• ONU: Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes examine le rapport de la Côte d'Ivoire !

    ONU: Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes examine le rapport de la Côte d'Ivoire !

    Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a examiné, aujourd'hui, le rapport présenté par la Côte d’Ivoire sur les mesures prises par le pays pour mettre en œuvre les dispositions de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

    Présentant ce rapport, Mme Ramata Bakayoko-Ly, Ministre de la femme, de la famille et de l’enfant de la Côte d'Ivoire, a déclaré que la Côte d’Ivoire avait enregistré d’énormes avancées dans le cadre normatif et institutionnel relatif à la réduction des inégalités entre les sexes et à l’autonomisation des femmes. Le pays a notamment adopté en 2013 la loi relative au mariage, qui consacre le principe de la gestion conjointe du ménage par les époux et l’abandon de la notion de chef de famille ; le pays a aussi mis en place en 2014 une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre.

    L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire à l’instar des autres institutions du pays, travaille à améliorer la participation des femmes aux postes de décision, a poursuivi la Ministre. Pour une application effective de la disposition constitutionnelle en la matière, le Conseil des Ministres du 6 mars 2019 a adopté un projet de loi favorisant la représentation de la femme dans les assemblées élues. C’est dans ce même cadre du principe d’égalité que s’inscrit l’école obligatoire pour tous les enfants âgées de 6 à 16 ans, a ajouté Mme Bakayoko-Ly ; cette politique a permis d’atteindre la quasi-parité (entre les sexes) au niveau du primaire et un taux net de scolarisation de 91% en 2017, a-t-elle précisé.

    La Ministre a par ailleurs souligné que la Côte d'Ivoire avait interdit l’excision et toute forme de mutilation génitale féminine.

    La délégation ivoirienne était également composée de M. Kouadio Adjoumani, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à Genève, ainsi de représentants du Ministère de la justice et des droits de l’homme, du Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant et de la Mission permanente de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à Genève.

    La délégation a répondu aux questions des membres du Comité portant, notamment, sur les violences électorales ; la loi d’amnistie ; l’accès des femmes à la justice ; la lutte contre les violences faites aux femmes et contre les mariages et les grossesses précoces ; la protection de l’enfance ; la participation, la représentation et l’autonomisation des femmes ; ainsi que les questions d’éducation et de santé, y compris l’avortement.

    Au cours du dialogue, plusieurs expertes ont souligné qu’il fallait que le pays continue à redoubler d’efforts pour lutter contre le mariage précoce et contre les mutilations génitales féminines. Il a en outre été relevé que les femmes n’étaient encore pas suffisamment représentées dans toutes les sphères de la société.

    Il a été recommandé que la Côte d’Ivoire adopte une grande loi-cadre sur l’égalité entre les sexes. Une experte a indiqué que les femmes devaient avoir accès à des mesures temporaires spéciales pour accéder à une égalité de fait avec les hommes ; elle a précisé que de telles mesures devraient être prises dans les domaines de la représentation des femmes aux fonctions électives et de l’accès au marché de l’emploi.

    Des inquiétudes ont par ailleurs été exprimées au sujet des cas de harcèlement dont sont victimes les filles dans les établissements scolaires de la part des enseignants.

    Le Comité doit adopter, dans le cadre de séances privées, des observations finales sur le rapport de la Côte d’Ivoire qui seront rendues publiques à l'issue de la session, le 19 juillet prochain.

    Lundi prochain, 8 juillet, à 10 heures, le Comité tiendra un panel ayant pour thème : « La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes : 40 ans de promotion et d’autonomisation des femmes ».

    Présentation du rapport

    Le Comité est saisi du rapport périodique de la Côte d'Ivoire (CEDAW/C/CIV/4) ainsi que des réponses du pays à une liste de points à traiter que lui avait adressée le Comité.

    MME RAMATA BAKAYOKO-LY, Ministre de la femme, de la famille et de l’enfant de la Côte d'Ivoire, a déclaré que le développement durable auquel aspire le monde et qui a été exprimé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ne saurait être atteint sans l’élimination totale de la discrimination à l’égard des femmes.

    La Ministre a expliqué que la Côte d’Ivoire avait enregistré d’énormes avancées dans le cadre normatif et institutionnel relatif à la réduction des inégalités entre les sexes et à l’autonomisation des femmes. Le pays a notamment adopté en 2013 la loi relative au mariage, qui consacre le principe de la gestion conjointe du ménage par les époux et l’abandon de la notion de chef de famille ; le pays a aussi mis en place en 2014 une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre.

    L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire à l’instar des autres institutions du pays, travaille à améliorer la participation des femmes aux postes de décision, a poursuivi la Ministre. Pour une application effective de la disposition constitutionnelle en la matière, le Conseil des Ministres du 6 mars 2019 a adopté un projet de loi favorisant la représentation de la femme dans les assemblées élues.

    C’est dans ce même cadre du principe d’égalité que s’inscrit l’école obligatoire pour tous les enfants âgées de 6 à 16 ans, a ajouté Mme Bakayoko-Ly. Cette politique a permis d’atteindre la quasi-parité (entre les sexes) au niveau du primaire et un taux net de scolarisation de 91% en 2017, a-t-elle précisé.

    S’agissant de la protection de la femme et de la jeune fille contre les violences basées sur le genre, la Ministre a attiré l’attention sur la création dans le pays de quelque 61 plates-formes de lutte contre ce type de violences, avec 14 bureaux d’écoute dans les commissariats de police.

    La Ministre a par ailleurs souligné que la Côte d'Ivoire avait interdit l’excision et toute forme de mutilation génitale féminine.

    Le Gouvernement ivoirien a fait de l’accès des populations aux soins de santé une priorité, a en outre indiqué la Ministre, avant de faire valoir que 68% de la population vit désormais à moins de 5 km d’un centre de santé – contre 44% en 2012.

    Mme Bakayoko-ly a ensuite déclaré que l’autonomisation des femmes est la voie la plus sûre vers l’éradication de la violence basée sur le genre, vers l’éradication de la pauvreté et vers une croissance économique inclusive. C’est pourquoi le Gouvernement a mis en place divers programmes et projets dans ce domaine, a-t-elle indiqué. S’agissant plus précisément de l’autonomisation économique des femmes, le Gouvernement a mis en place un certain nombre de fonds spéciaux comme le Fonds Femmes et Développement du Ministère en charge de la femme ou le Fonds de l’entreprenariat féminin du Ministère en charge du commerce et des PME. Tous ces programmes ont un impact positif sur le taux de pauvreté, lequel a enregistré une basse en milieu rural, passant de 62,5% en 2008 à 56,6% en 2015, a précisé Mme Bakayoko-Ly.

    La Côte d'Ivoire s’est par ailleurs fortement engagée dans la lutte contre les violences et la discrimination en se dotant de plusieurs documents de référence en la matière, parmi lesquels figurent la Politique nationale de protection de l’enfant, adoptée en 2014, ou la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, qui date de la même année.

    En vue de faciliter l’accès de chacun à la justice, une aide juridictionnelle a été instituée dans les années 1970 pour les personnes démunies, a en outre indiqué Mme Bakayoko-Ly.

    Par ailleurs, la Côte d’Ivoire a ratifié plusieurs conventions et participe aux rencontres internationales, régionales et sous régionales en vue d’une meilleure coordination des actions de prise en compte des besoins des hommes et des femmes en Afrique.

    En dépit des efforts consentis par l’État et l’ensemble des acteurs de Côte d'Ivoire, il y a encore des défis à relever, a reconnu la Ministre. À cet effet, le Président de la République, le 6 août 2018, a demandé au Gouvernement d’accentuer ses efforts en matière de politique sociale de lutte contre la cherté de la vie, en vue d’améliorer l’impact social de l’action gouvernementale sur les populations.

    Examen du rapport

    Questions et observations des membres du Comité

    Une experte a demandé quelles mesures avaient été prises pour inscrire dans la loi ivoirienne une définition de la discrimination qui soit harmonisée avec l’esprit de la Convention. Elle s’est en outre enquise de la place de la Convention dans l’ordre juridique interne et a souhaité savoir si cet instrument avait déjà été invoqué devant les tribunaux ivoiriens. Cette même experte s’est également enquise des mesures concrètes prises pour assurer l’accès des femmes à la justice.

    Une autre experte a souligné qu’une grande loi-cadre sur le statut de la femme serait nécessaire dans le pays. Elle a rappelé qu’il y avait eu de nombreux décès et de nombreux viols à l’occasion du dernier scrutin électoral et a demandé si l’ordonnance d’amnistie adoptée par le Président de la République visait aussi les auteurs de violences sexuelles ou de violences à l’encontre des femmes. De plus, elle a souhaité connaître le nombre d’affaires passées devant les tribunaux suite à ces violences. Elle a par ailleurs souhaité que les femmes soient associées de manière paritaire au processus de paix. La Côte d'Ivoire a les moyens d’être exemplaire dans ce domaine, a-t-elle insisté.

    Une experte a indiqué que les femmes devaient avoir accès à des mesures temporaires spéciales pour accéder à une égalité de fait avec les hommes et lutter contre les discriminations dont elles sont victimes. Elle a précisé que de telles mesures devraient être prises dans les domaines de la représentation des femmes aux fonctions électives et de l’accès au marché de l’emploi. La Côte d'Ivoire devrait adopter une loi-cadre sur l’égalité entre les sexes, a ajouté cette experte.

    Une experte a demandé davantage d’informations sur les campagnes menées, notamment auprès des chefs religieux, contre les stéréotypes à l’égard des femmes. Elle a estimé que les mesures prises pour lutter contre les mutilations génitales féminines n’étaient pas suffisantes, au regard du peu de résultats qu’elles ont donnés, comme en atteste notamment le très faible nombre d’affaires portées devant les tribunaux. Cette même experte a d’autre part relevé que les mariages traditionnels n’étaient pas enregistrés ; elle a souhaité savoir comment l’État mettait en œuvre concrètement l’interdiction du mariage avant l’âge de 18 ans, relevant qu’il s’agissait toujours là d’un défi pour le pays. Cette même experte s’est enquise des mesures prises pour promouvoir la confiance des femmes envers les autorités judiciaires.

    Une autre experte a fait observer que la Côte d'Ivoire avait un défi à relever dans le domaine de la traite des femmes et des jeunes filles. Elle a souhaité connaître les axes majeurs du plan d’action contre la traite, ainsi que les mécanismes mis en œuvre conformément à la loi de 2016 contre la traite, s’agissant notamment de la protection des victimes et des témoins. Cette même experte a demandé si la problématique des enfants qui sont poussés à la mendicité dans les écoles coraniques existait toujours en Côte d'Ivoire.

