• Rwanda: Le Président Macron "Négationniste" pour son hommage à Pierre Péan?

    Rwanda: Le Président Macron "Négationniste" pour son hommage à Pierre Péan?

    Lorsque le président Emmanuel Macron s'exprime, c'est au nom du peuple Français et toujours au nom de la France. Cela mérite du respect. Du toupet, de l'outrecuidance et du culot, cela est inadmissible ! Une nébuleuse, la fameuse Communauté Rwandaise de France (CRF), le faux nez du régime mono-ethnique de Kigali, vient de franchir le Rubicon, en qualifiant le Président Macron de "Négationniste" pour avoir rendu un hommage à Pierre Péan ! Ce dernier n'était-il pas un Grand Français ? Pierre Péan n'était-il pas un journaliste d'investigation de renommé international ? Diabolisé à outrance, Pierre Péan avait gagné son procès contre le négationnisme professé par les membres de la Communauté Rwandaise de France, soutenus par des Français qui ont épousé des Tutsi-rwandaises. Ses accusateurs qui se clamaient tous comme rescapés du génocide du Rwanda (IBUKA), n'avaient pas hésité à ramener des "femmes pleureuses" de Kigali à Paris pour pleurer devant les juges Français. Homme de vérité, analyste des faits, journaliste d'investigation engagé, Français universel, Pierre Péan n'était pas un "Négationniste"!

    La Communauté Rwandaise de France, qui n'est Rwandaise que de nom, puis qu'elle ne défend exclusivement que des Tutsi, et comme Paul Kagamé, elle fait du génocide rwandais son fonds de commerce. La Communauté Rwandaise de France voudrait-elle museler le président Macron ? Au Rwanda, tout Hutu est génocidaire, c'est cette dérive que la Communauté Rwandaise de France veut instaurer en France ? Comment une association fut-elle instrumentalisée par le régime pro-Kagamé-Kigali peut-elle penser un instant prendre en otage la République française ? La France est-elle encore la France ? La France n'est pas le Rwanda avec ses trois tribus: Hutus, Tsutis et Twas. La France bientôt transformée en "Goulag" pour des journalistes et libres penseurs.

    Le CRF qui a ses tentacules menace et on peut lire: "LBS-CRIAEAU : IL semble bien que la boucle soit bouclée : et les négationnistes bientôt aussi, en prison. Les nouveaux Faurisson, tous admirateurs de Péan, s'étalent donc en France, de l'extrême droite à la FI et le Monde Diplomatique, en passant par la Présidence de la République, de Védrine-Macron à Mélenchon-Ramonet donc ...et jusque Sciences Po..." Diversion et manipulation. Alors que le journal belge le Soir titre: "La Belgique, terrain de jeu des espions rwandais" En France, le CRF fait pleuvoir une pluie de plainte sur des journalistes et médias pour intimidation. La France, c'est République avec sa devise: Liberté, Egalité, Fraternité ! La France, c'est des valeurs et idéaux. Pays des droits de l'homme, la France a accueilli des milliers et millions d'exilés sur sol: Arméniens, Vietnamiens, Italiens, Espagnols, Chiliens, Colombiens, Algériens, Brésiliens, Ivoiriens, Russes, Chinois, Congolais...Elle a intégré tout le monde et c'est cette diversité qui fait sa force. Les Arméniens n'ont-ils pas de génocide ? Pourquoi la fameuse CRF estime le génocide rwandais est particulier ? Le CRF croit vraiment museler le Président Macron ? C'est le monde à l'envers.

    Voici l'hommage du Président Emmanuel Macron à Pierre Péan publié le 26 juillet 2019, qui révulsent la Communauté Rwandaise de France: "Pierre Péan, l’un des plus grands journalistes d’enquête français, nous a quittés hier. Il incarnait la grande tradition du journalisme d’investigation quoiqu’il ne goûtait guère ce mot dans lequel il décelait des accents inquisitoriaux. Cet amoureux de Tintin était, comme son idole, toujours en reportage. Il menait de longues enquêtes avec patience et passion, avec le souci constant de l’expertise et de la justesse. Puis il publiait le fruit de ses recherches dans des ouvrages qui furent régulièrement de grands succès de librairie, d’autant que son écriture les rendait aussi haletants que des romans policiers. Pierre Péan avait signé sa première grande révélation dans les pages du Canard enchaîné : c’était l’affaire des diamants qu’aurait offert le dictateur centrafricain Bokassa à Valéry Giscard d’Estaing. Spécialiste de l’Afrique, il publia aussi Affaires africaines sur les relations entre la France et le Gabon et Noires fureurs et Blancs menteurs au sujet du génocide contre les Tutsi au Rwanda dans lequel il remettait en cause les accusations portées contre le gouvernement français. Pierre Péan s’intéressait également aux coulisses des médias, enquêtant aussi bien sur TF1 que sur Le Monde. Il n’hésitait pas non plus à sonder les parcours des personnalités politiques les plus éminentes. C’est avec Une Jeunesse française, son enquête sur le passé trouble de François Mitterrand durant l’Occupation, qu’il connut son succès le plus retentissant. Il y révélait que celui qui était encore Président de la République avait d’abord frayé avec le Régime de Vichy avant de rejoindre le chemin de l’honneur et de s’engager dans la Résistance. Mais jamais Pierre Péan ne cherchait à s’ériger en procureur, encore moins en moraliste. Il lui importait trop de restituer toute la complexité des êtres et des situations. Sa boussole, c’était la vérité des faits. Son cap, la vérité tout court. Farouchement libre et indépendant, rétif aux sujets en vogue et aux modes médiatiques, il n’avait jamais peur de soulever les couvercles qui recouvrent parfois les événements du passé, la marche des Etats et la vie des puissants. Mais il avait aussi le respect du secret défense et savait que la transparence absolue pouvait devenir une tyrannie. Lui qui exerçait un journalisme aussi exigeant que patient, qui menait des enquêtes au long cours, craignait la servitude de la vitesse qui s’est abattue sur nos sociétés contemporaines et s’inquiétait de la dérive des temporalités médiatiques qui tendent à clouer toute information à ce qu’il avait appelé le « pilori de l’instantané ». L’œuvre de journalisme qu’il a bâtie en plus de 50 années de carrière a révélé des trésors d’informations. Elle constitue aujourd’hui un héritage plein de leçons pour les temps présents. Le Président de la République salue la quête inlassable de vérité de Pierre Péan et adresse à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont travaillé avec lui ses respectueuses condoléances.

    La Communauté Rwandaise de France croit que les journalistes ont une pensée délinquante. Lorsqu'elle n'entre pas dans le rang de la pensée hégémonique pro-régime Kagamé-Kigali. Paul Kagamé est le bourreau du peuple congolais (12 millions des morts), pillard et receleur des ressources en République démocratique du Congo. Le dictateur Rwandais commet des crimes contre l'humanité en toute impunité en RDC. Il foule aux pieds toutes les conventions internationales sur le respect des droits humains. Paul Kagamé qui fait sa loi et terrorise tout le monde, espère faire la loi en France ? La Communauté Rwandaise de France estime que ceux qui critiquent la dictature de Kigali, sont des délinquants! Pour la Communauté Rwandaise de France, il est inacceptable que la France Libre et tolérante absolue dans lequel nous vivons ne peut se permettre un son de cloche dissident sur le régime de Kigali. Oui, la pensée dissidente. Elle aussi, la dissidence, existe. Il faut en tenir compte et la respecter. La Communauté Rwandaise de France doit en tenir compte. Cette association rwandaise, faux nez du régime pro-Kagamé et intolérante ne tolère pas la pensée libre, dont le caractère non-formaté est trop dangereux, la Communauté Rwandaise de France ne fonctionne que par la répétition de slogans, bien estampillés sur le Rwanda.

    A Réveil FM International nous disons "NON" ! Un "NON" de convictions et valeurs républicaines. Un "NON" de la liberté d'expression et de la presse. Un "NON" de la déclaration universelles des droits de l'homme de 1948.

    Certes, il y a des "NON" qui ne sont que des postures, des conforts ou des lâchetés. Il suffit de se mettre à l'écoute du discours dominant pour s'en convaincre: les lynchages à répétition, les bouffées de nihilisme de la bourgeoisie compradore, les défis lancés à des adversaires virtuels ou fantasmés, les assauts donnés à des ennemis déjà à terre, les hallalis et les aboiements, autant d'alibis gesticulatoires destinés à justifier l'acceptation de tout, y compris du pire.

    Nous prenons exemple de ceux qui à un moment ou à un autre de leur vie ont dit "NON" tout en connaissant au préalable ce que ce NON leur coûterait.

    Un "Non" qui n'induit pas ou qui ne sous-tend pas un "Oui" n'a aucun intérêt. C'est un "Non" inconsistant parce qu'irresponsable, médiocre parce que sans danger ! La force et la richesse d'un "Non" dépend à la fois de la nature du "Oui" qu'il implique et du risque que l'on prend en le proférant.

    -Le "NON" du général de Gaulle fut un "OUI" à la France. L'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940 à la radio Londres de la BBC est historique. Depuis sa retraite en Angleterre, De Gaulle avait appelé les Français et Françaises à la résistance contre l'occupation allemande.

    -Le "NON" de Zola fut un "OUI" à la démocratie. Le NON d'Emile Zola est cathartique- il crie dans son article "J'accuse " que le capitaine Dreyfus n'est pas coupable. Zola assène qu'il y a eu forfaiture de la part des hauts placés de l'armée. Zola dit non à la nomenklatura sacralisée. Par son NON Zola sauve la crédibilité de l'Etat, l'image de la patrie, l'âme de la République et peut être aussi l'honneur de l'armée.

    - Le "NON" de Mirabeau à Dreux-Brézé fut un "OUI" au droit du peuple. Le 23 juin 1789, alors que Louis XVI décide de disperser l'Assemblée. Devant le refus des députés du tiers et de quelques députés. Dreux-Brézé vient rappeler l'ordre du Roi à Bailly, le doyen du tiers. C'est alors que Mirabeau s'avança et dit " Allez dire à votre Maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes".

    Il y a aussi le " NON" de ceux qui se mettent en travers d'une oppression, d'une répression ou d'une régression. Ces "NON" emblématiques comme de Galiléé: tout le monde voit bien que le soleil se lève à l'est pour se coucher à l'ouest, tourne autour d'une terre qui ne bouge pas, sans quoi nous nous retrouverons la tête en bas. Qu'un kilo de plomb tombe plus vite qu'un kilo de plume, que l'immobilité est l'état naturel des choses et que seul un choc peut mettre en mouvement, avant que tout naturellement, elles s'immobilisent de nouveau. que les choses tombent parce qu'ils ont tendance à se diriger du haut vers le bas.

    Michel Servet, théologien et médecin, fut brulé vif pour ses idées NON conformistes à l'égard de l'Eglise le 27 octobre 1553 à Champel Banlieue de Genève. Sa théologie anti-trinitaire fut comparée à l'adoptianisme, au sabellianisme ou encore au modalisme qui étaient des anciennes hérésies du christianisme. Michel Servet fut victime d'un crime de la Réforme.

    La publication des "Versets Sataniques" de Salman Rushdie en septembre 1988 a déclenché immédiatement une vive réaction dans le monde islamique en raison de sa description jugée irrévérencieuse du prophète Mahomet. Le 14 janvier 1989, le roman a été l'objet d'un autodafé à Bradford au Royaume Uni. Et le le 14 février 1989, une fatwa réclamant l'exécution de Rushdie a été proclamé par l'Ayatollah Khomeini sur la Radio Téhéran.

    Les "NON" emblématiques eurent au moins en commun de leur valoir le martyr ou la proscription dès lors que se déchaînèrent contre eux les foudres conjuguées de l'inquisition et de la raison d'Etat. IL faut dire Non à l'absolutisme clérical, à la dictature militariste, à la tyrannie féodale, au fanatisme intégriste, à l'oppression oligarchique. Dire NON à Paul Kagame et sa dictature sans frontières. Et de ses crimes et pillages de ressources en République démocratique du Congo.

    Lire la suite

  • RDC: Haute Trahison de Tshilombo, retour de 10 000 ex-combattants M23 !

    RDC: Haute Trahison de Tshilombo, retour de 10 000 ex-combattants M23 !

    Les ex-combattants du M23 sont des mutants. Ils ont côtoyé tous les anciens mouvements rebelles qui ont sévi en République démocratique du Congo : Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).et ils se sont déclarés Mouvement du 23 Mars (M23) dont les revendications sont rwandaises et non congolaise. Pendant que le Rwandais Bosco Ntaganda, qui a tenté de se faire passé pour un Congolais, ne parlant aucune langue congolaise, est condamné par la Cour Pénale Internationale (CPI), Tshilombo, le fameux fils de Tshisekedi, demande la levée des mandats d'arrêt émis contre les criminels rwandais du M23 et leur intégration dans l'armée FARDC. Grâce à nos fins limiers, nous apprenons que les ex-combattants M23 sont au nombre de 10 000 au Rwanda et en Ouganda ! Tshilombo a-t-il la maîtrise de ce chiffre ? Qui nous dit qu'il n'aura pas des infiltrés ? Les M23 sont finalement pardonnés par Tshilombo pour être brassés aux Fardc. Le Congo est-il devenu le bastion de tous les criminels ?

    Les M23 ont créé un groupe rebelle criminel, un groupe qui a pris le contrôle d'une partie du pays. Ils ont pillé, violé les femmes et commis des monstruosités. Le vaillant héros, le colonel Mamadou Mustapha Ndala, commandant du 42e bataillon de l’unité de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC (FARDC), était adulé par la population congolaise adulait. En effet, l'URR des FARDC avec Mamadou Mustapha Ndala avait réussi une victoire écrasante sur le Mouvement rebelle du 23 mars (M23) dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru au Nord-Kivu après vingt mois de guérilla. Le M23 ont fui au Rwanda et en Ouganda.

    L'inoubliable "Vaillant héro", Mamadou Mustapha Ndala !

    2 janvier 2014, jour du crime abominable. L’acte ignoble s’exécute à Ngadi, village situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Béni, du territoire éponyme en province du Nord-Kivu. Le convoi qui transportait le commandant du 42e bataillon de l’unité de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC (FARDC), Mamadou Mustapha Ndala (le vaillant héros) et nombre de ses gardes sont la cible, d’une "attaque à la roquette par des inconnus." Le bilan est très lourd. Ils sont tous tués.

    Retirer les mandats d'arrêt contre les criminels du M23, c'est cracher sur la mort de Mamadou Mustapha Ndala et son troupe !

    Qui est Ben Baruch Claude Ibalanky Ekolomba ? Pour qui roule-t-il ? Est-il aussi un des compatriotes "Avatars", qui n'a du Congo que le fait d'avoir des parents Congolais et d'y être né, mais dont les agissements font croire aux réseaux mafieux ? Ben Baruch Claude Ibalanky Ekolomba, de lui même et par sa conscience, ramener les criminels du M23 pour les mixer aux Fardc, est-elle la solution idoine pour le Congo ?

    Dans les pays des grands Lacs, seule la République démocratique du Congo passe son temps à brasser, mixer des rebelles criminels au sein des Fardc. Pourquoi le Rwanda n'a jamais mixé ses interahamwe ? L'Ouganda ses ADF-NALU ? Le Burundi ses opposants ? Ben Baruch Claude Ibalanky Ekolomba a une lourde responsabilité sur tout ce qui peut arriver aux populations congolaises.

    Les mandants d’arrêt contre les leaders et combattants du Mouvement du 23 mars (M 23) doivent être retirés par la République démocratique dans les tous prochains jours. C’est relativement à une correspondance du 20 novembre en cours, portant objet « Retrait des mandats d’arrêt contre les ex-combattants du Mouvement du 23 mars (ex-M23) » adressée à l’Auditeur général des FARDC par Ibalanky Ekolomba Claude, Coordonnateur du Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba.

