup à dire sur le gouvernement éléphantesque de Matata Ponyo II constitué des apparatchiks, mammouths, dinosaures, spinosaures, criminels économiques, bandits de grand chemin...Au fait on l'impression Matata II, ce sont des "Angwalima, Bouddha, Balados, des criminels qui sont nommés non pas pour servir la République mais pour qu'ils se servent de la fonction ministre pour se remplir les poches en récompenses au service rendu à l'incapacitaire de Kingakati qui dirige le Congo par défi. Partout ailleurs, les ministres sont nommés avec des critères de moralité bien précises dans un gouvernement pour servir la nation, pas par récompense pour qu'ils se remplissent les poches.

    "Au des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

    Dans le gouvernement Matata II, il y aurait beaucoup à dire: Nous nous limitons aujourd'hui à un sulfureux individu de ce gouvernement de conspiration contre le Congo.

    1. Evariste Boshab: Nous apprenons que le fameux pseudo-professeur autoproclamé constitutionnaliste s'est agenouillé devant alias Joseph Kabila pour que l'imposteur le nomme Vice-Premier ministre intérieur et sécurité. Qu'il ait fait du tapage sur sa nomination à Kinshasa et à Mbuji-Mayi, quelle connerie. Mais comment peut-on nommer comme premier flic au Congo, un mafieux comme Evariste Boshab ? Souvenons-nous, dans la nuit du 1er au 2 janvier 2012 ! Sur le boulevard du 30 Juin, revenant d’une boite de nuit de la capitale congolaise, vers 6 heures locales du matin ce lundi 2 janvier 2012, Yann Boshab ivre mort roulant à vive allure et au delà de la vitesse limitée sur le boulevard du 30 juin, le fils d’Evariste Boshab secrétaire général du PPRD, parti politique d'alias Joseph Kabila, au volant d’une Jeep Navigator noire aux vitres fumées a perdu le contrôle de son véhicule. Ivre mort le chauffard Yann Boshab a heurté de plein fouet un taxi. Il a tué 5 personnes et a renversé 3 personnes blessées grièvement. Les corps ont été abandonnés sur le lieu de l'accident. Les militaires présents ont sécurisé le fils à papa. Aucun constat de l’accident n’a été fait. Pour empêcher toute enquête, le Navigator noir, véhicule de l’infraction, a été remorqué jusqu'ause trouve au camp Lufungula chez le Général Kanyama, populairement surnommé « esprit de mort » ! Le soir même du lundi 2 janvier 2012, Yann Boshab, le fils à papa mafieux a été soustrait de la justice congolaise. Accompagné par des militaires armés jusqu'aux dents en bas de la passerelle de l'avion de la compagnie aérienne belge SN Brussels, Yann Boshab s'est envolé pour la Belgique, laissant derrière lui huit cadavres car les trois blessés grièvement mourront par la suite.

     

    Evariste Boshab, ministre de l'intérieur et sécurité, on croit rêver. Etre ministre de l'intérieur, c'est avoir l'obligation des résultats dans la sécurisation des biens, citoyens et territoire. Comment peut-on un seul instant avoir l'assurance qu'Evariste Boshab va sécuriser qui que ce soit ? Le premier flic dans le gouvernement Matata II, Evariste Boshab est connu pour plusieurs dossiers mafieux dont celui de 32 millions de Société Nationale d'Electricité (SNEL) payés par le Congo-Brazzaville. Président de l'Assemblée nationale, c'est Evariste Boshab qui a corrompu les députés, 25 000 $ américains à chaque godillot pour tripatouiller la Constitution, réduire de deux à un tour l'élection présidentielle de novembre 2011. Alors que la République démocratique du Congo a plus de 70 millions d'habitants, le Sénégal qui est moins peuplé vote à deux tours leur président de la République. Evariste Boshab avait reçu la promesse de son incapacitaire de raïs qu'il serait nommé Premier ministre. Ce qui n'avait pas été fait. Dans son passage à vide, il a pondu un livre "Entre révision de la constitution et l’inanition de la nation" en juin 2013, comme un appel de pied à alias Joseph Kabila qui ne rêve que du tripatouillage de la Constitution pour un troisième mandat, alors que les treize ans passés à la tête du Congo sont calamiteux. Evariste Boshab est ministre de l'intérieur d'alias Joseph Kabila pour l'aider à mieux couillonner les congolais avec les élections de 2016. Nul ne sait si vraiment alias Joseph Kabila parviendra à ses fins: tripatouiller la Constitution et se maintenir par la force.