    Une experte s’est enquise des mesures prises pour faciliter l’enregistrement des naissances sur tout le territoire ivoirien.

    Comment les filles qui vivent dans des zones isolées ou les filles en situation de vulnérabilité sont-elles incitées à aller à l’école, a-t-il en outre été demandé. Pour avoir des écoles sensibles aux besoins des filles, il faut recruter davantage de femmes enseignantes, a-t-il été souligné. Le Comité s’inquiète des cas de harcèlement dont sont victimes les filles dans les établissements scolaires de la part des enseignants, a indiqué une experte, avant de s’enquérir du nombre d’affaires portées devant les tribunaux dans ce domaine et du nombre de professeurs sanctionnés.

    Une experte a demandé où en était la ratification des conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT), notamment celle sur les travailleuses et travailleurs domestiques. Elle a par ailleurs souhaité savoir si des initiatives étaient prises afin de permettre aux femmes d’avoir accès au secteur des nouvelles technologies.

    S’agissant des questions de santé, une experte a demandé quels progrès majeurs avaient été accomplis, en particulier dans les zones rurales, suite à l’adoption de la nouvelle loi sur la santé. Elle s’est ensuite enquise du nombre de femmes qui sont couvertes par l’assurance-maladie. Elle a demandé s’il y avait un projet d’amender la loi sur l’avortement pour permettre notamment d’avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse en cas de viol. Elle a par ailleurs souhaité connaître les taux de mortalité infantile et maternelle en Côte d'Ivoire.

    Une autre experte a demandé des informations sur l’octroi de licences aux coopératives de femmes. Elle a souhaité savoir si le statut d’autoentrepreneur était accessible dans tous les secteurs de travail, y compris dans le secteur informel.

    Réponses de la délégation

    La délégation a expliqué qu’un projet de restauration des droits des femmes avait été mis en œuvre suite aux violences électorales. Ce programme a permis de prendre en charge les femmes victimes de violences, a-t-elle souligné, avant d’attirer l’attention sur la création des bureaux « genre » dans les commissariats.

    La délégation a par la suite expliqué que la loi d’amnistie visait les infractions qui mettaient à mal la sécurité de l’État, mais pas les crimes sexuels.

    S’agissant de l’accès à la justice, la Côte d'Ivoire a institué un bureau d’aide juridictionnelle auprès de chaque tribunal, a ensuite fait valoir la délégation. L’assistance judiciaire décentralisée permet à beaucoup de femmes d’avoir accès à la justice, a-t-elle souligné. De plus, des campagnes de sensibilisation ont été organisées dans tout le pays pour que la population soit au courant de l’existence de cette assistance judiciaire.

    Le Gouvernement a par ailleurs organisé des programmes de renforcement des capacités s’agissant des violences basées sur le genre, à l’intention de l’ensemble du personnel du système judiciaire.

    Des mesures ont également été prises pour renforcer la répression contre les auteurs de violences faites aux femmes, ainsi que contre les mariages précoces. La délégation a par la suite assuré qu’il n’y avait aucune impunité s’agissant des violations des droits de l’homme et plus particulière des violences faites aux femmes.

    La délégation a par la suite indiqué que la nouvelle loi sur le mariage avait abrogé le texte autorisant le mariage des filles mineures. Seul le mariage contracté devant l’officier d’état civil entre des personnes majeures est légal et, en tout état de cause, il doit être prononcé avant le mariage religieux. La nouvelle loi sur le mariage abolit les différences entre les enfants nés hors mariage et les autres, a par ailleurs fait valoir la délégation.

    Un travail est réalisé auprès des chefs religieux pour réduire les violences sexuelles, les mariages précoces, ainsi que les mutilations génitales féminines, a poursuivi la délégation. Il faut une approche holistique et inclusive dans ce domaine, a-t-elle souligné ; il faut mettre l’accent sur l’éducation formelle et informelle. La délégation a relevé un changement de mentalité parmi les chefs religieux. Par ailleurs, plusieurs exciseuses ont été condamnées en Côte d’Ivoire pour leurs activités, a fait valoir la délégation.

    Un travail de sensibilisation a également été mené dans les écoles auprès des jeunes filles afin de lutter contre les grossesses précoces.

    La délégation a par la suite indiqué que la législation sur l’avortement n’avait pas évolué : le principe reste l’interdiction de l’avortement. Toutefois, il peut être procédé à un avortement s’il y a un risque pour la vie de la mère, a-t-elle ajouté. Avec l’élargissement de la définition du viol, il est toutefois possible que la jurisprudence puisse évoluer sur cette question, a-t-elle poursuivi, précisant que la notion de viol a été élargie dans le Code pénal pour reconnaître notamment le viol conjugal comme une infraction.

    La Direction des affaires de l'enfance a mis en place une stratégie nationale de protection de l'enfance qui s’occupe de plusieurs catégories d'enfants, notamment les enfants abandonnés ou orphelins, les enfants vivant dans la rue et les enfants « difficiles ».

    Pour ce qui concerne l’adoption, l’enfant adopté prend la nationalité de l’adoptant, a en outre indiqué la délégation.

    L'organe chargé de surveiller la lutte contre la traite des êtres humains, en particulier des enfants, fonctionne sous l'égide de la Première Dame et collabore avec le comité interministériel chargé de la mise en œuvre de la stratégie nationale en la matière.

    Les écoles coraniques ont été institutionnalisées en Côte d’Ivoire pour éviter les problèmes liés à la mendicité et à l’exploitation des enfants, a en outre indiqué la délégation.

    S’agissant de la participation des femmes, la délégation a fait valoir qu’il y avait une augmentation sensible du nombre de femmes dans les corps de police et au sein de l’armée, notamment dans les missions de maintien de la paix.

    La délégation a par ailleurs déclaré que les quotas concernant le nombre de femmes élues étaient une réalité et seraient mis en œuvre dès les prochaines élections.

    Le Conseil national des droits de l’homme institué en 2018 est aujourd’hui une autorité administrative indépendante qui vise à répondre aux Principes de Paris, a en outre indiqué la délégation.

    La délégation a d’autre part attiré l’attention sur les ressources dégagées par le Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant afin d’autonomiser plus de 40 000 femmes en zone rurale d’ici 2021. Elle a en outre fait part d’un programme social qui s’adresse aux femmes démunies, lesquelles reçoivent chaque trimestre une aide financière pour les aider à sortir de la pauvreté.

    L’Observatoire national de l’équité et du genre (ONEG) a pour objectif d’informer le Gouvernement et la population des questions relatives à l’égalité entre les sexes. Le Conseil national de la femme est, quant à lui, une entité distincte, coordonnée par le Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant, avec une gestion autonome et une représentation dans toutes les régions. Son rôle est d’identifier tous les besoins des femmes à tous les niveaux et il est sur le point d’être opérationnel, a précisé la délégation.

    La délégation a expliqué que les naissances pouvaient être déclarées dans tous les villages, notamment par l’intermédiaire des sages-femmes. La loi de 2018 sur l’état civil prévoit un nouveau mécanisme d’enregistrement dès la naissance dans les centres de santé.

    La délégation a ensuite fait valoir que la politique de l’école obligatoire avait permis d’atteindre la quasi-parité entre les sexes au niveau du primaire. Le défi à relever se situe aux niveaux du secondaire et du supérieur, là où les filles sont sous-représentées, a-t-elle indiqué. Elle a rappelé que pour ce qui est de la lutte contre le mariage précoce, la base de tout réside dans l’éducation et dans la sensibilisation et a fait valoir que le taux d’analphabétisme dans le pays avait diminué et se situait désormais à 42% de la population.

    La délégation a par ailleurs reconnu que la Côte d'Ivoire avait effectivement des défis à relever en ce qui concerne le travail domestique. Le Gouvernement a récemment doublé le revenu minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et le problème réside maintenant dans l’application de cette mesure, a-t-elle expliqué.

    La délégation a déclaré que le Gouvernement promouvait l’utilisation par les femmes des technologies de l’information et de la communication (TIC), notamment dans le domaine de l’agriculture.

    La délégation a ajouté que des mesures étaient prises pour organiser le secteur informel ; il existe déjà une corporation des métiers de l’artisanat. Aujourd’hui, le secteur informel est en train de sortir du système informel, a insisté la délégation.

    La Côte d’Ivoire était très engagée dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a par ailleurs souligné la délégation.

    La délégation a d’autre part fait valoir que la mortalité infantile et maternelle avait diminué ces dernières années en Côte d'Ivoire.

    Lire la suite

  • ONU: Le comité des droits de l'homme se penche sur l'application du pacte au Nigéria

    ONU: Le comité des droits de l'homme se penche sur l'application du pacte au Nigéria

    Le Comité des droits de l'homme s’est penché hier après-midi et ce matin, en l’absence de tout rapport, sur l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques au Nigéria.

    La délégation nigériane était dirigée par M. Audu Ayinla Kadiri, Représentant permanent du Nigéria auprès des Nations Unies à Genève, qui a d’emblée présenté les excuses de son pays pour n’avoir pu présenter de rapport dans les délais impartis. Il a indiqué que le Gouvernement nigérian avait mis en place un groupe de travail chargé de la présentation des rapports devant être soumis aux organes de traité. Dorénavant, le Nigéria va s’efforcer de répondre à ses obligations en matière présentation de rapports, a-t-il assuré.

    Le chef de la délégation a ensuite assuré qu’il existe au Nigéria des garanties juridiques suffisantes pour les personnes soupçonnées ou accusées d’activités terroristes ou de crimes connexes. Outre les dispositions de la Constitution, toutes les lois pertinentes régissant les procès pénaux sont appliquées dans les affaires de terrorisme, a-t-il indiqué, avant de souligner que les procès en la matière se sont déroulés en audience publique.

    S’agissant de l'administration de la justice, de l'indépendance du pouvoir judiciaire et du droit à un procès équitable, M. Kadiri a déclaré que le Nigéria a mis en œuvre de nombreuses initiatives visant à améliorer l'efficacité, l'accessibilité, la responsabilité, la transparence et l'équité du système judiciaire.

    La délégation nigériane était également composée de fonctionnaires des Ministères de la justice et des affaires étrangères. Elle a répondu aux questions des membres du Comité s'agissant, notamment, de l’institution nationale des droits de l’homme ; du recours à la force par les forces de l’ordre ; de la lutte contre la corruption ; de la lutte contre le terrorisme ; de la peine de mort ; de la liberté d’expression ; de la liberté de la presse ; de la liberté de religion ; du système de justice ; du système carcéral ; des expulsions de logement ; des femmes ; ou encore des personnes LGBTI.