    Ben Baruch Claude Ibalanky, le coordonnateur du Mécanisme dit agir conformément aux pourparlers qui ont eu lieu le 28 octobre 2019, au Rwanda, entre une délégation de la RDC et les leaders de l’ex-M23 vivant en République du Rwanda au sujet de leur rapatriement.

    Depuis qu'il a été découvert comme l'un des Bandoki Ya Congo, Ben Baruch Claude Ibalanky, le coordonnateur du Mécanisme patauge dans des mensonges éhontés. Sur les réseaux sociaux, il tente de parler de suspension et non de retrait des mandats. Ce fieffé menteur, disciple de Tshilombo croit il peut continuer à se jouer du peuple congolais. Dans cette correspondance Ben Baruch Claude Ibalanky, le coordonnateur du Mécanisme, est claire:

    « […] A ce sujet, je tiens à relever que lors de la rencontre du 28 octobre sus-évoquée, les parties ont convenu de l’élaboration d’une feuille de route pour assurer avec succès ledit rapatriement.

    Il y a lieu de préciser que les parties devraient respectivement mettre en œuvre les termes de la feuille de route énoncée, élaborée à l’issue des pourparlers qui avaient eu lieu à Kigali les 11 et 12 juillet 2019.

    Les points essentiels contenus dans cette feuille de route porte sur l’amnistie ainsi que l’intégration militaire et politique des membres de l’ex-mouvement du 23 mars (ex-M23).

    C’est dans cette optique que la Justice militaire de la République démocratique du Congo a donné un avis favorable à la demande de retrait des mandats d’arrêt émis à l’encontre des leaders de ce mouvement.

    Il appert à ce sujet de mentionner qu’il a été recommandé à la même occasion, au Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, dont je suis le Coordonnateur, de vous saisir aux fins du retrait effectif desdits mandats dans le souci de préserver la paix.

    Pour toutes fins utiles, je vous transmets en annexe à la présente, le rapport des échanges entre la délégation de la RDC et les leaders de l’ex-M23 sur le rapatriement volontaire, ainsi que la feuille de route conjointe des activités relatives au rapatriement des ex-combattants M23 présents en République du Rwanda. […] ».

    Pour rappel, ces discussions au tour du rapatriement des ex-combattants du M23 ont eu lieu, sur demande du Rwanda, alors que la RDC préparait de lancer des opérations contre les ADF, une rébellion ougandaise qui sème désolation dans l’Est de la République depuis beaucoup d’années.

    Selon d’autres sources, les ex-rebelles du M23 aille Sultani Makengwa qui s’étaient réfugie en Ouganda auraient quitté le pays pour s’installer près de la frontière entre la RDC, l’Ouganda et le Rwanda.

     

    Lire la suite

  • RDC: Le FCC ne décolère point face aux bévues de l'UDPS !

    RDC: Le FCC ne décolère point face aux bévues de l'UDPS !

    Entre le karaté, Jijitshu, et la boxe que proposent le FCC aux Udpsiens qui répliquent par la nage. Il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que le FCC use des sports de combats dangereux contre son partenaire-adversaire Udps qui ne titille le FCC par la natation qui est le meilleur sport sans stress.

    Dans la lettre ouverte de la Coordination des Jeunes du Front Commun pour le Congo on peut lire: "A peine dix mois après avoir été investi par la Cour Constitutionnelle, monsieur Félix Antoine Tshisekedi a décidé de payer notre Autorité Morale en monnaie de singe. Il est temps qu'on lui rappelle qu'aux lendemains des élections qui s'étaient soldées par une défaite humiliante pour son parti, il était venu quémander chez le Rais quelques postes de ministres et de députés pour échapper à la honte et au déshonneur." (...) "Alors qu'à l'étranger, Antoine Félix Tshisekedi fanfaronne et roule des mécaniques, dés qu'il rentre au pays, il prend devant le Rais des airs de chiens battus et se transforme en agneau. Quand le Rais l'appelle, il tremble. Quand le Rais l'interpelle, il faiblit. Quand le Rais demande des comptes, il balbutie. Quand le Raïs gronde, il blêmit."

    Voici la lettre ouverte de la Coordination des Jeunes du Front Commun pour le Congo:

    A la suite de la déclaration de notre famille politique de ce 12 novembre 2019, nous, les membres de la jeunesse des FCC, avons pris l'option de ne plus demeurer silencieux face aux attaques dont notre autorité morale, son Excellence Monsieur le Président Joseph Kabila Kabange, est victime de la part de ceux qui il a fait confiance pour conduire la coalition qui doit gouverner notre pays la République Démocratique du Congo.

    A ce titre, non seulement nous nous associons pleinement la déclaration de notre famille politique signée par les présidents des 21 regroupements politiques du FCC, mais nous, la jeunesse du FCC, nous ne voulons pas nous limiter « condamner avec la dernière énergie les propos outranciers, provocateurs, irresponsables, diffamatoires et injurieux l'égard de notre Autorité Morale et de l’ensemble de nos membres » et nous décidons ce jour de réserver la suite appropriées fils Mukoko, Augustin Kabuya, Jean-Marc Kabund et leur chef de bande, Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui ne cessent de trainer le Président du PPRD, Autorité Morale des FCC et Président Honoraire de la République Démocratique du Congo dans la boue.

    Désormais, pour nous, les membres de la Coordination des Jeunes FCC, l'heure n'est plus aux lamentations ni aux regrets, mais au combat ! Nous sommes déterminés nous battre pour restaurer notre honneur et notre dignité et celle du Raïs malmenés par bande d'ingrats sans foi ni loi qui le pouvoir a été donné gratuitement sur un plateau d'argent. Aujourd'hui, nous qui avons établi Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et ses hommes de main au sommet de l'Etat congolais, nous constatons qu'ils sont devenus subitement amnésiques.

    A peine dix mois après avoir été investi par la Cour Constitutionnelle, monsieur Félix Antoine Tshisekedi a décidé de payer notre Autorité Morale en monnaie de singe. Il est temps qu'on lui rappelle qu'aux lendemains des élections qui s'étaient soldées par une défaite humiliante pour son parti, il était venu quémander chez le Rais quelques postes de ministres et de députés pour échapper à la honte et au déshonneur. Il est temps qu'on lui rappelle combien il fut surpris que le Raïs l'ait trouvé digne d'être son successeur. Le président du Sénat peut en témoigner. Il est temps qu'on lui rappelle que le Rais n'a pas hésité à I ‘habiller, à lui donner manger, à lui acheter un toit car il était nu, il avait faim et il n'avait pas une maison. Il est temps qu'on lui rappelle qu'il habitait encore chez son père quand le Raïs a décidé de lui confier les destinées de la République Démocratique du Congo. Nous, les jeunes des FCC, nous connaissons la générosité de notre Autorité Morale. Elle n'a pas eu de limite pour assurer Monsieur Félix Antoine Tshisekedi le confort qui convenait sa nouvelle fonction. Nous savons combien d'argent il a reçu du Raïs. Nous savons les maisons qui lui ont été achetées. Au Congo et l'étranger ! Nous savons les limousines et les montres de luxes qui lui ont été offertes. Nous savons tout !

    Quelqu'un qui a passé toute sa vie chez son père avec sa mère, peut-il aujourd'hui venir nous faire des leçons ?! Aujourd'hui, ses collaborateurs, pour la plupart des repris de justice, achètent eux aussi des maisons cinq millions comme Vidiye Tshimanga qui Vient nous mentir qu'il contrôle la situation. D'autres se mettent à louer ses jets pour tare le tour du monde alors qu'ils n'étaient que de simples locataires auprès de leurs amis millionnaires africains comme Jean Claude Kabongo. Trop c'est trop ! Jamais notre Autorité Morale, le Rais, n'a accepté que ses hommes de confiance ne volent et ne pillent la République comme le font les nouveaux riches installés par monsieur Félix Antoine Tshisekedi. En dix mois, les hommes de main de Félix Tshisekedi ont volé et détourné plus d'argent que les collaborateurs du Rais n'ont jamais reçu comme salaire en 17 ans !

    La République est tombée entre les mains de bandits. Combien d'argents ont-ils volé avec les 400 millions USD de travaux lancés hors budget à cout de commissions secrètes ? Combien de fonds ont été payés en dessous de table pour les saute-moutons dont les travaux paralysent la capitale ? Nous voulons des comptes ! Sur quel budget et comment les travaux pharaoniques du futur palais présidentiel de 200 millions de dollars ont-ils été attribués à une société dont le promoteur a, dans le passé, pressé ses services pour le Président Mobutu ?

    Lorsque Vital Kamerhe nous a dit que ces gens sont malhonnêtes et qu'il ne fallait pas leur donner le pouvoir parce que les (ils) sont ingrats, il nous disait la vérité ! Nous constatons que leur seul préoccupation, c'est gagner de l'argent. Ils sont dans tout et veulent faire main basse sur tout. Preuve en est le monopole sur le cuivre et le cobalt qu'ils veulent arracher à coup de séduction et de menaces...

    ... Nous ne nous laisserons pas faire. Le spectacle affligeant dont nous avons été témoin à Paris ne fait que nous conforter dans l'idée que monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo n'est pas le Président des Congolais mais de sa seule communauté d'origine. La sélection des Compatriotes venus à Paris au Forum de la Paix organisé par le Président Emmanuel Macron a été faite sur une base tribale. Ne fallait-il pas parler Tshiluba pour être inscrit sur la liste des délégués et recevoir 250 euros remplir les docks d'Aubervilliers ?

    Nous, les jeunes des FCC, nous constatons qu'aujourd'hui la République Démocratique du Congo a droit un Président menteur. Les décisions qu’ils s’étaient engagé respecter et qu'il a oubliée sont nombreuses. Face autant de mépris de la parole donnée et des engagements souscrits, Vital Kamerhe apparait comme un gentleman.

    Après avoir déclaré son attachement à la coalition, le nouveau président n'est-il pas parti l'étranger déclarer qu'il voulait nous déboulonner ? A chaque voyage l'étranger, n'a-t-il pas continuer nous dénigrer en se plaignant de notre famille politique FCC qui a été si généreuse pour un homme si ingrat. Ne nous a-t-il pas mis devant le fait accompli en signant en catimini des ordonnances pour nommer la tête de la SNCC et de la Gécamines des hommes dont l'un est connu pour tenir nuit et jour des propos menaçants et orduriers contre notre Autorité Morale ?

    Alors qu'à l'étranger, Antoine Félix Tshisekedi fanfaronne et roule des mécaniques, dés qu'il rentre au pays, il prend devant le Rais des airs de chiens battus et se transforme en agneau. Quand le Rais l'appelle, il tremble. Quand le Rais l'interpelle, il faiblit. Quand le Rais demande des comptes, il balbutie. Quand le Raïs gronde, il blêmit.

    Hypocrite et lâche, hier il préfère envoyer Fils Mukoko, Kabuya ou Kabund pour s'en prendre nous car il n'a pas le courage de ses opinions. Qui peut prendre ce Kabund au sérieux ? Nous, la Jeunesse du FCC, nous ne sommes plus disposés nous laisser faire par un homme qui ne connait la vie que depuis qu'il a touché l'argent du Rais et qu'il est devenu le Vice-Président du Bureau de l'Assemblée Nationale. Un homme qui met des produits pour éclaircir sa peau est-il digne de confiance ? A-t-il oublié lui aussi qu'il est venu en politique les mains vides ? Se souvient-il de toutes les faveurs qu'on lui a accordées ? Il est loin le temps où il exhibait ses prestations de cavaliers en marge des négociations de partage de pouvoir dans le Kongo Central ! Quant aux menaces de Kabuya et de Fils Mukoko, nous nous réservons le droit d'y répondre car personne n'a le monopole des injures et des propos belliqueux ! Nous aurons en découdre le moment venu !

    En conclusion, nous, les jeunes des FCC, nous ne voulons plus être les victimes d'une coalition dont les partenaires se distinguent par le vol, la corruption, le détournement d'argent. Nous ne voulons plus entendre les menaces, les injures et les calomnies proférées à l'endroit de notre Autorité Morale et des membres de sa famille politique. Nous ne voulons plus que les effigies de notre Autorité Morale soient brûlées par des gens payés par nos soit-soi-disants partenaires de la coalition qui se cachent quand ils sont interpellés. Nous ne voulons plus les paroles mielleuses d'un Président félon qui à l'extérieur nous vilipende et l'intérieur nous amadoue. Nous ne voulons plus qu'il nous raconte ses mensonges et qu'il vienne avec sa tête vilaine tête de méchants jouer aux innocents. Le FCC est une grande coalition qui ne peut se commettre avec une bande d'aventuriers sans foi ni loi. Désormais, le vin est tiré, il faut le boire ! Et nous sommes déterminés à ne plus rien laisser passer qui nuise à notre Autorité Morale et à notre famille politique !

    Lire la suite

  • RDC: Ma Youyou Muntu Mosi, patriote et femme de fer !

    RDC: Ma Youyou Muntu Mosi, patriote et femme de fer !

    Brillante et pertinente, Ma YouYou Muntu Mosi brille dans la Twittosphère de la République démocratique du Congo. "Kozala Mayele Ezalaka Na Elengi Moko Boye" ! Dame de fer, qui s'y frotte s'y pique. Sur la RDC, elle est incollable. Elle tweete, retwette et re-retweete sur l'actualité de la RDC. Elle informe, analyse, donne son opinion. Qui a dit que la RDC n'a pas une élite patriote ? Cette dernière existe, elle est visible et intransigeante sur les vrais enjeux du Congo. Ma Youyou Muntu Mosi est l'une de l'incarnation de l'intelligence faîte femme. Elle est cultivée, elle a été bien formée à la faculté catholique d'Assas à Paris. Son raisonnement est plutôt carré qu'une courbe. Ma Youyou Muntu Mosi est l'une des femmes qui font la fierté du combat de la diaspora contre le régime de Kinshasa. Exceller sur twitter n'est pas donnée à tout le monde. Ma Youyou Mutntu Mosi excelle et brille sur le twittosphère de la République démocratique du Congo.

    1. Réveil FM International: Aujourd'hui en France on célèbre la journée contre le féminicide ? Peut-on dire que les femmes congolaises de l'Est avec les crimes contre l'humanité de la soldatesque rwandaise ont été victimes de féminicide ?

    Ma Youyou Muntu Mosi Oui bien entendu, les femmes congolaises vivent l’horreur au quotidien. Il n’y a pas plus humiliée, plus martyrisée, terrorisée que la femme congolaise. Tuée, violée tous les jours. Les chiffres le montrent, selon l’ONU la RDC est avec un taux de violences faites aux femmes supérieur à 64%, l’un des pays les plus dangereux pour les femmes devant l’Inde , le Pakistan et la Somalie. Il y a double féminicide en RDC, il y a celui qui consiste à éliminer physiquement les femmes en les assassinant...et il y a ce féminicide fait dans leur chair, dans leur intimité et qui consiste à les violer massivement. On tue leur féminité en détruisant via les viols leurs appareils génitaux, on tue leur dignité en les violant devant leurs maris, leurs enfants, leurs parents, tout leur village. C’est un féminicide au quotidien, un crime contre l’humanité qui fait des congolaises les femmes les plus violentées au monde.