    "Au temps des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

    Que le MLC de Jean-Pierre Bemba soit un parti politique des traites à la Nation, cela est connu des tous. Les Antoine Ghonda, Olivier Kamitatu, François Mwamba Tshiyimbi, Alexis Tambwe Mwamba, José Endundu...des politicailleurs mobutistes débauchés, versatiles , girouettes politiques et changeurs de casaque patentés. Des mangeristes-mangercrates insatiables. Que peut-on attendre de tels individus ? Depuis la féroce dictature mobutienne, ils sont là qu'ont-ils apporté à la République ? Rien, sinon un enrichissement personnel. Il est faux de croire que seuls des magouilleurs mobutistes sont à même d'être nommés ministres. Sans eux , pas de salut ! Ce dernier ne peut en aucun cas provenir de cette racaille politique ! Que le criminel rwandais Eugène Sérufuli soit nommé ministre de Matata Ponyo, voilà qui en dit longtemps de la mainmise de Paul Kagamé, le Pol-Pot de Mille Collines sur la RDC.

    Une chose est certaine, l'agenda d'alias Joseph Kabila, n'est pas nôtre. Il doit partir.
  • Palais de l'Elysée: François Hollande a inauguré le sapin de Noël sous la pluie

    Palais de l'Elysée: François Hollande a inauguré le sapin de Noël sous la pluie

    C’est sous la pluie, mais avec le sourire, que François Hollande, a inauguré, vendredi soir dernier, le traditionnel sapin de Noël de l’Elysée, entouré d’enfants. Après le décompte de coutume, le président français a donc appuyé sur le bouton allumant les décorations, une tâche habituellement réservée à la Première dame, mais néanmoins applaudie par les petits invités enthousiastes. Le sapin, un Nordmann de 24 ans, mesurant 11 mètres et pesant près de deux tonnes, a été transporté d’Auxerre au pied du Grand Palais en péniche, une première. Avant d’atterrir dans la cour d'honneur de l'Elysée, l’arbre avait été inspecté par une équipe de démineurs et leur chien sur le quai. Il a ensuite fallu deux jours, plus de deux kilomètres de guirlandes et quatre mille boules et autres objets pour le décorer.

    François Hollande et les enfants issus de l'immigration à l'Elysée

    François Hollande et les enfants issus de l'immigration à l'Elysée

    François Hollande et les enfants issus de l'immigration à l'Elysée

     

    François Hollande et les enfants issus de l'immigration à l'Elysée

  • Ces immigrés qui font la France

    Ces immigrés qui font la France

    François Hollande a inauguré lundi 15 décembre le Musée de l’histoire de l’immigration, issu de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration créée en 2007 à Paris et dont le conseil d’orientation est présidé par l’historien Benjamin Stora.

    Ces immigrés qui ont fait la France

    Le chef de l’État a prononcé un discours rendant hommage aux apports de l’immigration, au modèle d’intégration français, à l’histoire de son peuplement et à la diversité.

    « La Croix » a , de son côté, donné la parole à ces immigrés qui font la France.

     Boniface Kokoh, professeur à l’université de Poitiers

    « Le plus dur, ça a été la température de – 5 °C un matin d’hiver… ».

    À 28 ans, Boniface Kokoh, diplômé de l’ENS d’Abidjan (Côte d’Ivoire), débarque pour la première fois à Paris. On est en septembre 1986. Quand il était encore à Abidjan, des coopérants venus de Paris et Grenoble lui ont donné goût à l’électrochimie. C’est décidé, il ira étudier en France, à l’université de Poitiers (Vienne). Là, il retrouve des étudiants togolais, congolais, ivoiriens… « Plein de choses ont joué en faveur de mon intégration : la solidarité des autres étudiants africains, ma participation au club de football, ma rencontre avec une Guadeloupéenne, étudiante en anglais, qui allait devenir ma femme… Le plus dur, ça a été la température de – 5 °C un matin d’hiver… »

    Brillant thésard, Boniface Kokoh développe une méthode innovante pour fabriquer un additif alimentaire. Un travail repéré par le sucrier Beghin-Say, qui lui propose un confortable contrat de recherche. L’université lui offre un poste de post-doctorant, puis de maître de conférences de chimie organique. « Très vite, j’ai pris des responsabilités au sein de l’université en devenant directeur de l’école doctorale », se souvient-il aujourd’hui, à 51 ans.