    S’agissant de ce dernier point, la délégation a expliqué que la question des LGBTI était une ligne rouge pour le pays : le Nigéria est multiethnique et multireligieux, mais le pays s’exprime à l’unisson contre le mariage homosexuel, a-t-elle précisé, ajoutant qu’il ne s’agit pas, selon elle, d’une question de discrimination. On ne peut pas imposer la manière de voir les choses dans ce domaine, a insisté la délégation, affirmant qu’il y avait un malentendu concernant la question de l’universalité des droits de l’homme à ce sujet.

    Au cours du dialogue, une experte du Comité a relevé qu’il n’y avait pas au Nigéria de législation complète contre la discrimination. Elle a par ailleurs souhaité savoir si les opérations des forces de sécurité contre Boko Haram respectaient elles-mêmes les droits de l’homme, alors que des informations font état de nombreuses violations et notamment de disparitions forcées.

    Un membre du Comité s’est inquiété que les aveux obtenus sous la torture semblent être pris en compte par certains tribunaux. Un autre expert s’est dit inquiet par les conditions de détention qui prévalent au Nigéria. Selon certaines informations, les arrestations et les détentions semblent être la règle quel que soit le type d’infraction et sans nécessairement qu’il existe de preuve les justifiant, s’est pour sa part inquiétée une experte.

    Un expert a attiré l’attention sur la persistance d’inégalités entre hommes et femmes, notamment pour ce qui est de la question de la transmission de la nationalité.

    Les observations finales du Comité sur l’application du Pacte au Nigéria seront rendues publiques à l'issue de la session, qui doit s’achever le 26 juillet prochain.

    Examen de l’application du Pacte par le Nigéria

    Présentation par la délégation

    La Comité examine la situation au Nigéria en l'absence de rapport. Il est néanmoins saisi des réponses du pays à une liste de point à traiter que lui avait adressée le Comité.

    M. AUDU AYINLA KADIRI, Représentant permanent du Nigéria auprès des Nations Unies à Genève, a d’emblée présenté les excuses de son pays pour n’avoir pu présenter de rapport dans les délais impartis. Il a indiqué que le Gouvernement nigérian avait mis en place un groupe de travail d’experts chargés de la présentation des rapports devant être soumis aux organes de traité. Dorénavant, le Nigéria va s’efforcer de répondre à ses obligations en matière de présentation de rapports, a assuré le Représentant permanent.

    La Commission nationale des droits de l’homme du Nigéria fonctionne en toute indépendance et ses décisions sont exécutoires, a ensuite indiqué M. Kadiri, avant d’évoquer la législation et les politiques en vigueur pour lutter contre la corruption.

    Le chef de la délégation a d’autre part assuré qu’il existe des garanties juridiques suffisantes pour les personnes soupçonnées ou accusées d’activités terroristes ou de crimes connexes. Outre les dispositions de la Constitution, toutes les lois pertinentes régissant les procès pénaux sont appliquées dans les affaires de terrorisme, a-t-il souligné. Les procès en la matière se sont déroulés en audience publique, le public étant autorisé à assister aux débats. En outre, lorsque l'accusé ne peut pas s’offrir les services d'un avocat, l'aide juridictionnelle lui est fournie par des avocats conseils du Conseil de l'aide juridictionnelle.

    M. Kadiri a par ailleurs fait part des mesures prises au Nigéria pour lutter contre la discrimination et pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes. Le Nigéria a pris d’autres mesures nécessaires pour lutter contre les violences faites aux femmes, a-t-il ajouté. La Constitution nigériane garantit l’accès à la justice pour tous et propose une aide juridictionnelle gratuite pour les personnes démunies. Les femmes victimes de violence ont dans ce cadre accès à la justice, qui peut leur octroyer des réparations.

    S’agissant de l'administration de la justice, de l'indépendance du pouvoir judiciaire et du droit à un procès équitable, le Nigéria a mis en œuvre de nombreuses initiatives visant à améliorer l'efficacité, l'accessibilité, la responsabilité, la transparence et l'équité du système judiciaire. Au nombre de ces initiatives figurent l’élaboration de plans d’action pour la réforme du secteur de la justice ou encore l’adoption d’une stratégie nationale d'aide juridique.

    Toutes les matières ont été revues dans les formations dispensées aux forces de police, a d’autre part indiqué le Représentant permanent.

    Des mesures ont été prises pour que les victimes du massacre d’Apo et leurs proches obtiennent réparation grâce à des actions entreprises par l’institution nationale des droits de l’homme, a en outre fait valoir M. Kadiri.

    Différentes mesures ont été prises pour lutter contre le terrorisme, en particulier par l’adoption de programmes qui se fondent sur trois piliers : la lutte contre la radicalisation, la déradicalisation et la communication stratégique, a ajouté le Représentant permanent.

    Pour conclure, le chef de la délégation nigériane a assuré le Comité de l’intention de son pays de relever les défis auxquels il est confronté dans la mise en œuvre du Pacte et, plus globalement, de l’ensemble des droits de l’homme.

    Questions et observations des membres du Comité

    Un expert a demandé si le groupe d’experts qui a été mis en place au Nigéria allait être en mesure de relever les défis liés à la présentation des rapports dus aux organes de traité. Il a en outre fait part de certaines préoccupations au sujet de l’institution nationale des droits de l’homme, s’agissant notamment de l’interruption arbitraire du conseil exécutif de cette institution. Qu’en est-il de l’engagement pris de veiller à ce que cette institution puisse prendre des décisions exécutoires, a-t-il demandé ? L’expert s’est ensuite enquis des différentes dispositions légales associées au recours à la force par les agents de la police. Il a en outre demandé des informations sur l’assassinat de représentants de communautés autochtones, notamment au Biafra.

    Une experte a relevé que la corruption semblait très répandue dans la société nigériane. La législation semble assez lacunaire dans ce domaine, a-t-elle déploré. Elle a souhaité connaître le nombre de cas de corruption ayant mené à des condamnations. Elle a également demandé des informations sur la mise en œuvre de la politique relative aux lanceurs d’alerte et sur le processus d’adoption d’une loi devant permettre la protection de ces personnes. Cette même experte a demandé pourquoi les taux de mortalité infantile et maternelle restaient élevés dans le pays. Elle a aussi souhaité obtenir davantage d’informations sur la législation en matière d’avortement au Nigéria.

    Un expert a encouragé le Nigéria à accepter la procédure de présentation simplifiée de rapport. Il a ensuite demandé des informations sur les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence, s’agissant notamment du blocage des réseaux de téléphonie portable. Il a également souhaité en savoir davantage sur les procès à l’encontre des membres de Boko Haram. Il s’est en outre enquis de la portée du moratoire sur la peine de mort et de la situation des prisonniers condamnés à mort. L’expert a aussi souhaité en savoir davantage sur la présence de mineurs dans les couloirs de la mort.

    Une experte a relevé qu’il n’y avait pas au Nigéria de législation complète contre la discrimination. Elle s’est enquise des mesures prises par le Gouvernement pour élargir la protection des civils dans le nord du pays contre les attaques de Boko Haram. Elle s’est aussi enquise de la reddition de comptes suite aux violations massives des droits de l’homme commises dans le nord du pays par Boko Haram. Elle a par ailleurs souhaité savoir si les opérations des forces de sécurité contre Boko Haram respectaient elles-mêmes les droits de l’homme, alors que des informations font état de nombreuses violations et notamment de disparitions forcées. Elle a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes sur ces violations.

    Un expert a attiré l’attention sur la persistance d’inégalités entre hommes et femmes, notamment pour ce qui est de la question de la transmission de la nationalité. Il a en outre demandé des informations sur l’opérationnalité de l’organe de lutte contre la traite. Il a par ailleurs demandé si les femmes au Nigéria étaient incitées à porter plainte contre les violences qu’elles subissent. S’agissant des mutilations génitales féminines, l’expert a demandé si des mesures avaient été prises pour les interdire, pour en sanctionner les auteurs et pour sensibiliser la population au sujet de ces pratiques.

    Un expert a souhaité savoir si, dans la pratique, la législation contre la torture était bien appliquée, s’inquiétant en effet que les aveux obtenus sous la torture semblent être pris en compte par certains tribunaux. Ce même expert a par ailleurs relevé que les juges semblaient être nommés par le pouvoir politique et non pas par le Conseil de la magistrature. Il a aussi demandé sur quoi portaient les enquêtes ouvertes sur une quinzaine de juges depuis 2018. Il a aussi expliqué que les « procès de masse », qui ont lieu notamment dans le domaine du terrorisme, ne semblent pas respecter les normes internationales en matière de justice.

    Un autre expert s’est dit inquiet par les conditions de détention qui prévalent au Nigéria, notamment dans les commissariats ou les casernes de l’armée. Il a notamment évoqué les problèmes liés à la surpopulation carcérale, ainsi que la question de l’accès à l’eau potable ou encore l’absence de lits. Il a par ailleurs demandé davantage d’informations sur les expulsions forcées dans certaines régions du pays et a souhaité savoir si les victimes avaient pu obtenir des réparations.

    Une experte a demandé si des individus peuvent être arrêtés sans mandat et sous quelles conditions. Selon certaines informations, les arrestations et les détentions semblent être la règle quel que soit le type d’infraction et sans nécessairement qu’il existe de preuve les justifiant. Selon d’autres informations, de nombreuses femmes auraient été détenues dans des casernes en raison de leur lien présumé avec Boko Haram, a poursuivi l’experte. Elle a par ailleurs demandé si le droit à la liberté religieuse, garanti par la Constitution, était appliqué dans tout le pays, notamment là où la charia est appliquée.

    Un expert a souhaité savoir où en était le projet de loi relatif à la surveillance sur Internet. Il a demandé à la délégation de répondre aux rumeurs concernant le contrôle des téléphones portables à Abuja. Ce même expert a demandé s’il y avait bien eu des décès durant la dernière période électorale et quelle en était la cause. L’expert a en outre fait part des préoccupations du Comité s’agissant du manque de représentation des femmes dans le domaine politique, notamment dans le nord du pays.

    Une experte a demandé des informations sur le mandat de la Commission nationale de radiodiffusion, s’agissant du contrôle - notamment - des médias en ligne. Qu’en est-il de la lutte contre les discours de haine en ligne, a-t-elle également demandé ? Elle s’est d’autre part enquise des mesures prises pour protéger les défenseurs des droits de l’homme dans le pays et des mesures prises pour assurer la représentation des minorités.