    2. Réveil FM International: Avec le colonel Odon Mbo, vous êtes une figure marquante de "Kabila dégage" ! Aujourd'hui Tshilombo est bénéficiaire d'une Nomination Électorale avec son odieux deal avec Alias Kabila. On a l'impression que les Congolais de la diaspora sont résignés. Pourquoi Tshilombo dégage n'est pas encore déclenché ? Que répondez-vous aux Congolais de la diaspora qui disent Tshilombo azali Muana Mboka ? Certains veulent même créer leur parti politique sous l'imposture-usurpation de Tshilombo ? La diaspora se bat-elle contre des régimes ou des individus souvent mafieux -politicailleurs-ventriotes-opportunistes ?

    Ma Youyou Muntu Mosi: Rires...ça fait plus d’une question en une seule fois ça non? Bon, selon moi la diaspora n’est absolument pas résignée, on l’a vu le 11 Novembre dernier lors de la manifestation contre la venue de Fatshi en France. Nous étions nombreux à Aubervilliers à dénoncer le deal entre CACH et le FCC, deal qui ne profite pas au peuple congolais, qui tout comme sous la présidence d’alias Kabila, continue à souffrir. La résistance congolaise de France n’est pas résignée, mais en phase de réflexion et de restructuration. Car nombreux sont ceux qui ont quitté le navire de la lutte après avoir cédé aux différents chants des sirènes qu’ils ont entendu. Pour des postes, quelques miettes...le slogan «le peuple d’abord » est devenu « le ventre d’abord ». Le fait d’être «Muana Mboka » ( fils du pays) n’a jamais empêché les trahisons. Car ceux qui ont pillé la RDC durant 18 ans aux côtés d’alias Kabila sont eux aussi des « Bana Mboka ». Je pense aux personnes telles que: Evariste Boshab, Lambert Mende Omalanga, Henri Mova Sankany, Alexis Ntambwe Mwamba, André Kimbuta, John Numbi, Amisi Tango Fort etc...le fait d’être congolais de sang n’a jamais empêché certains de trahir leur nation. Au contraire cela représente pour moi une circonstance aggravante. Car on choisi sciemment de trahir son pays, son peuple au nom de deals mafieux, pour des bribes de pouvoirs et de vils intérêts mercantiles. Plus que jamais nous disons que le Congo n’est pas à vendre. Donc «muana mboka » ou pas, nous combattrons toute personne prête à brader la souveraineté de notre pays, quels que soient son nom et l’histoire de sa famille biologique ou politique. C’est en ça que nous lançons un avertissement à Fatshi...ne jamais trahir le Congo, car les conséquences pour lui seront très graves à l’avenir! Et nous souhaitons bon vent et surtout disons « bon débarras » à ceux qui ont choisi de tourner le dos à la résistance pour aller se prostituer politiquement. C’est leur droit le plus absolu. La diaspora se bat non contre des individus mais contre un système bien établi et structuré, qui est toujours à l’œuvre actuellement et dont le but est la destruction de la RDC et de son peuple. Donc la lutte continue...

    3. Réveil FM International: On vous connait comme une grande patriote. C'est vous qu'on avait affublé le surnom de Jeanne d'Arc. Vous levez souvent la voix pour Beni. Que symbolise pour vous cette ville de Béni, du territoire éponyme en province du Nord Kivu ?

    Ma Youyou Muntu Mosi: Pour moi Beni est devenu l’un des symboles le plus fort du martyr de tout un peuple, mais aussi celui qui représente le plus l’espoir. Car ses habitants tiennent bon, malgré l’horreur, les persécutions, les injustices, les massacres, les viols à répétition...ils résistent face à l’oppression. Nos frères de l’Est continuent à subir le pire actuellement et souvent dans l’indifférence quasi générale. Ils sont devenus la vitrine d’un peuple exténué par des années de guerre et de spoliations, de prédations...car tout ceci est avant tout lié aux intérêts économiques faramineux que représente la RDC. Ceux de Béni sont pour moi un exemple de persévérance et de courage, raison pour laquelle nous ne pouvons pas baisser les bras, et nous devons coûte que coûte continuer à être la voix des sans voix.

    4. Réveil FM international: La mafieuse coalition FCC-CACH n'est-elle pas entrain de révéler ses magouilles, mensonges et pillages en pataugeant lamentablement dans la lutte contre les ADF, en amnistiant le M23, en reportant l’affaire contre l’Ouganda... Le Colonel Mamadou Mustapha Ndala est-il mort pour rien ? Les victimes de la guerre de 6 jours à Kisangani en 2000 entre deux armées d'occupation-invasion: rwandaise et ougandaise, sont-ils morts pour rien ?

    Ma Youyou Muntu Mosi: En effet les manœuvres politiques de CACH et du FCC montrent à suffisance qu’un deal mafieux et ténébreux a été conclu entre les les 2 plateformes. Un deal qui va à l’encontre des intérêts du peuple congolais qui est victime d’un jeu de dupes. Il est tout de même étonnant de voir les chantres de l’État de droit, qui durant plus de 3 décennies ont symbolisé l’opposition dans notre pays, se muer en défenseurs des ennemis du Congo, et en les appelant «partenaires » ou autres «alliés ». Tout aussi étonnant de voir un État œuvrer contre les intérêts de son peuple en repoussant une audience supposée rendre justice aux martyrs de la guerre des 6 jours de Kisangani, et ce via une compensation financière conséquente. Toutes ces choses, en commençant par l’avis favorable émis par l’État congolais qui envisage de lever les sanctions contre les M23, qui je rappelle ont commis tant de massacres en RDC, ainsi que des crimes de guerre...nous font dire que l’actuel gouvernement congolais est similaire à l’ancien, il est plutôt au service d’obscurs intérêts financiers et politiques , plutôt qu’au service du peuple congolais. Amnistier les responsables du M23 équivaut pour moi à cracher sur la mémoire des millions de victimes du génocide congolais. On n’applique pas la justice en pratiquant l’impunité. Ceci constitue un fait de haute trahison. Et ceux qui ont fait le choix de trahir la nation congolaise, devront faire face aux graves conséquences qui les attendent dans un futur très proche. Nous n’aurons pas de paix sans réelle justice au Congo.

    5. Réveil FM International: Alias Kabila est toujours là. Tshilombo est son masque et bouclier. Certains de nos compatriotes qui combattaient le régime d'Alias Kabila sont aussi les défendeurs de Tshilombo. La division est réelle au sein de la communauté. Est-ce que c'est un échec ? Aujourd'hui, tout Congolais qui ose dénoncer est taxé de haineux, jaloux et tribaliste par des tribalo-éthniques qui soutiennent mordicus Tshilombo dans son vol du destin de tout un peuple...

    Ma Youyou Muntu Mosi: Je pense que la division a toujours été présente, seulement elle était moins visible qu’actuellement. Car les intérêts politiques et les ambitions des uns et des autres étaient mis en sourdine dans l’attente d’une opportunité qui permettrait de s’accaparer du pouvoir. Voilà comment les appétits de certains se sont trouvés aiguisés, et que cédant à l’appel du ventre, ils ont choisi le camps des oppresseurs plutôt que celui du peuple. Ceux avec qui nous combattions les ennemis du Congo, qui hier étaient des victimes, sont en passe de devenir des bourreaux à leur tour. Pris au piège d’un pouvoir totalitaire, ils se sentent dans l’obligation de défendre une alliance contre-nature avec ceux qui les persécutaient il y a peu de temps pourtant. Ils ont recours systématiquement aux prétextes du tribalisme ou de la haine...qualifiant même de «Ba Ndoki » (de sorciers) ou de jaloux tous ceux qui ont le malheur de dénoncer leur partenariat avec des criminels notoires.

    6. Réveil FM International: Vous n'hésitez pas de dire vous étiez victime de violence conjugale, c'est pourquoi vous défendez les femmes. Cela ne vous dessert-il pas ?

    Ma Youyou Muntu Mosi: Oui c’est vrai que j’ai été victime de violence conjugale au sein de mon ex mariage. Et non je n’ai ni honte de le dire, ni de le revendiquer...car cette faiblesse j’en ai fait une force. Le silence c’est le pire ennemi des victimes, car c’est en silence qu’elles meurent parfois sous les coups de leurs compagnons, parce qu’elles ont honte d’en parler, parce que bien souvent surtout dans nos communautés africaines ça reste un sujet tabou. Pourtant selon l’ONU plus de 50% des cas de violences faites aux femmes se font en Afrique sub-Saharienne, avec un pic de plus de 70% en Afrique Centrale. En RDC le taux est estimé à près de 64%, l’un des plus élevés du monde et de l’Afrique-centrale. La RDC est en tête des pays considérés les plus dangereux au monde pour les femmes devant l’Inde, le Pakistan et la Somalie. Alors je ne pense pas qu’en parler peut desservir la cause des femmes, ou me desservir moi-même. Au contraire, en parler peut redonner du courage à celles qui ont perdu espoir, leur montrer que ça peut arriver à tout le monde, qu’elles ne sont pas seules. Ce ne sont pas aux femmes ni aux hommes (oui les hommes aussi en sont touchés) victimes de violences conjugales d’avoir honte de leur état...c’est aux bourreaux qui sont leurs compagnons ou leurs compagnes d’éprouver de la honte. Voilà pourquoi je n’hésite pas à parler d’une expérience qui a été traumatisante pour moi, mais qui a aussi forgé mon caractère et m’a rendue plus forte. Si mon histoire peut donner un peu de force et de réconfort aux femmes et aux hommes dans cette situation, alors je ne cesserai d’en parler. Je rappelle qu’en France pour la seule année 2019, c’est 117 femmes qui sont mortes sous les coups de leurs compagnons. Une femme sur trois est victime de violence conjugale dans le monde, 38% des femmes qui sont assassinées dans le monde le sont par leurs conjoints ou ex conjoints, ce chiffre tombe à 6% pour les hommes chez qui le sujet est encore plus tabou. Donc nous devons briser le silence afin de sauver des vies. Je milite actuellement pour que le féminicide soit inscrit dans le code pénal en France. L’amour ne tue pas, donc tuer une femme ou un homme qu’on prétend aimer c’est criminel...pas «passionnel ».

    7. Réveil FM international: En 2011, vous êtes parmi les femmes congolais qui avaient marché de Paris à Bruxelles, soit 306 Km contre le viol des femmes congolaises, contre la RDC devenue capitale mondiale du viol...7 ans après le Dr. Denis Mukwege a obtenu le prix Nobel de la paix, pour son travail de "réparateur des femmes violées" (ceci provient du titre du film qui lui a été consacré), quels sont vos sentiments ?

    Ma Youyou Muntu Mosi: C’est une grande fierté pour moi en tant que femme et activiste des droits de l’homme de voir un congolais, un médecin, un humaniste tel que le Dr Denis Mukwege être consacré et récompensé par un si grand prix. Ce prix est une victoire pour toutes les femmes congolaises victimes des viols de guerre et de féminicide en RDC. C’est le prix de leur souffrance, de leur longue agonie, de leur humiliation. Bien sûr ce prix ne mettra pas fin au crime contre l’humanité que sont les viols de masses en RDC, mais il permet de mettre en lumière ces crimes monstrueux, et de redonner un peu de dignité à ces femmes martyrisées. Ce prix permet de mettre des mots sur leurs maux...et de faire écho à leurs cris, à redonner de la voix aux sans voix. Je me dis qu’en 2011 nous n’avons pas marché pour rien...aujourd’hui le Dr Mukwege est l’un des portes étendards des droits non seulement des congolaises, mais de toutes les femmes victimes de violences sexuelles au monde. Et nous devons le soutenir dans cette lutte, il n’y arrivera pas seul.

    8. Réveil FM International: De plus en plus le drapeau zaïrois est mis en exergue lors des manifestations congolaises. Les arguments énoncés par nos compatriotes pour arborer ce drapeau sont-ils valables ? Quels sont d'après les argument qui peuvent justifier le drapeau du régime Mobutu ?

    Ma Youyou Muntu Mosi: Pour moi le retour du flambeau et des symboles de l’ex Zaïre sont avant tout une manifestation d’un ras-le-bol d’une frange du peuple congolais. Une façon de s’opposer au drapeau congolais actuel qui symbolise désormais pour beaucoup l’État de non-droit, le génocide, les crimes de guerre, l’impunité, la corruption généralisée etc... Quand on ne trouve plus de justification dans les agissements des dirigeants, et qu’une fissure se crée entre le peuple et ses élites, souvent c’est l’ordre établi qui est remis en cause. Ce n’est pas nouveau...nous voyons même ici en France certains nostalgiques souhaiter que la France redevienne un royaume. Ces gens ne souhaitent pourtant pas que leur pays redevienne une monarchie de droit divin et totalitaire, et ne veulent pas perdre les acquis de la République etc...non, ils veulent tout simplement par là, remettre en cause une hiérarchisation sociale dans laquelle ils ne se reconnaissent plus, et dont ils ne partagent plus certaines valeurs. En ça j’explique cette vague minoritaire de certains nostalgiques du Zaïre...et non du Mobutisme.

    9. Réveil FM International: Avec ses 116 conseillers tribaux, Tshilombo est-il sincère lorsqu'il dit qu' il va transformer la RDC en Allemagne d'Afrique ? Jusque là les enquêtes sur le crash de l'Antonov 72 ou de 15 millions volés n'ont jamais abouti. Lutte-t-on contre la corruption par l'impunité ? Quelles les raisons qui vous poussent à croire ou ne pas au changement avec Tshilombo ?

    Ma Youyou Muntu Mosi: Bon, en ce qui concerne le tribalisme c’est bien entendu une notion à bannir et à condamner. Le Congo est UN et INDIVISIBLE, quand on se dit président on est avant tout président de toutes les ethnies congolaises sans exception. On est pas le président d’une tribu, ni d’un parti politique, mais de toute une nation. En cela toute dérive tribale doit être fermement condamnée. En ce qui concerne le développement de la RDC il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Ce n’est certainement pas avec les aides au développement consenties par l’Occident que notre pays va émerger. La RDC n’a pas besoin de charité, elle a besoin d’abord de liberté, de sécurité, de justice et de paix, de travail. Car comment développer un pays en insécurité permanente, comment établir une paix durable sans justice? Comment permettre l’émergence d’un peuple en proie au génocide, aux viols de guerre, au pillage systématique de ses richesses? Il faut tout d’abord faire respecter notre souveraineté, assurer la sécurité de nos frontières et protéger le peuple de ces différents prédateurs qui viennent instaurer le chaos dans notre pays sous formes de groupements armés. C’est seulement ainsi que nous établirons un climat sain, propice aux affaires et qui permettra d’attirer et de rassurer les investisseurs potentiels. Nous devons cesser d’attendre qu’on nous offre des poissons, nous devons apprendre à pêcher. Et pour ce qui est de croire ou non en Fatshi, il est difficile pour moi de croire en un homme qui change autant son langage une fois arrivé au pouvoir. Hier il appelait alias Kabila criminel, disait que sa place était en prison, aujourd’hui il fait des courbettes au même criminel, l’appelle son «partenaire», et prétend se fier à ses conseils qui proviennent de son «expérience avérée » dans la gestion de l’État congolais. Mr Tshisekedi peut-il nous rappeler le bilan des 18 ans des kabilistes au pouvoir ? En quoi le pouvoir kabiliste est expert: en fosses communes, en enlèvements et autres assassinats politiques, en corruption? C’est à lui de nous le préciser.

    Lire la suite

  • Berry Muekatone, le meilleur de la twittosphère Rdcienne!

    Berry Muekatone, le meilleur de la twittosphère Rdcienne!