    Français depuis 1990, le professeur n’a « jamais pensé partir ailleurs, même si récemment on m’a proposé un poste au Brésil ». Aujourd’hui, marié et père de deux grandes filles, il s’attache à accueillir des thésards africains dans son laboratoire. Il passera Noël à Abidjan, en famille. Avec émotion mais sans regret. « Franchement, depuis 28 ans que je vis en France, je n’ai jamais senti de racisme à mon égard. »

    Xuening Geng, avocate d’affaires

    « Ma vie, je l’ai faite ici »

    Enfant, Xuening Geng aimait Jules Verne et ses contes fantastiques. Aussi lorsqu’en 2000, cette étudiante de 20 ans en première année d’informatique à l’université de Shanxi y découvre la possibilité d’étudier à l’étranger, elle choisit l’Hexagone pour « découvrir le pays » de son écrivain favori.

    Après un an et demi dans un centre linguistique de Besançon, cette fille d’un père policier et d’une mère comptable entame des études de droit à Aix-en-Provence où elle obtient un mastère en droit des affaires. En 2010, son père lui demande de rentrer en Chine pour s’y marier. Xuening Geng refuse : « J’avais rencontré un garçon et mes diplômes français n’étaient pas reconnus là-bas, j’aurais dû tout recommencer alors que ma double connaissance, de la culture chinoise et du système juridique français, avait de la valeur », affirme la jeune femme diplômée en droit comparé franco-chinois.

    Lorsqu’en 2009, le groupe chinois Weichan Power reprend les moteurs Baudoin, le cabinet juridique aixois où elle se forme en alternance gère l’opération. Sa connaissance de la culture chinoise sera déterminante. « Les investisseurs chinois en France ont besoin de professionnels sur place pour les conseiller. Or, je suis la seule juriste chinoise dans le sud », souligne Xuening Cheng, installée à Marseille.

    En juillet 2013, elle a fondé son association de soutien aux affaires franco-chinoises : consultations et informations juridiques pour les commerçants, accueil de délégations d’entreprises chinoises… Chaque été, elle retourne en Chine où elle se « sent française » : « Je ne reconnais plus la ville où j’ai grandi », affirme la jeune femme, désormais « attachée » à l’Hexagone : « Ma vie, je l’ai faite ici ».

    Fahim Mohammad, champion d’échecs

    « Je me sens presque plus français que bangladais »

    Il partage sa vie entre le collège – il est en troisième – et sa passion des échecs. Fahim Mohammad, 14 ans, vit comme n’importe quel adolescent de son âge. Fuyant le Bangladesh, il est arrivé en France à 8 ans avec son père, laissant derrière lui sa mère, une grande sœur et un petit frère.

    Pendant trois ans et demi, ils ont vécu sans papiers, ballottés de foyers en hôtels dans l’attente d’obtenir l’asile. Mais Fahim est un surdoué des échecs qui, à 11 ans, devient champion de France des moins de 12 ans. Grâce à cette victoire le petit prodige, licencié au club de Créteil qui l’a pris sous son aile, devrait pouvoir participer à des compétitions internationales, mais sa situation l’en empêche. François Fillon, alors premier ministre, alerté à la radio par une auditrice, fait obtenir en 2012 à Fahim et son père une autorisation de séjour.

    La délivrance, enfin. « Je n’en veux à personne mais je n’ai rien oublié, assure Fahim. Je remercie encore tous ceux qui nous ont aidés. Même si j’ai vécu des moments très durs, j’ai trouvé la sécurité dans ce pays. Je me sens parfaitement intégré et presque plus français que bangladais désormais. »

    Fahim souhaite maintenant obtenir la nationalité française. Il porte déjà avec fierté les couleurs tricolores lors des tournois internationaux d’échecs. Il a raconté son parcours dans un livre, Le Roi clandestin (Éd. Les Arènes). Adulte, il aimerait travailler dans le secteur bancaire. « Je ne demande pas beaucoup, simplement vivre et travailler. Et dans les périodes difficiles, je saurai qu’il faut toujours s’accrocher. »

    Sibylle Klumpp, pasteure à Avignon

    « Tous les étrangers ne sont pas égaux en France »

    Jamais Sibylle Klumpp, 47 ans, n’aurait imaginé venir s’installer en France. Il y a vingt ans, lorsque cette pasteure arrive d’Allemagne pour habiter à Paris, c’est d’abord pour suivre son mari, rencontré durant leurs études communes de théologie protestante. Dans la capitale française, elle entame ses études pratiques de pasteur, puis le couple déménage à Mulhouse avant de s’installer à Avignon avec ses deux enfants en 2004.