    Réponses de la délégation

    La délégation s’est avant tout dite surprise que les experts aient passé autant de temps sur les éléments négatifs en rapport avec l’application du Pacte, plutôt que sur les éléments positifs. La délégation a exhorté les membres du Comité à utiliser un langage respectueux lorsqu’ils évoquent le Gouvernement du Nigéria. Elle a aussi relevé que le Comité pourrait améliorer ses méthodes de travail en posant des questions regroupées en fonction des thématiques.

    La délégation a ensuite précisé que le groupe d’experts créé pour élaborer les rapports soumis aux organes de traité était un organe permanent.

    La délégation a par ailleurs assuré qu’il n’y avait plus de souci s’agissant du conseil exécutif de l’institution nationale des droits de l’homme, car une loi régit l’ensemble du fonctionnement de cette institution, le Commissaire étant nommé par le Président. La Commission nationale des droits de l’homme reçoit une enveloppe budgétaire plus généreuse aujourd’hui que par le passé, a en outre fait valoir la délégation.

    Évoquant l’opération « Python Dance » dans le Biafra, la délégation a fait état d’affrontements entre les manifestants et l’armée et a souligné que lorsque ce type de faits se produit, le Gouvernement crée immédiatement une commission pour enquêter et savoir s’il y a eu des violations des droits de l’homme.

    S’agissant de la corruption, la délégation a précisé que sur le continent africain, le Nigéria peut se targuer d’avoir abordé la question de la corruption comme aucun autre pays ne l’a fait, avec notamment la mise en place d’une commission de lutte contre la corruption et d’un tribunal spécial chargé de juger les affaires de corruption. Personne ne passe entre les mailles du filet, a assuré la délégation, avant de souhaiter que la communauté internationale reconnaisse le sérieux avec lequel le Nigéria à abordé cette problématique.

    La délégation a par la suite souligné que le Nigéria avait été reconnu comme pays respectant la Convention des Nations Unies contre la corruption. Le pays espère obtenir un soutien international pour que puissent être appliquées de manière extraterritoriale toutes les lois adoptées en matière de lutter contre les revenus illicites liés, notamment, à la corruption.

    Au Nigéria, le recours à la peine de mort est mesuré ; le moratoire sur cette peine procède d’une démarche volontaire, a souligné la délégation, avant d’indiquer ne pas être en mesure de préciser la durée de ce moratoire.

    La délégation a par ailleurs expliqué que la question des LGBTI était une ligne rouge pour le pays : le Nigéria est multiethnique et multireligieux, mais le pays s’exprime à l’unisson contre le mariage homosexuel, a précisé la délégation, ajoutant qu’il ne s’agit pas, selon elle, d’une question de discrimination. On ne peut pas imposer la manière de voir les choses dans ce domaine, a affirmé la délégation. La question de l’homosexualité n’est pas une question liée à aux discriminations, a-t-elle insisté. Il y a un malentendu concernant la question de l’universalité des droits de l’homme à ce sujet, a affirmé la délégation, insistant pour dire que tous les droits de l’homme ne sont pas universels. Les personnes LGBT, c’est non pour le Nigéria ; le pays n’en veut pas, a déclaré le chef de la délégation. Il ne faut pas offenser la morale des autres, a-t-il ajouté.

    La délégation a expliqué que la loi permet l’arrestation d’une personne sans mandat lorsqu’il y a des raisons de croire que cette personne a commis ou est sur le point de commettre une infraction. Après l’interpellation, la personne sera amenée au commissariat pour donner sa version des faits, a précisé la délégation.

    La délégation a d’autre part expliqué que l’utilisation de la force (par la police) était permise dans les cas jugés nécessaires, notamment en cas de risque d’émeutes. Le recours à la force est également permis dans le cas où une personne porte atteinte à la sécurité d’autres personnes ou aux agents de police. Dans le contexte du terrorisme, il n’y a pas d’autre choix que de recourir à la force proportionnelle pour empêcher, par exemple, la commission d’un attentat-suicide.

    La délégation a en outre déclaré que les droits de l’homme étaient respectés, notamment dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. Il n’est pas aisé de lutter contre le terrorisme, a-t-elle souligné, avant de faire observer que le terrorisme a causé beaucoup plus de morts que la lutte contre le terrorisme. La délégation a par ailleurs affirmé que le pays se sacrifiait pour lutter contre Boko Haram, du fait des achats militaires (qu’implique la lutte contre ce groupe terroriste) ; cet argent aurait pu servir à financer des écoles, a rappelé la délégation.

    La délégation a souligné que lors de procès en groupe de présumés terroristes, les audiences ont été diffusées en direct à la télévision et ouvertes au public ; les terroristes ont été présentés en groupe devant les tribunaux, mais chacun d’eux était représenté par un avocat et s’est vu spécifier un chef d’accusation propre. Le jugement a lui aussi été rendu public.

    La délégation a par ailleurs totalement rejeté l’allégation selon laquelle un grand nombre de femmes seraient détenues dans des casernes pour leur lien, présumé ou réel, avec Boko Haram.

    Il n’y a pas non plus de bloggeurs qui auraient été arrêtés au Nigéria, a également assuré la délégation. Dans ce pays, la liberté d’expression est protégée et les journalistes ne sont pas harcelés. La presse est libre, en ligne comme hors ligne ; la liberté de la presse est totale au Nigéria, a déclaré la délégation. Aucun média n’a été fermé par les autorités, a-t-elle insisté. La délégation a en outre assuré qu’aucun syndicaliste n’avait été harcelé, ni tué au Nigéria.

    La délégation a ajouté qu’il n’y avait pas de contrôle exercé sur les communications, téléphoniques ou par Internet, si ce n’est dans le cadre légal visant à réprimer des comportements répréhensibles et illégaux.

    La délégation a ensuite assuré que personne n’est privé de droit de réunion au Nigéria. Néanmoins, pour des raisons de sécurité et de protection, il faut informer la police de tout rassemblement ; il s’agit juste de prévenir et non pas d’obtenir une autorisation ou une permission. Il y a tous les jours des manifestations à Abuja, a souligné la délégation.

    La délégation a expliqué que le système carcéral au Nigéria était en pleine transformation ; par exemple, les détenus ont accès à l’école et à des formations et certains ont même obtenu un diplôme universitaire en prison. Pour décongestionner les prisons, une ancienne prison va être remplacée par un tout nouvel établissement qui va permettre de juguler quelque peu le problème de la surpopulation. Beaucoup d’autres prisons modernes ont été construites avec de meilleures conditions de vie.

    Au Nigéria, les juges sont libres et indépendants, a d’autre part assuré la délégation, faisant valoir qu’il arrive parfois qu’ils adoptent des décisions de justice contraires à l’avis du Gouvernement. Le pouvoir politique n’intervient pas dans la nomination des juges ; aucune recommandation politique n’est acceptée de la part des candidats juges, a insisté la délégation.

    La délégation a expliqué que les logements détruits auxquels il a été fait référence au cours du dialogue l’ont été car ils étaient complétement délabrés, dans des bidonvilles, ce qui faisait peser des risques sur la vie des individus qui y vivaient. Les pouvoirs publics sont alors venues en aide aux personnes concernées pour qu’elles soient réinstallées correctement.

    La délégation a en outre assuré qu’au Nigéria, chacun peut pratiquer sa religion comme il l’entend. Le prêche en public et les discours de haine sont néanmoins interdits.

    La Commission électorale est indépendante, a par ailleurs déclaré la délégation ; elle gère en toute indépendance l’organisation des élections. Chacun est libre de voter au Nigéria, a poursuivi la délégation. Les personnes déplacées se sont rendues en masse aux urnes pour aller voter, a-t-elle en outre souligné, avant d’ajouter que le pays avait par ailleurs adopté une stratégie et mené des campagnes afin d’inciter les femmes à aller voter et faire en sorte qu’elles soient plus nombreuses à être élues. Des mesures de discrimination positive et des systèmes de quota ont ainsi été mis en place pour améliorer la représentation des femmes, a précisé la délégation.

    La délégation a ensuite souligné que les autorités luttaient contre les violences sexuelles faites aux femmes et qu’il n’y a aucune tolérance envers les auteurs de ce type de violences, y compris s’il s’agit de représentants des forces de l’ordre. La délégation nigériane a en outre fait valoir que le pays avait fait beaucoup de progrès dans le domaine de l’égalité entre hommes et femmes. La question de la succession se gère différemment selon les États (fédérés), notamment pour les États musulmans du Nigéria.

    Aujourd’hui, le Nigéria a fait de grands progrès dans l’amélioration de la condition de la femme, a affirmé la délégation. Le projet de loi sur l’égalité des chances vise à lutter contre les discriminations à l’encontre des femmes, notamment dans le domaine de la succession ou de leur représentation dans les conseils traditionnels, a-t-elle en outre indiqué.

    La délégation a par ailleurs affirmé qu’il était faux de dire qu’il y avait une forme de discrimination ancrée au sein de la société à l’encontre de certaines minorités ethniques. Il ne faut pas utiliser l’identité ethnique pour piloter un État moderne, a ajouté la délégation.

    En fin de dialogue, un membre du Comité a fait observer qu’en l’absence de rapport et en raison des réponses partielles apportées par le pays à la liste de questions écrites qui lui a été adressée, cet examen avait été compliqué ; aussi, a-t-il ajouté, la demande de diligence adressée par le chef de la délégation aux membres du Comité était-elle peut-être malvenue.

    Remarques de conclusion

    M. KADIRI a assuré que ce dialogue avait été instructif pour le Nigéria. Il a remercié les membres du Comité pour leur travail en toute bonne foi. Il a expliqué que l’objectif de la délégation et des experts était le même, à savoir le bien-être de la population (nigériane). Il a indiqué que dorénavant, le pays allait s’acquitter dûment de ses obligations en matière de soumission de rapports aux organes de traité.

    Lire la suite

  • ONU: Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes examine le rapport du Mozambique

    ONU: Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes examine le rapport du Mozambique

    Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a examiné, aujourd'hui, le rapport présenté par le Mozambique sur les mesures prises par le pays pour mettre en œuvre les dispositions de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

    Présentant ce rapport, Mme Francelina Romao, Conseillère pour les questions de santé à la Mission permanente du Mozambique auprès des Nations Unies à Genève, a expliqué que la prévention de toutes les formes de discrimination envers les femmes passait, dans son pays, par un ensemble d’approches « de haut en bas » et d’autres partant de la base. La collaboration entre le Gouvernement, la société civile et les partenaires bilatéraux et multilatéraux est gérée par le Conseil national pour la promotion de la femme - lequel, après les recommandations du Comité, a identifié des stratégies, actions et responsabilités de chacun des partenaires.