    Les grandes personnalités puissantes de ce monde utilisent Twitter pour passer leurs messages et pensées politiques. Twitter est utilisé par des décideurs. Facebook avec ses censures alambiquées est l'auberge espagnol pour le commun des mortels. Twitter impose un exercice pas toujours facile car celui qui tweet doit résumer sa pensée qu'à 140 mots. Les blablateurs fuient Twitter pour d'autres réseaux sociaux. Berry Muekatone, qui maîtrise Twitter et ses contours, est le meilleur de la twittosphère sur la République démocratique du Congo. Avec son français châtié, Berry Muekatone excelle dans des tweets politiques engagés toujours teintés d'humour. Pour ceux qui ont passé toute leur vie au quartier Matongé-Ixelles en Belgique, écumant bières et autres Mongonzo, ils ont besoin d'un dictionnaire pour percevoir la pensée de Berry Muekatone. Pour ce garçon de bonne famille, qui a le niveau de haut-cadre, Berry Muekatone est le petit-fils d'Alphonse Nguvulu, l'ami personnel de Joseph Kasa-Vubu, premier Président de la République démocratique du Congo.

    Alphonse Nguvulu, le grand-père de Berry Muekatone avec le président Joseph Kasa-Vubu

    Petit-fils d'Alphonse Nguvulu et Daniel Kanza, deux pères de l'indépendance de la RDC, Berry Muekatone est, par filiation, au cœur de l'histoire de l'émancipation du peuple congolais. Analyste politique, activiste et passionné d'histoire, il milite pour l'émergence d'un État de droit en RDC. Berry Muekatone est parmi ceux qui ont amorcé le combat contre le conglomérat des aventuriers venus du Rwanda, bien avant l'apparition des réseaux sociaux. La RDC est un pays des valeurs inversées où les criminels sont au pouvoir et les honnêtes gens pourchassés, tués ou en prison. Il continue le combat de nos aïeux pour un Congo Libre...avec Twitter.

    C'est Berry Muekatone qui a lancé ce tweet qui a fait le tour du monde, au sein de la diaspora et des compatriotes au pays. Il y a eu des émissions télévisées à cause uniquement de ses tweets: "Je ne suis pas un constitutionnaliste et encore moins pénaliste, mais je le dis et redis avec force : Aucun article de la constitution actuelle n'interdit à Kabila d'être candidat en 2023. Sénateur à vie est un honneur, un privilège accordé par la Constitution et pas une contrainte".

    "Aucun article de la constitution actuelle n'interdit à J. Kabila de se présenter à l'élection présidentielle de 2023. L'art 70 nous parle d'un mandat renouvelable une fois, mais ne stipule pas que celui qui a fait les deux mandats ne peux plus revenir après une alternance."

    Kasaï Wa Balengela est sorti de son trou, pondant un long article incendiaire contre Berry Muekatone le qualifiant de constitutionnaliste du FCC.

    Ils sont devenus fous pour un bout de pouvoir. Disons-le sans ambages : Pourquoi une telle bêtise vient d'un certain " Kasaï wa balengela"? Et ce sont les premiers à crier au tribalisme.

    1. Réveil FM international: Nos compatriotes de Beni, Butembo et Yumbi ont été privés de leur droit de vote lors de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. A Beni, le sang continu de couler...Pourquoi les Fardc n'arrivent pas à sécuriser ce coin de la République ? Pourquoi Tshilombo n'installe pas son quartier général comme promis ?

    Berry Muekatone: Malheureusement le peuple congolais est amnésique, nombreux d'entre nous ont déjà oublié cet épisode rocambolesque et scandaleux de la privation du droit de vote de nos compatriotes de Beni, Butembo, et Yumbi (plus d'1 million 200 électeurs). Pourquoi les Fardc n'arrivent pas à sécuriser ce coin ? Le Colonel Mamadou Ndala est-il mort pour rien ? Notre jeune héros national qui a fait fuir les M23 dans ce coin de la République, n'a-t-il pas été assassiné vers Beni ? Ma réponse à ta question est toute simple, on ne peut pas demander à ceux qui sont à la base de la chienlit de régler le problème. L'insécurité de la partie Est du pays est entretenue et alimentée par les officiels et officiers de l'armée congolaise pour maintenir leurs intérêts mercantiles. Je ne veux pas m’épancher sur les promesses farfelues d'un inconscient, on ne déplace pas un état major d'une armée dans l’épicentre d'un conflit au risque de voir disparaître le commandement de la défense. Faudrait être un hurluberlu pour raisonner ainsi.

    Place Trocadero à Paris, Berry Muekatone et Youyou Muntu Mosi. "Ils sont devenus allergiques à la vérité. Ils ont dénaturé le sens de mots agrémenté à la sauce de la pensée unique. Les noms pizza et diplôme sont apparentés à des insultes dans leur esprit pervers. C'est l’émanation d'un autre genre de fondamentalisme issue de la tricherie". Tweet Berry Muekatone !

    2. Réveil FM International: Quelles sont les leçons à tirer sur le séjour de Tshilombo à Paris ? On parle de l'achat des consciences de quelques compatriotes pour assister au meeting de Tshilombo ? La diaspora congolaise de France qui vit dans un pays développé est-il si facilement corruptible ?

    Berry Muekatone: 2. Le séjour du nommé à Paris est une preuve, s'il en fallait une que ce traître à la nation est parvenu à diviser une partie de la population congolaise. La diaspora congolaise est multiple et multiforme, il y avait des incorrigibles ramasseurs de miettes et malheureusement les ressortissants du Kasaï qui croient qu'il est de leur devoir de soutenir un Luba, ils oublient l’intérêt général et les crimes commis par Kabila , c'est un comportement tribal, et funeste pour la cohésion nationale. Kabila est aux anges, il ne s'attendait pas à mieux, c'est au delà de ses prévisions.

    Il souffre peut-être du Syndrome de Wanderlust ou l'obsession de voyager : "La destination est secondaire dans l'approche du voyage. Il s'agit d'une simple excuse pour profiter du plaisir de voyager" Le mec ne sait plus où il en est. "Plus on voyage loin, moins on se connaît" LT. Tweet Berry Muekatone.

    3. Réveil FM International: Avant d'arriver à Paris, Tshilombo est passé par l'Ouganda pour signer avec Museveni le report de la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui a déjà été condamnée l'Ouganda pour son agression et ses crimes en RDC. 10 milliards de dollars américains qui vont échapper aux Congolais ...

    Berry Muekatone: Le report de la cour internationale de justice concernant le litige avec l’Ouganda est la partie visible du deal conclu nuitamment avec Kabila. Disons tout simplement que Tshilombo est dans son rôle de pantin et traître à la nation. C'est la consécration de la marionnette pour le malheur du peuple congolais. Le Magellan, pigeon voyageur a dépensé 97 millions de dollars américains pour ses voyages touristiques pour fuir le pays. Il a le culot de déclarer qu'il a ramené 1 milliard et demi de dollars, que personne n'a jamais vu. Alors que l'Ouganda a été condamné à payer 10 milliards de dollars américains pour ses crimes et pillages en RDC. Où est le respect des victimes de la guerre de 6 jours à Kisangani, en 2000 entre deux armées d'occupation et d'invasion: l'armée rwandaise et ougandaise ? L'individu Tshilombo est au service des ennemis du peuple congolais. Il est au service de ceux qui l'on catapulter sur le trône du Congo. Monsieur 15% est dans une posture d'imposture inextricable. A-t-on oublier que Tshilombo et Vital Kamerhé étaient en Ouganda pour le financement de leur campagne présidentielle ?

    "Ils confondent leurs propres personnes à l'individu Tshilombo, ils ont insulté Kabila pendant des décennies sans que les sympathisants du barbu réagissent. J'ai dit et continuerai à dire que Tshilombo est un tricheur, traître, il a insulté le peuple congolais en signant un deal." Tweet Berry Muekatone

    4. Réveil FM International: Est-ce que le combat pour la libération de la RDC, contre l'imposture et l'usurpation de Tshilombo avec son partenaire Alias Kabila, est un échec ? Tshilombo a réussi à diviser la communauté congolaise...Comment faire pour revenir à l'unité?

    Berry Muekatone: N'ayons pas peur des mots, Tshilombo est le seul responsable de l’échec du combat pour nous débarrasser du régime assassin de Kabila, le peuple congolais était prêt pour s'y faire, mais ce traître de Tshilombo a trouvé le moyen d’anéantir l'espoir de tout un peuple en s'alliant avec les assassins et les fossoyeurs de la république. L'adage nous renseigne que ; " à quelque chose malheur est bon " Maintenant que l'udps est démystifié, et que nous savons qui est qui et qui a fait quoi , nous pouvons repartir sur des bonnes bases. Nous ne voilons pas la face, seule une justice réparatrice et restauratrice peut aider à la réconciliation et à retrouver l'unité.

    "Rien d'étonnant pour ceux qui connaissent la légende kinoise de "Takinga" l'enfant maudit qui tourbillonne en voyage perpétuel. Le deal concocté nuitamment sur le dos du peuple est une impureté. Il ne faut pas être devin pour connaître la suite. Cette souillure va mal finir !" Tweet Berry Muekatone !

    5. Réveil FM International: "Ba Ndoki", c'est l'expression que Tshilombo a utilisé pour qualifier tous ceux qui réfutent son imposture. A Bruxelles, il avait usé de l'expression "Nyangalakata". Est-il sur le pas de son père Etienne Tshisekedi qui avait qualifié Patrice Emery Lumumba de "Crapaud" ? Pourquoi use-t-il des insultes ?

    Berry Muekatone: Le nom de Patrice Lumumba restera à jamais dans l'histoire comme un grand nationaliste défenseur de la liberté et de l'émancipation du peuple congolais ,mais par contre le nom des Tshisekedi seront un mauvais souvenir à verser dans les poubelles de la paléographie congolaise. " Ba Ndoki, Nyangalakata " sont des paravents pour justifier sa traîtrise, il est à la recherche de la légitimité permanente. On peut tromper tout le monde, mais on n’échappe pas à son propre regard et à sa propre conscience. Il sait qu'il n'est pas celui qu'il prétend être. Le président Joseph Kasa-Vubu n'a jamais insulté le peuple congolais. Car il savait que son pouvait de son peuple. D'ailleurs Mobutu, malgré ses extravagances n'a jamais injurié le peuple zaïrois. D'où vient cette culture d'injurier le peuple ? Les Balubas seuls ne constituent pas le peuple congolais. Si Tshilombo continue de se comporter en président non élu des Kasaïens, l'histoire le rattrapera. Nous avons 450 tribus qui méritent tous égards, respects et considérations ! Le vrai "Ndoki Ya Congo" est celui qui est allé nuitamment et en catimini négocier tout seul un deal contre le peuple congolais.

    L'intérêt collectif n'est pas la somme des intérêts de deux individus. À voir le regard fouillant et la mine déconfite du pantin essayant d'éviter l'objectif du photographe, on comprend aisément qu'il s'est fait péter les bretelles. Il faut être obtus pour croire à cette marotte. Berry Muekatone !

    6. Réveil FM international: Est-ce que nous entrons pas dans une zone des turbulences dans les mois qui viennent ? Tshilombo va-t-il tenir ?

    Berry Muekatone Comme je l'avais écrit dans un tweet ; " Tout observateur qui scrute attentivement les événements en RDC ne peut que relever les indices flagrants d'un ras-de-bol généralisé qui n'attend qu'à s'exprimer d'une façon plus conséquente et surtout plus collective " Ce traître peut tenir son rôle de pantin en restant dans le strict cadre de son deal avec Kabila, mais pour combien de temps ?

    "Etienne Tshisekedi avait prêté serment chez lui et courait derrière l'imperuim, le rejeton a fait de même officiellement devant le prêteur sur gages, mais n'aura jamais l'imperuim non plus. Ses divagations à travers le monde ne lui apporteront pas la sérénité, il vagabonde pour rien". Tweet Berry Muekatone

    7. A Genève, Tshilombo avait retiré sa signature prétextant qu'il a consulté la base. Pourquoi en allant faire son deal pour l'impunité du régime d'Alias Kabila n'a-t-il pas consulté l'Udps? Quels sont votre analyse sur l'Udps ? Est-ce que les agissements de Haute Trahison contre la RDC de Tshilombo ne noircissent-ils pas Etienne Tshisekedi, son défunt père ?

    Berry Muekatone Le retrait de sa signature à Genève est tout simplement le prolongement des conciliabules initiés par son père à Venise, Ibiza, Nice, etc. La trahison de ce parti est légendaire depuis la deuxième république, souvenons-nous que la journée Etienne Tshisekedi critiquait Mobutu et la nuit il allait le voir en catimini, sa visite à Saint-Jean-Cap-Ferrat en France en est la preuve flagrante. "Bolala pongui ya ba bébé, carton jaune, carton rouge "etc. C'est un parti félon appelé à disparaître comme le Palu de Gizenga. Tshilombo est le digne fils de son père dans la trahison envers la nation congolaise.

    "Ceux qui crient à l'impérialisme sont les premiers à courir dans des sommets où un seul pays invite tout un continent. France/Afrique, Usa/Afrique, Russie /Afrique. Et ils s'enorgueillissent d'y être, des paillassons. Mais c'est quoi le problème de l'homme noir/africain ?" Tweet Berry Muekatone !

    8. A Berlin, Tshilombo a déclaré qu'il est à l'aise de travailler avec Alias Kabila...Tshilombo=Alias Kabila, et il compte de faire de la RDC une Allemagne de l'Afrique...

    Berry Muekatone Sa déclaration de Berlin fait suite à la sortie de Jean-Mrc Kabund, il a senti l'odeur de soufre, et de ce fait était obligé de renouveler son allégeance à son bienfaiteur comme le ferait un jeune gorille en face d'un dos argenté. Il ne travaille pas avec Kabila, il travaille pour le compte de Kabila.

    Pourquoi le retour de Kabila (père de la démocratie) dans la politique active à qui Tshilombo avait rendu hommage fait-il trembler certains affidés ? " Kabila est un partenaire et nous avons décidé de diriger ensemble" dixit l'autre. On est calé, on regarde seulement ! Tweet Berry Muekatone !

    "Il a retiré sa signature à Genève sur la demande de sa base disait-il, maintenant la même source exige le retrait du deal de Kingakati. Mais le passager ne veut pas descendre de cet attelage brinquebalant qui oscille dangereusement. La base gronde mais le voyageur résiste". Tweet Berry Muekatone

    9. Réveil FM International: L'Ambassadeur des Etats-Unis en RDC, Mike Hammer a déclaré dans une interview: "Tshisekedi représente une opportunité pour incarner le changement". Comment un pays démocratique comme les Etats-Unis peuvent officialiser un mensonge...Tshilombo n'a pas le contrôle des armées, de la justice, de rien...

    Berry Muekatone Mike Hammer, l'ambassadeur des USA en RDC nous prend pour des imbéciles, pourquoinle président Trump n'a jamais voulu recevoir Tshilombo malgré ses trois visites aux USA ? Pourquoi les Etats-Unis et les européens maintiennent les sanctions contre les kabilistes ? Son père était à la recherche de l’imperium (nous attendons toujours la traçabilité de l'argent récolté) Malgré sa traîtrise, le rejeton n'aura pas l'imperium non plus.

    Lire la suite

  • Paris: Des veines ouvertes du Congo avec Tshilombo Quado et Nommé !

    Paris: Des veines ouvertes du Congo avec Tshilombo Quado et Nommé !

    Qu'est-ce qui s'est vraiment passé à Paris lors du bref séjour de Tshilombo à Paris ? Le Djalelo Tshilomboïste n'a fonctionné que quelques heures le temps qu'il se retrouve à Berlin en Allemagne. La machine à sous s'est grippé. Et sur des réseaux sociaux, des vidéos et émissions sont diffusées pour dénoncer le système érigé par le fis d'Etienne Tshisekedi "Kosa Leka" !

    Ses promesses alambiquées, tarabiscotées et mensongères sont dénoncées avec véhémences par des Congolais, la raison ? Il y a aujourd'hui, des colères et grincements des dents, qui s'expriment auprès de la communauté congolaise.