    Jamais, au cours de ces vingt ans, elle n’a ressenti la moindre hostilité à son égard. Les remarques quotidiennes sur son accent ou les clichés sur les « Allemands rigides » ont fini par la faire sourire. Mais, depuis plusieurs mois, elle s’inquiète de la « banalisation des discours stigmatisant les étrangers, d’où qu’ils viennent ». Une atmosphère qu’elle ne ressentait pas il y a vingt ans. « En ce moment, être favorable au dialogue revient quasiment à tenir un discours militant. » « J’ai conscience d’être une étrangère privilégiée, reconnaît-elle. Non seulement parce que j’ai fait des études et que j’ai trouvé tout de suite du travail, mais aussi parce que je suis originaire d’Europe. Il est clair que tous les étrangers ne sont pas égaux en France. »

    Il y a deux ans, frappée par la lecture d’un livre d’Amin Maalouf, Les Identités meurtrières, cette « Européenne convaincue » a finalement demandé la nationalité française, sans pour autant abandonner l’allemande. « Aujourd’hui, notre société a besoin de voir qu’il est possible de porter en soi deux identités. »

    Nadia Bellaoui, présidente du « Mouvement associatif »

    « La France m’a apporté des libertés »

    C’est à l’âge de 16 ans que Nadia Bellaoui est arrivée à Strasbourg, après avoir grandi à Marrakech. Née d’un père marocain et d’une mère alsacienne, elle a pu, à 18 ans, choisir sa nationalité. Elle a opté pour la française, en hommage à un pays qu’elle juge émancipateur à bien des égards. « Lorsque je suis arrivée, j’ai fait du théâtre, je me suis investie dans les associations de mon campus, dans la politique. Ces libertés que le Maroc m’interdisait, la France me les a autorisées. »

    Le goût de l’engagement a été décisif dans la carrière de l’actuelle présidente du « Mouvement associatif », qui représente près de 600 000 associations dans le pays. « Lorsque j’étais étudiante en droit public, on parlait de la jeunesse comme d’une ‘‘génération bof’’, un peu apathique et consumériste. En fait, son engagement n’était pas visible, car il était éclaté dans des organisations sans lien les unes avec les autres », se souvient-elle. C’est pourquoi, en 1996, elle et ses camarades fondent Animafac, aujourd’hui l’une des plus grosses organisations étudiantes. En 2006, poursuivant sur sa lancée, Nadia Bellaoui prend la tête de la Ligue de l’enseignement, puis celle du « Mouvement associatif » en 2012.

    Aujourd’hui, elle se fixe pour objectif de soutenir les structures issues des quartiers populaires, où vivent de nombreux immigrés. « Souvent, nos responsables politiques ont peur qu’en développant ce type d’engagement, on fasse le lit du communautarisme, mais c’est tout le contraire. S’investir dans une association est un vecteur d’ordre : on doit se frotter à l’administration, rendre des comptes… Et pour un étranger sans droit de vote, c’est pratiquement la seule manière de participer à la citoyenneté. »

    Méziane Azaïche, directeur du Cabaret Sauvage (Paris)

    « J’ai compris qu’il fallait rester soi-même et saisir sa chance »

    La France n’était pas son premier choix. Né en 1955 en Kabylie, Méziane Azaïche s’installe d’abord en Allemagne à la fin des années 1970. Mais l’expérience tourne court. La barrière de la langue… Ce sera Paris, la Ville lumière et ses spectacles ! Du moins c’est ce qu’il imagine, encore bercé par les récits que les villageois émigrés faisaient lorsqu’ils revenaient au pays. La réalité est plus contrastée : « Les débuts ont été très durs. J’avais l’impression de ne pas avoir la combinaison pour ouvrir le coffre. »

    Jusqu’à ce jour où il assiste à la vente aux enchères d’un bistrot de son quartier, dans le 20e arrondissement. Faute d’acheteur, Méziane Azaïche l’emporte pour 33 000 francs (5 000 €) grâce au prêt d’un ami. Il a 25 ans. « J’ai compris qu’il fallait rester soi-même et saisir sa chance. » Il fait du bistrot un lieu comme il les aime, convivial et, surtout, musical ; puis crée l’association Culture, produit des musiciens dans des cafés, se lie avec les artistes.