    Mme Romao a aussi indiqué que le secteur culturel avait lancé des initiatives pour faire changer les mentalités et les comportements discriminatoires envers les femmes. Le Gouvernement encourage, en outre, l’alphabétisation en tant que facteur d’autonomisation des femmes, a-t-elle ajouté. Elle a fait état d’une augmentation du nombre des filles scolarisées grâce à des mesures telles que le subventionnement des familles et la prévention des grossesses adolescentes.

    Mme Romao a affirmé que des progrès notables avaient été accomplis par son pays dans l’élaboration et l’adoption de lois, mais a reconnu que des progrès restaient à faire dans l’application de ces lois, tandis que le changement de mentalité et d’attitude est toujours lent.

    Outre Mme Romao, la délégation du Mozambique a répondu aux questions du Comité depuis Maputo par les voix de Mme Cidália Chaúque Oliveira, Ministre du genre, de l’enfance et de l’action sociale du Mozambique, et cheffe de la délégation ; du Directeur national du genre ; et de deux autres fonctionnaires en charge des questions de genre au sein de l’administration mozambicaine.

    La délégation a répondu aux questions des membres du Comité portant, notamment, sur le fonctionnement du Conseil national pour la promotion de la femme ; la lutte contre la traite des êtres humains ; les mariages précoces et forcés ; le problème de la violence contre les femmes et l’accès des victimes à la justice ; la prévention du VIH/sida ; les questions d’éducation ; l’autonomisation des femmes rurales ; ou encore la participation des femmes à la vie publique.

    Au cours du dialogue, une experte du Comité a regretté que la loi fondamentale mozambicaine ne donne pas de définition de la discrimination conforme à celle énoncée dans la Convention. Déplorant des discriminations envers les femmes en matière d’héritage, d’accès à l’aide juridictionnelle et de scolarisation, l’experte a recommandé la création d’un mécanisme pour contrôler l’application effective des lois ambitieuses qui ont été adoptées par le Mozambique en matière de droits des femmes.

    Une autre experte a regretté que le viol et l’inceste demeurent monnaie courante au Mozambique, tout comme la violence envers les femmes en général. Il a aussi été recommandé que des mesures temporaires spéciales soient effectivement appliquées en faveur du respect des droits de certaines femmes victimes de discriminations multiples, telles que les femmes handicapées et les femmes réfugiées.

    Pendant la séance, les membres du Comité ont en outre fait part de leur solidarité avec le Mozambique, frappé récemment par deux cyclones tropicaux.

    Le Comité doit adopter, dans le cadre de séances privées, des observations finales sur le rapport du Mozambique qui seront rendues publiques à l'issue de la session, le 19 juillet prochain.

    Le Comité entamera après-demain, vendredi 5 juillet, à partir de 10 heures, l’examen du rapport périodique de la Côte d’Ivoire (CEDAW/C/CIV/4).

    Présentation du rapport

    Le Comité est saisi du rapport périodique du Mozambique (CEDAW/C/MOZ/3-5) ainsi que des réponses du pays à une liste de points à traiter que lui avait adressée le Comité.

    MME FRANCELINA ROMAO, Conseillère pour les questions de santé à la Mission permanente du Mozambique auprès des Nations Unies à Genève, a expliqué que la prévention de toutes les formes de discrimination envers les femmes passait par un ensemble d’approches « de haut en bas » et d’autres partant de la base. La collaboration entre LE Gouvernement, la société civile et les partenaires bilatéraux et multilatéraux est gérée par le Conseil national pour la promotion de la femme - lequel, après les recommandations du Comité, a identifié des stratégies, actions et responsabilités de chacun des partenaires. Dans ce contexte, 27 « unités genre » – coordonnées elles aussi par le Conseil national – ont été créées dans chaque secteur gouvernemental.

    Mme Romao a ensuite précisé qu’au Mozambique, les femmes occupaient 28% des postes ministériels en 2014 et représentaient 40% des parlementaires. Elle a par ailleurs insisté sur le rôle important joué, dans l’application des recommandations du Comité, par le Forum Mulher, les syndicats, les donateurs et la Commission chargée des questions sociales, environnementales et de l’égalité des sexes (CASGA) à l’Assemblée de la République.

    Le Gouvernement suit deux grandes lignes directrices d’intégration : le Plan national pour la promotion de la femme et le Plan économique et social, a poursuivi Mme Romao. Le Gouvernement intègre les droits consacrés par la Convention dans les instruments nationaux, notamment au travers des plans d’action spécifiques contre la discrimination envers les femmes dans les domaines où elles sont les plus vulnérables, notamment l’éducation, l’agriculture, les services publics et la santé. Le Gouvernement est en outre conscient de la nécessité de diffuser la loi nationale et les instruments internationaux, étant donné que les femmes connaissent mal leurs droits, a ajouté la Conseillère pour les questions de santé.

    Mme Romao a aussi fait savoir que le Gouvernement mozambicain avait introduit en 2010 un enseignement sur le genre et les droits de l’homme dans le programme des universités publiques et formé plusieurs magistrats, dont 42 femmes, par le biais de l’Institut de patronage et d’assistance juridique. D’autre part, des journalistes, des policiers, des juges et des chefs communautaires ont reçu une formation sur la violence et les droits de l’homme.

    Mme Romao a ensuite indiqué que le secteur culturel avait lancé des initiatives pour faire changer les mentalités et les comportements discriminatoires envers les femmes. Le Gouvernement encourage, en outre, l’alphabétisation en tant que facteur d’autonomisation des femmes. Mme Romao a aussi fait état d’une augmentation du nombre des filles scolarisées grâce à des mesures telles que le subventionnement des familles, l’ouverture de puits et la prévention des grossesses adolescentes, entre autres.

    Pour conclure, Mme Romao a affirmé que des progrès notables avaient été accomplis par son pays dans l’élaboration et l’adoption de lois, mais que des progrès restaient à faire dans l’application de ces lois, tandis que le changement de mentalité et d’attitude est toujours lent.

    Examen du rapport

    Questions et observations des membres du Comité

    Une experte a fait observer que le Mozambique avait promulgué des lois pour réprimer les violences faites aux femmes et adopté des mécanismes de soutien aux victimes de cette violence. L’experte a néanmoins regretté que la loi fondamentale ne donne pas de définition de la discrimination conforme à celle énoncée dans la Convention. Elle a en outre déploré que de nombreuses femmes n’aient toujours pas le droit d’enregistrer leur enfant sans père déclaré. L’experte a pointé d’autres discriminations envers les femmes en matière d’héritage, d’accès à l’aide juridictionnelle et de scolarisation. Elle a recommandé la création d’un mécanisme pour contrôler l’application effective des lois ambitieuses qui ont été adoptées et a souhaité que le Mozambique collecte davantage de données ventilées.

    La même experte a regretté que le rapport ne fournisse pas d’information sur l’institution nationale de droits de l’homme, son fonctionnement, son budget et sa capacité d’enquêter sur des allégations de violations des droits de l’homme.

    Une autre experte a salué la création par le Mozambique de plusieurs mécanismes destinés à protéger les droits des femmes. Elle a demandé à la délégation de présenter les résultats des initiatives lancées par le pays en faveur de l’égalité des droits des femmes dans les domaines de l’agriculture et de la pêche, de l’environnement et du climat, ainsi que de la santé et du secteur public. L’experte s’est enquise de l’efficacité, des compétences et des ressources dont dispose le Conseil national pour la promotion de la femme. Elle a également souhaité connaître les moyens affectés au Plan d’action national 2018-2022 sur « les femmes, la paix et la sécurité ».

    Une experte a demandé quelles mesures temporaires spéciales étaient prises en faveur du respect des droits de certaines femmes victimes de discriminations multiples, telles que les femmes handicapées et les femmes réfugiées. L’experte a en outre insisté sur l’importance d’appliquer des mesures incitatives aussi bien que des sanctions pour faire en sorte que les mesures temporaires spéciales soient effectivement appliquées.

    Une experte a regretté que le viol et l’inceste demeurent monnaie courante au Mozambique, tout comme la violence envers les femmes en général. L’experte s’est enquise des mesures prises – et de leurs effets – contre les pratiques discriminatoires qui exacerbent cette violence, notamment les mariages forcés et précoces et la polygamie. Elle a ensuite dénoncé les violences sexuelles exercées par des enseignants sur des élèves, ainsi que les accusations de sorcellerie proférées contre des femmes. L’experte a recommandé de renforcer la protection des femmes victimes de violence.

    Une autre experte a attiré l’attention de la délégation sur la nécessité d’adopter une définition de la traite des êtres humains qui soit conforme aux normes internationales, et de traduire en justice les auteurs de la traite à des fins d’exploitation sexuelle, de servitude ou de prélèvement d’organes, y compris les fonctionnaires corrompus mis en cause.

    Une experte a regretté qu’au Mozambique, les dernières nominations de femmes procureures remontent à cinq ans et que la loi électorale ne prévoie pas de quotas de femmes.

    S’agissant des questions d’éducation, une experte a relevé avec satisfaction que le Mozambique avait à cœur d’améliorer le taux d’alphabétisation des femmes et des filles. Elle a observé que l’approche de genre dans l’éducation nécessite une approche globale et beaucoup de ressources humaines et financières. L’experte a voulu savoir s’il existait des internats pour écolières dans les régions rurales et si l’État prévoyait des mesures incitatives pour encourager les familles à scolariser leurs filles.

    En ce qui concerne la santé, la même experte a souligné que l’accès à l’éducation sexuelle et aux services de santé procréative était indispensable pour prévenir la propagation du VIH/sida parmi la jeunesse. D’autres questions de l’experte ont porté sur la présence de femmes et de jeunes filles à l’école secondaire et à l’université. Une autre experte a fait observer que le taux de prévalence du VIH/sida était de 15,5% au Mozambique, touchant en particulier les femmes et les filles.

    Une autre experte a félicité le Mozambique d’avoir introduit un congé paternité de sept jours ; mais elle a regretté que la durée légale obligatoire du congé maternité (trois mois) ne s’applique pas au secteur privé.

    La délégation a en outre été priée de dire si la stratégie de réduction de la mortalité maternelle lancée en 2016 et qui s’achève cette année avait eu des résultats concrets.

    Des expertes ont voulu savoir de quelle protection sociale bénéficient les femmes qui travaillent dans le secteur privé, en particulier dans le secteur domestique. Une experte a demandé ce qui était fait pour contrecarrer la tendance à la paupérisation des femmes au Mozambique. Une autre question a porté sur l’accès des femmes au crédit.

    Des expertes ont voulu savoir comment le Gouvernement remédiait à l’insécurité dans laquelle vivent les femmes dans le nord du pays.

    Il a d’autre part été recommandé que le Mozambique applique des mesures alternatives à la détention aux femmes condamnées à des peines de prison, surtout quand elles ont la charge d’enfants en bas âge.