    En effet, l'équipe de Tshilombo, qui l'avait précédé à Paris avant sa participation au Paris Peace Forum, avait réuni des chroniqueurs, opportunistes et profito-situationnistes de la communauté congolaise, dans l'enceinte de l'ambassade de la RDC, cour Albert Ier, avec promesse alléchante des espèces sonnantes et trébuchantes pour mobiliser la communauté afin de mieux accueillir le partenaire d'Alias Kabila, Tshilombo, malgré son imposture, usurpation et odieux deal contre le peuple congolais, pour sa nomination électorale.

    Pour aller au Docks d'Aubervilliers, les plus chanceux ont eu 400 euros et 200 euros pour les moins chanceux. Tshilombo a payé pour que les Congolais aillent à son fameux meeting. Le lundi 11 novembre dernier, le président Quado, pantin, marionnette et nommé, Tshilombo, fils d'Etienne Tshisekedi, avait pu s'exprimer environ quarante-cinq minutes en face, d'une salle acquise à sa cause. L'équipe de Tshilombo qui était active pour donner des sous avant son meeting a disparu dans la nature, une fois que la presse française a pu constater la réussite de la réunion diaspora-Tshilombo.

    Des Chroniqueurs-Thuriféraires à qui l'équipe Tshilombo monts et merveilles, une fois le boulot terminé, a pointé aux abonnés absents. Ceux-ci se sont organisés pour aller faire la grue à l'hôtel 5 étoiles-Palace où était logé Tshilombo. Espérant toujours avoir plus, certains ont dépensé 500 euros en repas et boissons. Combien l'équipe de Tshilombo avait promis à chaque chroniqueur-Thuriféraire ? Personne n'ose publier la somme exacte promise à chacun.

    Tshilombo est parti en Allemagne, sans dire au revoir, quant à son équipe des bonimenteurs, elle est introuvable jusqu'à aujourd'hui ! Tshilombo a acheté des consciences pour sa fameuse rencontre avec des Tribaux-applaudisseurs. Sauf, que la réalité l'a rattrapé. Tshilombo n'est pas le président élu de la République démocratique du Congo. Président du deal, il est en quête permanente de légitimité.

    Reste à savoir si l'équipe Tshilombo paiera la facture des chroniqueurs-thuriféraires. Reste que le mal est déjà fait. L'eau est renversé impossible de le ramasser pour le remettre dans la bassine. Avant de venir à Paris, Tshilombo avait aussi fait une promesse aux accidentés du Kongo-Central, que l'Etat congolais allait prendre en charge les frais d'hôpitaux et enterrements, ils attendent toujours.

    Tshilombo est pire qu'Alias Kabila. Le Congo est vraiment en danger. Avant Paris, il est allé à Kampala. En effet, la Cour internationale de justice (CIJ) a condamné, l'Ouganda pour violation de la souveraineté territoriale de la République démocratique du Congo (RDC) et violation des droits de l'homme entre 1998 et 2003. La Cour internationale de justice (CIJ), plus haute instance judiciaire des Nations unies, a estimé, lundi 19 décembre 2005, que l'Ouganda avait violé la souveraineté de la République démocratique du Congo (RDC) et était responsable de violations des droits de l'homme commises dans ce pays lors de la guerre de 1998-2003. Le tribunal juge en outre l'Ouganda responsable d'actes de pillage en RDC car il n'a pas fait en sorte que ses soldats respectent les ressources naturelles de ce pays.

    La CIJ a donné raison à la RDC, plaignante, en estimant que l'Ouganda était notamment responsable, entre août 1998 et juin 2003, de "l'occupation de l'Ituri", de "violation des lois internationales sur les droits de l'homme" en RDC, d'"usage illégal de la force", de "pillages et d'exploitation des ressources naturelles" de la RDC, selon l'arrêt rendu en audience publique à La Haye, où siège la CIJ. La Cour a également estimé que "par l'action de ses forces armées, qui ont commis des meurtres et des actes de torture et autres formes de traitements inhumains à l'encontre de la population civile congolaise (...), ont entraîné des enfants soldats, ont incité au conflit ethnique", l'Ouganda a "violé ses obligations en matière de droits de l'homme et du droit international humanitaire". Les forces ougandaises ont "créé un climat de terreur qui envahit le quotidien de la population congolaise", avait déclaré à l'époque Shi Jiuyong, président de la CIJ, au tribunal.

    La lettre des deux parties demandant ce report est datée du 9 novembre, date de l'arrivée de Tshilombo en Ouganda.

     

    Lire la suite

  • RDC: Vers une transition exceptionnelle et incontournable pour Armand Mavinga Tsafunenga du CMD!

    RDC: Vers une transition exceptionnelle et incontournable pour Armand Mavinga Tsafunenga du CMD!

    Réveil FM International a lu avec beaucoup d’intérêt le message que vient de publier le 15 novembre 2019 le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) qui demande à toutes les forces congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo. Ce message est signé par son Président, le visionnaire Armand Mavinga Tshafunenga qui est une personnalité qu’on ne présente plus. Réveil FM International qui connaît sa vision pour une transition exceptionnelle depuis 2006 dans le cadre du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), l'avait déjà interviewé sur sa vision de la Transition sans "Mr. Joseph Kabila" en 2009. En 2017, Armand Mavinga Tsafunenga, en sa qualité de Président de la Coalition pour le Changement pour la République Démocratique du Congo (3C-RDC), a publié un important ouvrage intitulé : « Les 20 engagements pour une transition démocratique et pacifique exceptionnelle en République Démocratique du Congo » (Paris, 3C-RDC, 2017, 222p.). Dans cet ouvrage, il fixe le cadre nécessaire pour jeter les bases du Grand Congo du 21ème siècle. C’est ainsi qu’en septembre 2018, l’intéressé a répondu à cinq questions de Réveil FM International pour réaffirmer sa vision d’une transition sans Kabila. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo.

    Depuis 2006, le Président Armand MAVINGA TSAFUNENGA est demeuré constant dans ses positions. Considérant que les élections qui se préparaient en 2006 n’allaient pas nous permettre de sortir de notre longue crise, ce dernier, dans le cadre du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), avait publié en mai 2006 un Programme triennal d’urgence pour la République Démocratique du Congo qui reste d’actualité jusqu’aujourd’hui. Il rappelle sans cesse que notre pays a pris un mauvais départ depuis les élections injustes, criminelles et tristes de 2006 et qu’il faut une transition exceptionnelle qui ne sera pas une simple transition à vocation électorale, car la grave crise congolaise n’est pas une crise électorale. Pour lui, comme pour le MPDC et la 3C-RDC, les crises électorales ne sont que des conséquences de la longue crise multiforme congolaise. Cette crise est avant tout une crise d’essence géostratégique, économique et culturelle, pour ne pas dire spirituelle. Dans sa vision d’une Transition sans Kabila, il a toujours pris soin de souligner qu’il s’agit d’une transition pour une vraie refondation de la République Démocratique du Congo appelée à devenir le Grand Congo du 21ème siècle. C’est donc une transition qui doit servir de pont et surtout de charnière entre l’ancien Congo représentant l’ancien système avilissant, qui doit se terminer avec Joseph Kabila (mais un système qui n’a pas commencé avec lui), et le nouveau Congo appelé à être le Grand Congo du 21ème siècle. Dans ce contexte, le deal obscur FCC-CACH fait partie de l’ancien Congo et Kabila y est partie prenante. Une autre constance est qu’il a toujours rappelé que toutes les transitions à simple vocation électorale ont échoué depuis la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en 1991-1992, car la grave crise congolaise n’est pas électorale. Les crises électorales servent à entretenir cette crise qui est la plus grave après la Deuxième Guerre Mondiale avec plus de 10.000.000 de morts. Ces millions de Congolais ne sont pas morts pour et par des élections.

    Le visionnaire Armand Mavinga Tsafunenga, écrivain engagé, fait partie de l’intelligentsia de la diaspora congolaise. C’est connu que c’est un grand homme de culture et un érudit. Homme de foi, de conviction et d'action, il est le précurseur de la vision d’une transition exceptionnelle depuis 2006. Il a aussi une grande vision du rôle de la diaspora congolaise pour l’émergence du Grand Congo du 21ème siècle, en se fondant sur le message prophétique de Mfumu KIMBANGU. Message prophétique de « Bana ya bilaka » ou « les enfants de la promesse » de notre ancêtre KIMBANGU : « Les enfants qui sont partis, quand ils prendront conscience, reviendront pour la vraie libération et la construction de l’Afrique et notamment du Congo. » INGETA, qui signifie en langue Kikongo amen, qu’il en soit ainsi, un oui profond, nous renvoie directement à cette promesse. INGETA qui revient maintenant dans toutes les manifestations de la diaspora congolaise. Pour Armand Mavinga Tsafunenga, la diaspora congolaise doit être considérée comme une province spéciale de notre pays, compte tenu de son extraterritorialité.

    Compte tenu de l’importance du message qu’a publié le Président Armand Mavinga Tsafunenga avec le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC), Réveil FM International a posé sept questions à ce dernier pour avoir certaines précisions, car demander aux forces vives congolaises de se mettre ensemble appelle l’organisation d’un dialogue ou d’une table ronde. Tout le monde connaît les revers des dialogues sans issue dans notre pays. Notre pays est devenu le pays des concertations et des dialogues improductifs. Le dialogue est devenu un moyen de se partager le gâteau « Congo » en laissant le peuple dans la terrible misère. Le message en question du CMDC est publié ci-dessous après les réponses de l’intéressé à nos questions.

    Symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, ancien expert des organisations internationales dont l’UNESCO, Ambassadeur de paix engagé dans le dialogue des cultures et des religions, conscience engagée pour la justice et la paix au niveau mondial, écrivain poète, Pasteur, chercheur, enseignant, lexicologue, Président du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC), Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), auteur d’une vingtaine d’ouvrages et de plusieurs rapports techniques.

    1. Réveil FM International: Depuis la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en passant par le dialogue intercongolais à aujourd’hui, le dialogue est une sorte de mangeoire où des mangeristes patentés et mangecrates professionnels viennent à table pour se partager le gâteau. Cela est ancré dans la politicaillerie congolaise. Comment aller à un dialogue pour la refondation du Congo sans se faire noyauter par ceux-là qui ont fait du « dialogue » un boulot permanent ?

    Armand Mavinga Tsafunenga: Il faut savoir lire les signes des temps et anticiper, Monsieur Freddy MULONGO. Les temps sont en train de changer et il n’y a que des cœurs aveuglés et endurcis qui ne peuvent pas le comprendre. La pression populaire a empêché Mr Kabila d’être candidat en 2018. En dépit d’un processus électoral cynique et inique, le Peuple Congolais s’est mobilisé de manière décisive pour aller voter le 30 décembre 2018. C’est un message très fort pour l’avenir. Les vrais résultats sont connus. Il ne faut pas mépriser ou sous-estimer ce peuple qui est parti en masse voter et dont le vote n’a pas été considéré. En lieu et place, on leur a présenté le deal FCC-CACH, c'est-à-dire le deal entre le Front Commun pour le Congo et le Cap pour le Changement. Le message du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est un message réaliste qui tient compte des réalités du terrain et des grands enjeux qui risquent de faire disparaître le Congo. Les propositions du CMDC sont équilibrées et bien réfléchies. Nous ne prônons pas l’exclusion, mais nous prônons l’excellence. Il ne s’agira pas du tout d’organiser le genre de dialogues que nous avons connus. Il s’impose à tous d’organiser une transition exceptionnelle de la nouvelle intelligence congolaise ou une transition du génie congolais. C’est une nouvelle intelligence congolaise de la lecture du monde, de la bonne gouvernance, de la paix, de la liberté, de la solidarité, du bien vivre ensemble, de la sécurité et de la prospérité collectives.

    Il nous faut une grande vision qui va tous nous élever au-dessus de la configuration politique actuelle des partis et plateformes politiques pour inventer un nouveau Congo, appelé à devenir le Grand Congo du 21ème siècle. Vous avez raison Monsieur Freddy MULONGO quand vous stigmatiser la configuration politique actuelle dans notre pays. Cette configuration politique a été mise en place par un système de tennis politique injuste et inadapté, de prédation, de corruption, de clientélisme, voire de clanisme et de tribalisme, et d’inertie pour la destruction de notre pays. Nous sommes condamnés de redonner au dialogue sa valeur millénaire de la civilisation africaine. Le dialogue fait partie de notre identité profonde de la force de notre démocratie de l’excellence et de la sagesse du consensus. Nous avons transformé, en notre propre destruction, le dialogue en une circonstance ou en un lieu du mensonge, de la corruption, de la trahison, des crimes de tous genres et des intérêts personnels diaboliques. La crise congolaise est une crise éminemment culturelle, c’est la crise de l’être humain qui a perdu ses repères. Il s’agit ici d’une vision large et globale de la culture qui englobe le spirituel. La transition prônée par le CMDC est exceptionnelle, car elle doit jeter les bases d’une vraie révolution culturelle construite par la nouvelle intelligence congolaise.

    C’est vrai qu’une nouvelle rencontre, dans n’importe quelle forme, fait peur et n’inspire pas confiance. Les propositions du CMDC tiennent compte de l’histoire de nos échecs. Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Nous devons prévenir un suicide collectif de notre peuple et de notre pays. Nous sommes en pleine reconfiguration rapide du monde. Si nous n’agissons pas maintenant, nous allons disparaître comme peuple et le Congo ne va plus exister bientôt dans sa forme actuelle. C’est pour dire que les politiciens qui ont fait de la politique un banal métier pour s’enrichir et prévenir leurs intérêts seront les premiers à être frappés de plein fouet, s’ils tentent de bloquer cette approche salutaire pour nous tous. S’ils s’opposent à la refondation du Congo grâce à une transition exceptionnelle, ce sera pour eux un acte authentique de suicide politique.

    2. Réveil FM International: Quelles sont les grandes lignes en similitudes et différences entre vos propositions et celles de Martin Fayulu pour la sortie de crise ?

    Armand Mavinga Tsafunenga: Avant toute chose, je félicite le compatriote Martin FAYULU, dans la situation très compliquée qui est la sienne, de proposer une transition pour l’organisation des nouvelles élections dans 18 mois. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) se réjouit qu’il l’ait rejoint dans le besoin d’une transition pour notre pays. Les membres du CMDC étaient convaincus que les conditions n’étaient pas du tout réunies pour aller aux élections de décembre 2018. Ils n’avaient pas tort, car nous avons assisté à l’un des processus électoraux les plus cyniques, iniques et humiliants de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. Quand on se dit « Président élu » et on vous demande de faire une proposition de sortie de crise où vous ne serez pas établi Président, c’est un piège très difficile en âme et conscience. Les quatre propositions du compatriote Martin FAYULU constituent des éléments partiels de notre grande vision de la transition. Nous insistons tous sur les réformes profondes et urgentes. Mais la touche particulière de ce dernier est sa proposition de créer toute une institution qui s’occupe des réformes, à savoir le Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). C’est une originalité qui met en lumière la nécessité de la mise en place d’un vrai laboratoire national des réformes importantes et urgentes pour que nous tournions la page d’un mauvais passé.