    En 1997, il fonde le Cabaret sauvage dans le parc de la Villette, qu’il dirige depuis. Il y défend une programmation éclectique, sous le signe du dialogue entre les générations et les cultures. À l’image d’une de ses créations,Barbès Café,récit en chansons de l’immigration maghrébine en France. « Je voulais parler du passé sans haine et rendre hommage aux artistes immigrés qui ont diffusé la musique d’Afrique du Nord en France. Ça riait dans la salle, ça pleurait, jeunes et moins jeunes, Français et Algériens… » À 59 ans, ce père de cinq enfants fait enfin sa demande de naturalisation, pour des raisons « pratiques » plus que symboliques. Français, il l’est depuis longtemps.

    Repères : Les immigrés en France

    • Selon la définition des Nations unies, considérant comme immigrée « une personne née dans un autre pays que celui où elle réside », il y avait 7,2 millions d’immigrés en France en 2010.

    • La France, pays d’immigration relativement ancien, compterait par ailleurs environ 7 millions de descendants directs d’immigrés, selon l’Insee.

    • 42,5 % des immigrés (2,3 millions) sont originaires d’un pays d’Afrique – 30 % en provenance du Maghreb, 13 % d’Afrique subsaharienne. Deux sur trois sont des ressortissants d’anciennes colonies françaises.

    • 33,9 % sont originaires de pays de l’Union européenne. Les Italiens, Espagnols et Portugais ont peu à peu laissé la place aux Britanniques, notamment, et aux ressortissants d’Europe de l’Est.

    • 23,6 % des immigrés viennent du reste du monde. La France compte notamment entre 500 000 et 600 000 immigrés chinois.

    Sept ans d'histoire tumultueuse pour le musée de l'immigration

    Il aura fallu sept ans avant qu'un président de la République ne vienne l'inaugurer. Sept ans ponctués d'espoirs, de reculs, sept ans de controverses, de polémiques, de manifestations, d'occupation par les sans-papiers, sept ans d'un dialogue de sourds. Voulu par Jacques Chirac au début de son second mandat présidentiel, en 2002, le musée de l'histoire de l'immigration -- officiellement dénommé Cité nationale de l'immigration -- a connu des débuts difficiles.

    Reflet des peurs souvent irrationnelles suscitées par l'arrivée d'étrangers dans le creuset national, le débat a largement été instrumentalisé, par la gauche comme par la droite, à des fins politiques.

    Sarkozy avait refusé de l'inaugurer

    Nicolas Sarkozy, qui s'était lui-même présenté pendant la campagne présidentielle de 2007 comme un « Français de sang mêlé », refusera d'aller inaugurer le musée du palais de la porte Dorée (près de Vincennes), préférant attribuer à Brice Hortefeux un « ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement ». Cela avait notamment provoqué la démission de plusieurs historiens membres du comité scientifique du musée.

    En confiant en août la présidence du conseil d'orientation du musée à l'historien Benjamin Stora -- qui succède à Jacques Toubon --, François Hollande avait envoyé un premier signe d'intérêt. Le simple fait de venir aujourd'hui inaugurer ce musée revêt, dans la période actuelle marquée par la montée du FN, une dimension hautement symbolique. Selon son entourage, Hollande devrait exprimer « la reconnaissance de la France pour les immigrés qui sont venus de toutes parts à la fois pour la sauver, l'enrichir, la développer dans toutes ses dimensions et parler aussi de l'immigration aujourd'hui et demain ». Pas d'annonce spectaculaire à attendre, glisse-t-on à l'Elysée. Le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales, inscrit depuis les années 1970 dans tous les programmes du PS, est moins que jamais d'actualité.

    Il n'empêche. « Le fait qu'un président de la République ait le courage politique de dire que l'immigration c'est quelque chose de très important pour la France, ça, c'est un événement », se réjouit Benjamin Stora.