    Une experte s’est dite préoccupée par le sort des femmes handicapées victimes d’inceste ou de viol, ainsi que par les violences exercées contre les femmes atteintes d’albinisme au Mozambique. D’autres questions ont porté sur la prise en charge des femmes victimes de mutilations génitales féminines.

    Une experte a félicité le Mozambique d’avoir appliqué la loi sur les tribunaux communautaires, qui a permis de faire avancer les droits des femmes garantis par le droit civil. Cette experte a toutefois fait état de lacunes préjudiciables aux femmes s’agissant, notamment, des pratiques en matière de succession. Elle a aussi constaté que si le délai pour l’enregistrement des [naissances des] enfants a été porté à 120 jours après la naissance – au lieu de trente auparavant – cette démarche est encore trop difficile pour certaines familles rurales.

    Réponses de la délégation

    La délégation a indiqué que le Gouvernement avait adopté un règlement général protégeant les femmes dans le secteur public. Elle a aussi fait savoir que, pour faire avancer les droits des femmes, la lutte contre la discrimination dans le domaine de la propriété foncière faisait désormais l’objet d’une loi spécifique. En outre, le Code pénal a été amendé pour criminaliser la transmission du VIH/sida et l’avortement est désormais légal, a ajouté la délégation.

    L’accès à la justice des femmes victimes de violence conjugale est régi par une procédure normalisée, a poursuivi la délégation. L’institut chargé de l’aide juridictionnelle couvre plus de 90% du territoire et les autorités font tout leur possible pour venir en aide aux victimes, a-t-elle ajouté. La magistrature reçoit une formation quant à l’importance de protéger les femmes contre la violence conjugale et domestique, a-t-elle en outre fait valoir.

    Par ailleurs, les ministères disposent de personnel technique pour intégrer la perspective de genre dans toutes leurs politiques.

    Le Gouvernement travaille avec d’autres secteurs et intervenants pour remédier au problème de la violence faite aux femmes ; les femmes victimes de violence ont accès à une assistance, a par la suite ajouté la délégation. Le plan de prévention du Gouvernement est basé sur une approche visant à faire participer les hommes à la lutte contre la violence (faite aux femmes), a-t-elle indiqué.

    L’institution nationale des droits de l’homme du Mozambique a pour mandat d’intervenir en cas de plainte et est compétente pour mener des enquêtes sur le terrain et suivre de près les cas de violations des droits de l’homme. Elle est composée de représentants de la société civile et du Gouvernement. L’institution, qui n’est pas encore accréditée (auprès de la Global Alliance for National Human Rights Institutions – GANHRI), rend directement compte à la Présidence de la République. Son budget pour 2019 n’est pas encore fixé, a indiqué la délégation.

    Le Gouvernement mène, par le biais de tous ses ministères, une politique nationale contre le mariage des mineurs qui, malgré un recul, reste l’un des grands problèmes du pays, a poursuivi la délégation. Le problème concerne surtout les filles dans les milieux ruraux, qui sont victimes de stéréotypes, a-t-elle précisé ; les responsables sont systématiquement traduits en justice par le Gouvernement et les sanctions prononcées sont exemplaires, a assuré la délégation.

    De manière générale, le Mozambique accorde la priorité à la couverture de santé et à la lutte contre l’abandon scolaire des filles, a fait valoir la délégation. S’agissant de l’éducation, le taux de participation des filles tombe en effet à 48% environ après le primaire, du fait des mariages précoces, a-t-elle précisé. Le problème est que, pour les familles, ce type de mariage est souvent considéré comme relevant d’une stratégie de survie, a-t-elle expliqué.

    Ce problème de mariages précoces – ou d’unions forcées –, qui implique souvent des chefs communautaires dans les régions rurales, est combattu par le Gouvernement au moyen de campagnes de sensibilisation, ainsi que par des poursuites judiciaires. Grâce aux mesures prises par le Gouvernement, près de la moitié des jeunes filles concernées retournent à l’école, a fait valoir la délégation. Le Gouvernement entend faire passer l’âge minimum du mariage à 18 ans, a-t-elle indiqué.

    Contre la traite des êtres humains, le Gouvernement surveille de près la situation aux frontières, en améliorant la formation des gardes frontière. Le Parlement examine actuellement un projet de loi pour prévenir la traite des mineurs et des mineures et mieux protéger les victimes, a fait savoir la délégation, avant d’ajouter que le Code pénal prévoit déjà des sanctions contre les auteurs de ce crime.

    Le Gouvernement, qui a ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées, travaille sans relâche pour sensibiliser la population à l’intégration de ces personnes et à la non-discrimination à l’égard des femmes handicapées, l’objectif étant que les personnes handicapées se sentent valorisées, a expliqué la délégation.

    Le Conseil national pour la promotion de la femme coordonne toutes les activités publiques dans ce domaine, a précisé la délégation. Composé de représentants du Gouvernement, de la société civile et du secteur privé, il fait rapport au Conseil des Ministres par l’intermédiaire de la Ministre du genre. Le Conseil national donne des orientations pour l’élaboration des plans d’autres institutions et fait des propositions pour éliminer de la loi toute disposition discriminatoire.

    Pour ce qui est de la participation des femmes à la vie publique, la délégation a notamment fait savoir que les trois partis politiques étaient dirigés par des femmes et que l’Assemblée nationale était composée de 38% de femmes. Les femmes représentent aussi 27% des effectifs de l’armée, mais sont absentes des grades élevés, a ajouté la délégation. Le Procureur général du Mozambique est une femme, comme d’ailleurs 40% des procureurs du pays, a-t-il été précisé.

    Le Mozambique est l’un des rares pays du continent africain à disposer d’un plan d’action relatif à l’application de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur « les femmes, la paix et la sécurité », a en outre fait valoir la délégation. Des activités dans ce domaine figurent aussi dans le plan de développement quinquennal.

    La délégation a ensuite souligné que l’éducation était l’un des seuls secteurs à n’avoir pas subi de coupes (budgétaires) dans le contexte de la crise économique que traverse le Mozambique. Pour inciter les filles à rester à l’école, le secteur de l’éducation applique des mesures telles que la gratuité de l’enseignement ; l’octroi de subventions pour l’achat des uniformes ; ou encore l’ouverture de résidences pour élèves. Les jeunes filles enceintes bénéficient en outre d’un soutien pour rester à l’école avant et après leur accouchement. Le taux de décrochage scolaire des filles a été divisé par deux en quelques années grâce à l’action du Gouvernement, a fait valoir la délégation.

    Les autorités luttent aussi contre le harcèlement sexuel à l’école, qui est un autre obstacle à la scolarisation des filles, a poursuivi la délégation ; les victimes sont encouragées à porter plainte, une démarche dans laquelle les jeunes filles sont soutenues par du personnel spécialisé. Les enseignants fautifs risquent l’expulsion du service public et une peine de prison, selon les cas, a-t-il été précisé. Outre ces mesures répressives, les autorités misent sur la sensibilisation des enseignants et des élèves, a ajouté la délégation.

    Répondant à la question d’une experte, la délégation a indiqué que le Mozambique n’avait pas ratifié la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement (1960) de l’UNESCO.

    Pour lutter contre le VIH/sida, les autorités misent sur la prévention auprès des populations à risque, mais aussi au sein de la population générale, la jeunesse en particulier. Le problème est que les femmes n’ont en général pas le pouvoir de négocier l’adoption de mesures de précaution avant les relations sexuelles, les hommes gardant toute l’initiative dans ce domaine, a souligné la délégation. Elle a en outre rendu compte de l’action du Gouvernement contre la tuberculose, en tant que co-infection liée au VIH, et contre le choléra.

    S’agissant de l’éducation sexuelle, la délégation a fait remarquer que les chefs communautaires, le système public et les guérisseurs traditionnels dispensent chacun un enseignement très différent, exposant les jeunes à des informations contradictoires sur la sexualité. Le Gouvernement a donc pris l’initiative de consolider cet enseignement, ce qui a eu pour effet concret de réduire dans une certaine mesure le nombre de grossesses chez les adolescentes. Mais la couverture sanitaire insuffisante – les services ne couvrent que 60% du territoire – freine les efforts du Gouvernement pour informer les jeunes filles des services de prévention des grossesses qui sont à leur disposition, a fait observer la délégation.

    Le Ministère de la santé applique une stratégie pour protéger les femmes atteintes d’albinisme et lutter contre les préjugés qu’elles subissent, a ajouté la délégation.

    La délégation a ensuite précisé que les travailleurs domestiques ont le droit de cotiser à la caisse de retraite. Les femmes sont souvent privées de sécurité sociale faute d’avoir les moyens d’y cotiser, a souligné la délégation.

    La politique de genre de 2018 prévoit des mesures de réinstallation des communautés touchées par les activités du secteur minier, en consultation avec les personnes concernées ; les entreprises sont tenues de contribuer au processus de réinstallation, a indiqué la délégation.

    La délégation a indiqué que, vu la prépondérance actuelle des industries extractives au Mozambique, un effort de sensibilisation de ce secteur a été consenti pour mieux répondre aux besoins des femmes rurales déplacées par les projets. Pour autonomiser les femmes rurales, l’État encourage le microcrédit, l’utilisation du téléphone portable pour les paiements, la création de réseaux d’entraide et l’accès au financement du foncier, a précisé la délégation. Le Plan national pour la promotion de la femme met l’accent sur les besoins spécifiques des femmes rurales, a d’autre part souligné la délégation.

    La délégation a précisé que la loi sur le registre foncier protège les droits des veuves et a reconnu qu’il fallait sensibiliser les chefs communautaires sur ces questions.

    Le secteur de la justice mène des campagnes pour l’enregistrement des naissances dans les zones rurales, a fait valoir la délégation, précisant que l’enregistrement est gratuit.

    Remarques de conclusion

     

    MME ROMAO a remercié les membres du Comité pour ce dialogue et a assuré que son pays reviendrait, dans quatre ans, avec un rapport plus riche en données et décrivant les mesures concrètes prises pour donner effet aux lois qu’il a adoptées.

     

    Lire la suite

  • RDC: Le patriarche Ciakudia monte au créneau, les propositions de Martin Fayulu sont sérieuses !

    RDC: Le patriarche Ciakudia monte au créneau, les propositions de Martin Fayulu sont sérieuses !

    Londres, avril 2019, Martin Fayulu, Président Élu et le patriarche Julien Ciakudia

    C'est depuis le mois d'avril que ces propositions, de Martin Fayulu, Président Élu, sont dans toutes les chancelleries et entre les mains de leaders de Lamuka. S'insurger aujourd'hui est manifestement fruit de mauvaise foi.