    La différence est que la vision du compatriote Martin FAYULU est une vision partielle de notre vision globale. C’est une vision de 18 mois pour aboutir à des élections. Le CMDC propose une vision globale de 36 mois pour jeter les bases du nouveau Congo. Le CMDC insiste sur la mise en place d’abord d’une grande tradition des élections irréprochables et incontestables en se fondant sur notre identité profonde, avant l’organisation des élections. Le HCNRI devrait contribuer à ce que le CMDC appelle la nouvelle intelligence congolaise ou le génie congolais qui devra être introduit dans notre Constitution. Cette dernière est un livre sacré d’un peuple qui doit refléter son génie propre. La transition exceptionnelle prônée par le CMDC devra introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans notre Constitution. Ce sont là deux lacunes de notre Constitution qui font que celle-ci peut devenir un simple règlement d’ordre intérieur du pouvoir. Notre compatriote considère plus la crise congolaise comme une crise électorale, quand le CMDC la considère comme une crise de nature géostratégique, économique et culturelle dont les crises électorales sont des conséquences. Notre compatriote est tombé dans le piège de proposer une gouvernance à deux têtes du pays, à savoir le Gouvernement dirigé par la Coalition FCC-CACH, le HCNRI dirigé par LAMUKA. La Coalition FCC-CACH n’acceptera pas cette proposition et va le renvoyer au Parlement. Pour nous, les réformes seront menées par le Gouvernement de Transition exceptionnelle. Notre compatriote restreint la transition à trois composantes : FCC, CACH et LAMUKA. C’est une vision partielle qu’il faut dépasser, eu égard aux grands enjeux de la refondation du Congo. Notre transition est une transition de la nouvelle intelligence congolaise qui englobe toutes les forces vives congolaises en incluant la société civile, la diaspora congolaise, la jeunesse et la femme. Les urgences d’une transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo sont très bien exposées dans le message du CMDC.

    3. Réveil FM International: Peut-on dire que nous avons tous échoué depuis la chute du régime Mobutu en 1997 ? Que dites-vous de la résurgence du drapeau du MPR-Parti Etat dans nos manifestations au sein de la diaspora ?

    Armand Mavinga Tsafunenga: Nous avons souligné cet aspect dans notre message. Nous avons tous été incapables d’inventer un nouveau Congo depuis la chute de Mobutu en 1997. Les acteurs clés de cet échec sont connus, mais nous sommes tous responsables de manière collective. D’où l’importance d’une nouvelle intelligence congolaise pour inventer un nouveau Congo. Le tennis politique injuste, inadapté et humiliant mis en place en 1990 continue jusqu’aujourd’hui. Le deal FCC-CACH en est un grand symbole. La crise congolaise tire ses origines de la situation critique dans laquelle le régime Mobutu nous a laissés. Le Président Mobutu et les mobutistes ne vont pas devenir des anges. La résurgence du drapeau du MPR – Parti Etat doit nous interpeller sur la grave crise congolaise. Il y a donc un besoin urgent de rupture ratée avec les élections de décembre 2018 et de début 2019. Ce symbole revient parce que la situation du pays est de loin plus grave qu’à l’époque de Mobutu. Ce drapeau rappelle les soucis de l’unité nationale, de l’autorité de l’Etat, de la fierté et de la sécurité nationales de Mobutu. Le retour de symboles du MPR doit nous servir d’électrochoc pour nous engager à bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo, différente de ce qu’elle a été jusqu’à présent. Notre peuple a grandement besoin d’une grande et vraie rupture urgente.

    4. Réveil FM International: La Constitution de Liège, écrit par des professeurs Belges en Belgique, qui régit la RDC, renferme en son sein des germes conflictuels. Que faut-il faire ?

    Armand Mavinga Tsafunenga: Le CMDC a proposé dans sa vision d’une transition exceptionnelle la mise en place d’une Constituante chargée de la relecture de fond en comble de notre Constitution. La Constitution est le fruit du génie d’un peuple qui veut être un grand peuple dans le concert des nations. La Constitution actuelle ne peut pas nous permettre d’être une grande nation avec des germes conflictuels et des dispositions taillées sur mesure ; elle consacre la création d’un pays sans identité, donc fragile. La Constitution doit correspondre à la réécriture de notre histoire comme un grand peuple et une grande nation, ayant une mission prophétique en Afrique et dans le monde. Il faut impérativement introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans notre Constitution. C’est le sens même de cette transition exceptionnelle de la nouvelle intelligence congolaise.

    5. Réveil FM International: Vous êtes l’un des premiers congolais de la diaspora à avoir défendu la double nationalité. Avez-vous évolué depuis ? Y a-t-il des garde-fous à mettre ? Doit-on accorder la nationalité congolaise à tous ceux qui la réclament, y compris par les armes ? Peut-on être déchu de la nationalité congolaise ?

    Armand Mavinga Tsafunenga: Je me souviens vous en avoir parlé en 2005. Je n’aime pas l’expression de double nationalité qui suscite des inquiétudes avec les problèmes que nous avons avec certains pays voisins. Depuis 2003, j’ai toujours évoqué la nécessité d’inclure dans la Loi le principe d’irrévocabilité ou d’inaliénabilité de la nationalité congolaise d’origine. Ce n’est pas l’Etat Congolais qui confère la nationalité congolaise d’origine, mais il la reconnaît et établit la personne concernée dans son droit. Peu importe la nationalité étrangère acquise par un Congolais d’origine, il doit être un Congolais sur le sol de ses ancêtres. Pour tout dire, la nationalité congolaise doit être au-dessus de toute nationalité étrangère acquise par un Congolais, parce que nous sommes un pays et un peuple prophétiques. « Bana bilaka » ou les enfants de la promesse ne rentreront pas comme des étrangers pour travailler dans leur propre pays. Notre vision doit correspondre à la vision de nos ancêtres. Toutes les dispositions utiles devront être inclues dans la loi. Il nous faut une loi moderne sur l’immigration. Il nous faut un nouveau cadre intelligent d’identification de la population congolaise et de tous les étrangers vivant sur notre territoire. C’est aussi une des exigences de la transition exceptionnelle préconisée par le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC). Il faudra promulguer une loi qui contient tous les critères objectifs et justes pour les personnes qui veulent acquérir la nationalité congolaise. Cette loi doit comprendre de manière détaillée les critères pour obtenir la nationalité congolaise et les conditions de sa déchéance. Il faut condamner toute tentative de prendre des armes pour réclamer la nationalité congolaise. Toutes ces exigences entrent en ligne de compte des réformes importantes à opérer au niveau national.

    6. Réveil FM International: FCC-CACH, ils sont partenaires et dans une alliance frauduleuse ensemble. Donner 100 délégués à FCC et 100 autres à CACH, n’est-ce pas faire boutiquer le dialogue par des politicailleurs ventriotes, profito-situationnistes ? 200 délégués d’un même camp sur 300 ne risquent-ils pas de bloquer la machine ?

    Armand Mavinga Tsafunenga: Les propositions du CMDC tiennent compte de manière réfléchie des jeux des acteurs sur le terrain et dans la diaspora. Des critères justes seront appliqués. La Coalition FCC-CACH ne tiendra pas longtemps, d’où il faut anticiper. Le CMDC a prévu sur les 500 membres du futur Parlement de Transition 100 jeunes et 150 femmes avec les critères de renouvellement politique, de compétence et d’intégrité. Ce qui va changer la configuration, car la transition exceptionnelle devra être aussi la transition de la jeunesse et de la femme congolaises. C’est sûr et certain que les enjeux actuels vont nous conduire à une nouvelle configuration politique. La crise sociale grave, le chômage terrible des jeunes, la conscience politique des jeunes et des femmes, la mainmise économique et financière humiliante vont faire exploser les cloisons des partis politiques et des plateformes politiques qui prennent scandaleusement en otage le destin de tout notre peuple et de notre pays. Bientôt, les grands partis et plateformes politiques risquent d’être dynamités de l’intérieur par les jeunes et les éternels déçus du système. Les jeunes ne pourront pas continuer à écouter éternellement des discours démagogiques ou trompeurs de leurs dirigeants qui ne tiennent pas leurs promesses au pouvoir. Si les leaders de grands partis et plateformes politiques s’entêtent à prendre en otage le peuple congolais et le pays, ce sont bientôt des jeunes militants ou combattants de leur base qui vont les chasser au niveau de partis, et même demain du pouvoir. Il faut donc anticiper. La transition exceptionnelle nous permettra de construire une nouvelle intelligence congolaise avec les jeunes et les femmes. Faute de ne pas le faire, le Congo va se briser brusquement avec une brutalité inouïe.

    7. Réveil FM International: La société civile congolaise est tribalisée et tribaliste. On a vu avec le deal de Tshilombo avec Alias Kabila des leaders de cette société civile s’appuyer sur la coterie tribale pour cautionner le hold-up électoral du fameux fils d'Etienne Tshisekedi. De quelle société civile comptez-vous faire appel, celle d’en haut qui est politisée et tribaliste ou celle d’en bas, en proximité avec les préoccupations de notre peuple ?

    Armand Mavinga Tsafunenga: Les propositions du CMDC tiennent compte de notre histoire. Il y a une bonne société civile, comme une fausse société civile instrumentalisée par les politiques. C’est la stratégie montée depuis 1990 dans le cadre du tennis politique injuste, inadapté et totalement déséquilibré pour noyauter les jeux des acteurs politiques dans notre pays. C’est la raison pour laquelle l’identification est une des exigences de la transition exceptionnelle. Qui est qui ? Qui fait quoi ? Cela pour que nous puissions écrire la nouvelle histoire du Congo dont parlait le Héros National Patrice Emery LUMUMBA. Le choix de 100 membres de la société civile pour le Parlement de Transition devra être fait sur la base de critères rigoureux de justice, d’efficacité, de compétence et d’intégrité. La vraie société civile est une, elle est ni en haut ni en bas, mais elle est proche du peuple. Les vrais et solides acteurs de la société civile sont connus, il n’y a pas de secret pour cela. Je me réjouis de la montée en flèche de plusieurs associations dynamiques des jeunes et des femmes au niveau national. La société civile congolaise regorge de nombreux acteurs qui peuvent apporter une contribution majeure à la nouvelle intelligence congolaise que va mettre en place la transition exceptionnelle préconisée par le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC). Merci beaucoup Monsieur Freddy MULONGO pour toutes vos questions.

     

    La République Démocratique du Congo va tout droit au mur du chaos. La longue crise congolaise ne fait que s’empirer et le chaos est imminent. Il est dangereux de réduire abusivement la crise congolaise en une crise électorale qui n’en est qu’une conséquence logique. La crise congolaise est profonde. Un mauvais diagnostic conduit à des solutions inefficaces et inadaptées. Le processus électoral inique et scandaleux de décembre 2018 et de début 2019 ne peut pas nous permettre de sortir de cette crise. Comme nous l’avons souligné, il est important que tous les Congolais sachent que personne n’a gagné et personne n’a perdu, mais bientôt nous allons tous perdre notre peuple et notre pays. Toutes les vraies forces vives congolaises doivent se retrouver d’urgence autour d’une table, dans un contexte et un cadre exceptionnels et justes, pour un Nouveau Pacte National politique, social, sécuritaire, économique, culturel et environnemental.

    Les événements qui viennent de se passer le lundi 11 novembre 2019 à Paris en France, en marge de la participation du Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO au Forum de Paris sur la Paix, mettent en lumière une division flagrante en deux parties du Peuple Congolais. Un groupe le reconnait comme le Président de la République Démocratique du Congo, et un autre groupe ne le reconnait pas du tout comme Président de la République. Le drapeau du MPR – Parti Etat est choisi comme un symbole de rupture totale avec le pouvoir en place par des résistants. Cela ne signifie pas que le Président Mobutu et les mobutistes soient devenus des anges. Certains résistants l’ont choisi comme symbole de l’unité nationale chère à ce dernier, de l’autorité de l’Etat et de la dignité nationale. L’humilité impose au pouvoir en place et à ceux qui ont signé le pacte FCC-CACH de ne pas mépriser ce peuple qui est sorti en masse pour voter le 30 décembre 2018. Si le Président actuel est légalement Président de tous les Congolais, mais dans le fait, eu égard aux enjeux sur le terrain, il n’est pas le Président de tous les Congolais. Une transition exceptionnelle s’impose donc à nous tous de manière anticipée et concertée ou de manière brusque. Le triomphalisme de la Coalition du Front Commun pour le Congo (FCC) avec le Cap pour le Changement (CACH) va conduire le pays dans le chaos. Les propos des acteurs de deux camps illustrent clairement aujourd’hui que le pays est dirigé sur la base d’un deal secret et non sur la base des résultats de l’élection présidentielle. La Coalition FCC-CACH est donc une maison construite sur une mauvaise fondation. La cacophonie qui s’observe dans les deux camps est éloquente et promet une crise à la dimension du deal qui a été conclu en janvier 2019.

    Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) a pris acte de la proposition de sortie de crise formulée le 04 novembre 2019 par le compatriote Martin FAYULU MADIDI. Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Le CMDC, comme certaines forces vives congolaises, a proposé une transition exceptionnelle bien avant l’organisation des élections qui ne pouvaient qu’être chaotiques. La sagesse veut que nous ne puissions pas sous-estimer une bonne partie de la population qui considère Mr Martin FAYULU MADIDI comme le « Président élu ». La proposition de ce dernier s’articule autour de quatre points dont le premier vise la création d’un Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). Ses propositions devraient être examinées dans le contexte de la vision globale d’une transition exceptionnelle du CMDC. Il convient de souligner que toutes les transitions à vocation électorale ont échoué dans notre pays depuis la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992). Le pays a pris un mauvais départ avec les élections injustes, criminelles et clientélistes de 2006. Les élections de 2018-2019 n’ont pas fait démentir ce triste constat.

    1. Toutes les propositions de sortie de la grave crise de notre pays appellent une transition exceptionnelle qui ne doit pas être comme les transitions antérieures.

    Toutes les propositions de sortie de crise appellent la mise en place d’une transition exceptionnelle. Suite à l’échec successif de toutes les transitions dans notre pays, se soldant par des crimes et le partage ridicule des postes et du butin « Congo », le mot « transition » a acquis un sens péjoratif. C’est toujours mal perçu de parler d’une transition, surtout quand on vient de sortir d’un processus électoral. Mais qu’il soit clair pour nous tous qu’il est impossible de bâtir une grande nation stable, démocratique et prospère avec le processus électoral de décembre 2018 et de début de 2019. Ce processus est parmi les processus électoraux les plus cyniques, iniques et humiliants de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. Le deal de FCC avec le CACH entrera dans les annales de l’histoire politique congolaise en Afrique et dans le monde.

    Le bilan désastreux de notre crise ne cesse de s’aggraver et interpelle notre conscience. Il y a déjà plus de 8.000.000 de morts, plus de 5.500.000 de Congolaises et Congolais (une population supérieure à celle du Congo-Brazzaville) déplacés de force et vivant comme des réfugiés abandonnés sur le sol de nos ancêtres, plus de 2.000.000 de femmes et enfants violées et traumatisées, des millions de Congolais poussés à l’immigration sauvage. Et le Peuple Congolais est parmi les deux peuples les plus pauvres de l’humanité. Le massacre institutionnalisé et accéléré de la population congolaise à l’est de la République Démocratique du Congo est un signal terrible et inquiétant. Toutes les institutions souffrent d’illégitimité.

    Il nous faut une transition exceptionnelle pour éviter une nouvelle guerre internationale du Congo. Une rupture brusque du deal FCC-CACH va conduire le pays dans cette guerre, car d’autres armées étrangères vont s’ajouter sur notre territoire. Et ce sera la balkanisation tant rêvée par les ennemis du peuple congolais et du Grand Congo. Outre les armées de pays voisins, des groupes terroristes, des mercenaires de quatre coins du monde et des groupes militaires d’intérêts internationaux vont envahir notre pays, notamment à l’est et au nord. Nous risquons tous de vivre bientôt la fin du Grand Congo, si nous ne nous humilions pas pour nous mettre ensemble autour d’une table. Mais pas pour un dialogue de trahison et de compromission.