    Etienne Tshisekedi qui se battait contre la dictature de Mobutu ne proposait jamais rien pour la sortie de crise. Et lorsque les ambassadeurs allaient le voir à sa résidence de Limeté, il les abandonnait sous les arbres et " Mula Nkuasa" passait son temps à dormir pendant que le pays brûlait. En 2011, Etienne Tshisekedi a gagné l'élection présidentielle face à Alias Kabila. Après avoir prêté serment sur un tapis rouge acheté au marché Somba Zigida, le Sphinx de Limeté a monnayé son élection contre espèces sonnantes et trébuchantes. " Bolala Pongi Ya Ba Bébé" recommandera-t-il au peuple ?

    Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un imposteur-usurpateur. Collabo, traitre, Angwalima, Fakwa et Ballados, il n'a jamais gagné l'élection présidentielle. "Dauphin"du régime d'Alias Kabila, Monsieur 16% a fait un deal pour sa nomination électorale. Tshilombo est Alias Kabila Bis. Il est pantin, marionnette, sosie, clone, masque et bouclier d'Alias Kabila. Tshilombo a pâli l'aura de son père avec son "'coup d'État" de son deal pour contrer le peuple congolais.

    Contrairement à Etienne Tshisekedi qui baladait des diplomates. Martin Fayulu, Président Élu est un homme politique intelligent et concret. Il tient compte de l'intérêt du peuple. Déjà à Nairobi, le président Emmanuel Macron de France, reconnaissait que les élections étaient tripatouillées en RDC et que la proposition du Président Élu Martin Fayulu n'était pas tenable financièrement. Que le faussaire Tshilombo devrait parler avec Martin Fayulu pour d'autres propositions de sortie de crise. Le Président Élu a tenu compte de tout ce qui lui a été demandé lors de sa tournée euro-américaine. Et toutes les chancelleries occidentales ont ce document.

    Pour le patriarche Julien Ciakudia, les propositions de Martin Fayulu, Président Élu, sont honnêtes et crédibles. Elles n'ont qu'un objectif "Nettoyer les Institutions de la pourriture" ! Pensez-vous que la nomination par Félix Pétain Bizimungu Tshilombo de Paul Nsapu ou Jean-Claude Katende à la CENI à la place du fraudeur Corneille Nangaa résoudrait la tricherie électorale qui gangrène le pays ? La RDC est à son troisième hold-up électoral. Faut-il combien des hold-up électoraux pour arrêter l'hémorragie ?

    Martin Fayulu est le Président Élu. Il a engagé cette proposition pour le pays pas pour lui. Le Président Élu n'est pas quémandeur d'emploi auprès de Tshilombo. En politique, il faut savoir sortir des crises pour l'intérêt de son peuple. Avec le paradigme de Nomination Électorale de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo par Alias Kabila, la RDC a plus que besoin d'institutions fortes, démocratiques et transparentes.

    Ceux qui crient sur Fayulu, Président Élu n'ont même pas lever le petit doigt pour Tshilombo qui a déjà dépensé 97, 98% du budget de l'Etat sans gouvernement.

    Le statut du Président Élu de Martin Fayulu dépasse le cadre de Lamuka. Il a été Élu par le peuple congolais, pas uniquement les membres de Lamuka.

    A PROPOS DE LA PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE DE MARTIN FAYULU A LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

    Une proposition de sortie de sortie de crise à qui de droit n'est pas une négociation individuelle du Président Élu Martin Fayulu MADIDI.

    Je suis bien informé de cette initiative depuis Avril a Londres lors de son dernier passage officiellement, ou nous avons eu à en discuter lors d'une tête à tête dans un Hôtel de Londres. Comme l'ont été aussi tous ces chauve-souris de LAMUKA qui aujourd'hui disent le contraire de cette belle initiative dans le seul but mesquin de chercher à noyé Fayulu dont ils détestent la popularité depuis Son élection présidentielle massive du 30.12.2018.

    Felix Tshilombo est president de fait tandis que Martin Fayulu est le président de droit élu par notre peuple. C'est à lui et lui seul Fayulu, en tant que Président Élu de faire des propositions pour n'est pas navigue à vue et bloquer complètement le pays et scarifier tout un peuple. La RDC est un pays à l'agonie sans institutions républicaines dignes. Martin Fayulu trouve bon par ces propositions d'aider à nettoyer les institutions de la République tout en préparant des élections libres, crédibles et transparentes.

    Lire la suite

  • RDC: Richard Mati, il y a 18 ans à Kinshasa, je t'ai sauvé la vie et soutenu contre l'injustice!

    RDC: Richard Mati, il y a 18 ans à Kinshasa, je t'ai sauvé la vie et soutenu contre l'injustice!

    Freddy Mulongo à Erevan en Arménie

    Richard Mati, il y a 18 ans à Kinshasa, je t'ai sauvé la vie et soutenu contre l'injustice. C'est le même Freddy Mulongo qui défend la vérité des urnes du peuple congolais.

    Richard Mati !

    En France, j'ai déjà couvert trois campagnes présidentielles: Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. J'ai eu la grâce de faire plusieurs voyages officiels à travers le monde. Je n'ai plus rien à prouver.

    Il y a 18 ans, la ministre des transports et communications de l'époque sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, Odette Babandoa Etoa prenait un arrêté pour te virer à la tête de la société de transport public : City Train. Lorsque tes travailleurs vinrent à mon bureau de Réveil FM sur le boulevard du 30 juin, j'ai pris ma voiture et je suis te voir à Matongé où tu résidais à l'époque, pour comprendre la situation de City Train. Grâce aux informations en ma possession, j'ai pris fait et cause pour te défendre. Et Réveil FM fit son boulot. Tu as sauvé ta tête et tu n'as pas été viré par la ministre Odette Babandoa Etoa. Je ne t'ai jamais demandé ta tribu pour te défendre. Je ne t'ai jamais rien demandé. Simplement tu étais un compatriote en difficulté. Aujourd'hui je défends Martin Fayulu pour les mêmes valeurs et convictions pour toi il y a 18 ans. Je le fais ni pour l'argent, encore moins pour l'attente d'un poste mais uniquement parce qu'il est victime d'injustice d'Etat.

    Je ne sais pas si tu es candidat à la mangeoire de l'imposteur-usurpateur Félix Pétain Bizimungu Tshilombo voleur du destin du peuple congolais. Atttends-tu un poste de la part du collabo Tshilombo ?

    De quel droit peux-tu m'apostropher de ma démarche professionnelle de soutenir la vérité des urnes ? Il y a 18 ans, je t'ai soutenu contre l'injustice dont tu étais victime. Aujourd'hui, c'est Martin Fayulu, Président Élu qui est victime du fraude électorale, vol de la part de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, imposteur et usurpateur. Notre démarche est citoyenne.

    Notre soutien à la vérité des urnes est irrévocable. La vérité des urnes est le passage obligé pour l'installation de la démocratie en RDC. La vérité des urnes est la seule voie pour le respect du souverain primaire qui est le peuple congolais.

    Je t'interdis de ne plus intervenir sur mon mur avec un ton condescendant et de donneur des leçons. J'en ai cure de tes conseils. Ton soutien au tricheur Tshilombo prouve à dessein que tu es du côté de la fausseté et du faussaire. Je te somme de ne plus venir sur mon mur avec tes faux conseils alambiqués.

    Défendre la vérité des urnes, c'est être au delà de la personne de Martin Fayulu, Président Èlu. C'est le peuple congolais dans le respect de sa dignité humaine. Défendre Angwalima, Fakwa, Ballados, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ne fait pas du cancre écervelé un président. Il demeure un Quado, nommé, clone, sosie, masque et bouclier d'Alias Kabila.

     

    Richard Mati Freddy Mulongo, je ne savais pas que j’étais en danger des morts et que tu m’as sauvé la vie. Si tel est le cas, reçois mes remerciements tardifs. J’ai trop de respect pour le défunt papa Mulongo pour me lancer dans des quolibets avec toi . Toutefois, Edy Kapend qui a géré ce dossier pour Mzee est encore en vie. Donc un peu d’humilité. Tu as une conscience et tu connais tes dossiers avec la corporation des journalistes congolais juste pour dire que je ne suis pas mal intentionné a ton egard . Bien au contraire j’apprécie tes talents. Honore ce que tu dis tu es en utilisant un Langage conforme à la déontologie de ta profession. Je ne soutiens pas Félix Et moins encore candidat à un poste quelconque en RDC. Je t’ai promis de ne plus te lire. Sans condescendance amigo.

    Reveil-Fm-International

    De Freddy Mulongo Richard Mati Tu vis au Canada et moi en France. Deux pays démocratiques. Où la justice est un pilier de la démocratie. Où juges et avocats font leur travail. C'est quoi mon dossier avec la corporation ? J'ai eu tôt raison de fustiger la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) avec ton frère de tribu "Momo" Modeste Modeste Mutinga Mutuishayi. #Fourbe, #Roublard et #GrandRequin qui avec tous les mafieux de son équipe ont transformé, cette institution d'appui à la démocratie en étouffoir des libertés. Modeste Mutinga a muselé des journalistes et bâillonné des médias et opposants. La HAM a annulé un débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition qui devait opposer Jean-Pierre Bemba à Alias Kabila. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a été récompensé par Alias Kabila en le nommant RAPPORTEUR AU SÈNAT. Mafieux, c'est "Momo" qui a rédigé la fameuse loi des anciens chefs d'Etat qui permet à Alias Kabila de toucher 680 000 dollars par mois. Que le pantin Félix Pétain Bizimungu décaisse depuis 6 mois. 

    Lire la suite

  • RDC: Motion Vérité des urnes à Lucerne. Nous ne lâchons rien!

    RDC: Motion Vérité des urnes à Lucerne. Nous ne lâchons rien!

    Chick Munduki Osonga, Freddy Mulongo, Papa Kangafu Vingi Gububangana et Paul Daniel Kisuka à Lucerne en Suisse

    La vérité des urnes, c'est le respect du souverain primaire. Le choix du peuple congolais n'a jamais été respecté depuis 1960. La crise de légitimité colle à la peau du politicailleur congolais. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo vient d'inaugurer un autre paradigme. Le pouvoir en place fait un deal avec son dauphin qui se trouve dans l'opposition. Contre le peuple pour mieux le contourner, il y a NOMINATION ELECTORALE en lieu et place de l'élection.

    Freddy Mulongo et Papa Kangafu Vingi Gububangana

    Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est et demeure le plus grand Voleur et putschiste électoral de la République démocratique du Congo.

    Le Vérité des urnes est l'épée de Damoclès sur la tête de l'imposteur-usurpateur Félix Pétain Bizimungu Tshilombo qui doit démissionner. Il a volé l'élection du peuple. Il ne mérite ni respect et considération.

    La Motion vérité des urnes porte déjà ses fruits . Les autorités et institutions suisses sont informées du hold-up de Monsieur 16%, président Quado et nommé. Pantin, clone, marionnette, masque et bouclier de celui qui l'a nommé: Alias Kabila.

    Retrouvailles Freddy Mulongo et Papa Kangafu Vingi Gububangana

    LUCERNE: Pour briser l'Empire du silence au Congo, un Manifeste pour corser la vérité des urnes ! Tshilombo Dégage !

    Lancée le 19 janvier à Lucerne en Suisse, dès la fabrication des résultats de la CENI et Cour Constitutionnelle, après deal avec Alias Kabila pour la NOMINATION ÉLECTORALE de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, la Motion Vérité des urnes-Tshilombo Dégage est toujours en vigueur.

    https://blogs.mediapart.fr/…/lucerne-tshilombo-degage-la-mo…

    Suite aux répressions sanglantes du 30 juin, jour sacré pour les Congolais, que le régime Alias Kabila Bis-Tshilombo a décidé de réprimer dans le sang et d'empêcher les Congolais de manifester dans la rue, contre le putsch électoral de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, le nouveau monarque-dictateur au Congo...la Motion vérité des urnes vient d'être corsée en Manifeste ! Plusieurs actions sont prévues et programmés pour mieux expliquer et agir pour la Vérité des urnes non-enjambable.

    Aux jeux des Congolais de Suisse, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un imposteur-usurpateur. Avec ses 16 %, il n'a jamais gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il est bénéficiaire d'une NOMINATION ÉLECTORALE. Pantin, marionnette, Quado, clone, masque et bouclier...Il est Alias Kabila Bis. Seuls les Bena Mpuka fanatisés, Talibans écervelés et Tribaloethniques obptus soutiennent leur frère de Tribu, voleur du destin de tout un peuple, Angwalima, Ballados, Fakwa, Moyibicrate...

    La vérité des urnes est inaliénable, incontournable pour le respect du souverain primaire. Sans légitimité on dirige par défi. Tshilombo dégage n'est pas une option, c'est la voie pour que le peuple recouvre sa souveraineté bafouée et foulée aux pieds par des mafieux imposteurs-usurpateurs, qui ont amené la mafia du business dans la politique.

    Le respect du choix du peuple congolais est le point de départ pour la vraie démocratie au Congo.

    Lire la suite

  • RDC: Abraham Luakabuanga, reporter-Directeur de presse de Tshilombo !

    RDC: Abraham Luakabuanga, reporter-Directeur de presse de Tshilombo !

    Incroyable ! L'ancien taximan de Washington DC Abraham Luakabuanga excelle dans la bouffonnerie. Par coterie tribale, nommé directeur de presse du faussaire joufflu, imposteur et usurpateur Félix Tshilombo. Ce cancre et médiocre qui a échoué partout où il est passé devient reporter au lieu d'être dans son rôle de directeur de presse. Et dans cette vidéo, il ose même dire que le collabo et traître Tshilombo est le 5è président Élu. Félix Tshilombo a été élu par qui ? Le voleur patenté a fait un deal avec Alias Kabila. Monsieur 16% a bénéficié d'une NOMINATION ÉLECTORALE.

    Il faut faire très attention aux opportunistes comme Abraham Luakuabanga qui a été à l'Apareco puis Unc de Kamerhéon. Il a même été avec Lambert Mende, le Vuvuzélateur et Pinocchio de la République et Goebbels d'Alias Kabila. Jouer au Taliban fanatisé et Djaleloïste d'un voleur de tout un destin du peuple, il faut parfois avoir honte.

    Un directeur de presse n'est pas un reporter. Faire de la com ce n'est pas du journalisme. Le détachement et l'esprit critique sont les deux mamelles du journalisme. Etre directeur de presse, c'est laisser des journalistes et reporters leur boulot. Et veiller à ce qu'ils soient dans des bonnes conditions du travail point barre. Un directeur de presse qui joue à un Atalaku à l'aéroport de Lusaka, c'est pire qu'un thuriféraire.

    Lire la suite

  • RDC: Les trois victoires de Moise Katumbi face à François Beya barbouze de Félix Tshilombo !

    RDC: Les trois victoires de Moise Katumbi face à François Beya barbouze de Félix Tshilombo !

    En politique, il n'y a pas d'amis et l'amitié vraie n'existe pas. Il n'y a que les intérêts. Précaire désargenté Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a eu besoin de Moïse Katumbi et de son argent pour exister. C'est Moîse Katumbi qui lui a permit de monter dans un jet pour la première fois. C'est encore Moïse Katumbi qui a financé Genval, tous les déplacements d'Etienne Tshisekedi et toute sa famille, ces dernières années jusqu'à sa mort. Partie de Kinshasa brune comme du cola-cola, Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi est revenue claire comme la lune. Effet dépigmentation de la peau.

    C'est toujours Moïse Katumbi qui a banqué et encore banqué pour Tshilombo. Depuis sa NOMINATION ÉLECTORALE, après son deal avec Alias Kabila, pour contourner le peuple congolais...Félix Pétain Bizimungu Tshilombo veut prouver à Moïse Katumbi, que lui aussi est arrivé. Il est président Quado, nommé, clone, sosie, masque et bouclier d'Alias Kabila. Il n'a plus à quémander un café et un ticket de métro à Katumbi. Il use et abuse de l'argent de l'Etat. Il a déjà consommé 97,98% du total de son budget annuel au 31 mai 2019. La présidence de la République a exécuté des dépenses de l’ordre de 131 997 480 299 Francs congolais (75,55 millions USD au taux budgétaire de 1747 francs congolais le dollar américain) au 31 mai 2019, contre des prévisions linéaires de 56 127 971 464 Francs congolais (32,12 millions USD), selon les données du ministère du Budget. Comparativement aux prévisions linéaires au 31 mai 2019, les dépenses de la présidence de la République sont en dépassement de 235,17%.

    Fourberies et roublardises s'étalent dans cette partie de l'histoire de notre pays que nous écrivons.

    En effet, Moïse Katumbi a failli ne pas retourner en RDC le 20 mai dernier. Une semaine avant son retour, François Mwamba, le barbouze et tortionnaire de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo s'est mis à téléphoner Moïse Katumbi à Bruxelles. Arguant des raisons sécuritaires et ses mauvaises relations avec Alias Kabila pour le pousser à renoncer à sa volonté de retourner au Congo. François Beya, le plus vieux barbouze de la RDC, de Mobutu à nos jours, va user des Subterfuges et raisons alambiquées pour décourager l'ancien gouverneur du Katanga. Le 19 mai dernier, c'est à "Minuit" que François Beya accorde l'autorisation au jet qui va ramener Moïse Katumbi, ses collaborateurs et invités de survoler le ciel congolais. A une seule condition que Salomon Kalonda Della, le conseiller spécial et principal de Moïse Katumbi ne fasse pas partie du voyage. Moïse Katumbi raccroche le téléphone en disant qu'il ne partira pas sans Salomon. Futé, le jeune juriste convainc son président, de rappeler François Beya et lui donner son accord de principe. Au grand étonnement du barbouze professionnel qui avait déjà reçu sa mission. Salomon Kalonda Della, qui voyage avec Moïse Katumbi partout, a un gros dossier Félix Tshilombo de tout l'argent que ce renégat a perçu de Moïse Katumbi. Il est témoin gênant à plusieurs titres. Son refus de donner un holà que Moïse Katumbi soutienne financièrement Félix Pétain Bizimungu Tshilombo son ami, alors que le candidat choisi par l'opposition était Martin Fayulu, depuis Genève, va courroucer Tshilombo. Depuis sa NOMINATION ÉLECTORALE, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a décidé de s'occuper personnellement de Salomon Kalonda. Le passeport biométrique de Salomon n'est plus dans un tiroir de la présidence. Il se promène désormais avec !

    Le 20 mai à 6h du matin alors que l'avion pique du nez vers Lusaka en Zambie, c'est François Beya qui téléphone à Moïse Katumbi comme dernière tentative pour le décourager à arriver à Lubumbashi. Même en dernière minute, François Beya au nom de son chef a tout tenté. Or Moïse Katumbi a retrouvé sa katangité et des réflexes d'un téméraire. Arrivée à Lubumbashi, la foule est immense et l'accueil chaleureux. Moïse katumbi prend la peine d'appeler Jean-Pierre Bemba pour l'encourager à retourner au pays. Dans son meeting, l'ancien gouverneur du Katanga fustige la prétention des parlementaires godillots et nommés de toucher à la Constitution. Après avoir ramener l'élection présidentielle de deux à un tour. L'objectif serait de se faire élire président par des parlementaires, en contournant l'élection présidentielle au suffrage universelle. Avec des députés et sénateurs fabriqués et nommés, le peuple congolais n'aura plus son mot à dire.

    Rebelote, avec sa conférence de presse, Moïse Katumbi dénie à Alias Kabila le fait qu'il lui doit un sou.

    Colère de deux Dupond-Dupont, Alias Kabila et Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. On interdit à Katumbi d'assister aux funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa. On l'interdit d'atterrir à Goma pour son "Safari Républicain" !

    Les trois victoires de Moïse Katumbi face aux manigances de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo et son homme de main, François Beya, tortionnaire:

    1. Moïse Katumbi a récupéré son passeport biométrique. Par ricochet, sa nationalité congolaise. Tous ceux qui lui déniaient ce passeport ou lui attribuait d'autres nationalités sont confus.

    2. La justice vampirisée et aux ordres. Les accusations farfelues portées contre lui ont été enlevées.

    3. D'avoir bravé la peur et d'être retourné à Lubumbashi le 20 mai dernier.

    Pour se requinquer, Moïse Katumbi a besoin de remanier son équipe. Si Salomon Kalonda Della est l'un des fidèles et loyaux, il faudra nettoyer les écuries d'Augias: Gabriel Kyungu nommé à la SNCC par Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, Jean-Claude Muyambo, qui n'a plus mal au pied depuis qu'il est sorti de la prison de Makala et qui s'en prend à Lamuka et surtout Martin Fayulu, Président élu, espérant une nomination, Franck Diongo, versatile, faux lumumbiste et mangeur à tous les râteliers, Dessy Sessanga et Claudel Lubaya,deux girouettes politicailleurs qui sont déjà à la mangeoire de Tshilombo, par coterie tribale...Ils sont nombreux ceux qui sont des inconscient.

    Lire la suite