    A l’allure où vont les choses avec le deal compliqué FCC-CACH, il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, mais il n’y aura que des vaincus d’un deal impossible où les partenaires tiennent à se neutraliser mutuellement. Une crise inattendue peut faire voler en éclats ce deal et plonger notre pays dans les jours les plus sombres de notre histoire. Il faut donc éviter un suicide collectif. La communauté internationale ne pourra pas l’empêcher, mais viendra seulement le constater. Faisons donc très attention aux sentiments d’orgueil et de triomphalisme, car le chaos est bien devant nous. Une nouvelle forme terrible de terrorisme risque de balayer les intérêts de tout le monde, y compris de ceux des puissances traditionnelles et émergentes et des multinationales. Ce deal n’ira donc pas au bout en dépit de l’appui extérieur. Il faut donc anticiper, car diriger c’est savoir lire les signes des temps et anticiper.

    Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) comprend la difficulté de Mr Martin FAYULU MADIDI dans sa proposition de sortie de crise, en sa qualité de « Président dit élu ». Ce n’est pas étonnant qu’il tombe dans le piège de proposer une sorte de direction du pays à deux têtes, à savoir d’un côté la Coalition CACH-FCC qui dirige le Gouvernement, et de l’autre LAMUKA qui dirige le Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). Cette proposition est un piège, car la Coalition CACH-FCC, qui empêche la vérité des urnes, n’acceptera pas la mise en place de cette institution et va renvoyer le dossier des réformes institutionnelles à son Parlement. Tous les leaders de LAMUKA se trouveront donc dans le piège de légitimer le pouvoir de CACH avec le FCC qu’ils ont considéré comme un pouvoir volé et donc illégitime. Souvenons-nous de tout ce qui s’est passé après la Conférence Nationale Souveraine. La Coalition CACH-FCC ne permettra pas la mise en place du Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). La crise congolaise ne peut pas se résoudre dans une vision partielle CACH-FCC - LAMUKA. La crise est très grave et profonde. Le compatriote FAYULU propose 18 mois pour la transition. Le CMDC estime qu’il faut une durée réaliste de 36 mois. Il faut une vision globale, correspondant à la dimension multiforme de la crise, qui intègre toutes les composantes importantes de la société, à savoir : une nouvelle configuration politique, la société civile, la jeunesse, la femme, la résistance, la diaspora congolaise. Les réformes seront menées par le Gouvernement de Transition sur la base d’un Programme triennal d’urgence politique, sociale, sécuritaire, économique, culturelle et environnementale. La crise congolaise actuelle va se solder par la dissolution de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Il faudra mettre en place un Parlement de Transition avant l’organisation des élections crédibles qui commenceront cette fois-ci par des élections locales. Une bonne démocratie commence par la base et non par le sommet.

    Il s’agit d’une transition exceptionnelle pour un nouveau et bon départ de notre pays, la République Démocratique du Congo. Toutes les réformes importantes et urgentes à mener devront conduire à l’adoption d’un Nouveau Pacte National politique, sécuritaire, économique, social, culturel et environnemental. Mais il faudra au préalable faire un audit rigoureux et neutre de toutes les institutions du pays, y compris des institutions de la décentralisation. Ce ne sera plus une transition clientéliste de partage des postes. Ce sera une transition où la société civile, la jeunesse, la femme, la diaspora congolaise devront jouer un grand rôle.

    2. Un cadre approprié d’une Transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo est déjà préparé

    Il est impossible de présenter toutes les options de la transition dans le présent document. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est engagé pour la sortie de notre pays de la crise en tenant compte des intérêts en présence et des jeux des acteurs nationaux et internationaux.

    2.1.Les urgences d’une transition exceptionnelle

    - Se mettre ensemble pour inventer un nouveau Congo, un Grand Congo digne de nos ancêtres, martyrs et héros. Depuis le départ de Mobutu en 1997, nous avons été tous incapables d’inventer un nouveau Congo.

    - Mettre véritablement et de manière originale la République Démocratique du Congo sur les rails des Etats de droit modernes en jetant les bases de la refondation de la nation congolaise. Il faut mener toutes les réformes urgentes et importantes de l’Etat.

    - Réaliser un audit complet de l’Etat et de toutes les institutions, y compris l’audit de la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) et de la Cour Constitutionnelle. Audit réalisé par des cabinets indépendants outillés.

    - Réinstaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, anéantir tous les groupes armés et milices, reformer en profondeur l’armée, la police et les services des renseignements pour défendre l’intégrité territoriale et la sécurité des personnes et des biens.

    - Arrêter le développement d’une nouvelle forme de terrorisme qui a pris racine et qui va faire exploser bientôt notre pays et toute la région.

    - Établir un pont ou une solide charnière entre l’ancien Congo, entendu l’ancien système qui a détruit notre pays et qui doit se terminer maintenant, et le nouveau Congo, un Congo solide, stable, uni, prospère, libre et solidaire, fondé sur la Justice qui élève une nation et affermit le pouvoir.

    - Organiser l’identification de la population par l’organisation d’un recensement national scientifique. Identification précise de tous les étrangers vivant au Congo dans le cadre de la formulation d’une nouvelle loi sur l’immigration.

    - Restructurer en profondeur la Commission Électorale Nationale Indépendante et de la Cour Constitutionnelle. Désigner de nouveaux juges de la Cour Constitutionnelle restructurée. Mettre en place une nouvelle formule de la CENI avec de nouveaux responsables. Promulguer une nouvelle loi électorale.

    - Introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans la Constitution de la République Démocratique du Congo. Cette Constitution contient des dispositions qui consacrent des conflits d’intérêts, une certaine impunité, le clientélisme et une vision inadaptée du Congo conçu comme un Etat curieusement sans identité. Deux lacunes graves se remarquent dans cette Constitution, à savoir l’absence du génie congolais et de la sacralité congolaise. La Constitution est le fruit du génie d’un peuple par rapport à son identité profonde et incontournable, à ses réalités et aux grands enjeux mondiaux de paix, de justice, de liberté, de solidarité, de prospérité et de sécurité. Ce qui illustre l’importance de l’exception culturelle dans la vision de la Nation et de l’Etat Congolais.

    - Sortir définitivement la République Démocratique du Congo de la tragi-comédie des élections iniques, cyniques et criminelles, des élections de nomination des candidats par le pouvoir au détriment de la volonté du peuple. La transition exceptionnelle devra se terminer par l’organisation historique des élections incontestées et incontestables, en commençant par les élections locales. On ne commence jamais la construction de la maison par la toiture. Il ne s’agit pas simplement d’organiser des élections crédibles, libres, transparentes et justes, mais avant tout et surtout de mettre en place une tradition des élections transparentes, libres, justes, adaptées, incontestées et incontestables puisant dans notre identité profonde.

    - Jeter enfin les bases qui permettent de résoudre définitivement le paradoxe d’un pays potentiellement très riche et dont les habitants sont parmi les plus pauvres de l’humanité. Toutes les conditions de décollage économique devront être réunies par la formulation d’une nouvelle politique économique et financière. Il faut arrêter une nouvelle politique ambitieuse de création des richesses. Il faudra mettre sur pied six pôles (régions) d’excellence économique au niveau national pour éviter la balkanisation économique de notre pays.

    - Assurer, dans un cadre juste, équilibré et cohérent, la sécurité de l’ancien Président de la République, de ses membres de famille et de ses collaborateurs, ainsi que la sécurité de leurs biens. Asseoir un Etat qui protège tout le monde dans le cadre global de la justice.

    - Mettre en œuvre un Programme triennal d’urgence politique, sécuritaire, sociale, économique, culturelle et environnementale. Mettre en place d’urgence les institutions de la transition, à savoir : le Gouvernement, le Parlement, la Constituante et les organes d’appui à la démocratie.

    2.2.Durée de la transition : 36 mois.

    2.3. Du Gouvernement de Transition

    Sous réserve d’améliorations futures du cadre, des consultations menées depuis 2017, la formule la plus proposée est celle d’un Président de la République avec deux Vice-Présidents. Il s’agit de :

    - Le Président de la Transition, Président de la République ;

    - un Vice-Président chargé des Réformes institutionnelles, de la Réconciliation et de la Reconstruction Nationales ;

    - un Vice-Président chargé de l’Identification, de la Défense et de la Sécurité Nationales.

    Le Gouvernement de Transition sera chargé de la mise en œuvre d’un Programme d’urgence politique, sécuritaire, sociale, économique, culturelle et environnementale. Ce qui est le plus important, c’est le profil des personnalités qui doivent codiriger la transition. La transition exceptionnelle devra être codirigée par une personnalité de la diaspora qui sera au cœur de la vision de ladite transition.

    2.4. Du Parlement de Transition

    . Sous réserve d’améliorations futures du cadre, le Parlement de Transition de 500 membres devra être mis en place pour remplacer le Sénat et l’Assemblée Nationale, totalement déséquilibrés et globalement nommés, qui devraient être dissous pour éviter un grand chaos brusque. La composition sera la suivante dans un processus exigeant de justice et de réconciliation nationale :

    a. 100 représentants de la Société Civile, non instrumentalisée par les acteurs politiques (mouvements citoyens, ONG des droits de l’homme, mouvements des femmes, jeunes leaders de la génération consciente, représentations professionnelles, médias engagés, personnalités indépendantes);

    b. 100 représentants du CACH ;

    c. 100 représentants du FCC ;

    d. 100 représentants de LAMUKA ;

    e. 100 représentants de la diaspora congolaise. C’est une nouvelle dimension importante. La diaspora congolaise, premier bailleur de fonds de notre pays, ne mène pas son combat pour être instrumentalisée par des partis ou plateformes politiques. La diaspora congolaise devra être considérée comme une province spéciale de la République Démocratique du Congo. La résistance, des acteurs politiques, des experts et des responsables des médias engagés doivent apporter leur contribution au Parlement de Transition. Le principe de l’irrévocabilité ou de l’inaliénabilité de la nationalité congolaise d’origine devra être adopté. Dans un rôle prophétique, les Congolais de la diaspora ne peuvent venir travailler dans leur pays comme des étrangers.

    Des critères rigoureux seront appliqués pour le choix de membres des institutions de la transition. Il sera tenu compte du critère du renouvellement politique, de la compétence, de l’équilibre régional, de l’incitation des jeunes et des femmes à la responsabilité politique, de la représentativité de toutes les couches de la société. Ce sont des fils et filles méritants du pays qui seront appelés à la responsabilité. Le Parlement de Transition devrait être dirigé par une personnalité émérite de la société civile. Il est souhaitable que sur les 500 membres du Parlement de Transition qu’il y ait 100 jeunes et 150 femmes. S’il y a un refus de se mettre autour d’une table et dans l’hypothèse d’une crise majeure qui conduit à une transition exceptionnelle, la présente configuration du Parlement de Transition va totalement changer.

    2.5. De la Constituante

    La mise en place d’une Constituante pour analyser à fond toutes les dispositions conflictuelles dans la Constitution. Un Pacte National de la Transition (PNT) sera pris pour couvrir les aspects de la transition exceptionnelle non prévus dans la Constitution. Ce qui contribuera ainsi à donner une nouvelle intelligence pour des réformes constitutionnelles futures. Le génie congolais et la sacralité congolaise devront être introduits par la suite dans cette Constitution. Quatre grands éminents juristes et philosophes politiques congolais sont identifiés pour diriger la Constituante.

    2.6. Des organes d’appui à la démocratie

    Une réforme de fond en comble s’impose pour les institutions d’appui à la démocratie, à savoir la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Congolais (CSAC) pour l’organisation des élections irréprochables à tous les niveaux. Des états généraux des élections en République Démocratique du Congo seront organisés pour évaluer objectivement le processus électoral et proposer des réformes urgentes et profondes de la CENI dans ses structures, son fonctionnement et sa composition. Il n’y a pas de vraie démocratie sans la défense des droits de l’homme et notamment de la liberté d’expression, d’opinion et d’association. La liberté de la presse est essentielle dans un système démocratique. Il faudra repenser totalement le fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Congolais (CSAC) afin de donner à tous sans exception les mêmes chances et droits d’accès aux médias tant publics que privés.

    Lire la suite

  • Afrique du Sud: La CCRSA n'encourage jamais les incivilités des réfugiés et demandeurs d'asile !

    Afrique du Sud: La CCRSA n'encourage jamais les incivilités des réfugiés et demandeurs d'asile !

    Prétoria rien ne va plus pour des réfugiés et demandeurs d'asile qui demandent à être délocalisés de l'Afrique du Sud. Craignant l'Afrophobie et la négrophobie des sud africains, certains qui faisaient le sit-in devant le bureau de HCR n'ont pas exister à escalader les murs pour se retrouver dans l'enceinte même du HCR. Il y a deux semaines, Jephthé Charlie Mingiedi Mbala N'zeteke, président de la CCRSA s'était rendu à Prétoria pour calmer les réfugiés, il a fallu se faire lyncher. Les autorités religieuses qui s'étaient rendu à l'Eglise Méthodiste de Prétoria où logent des réfugiés et demandeurs d'asile ont été copieusement rossé. Ils ont refusé de porter plainte. Jephthé Charlie Mingiedi Mbala N'zeteke a répondu à nos questions.

    1. Réveil FM International: Pourquoi les réfugiés et demandeurs d'asile ont-ils escaladé le mur de HCR à Prétoria ?

    Jephthé Charlie Mingiedi Mbala N'zeteke: Sachant que la justice sud-africaine avait tranché en faveur des citoyens du quartier résidentiel de Brooklyn qui demandaient aux réfugiés et demandeurs d’asile de mettre fin à leur campement devant le bureau de HCR à cause de l’insalubrité qui avait élu domicile dans leur quartier et les odeurs nauséabondes. La police avait sommé les réfugiés et demandeurs d’asile de quitter cet endroit avec l’ordre du juge leur demandant de prendre leurs dispositions dans un délai de 3 jours. Malheureusement les choses ne sont pas passés comme convenu... les réfugiés et demandeurs d’asile vont préféré escalader le mur de HCR pour s’abriter dans l’enceinte en lieu et place de quitter comme la justice sud-africaine l’avait décidée.

    2. Réveil FM International: Combien sont-ils à faire le sit in devant le bureau de HCR à Prétoria ?

    Jephthé Charlie Mingiedi Mbala N'zeteke: Les réfugiés et demandeurs d’asile étaient estimés à environ 500 y compris femmes et enfants. Ce sont les réfugiés des nationalités africaines et asiatiques (Bangladesh), qui viennent de différentes villes de la province de Gauteng et des provinces avoisinantes qui sont venus répondre à l’appel des leaders de ce mouvement qui a élu domicile dans l’enceinte du bureau de HCR Pretoria.

    3. Réveil FM International: Nous apprenons que certains demandeurs d'asile ont battu des chefs religieux qui étaient venus à leur rencontre ?

    Jephthé Charlie Mingiedi Mbala N'zeteke: C’est vraiment une triste nouvelle qui nous a bouleversé et affecté quand nous avions appris cela. Nous compatissons à ce qui est arrivé aux dirigeants religieux qui n’ont pas hésité d’ouvrir grandement leurs portes pour leur offrir un abri alors qu’ils venaient d’être expulsés avec brutalité par la police devant le bureau de HCR Cape Town. Nous en appelons aux réfugiés et demandeurs d’asile d’avoir de la retenue et de se conformer aux normes du pays d’accueil, car les réfugiés ont non seulement pas des droits mais aussi des devoirs.

    4. Réveil FM International: Quelle est la position de la CCRSA ? Encouragez-vous la violence des réfugiés et demandeurs d'asile ? Pourquoi les réfugiés et demandeurs d'asile à Prétoria se comportent en inciviques ? Qu'est ce que qui justifie leurs violences ?

    Jephthé Charlie Mingiedi Mbala N'zeteke: Notre position est celle de condamner ce comportement odieux... Jamais la CCRSA peut encourager ou cautionner toutes formes de violence car dans nos principes, la CCRSA ne favorise pas L’INCIVISME.

    La CCRSA a élevé le ton quand elle a constaté avec amertume d’ailleurs, le débordement et la récupération de certaines personnes malveillantes dans cette démarche des réfugiés et demandeurs d’asile qui manifestaient pour leur protection contre les attaques xénophobes et afrophobes. Ce sont certains parmi les leaders de ce mouvement qui ont induit en erreur certains réfugiés et demandeurs d’asile... j’aime beaucoup cette maxime qui dit: « il n’y a pas des mauvaises troupes il n’y a que des mauvais chefs ». Fin de citation. Nous condamnons ces leaders qui ont manipulé dans le mauvais sens certains réfugiés et demandeurs d’asile à l’esprit faible. Voilà ce que ça produit aujourd’hui. Nous déplorons ce rôle néfaste joué par ces gens mal intentionnés qui ont voulu faire de la récupération dans cette affaire.

    5. Réveil FM International: Pourquoi les réfugiés et demandeurs d'asile à Prétoria se comportent en inciviques ? Qu'est ce que qui justifie leurs violences ?

    Jephthé Charlie Mingiedi Mbala N'zeteke: Il n’y a rien qui puisse justifier l’incivisme mais ce qui explique ce manque de civisme est le traumatisme ou encore la frustration à mon humble avis. Car ce sont des personnes qui venaient d’une situation chaotique, des terreurs, de la peur de la xénophobie et qui pensaient qu’elles allaient trouver une solution rapide et durable auprès de HCR. Alors qu’ils pensaient qu’en s’en adressant au HCR, elles trouveraient une solution satisfaisante à leur problème. Arrivées là aussi, il n’y en rien! Et le gouvernement sud-africain s’est mis aussi à les traquer, à les malmener, à rajouter encore la souffrance sur celles qu’elles avaient déjà ... Voilà ce qui peut expliquer leur comportement mais l’incivisme reste injustifiable.

    Jephthé Charlie Mingiedi Mbala N'zeteke, président de la CCRSA

    Pour comprendre la démarche pacifique du président de la CCRSA, il faut se référer à son allocution le jour de son élection. En effet, le dimanche 31 Mars 2019, dans la mégapole Johannesburg, est née une mégastructure, qui s’est donnée pour mission entre autre d’unir un maximum de Congolais vivant en Afrique du Sud en les réconciliant avec eux-mêmes, de valoriser la culture Congolaise et de favoriser l’intégration des Congolais en Afrique du Sud.

    Les initiateurs de la CCRSA (la Communauté Congolaise de l’Afrique du Sud) ont eu à constater que malgré une population croissante, la communauté Congolaise en Afrique du Sud n’est pas visible et elle est quasiment absente des médias sud-africains. Les nouvelles concernant la communauté ne sont même pas diffusées au sein de la communauté.

    Sans oublier le fait que les Africains, et les Congolais pour le cas qui concerne la CCRSA, vivent actuellement des moments difficiles en Afrique du Sud, et une communauté Congolaise visible, unie, dynamique, intégrée et forte pourrait a coup sur être un refuge pour ses membres et aussi un bouclier de protection.

    Ainsi, la CCRSA se propose d’être le trait d’union entre les Congolais de l’Afrique du Sud par des conférences, des activités de réseautages et l’implication des membres dans des causes qui tiennent à cœur les Congolais d’Afrique du Sud.

    La communauté Congolaise d’Afrique du Sud souffre énormément de l’existence de nombreuses fractures dans son sein. Ces fractures sont un frein à l’unité.

    La CCRSA se veut donc être porteuse d’espoir de la capacité des Congolais à prendre en main leur destin et à dépasser, avec sagesse et pragmatisme, ses fractures pour construire une communauté harmonieuse et dotée d’un futur viable.

    L’initiateur de ce projet et de ce défi est le compatriote Anderson Kongolo, un congolais qui réside à Johannesburg. Pour commencer, cette structure s’est dotée d’un tout petit bureau avec comme président monsieur Charlie Jephté Mingiedi Mbala et comme vice-président monsieur Prince Omba.

    Voici l'allocution du président de la CCRSA-31 mars 2019.

    Mesdames et messieurs,

    Distingués invités,

    Chers compatriotes,

    Je vous salue au nom de notre bureau provisoire et à mon nom propre. C'est une chance pour moi, et je le fais avec beaucoup d'émotions, de pouvoir vous rencontrer à l'occasion de cette réunion. En effet, je suis comme vous, un congolais à l'étranger, ayant quitté notre pays pour trouver refuge dans ce pays qu'on appelle la nation Arc-en-ciel, en citoyen qui connait donc les problèmes auxquels vous êtes confrontés au quotidien, mais qui connait aussi cette chance qui est la vôtre de relever le défi et d'avoir fait un choix.

    Vous avez fait un choix qui est l'Afrique du sud. Un pays qui a beaucoup d'opportunités. Un pays qui nous donne un exemple exceptionnel, qui a su opérer une réconciliation magistrale. Et cette réconciliation que nous voulons voir au sein des congolais, ici en Afrique du Sud. Plusieurs d'entre nous ne croient plus à ce miracle, car disent-ils : " les congolais ne parviendront jamais à vivre dans l'harmonie". Je m'en vais rendre hommage à celui qui a fait en sorte que la commission vérité et pardon puisse aboutir, cet homme s'appelait Nelson Mandela Madiba.

    Car sans la vérité et le pardon, on ne pourra jamais bâtir une nation.

    Distingués invités, chers compatriotes!

    Notre communauté a aussi grandement besoin de ces deux piliers pour exister et résister. Je salue tous ceux qui s'engagent au service d'idéaux sociaux. Notre communauté que nous voulons structurée, se veut être apolitique, pour éviter des tensions inutiles que nous avons observé dans le chef des congolais.

    La communauté congolaise RSA se veut être la communauté des communautés de tous les congolais vivant en Afrique du Sud; Elle ne vient pas écraser les associations existantes, mais elle veut juste une synergie entre congolais.

    Distingués invités,

    Chers compatriotes !

    Je sais que plusieurs d'entre vous diront que cette tâche ressemble aux 12 travaux d'Hercule, mais laissez moi dire qu'avec la volonté de tous, nous parviendrons à faire comme les autres. Pourquoi pas plus que les autres? Vous êtes tous autant des ambassadeurs de notre pays, partout où vous avez élu domicile dans ce pays d'accueil.

    Distingués invités , chers compatriotes !

    Ne confondons pas la communauté au refuge, car toute personne est libre de choisir un pays pour créer un environnement paisible. Vous êtes réfugié, vous êtes expatrié, je vous prie de vous sentir à l'aise dans cette structure communautaire.

    Nous voulons travailler dans l'esprit des fourmis pour trouver les voies et moyens de sortir la tête haute dans ce pays d'accueil et surtout laver notre image terni...

    Votre présence, votre engagement ici, en Afrique du Sud c'est véritablement une chance pour ceux qui viendront après vous ouvrir de nouveaux chemins.

    C'est la raison pour laquelle, nous vous demandons de nous accepter et de nous donner la chance de travailler d'un commun d'accord pour le bien être du congolais.

    Distingués invités, chers compatriotes !

    La communauté congolaise RSA, ne vient pas favoriser la fainéantise ni l'incivisme mais elle vient pour consolider les compétences acquises pour l'intérêt individuel du congolais dans la grande communauté.

    Les sud africains ont franchi des étapes extrêmement difficiles. Ils ont réussi dans la dignité et dans le rassemblement à les franchir en préservant cet enthousiasme et cette volonté.

    On n'invente plus la roue, alors faisons comme les autres pour réussir aussi.

    Distingués invités , chers compatriotes!

    Si, Israël est fort aujourd'hui, c'est par sa diaspora, nous sommes une grande diaspora, et nous pouvons faire plus pour notre pays, là où nous avons élu domicile.

    Nous voulons bâtir et non détruire notre communauté, je lance ici un appel à toute personne qui a une pensée négative d'abandonner cette voie, et de nous rejoindre pour le bien commun de tous les congolais ici en Afrique du Sud.

    Distingués invités, chers compatriotes !

    Ce n'est pas le bureau provisoire qui restera définitif mais c'est vous, qui choisirez vos dirigeants par une élection transparente et apaisée. Nous vous demandons de nous faire confiance, en nous accordant un mandat de 6 mois renouvelable une fois, si et seulement si, il y a cas de force majeure.

    Distingués invités, chers compatriotes !

    Donc merci à vous tous d'avoir répondu à ce rendez vous, merci de rendre la RDC plus grande par sa diaspora, parce que Je sais que beaucoup d'entre vous sont engagés dans des actions humanitaires , dans les actions économiques et dans les actions sociales, et c'est ce qui est le socle de cette structure qui est le bien de tout congolais vivant ici. C'est vrai qu'un geste, une présence, une affection, un témoignage de solidarité, ça change le regard qu'on peut porter sur une telle structure.

    Lire la suite

  • Paris Peace Forum: Le discours sans complaisance d'Antonio Guterres, SG de l'ONU !

    Paris Peace Forum: Le discours sans complaisance d'Antonio Guterres, SG de l'ONU !

    "Notre monde est troublé. Il n’est plus bipolaire ou unipolaire, comme dans le passé, mais il n’est pas encore réellement multipolaire. Les rapports de force sont imprévisibles. Bien souvent, il ne s’agit plus de guerres entre Etats souverains, mais de conflits asymétriques où les Etats sont confrontés à des groupes non-étatiques" a déclaré António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies et un homme avisé et extrêmement informé, lors de son discours qu'il a prononcé à l'ouverture du Forum de Paris sur la paix, qui s'est déroulé en marge des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, dimanche dernier à Paris. Son analyse est sans complaisance sur notre monde actuel. Pour parler de la paix, il faut parler du danger qui nous guette.

    DISCOURS A L’OUVERTURE DU FORUM DE PARIS POUR LA PAIX

    Paris, 11 Novembre 2019

    Cher Pascal Lamy, Mesdames et Messieurs, Chers amis,

    Je suis heureux de revenir au Forum de Paris pour la Paix et d’inaugurer sa deuxième édition dans cette magnifique Grande Halle.

    Le succès immédiat de cet événement illustre le désir et le besoin de réflexions nouvelles sur la gouvernance internationale.

    Il y a un an, à l’occasion du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, nous avons évoqué le chemin parcouru et les nécessaires leçons de l’histoire.

    Bien sûr, en comparaison avec les conflits effroyables du siècle passé, la situation actuelle peut nous paraître plus pacifique.

    Mais nous sommes encore loin de la paix perpétuelle des Lumières.

    La réalité est bien plus chaotique et incertaine.

    Sahel, Libye, Syrie, Yémen, Afghanistan … à travers le monde, les conflits perdurent, provoquant souffrances et déracinement des populations.

    Notre monde est troublé.

    Il n’est plus bipolaire ou unipolaire, comme dans le passé, mais il n’est pas encore réellement multipolaire.

    Les rapports de force sont imprévisibles.

    Bien souvent, il ne s’agit plus de guerres entre Etats souverains, mais de conflits asymétriques où les Etats sont confrontés à des groupes non-étatiques.

    Avec l’interférence croissante d’acteurs tiers, ces conflits acquièrent rapidement une dimension régionale.

    Dans le même temps, les relations entre les grandes puissances sont plus dysfonctionnelles que jamais.

    Avec, nous le voyons, des conséquences regrettables au Conseil de Sécurité, qui se retrouve régulièrement paralysé.

    Et même lorsque le Conseil agit, des ingérences extérieures rendent la mise en œuvre des résolutions encore plus difficile.

    Regardez l’embargo sur les armes en Libye. Personne ne le respecte, et on n’essaye même pas de s’en cacher.

    Les tensions internes ou régionales se propagent.

    Les conflits deviennent de plus en plus interdépendants et de plus en plus liés à une nouvelle forme de terrorisme global.

    L’impact du conflit libyen sur le Sahel et la région du lac Tchad en est un triste exemple de ce que j’ai dit.

    A cela s’ajoute le danger de la prolifération nucléaire, qui, loin de disparaître, fait même un retour inquiétant.

    La prévention est donc plus que jamais indispensable.

    Nous devons nous attaquer aux causes profondes et prévenir la montée des tensions ou l’éruption de nouveaux conflits.

    Cela ne peut se faire que dans le cadre du multilatéralisme.

    C’est le sens des réformes que j’ai lancées au sein des Nations Unies, qui placent la prévention des crises et la médiation au cœur de notre dispositif, tout en développant une architecture pour combattre l’extrémisme violent et renforcer la paix et la sécurité internationales en étroite coopération avec les organisations régionales comme l’Union Africaine et l’Union européenne.

    Chers amis,

    Dans le contexte de ce panorama général, je voudrais évoquer en particulier cinq risques globaux, cinq fissures grandissantes.

    Tout d’abord, nous voyons apparaître le danger d’une fracture économique, technologique et géostratégique.

    Une planète divisée en deux, qui verrait les deux plus grandes puissances économiques asseoir leur pouvoir sur deux mondes séparés en compétition, chacun avec sa devise dominante, ses propres règles commerciales et financières, son propre Internet, son propre développement de l’intelligence artificielle et ses propres stratégies géopolitiques et militaires dans un jeu à somme nulle.

    Nous devons tout faire pour éviter cette Grande Fracture et préserver un système global : une économie universelle dans le respect du droit international ; un monde multipolaire avec des institutions multilatérales solides.

    Pour cela, nous avons absolument besoin d’une Europe forte et unie comme pilier fondamental d’un ordre multilatéral fondé sur l’Etat du droit et le respect des libertés fondamentales.

    En tant qu’ancien chef de gouvernement européen, je sais que ce n’est pas toujours évident.

    Mais en tant que Secrétaire-Général des Nations Unies, je sais aussi que l’Union européenne représente une lueur d’espoir et que son échec contribuerait gravement l’échec du multilatéralisme.

    Dans le même temps, on observe au niveau national une fissure du contrat social.

    Nous assistons à une vague de manifestations dans le monde entier.

    Et si chaque situation est unique, il existe deux points communs.

    Tout d’abord, nous voyons une défiance de plus en plus grande des citoyens envers les institutions et dirigeants politiques. Le contrat social est menacé.

    Nous voyons également les effets négatifs d’une mondialisation associée aux progrès technologiques accroître les inégalités au sein des sociétés.

    Les peuples souffrent et veulent être entendus.

    Ils ont soif d’égalité.

    Ils demandent des systèmes sociaux et économiques qui fonctionnent pour tous.

    Ils veulent que leurs droits humains et libertés fondamentales soient respectés.

    Ils veulent avoir leur mot à dire dans les décisions qui affectent leur vie.

    Et lorsque ce n’est pas le cas, ce sentiment d’exclusion peut conduire à la révolte.

    Les gouvernements ont l'obligation de respecter les libertés d'expression et de réunion pacifique.

    Je suis préoccupé par le fait que certaines manifestations ont conduit à la violence et à la perte de vies humaines.

    Chacun doit faire preuve de retenue et privilégier le dialogue.

    Il nous faut répondre à ce malaise des populations par un nouveau contrat social, inclusif et équitable.

    Les jeunes doivent accéder à des conditions de vie dignes.

    Les femmes doivent avoir les mêmes chances et opportunités que les hommes.

    Comment expliquer à nos enfants qu’au rythme actuel, l’égalité économique entre hommes et femmes ne sera atteinte que dans deux siècles ?

    Les personnes atteintes par la maladie, en situation de précarité ou de handicap doivent être protégées.

    Une société apaisée implique l’égalité des chances et le respect des droits et libertés de tous.

    C’est la feuille de route des Objectifs de développement durable et du Programme 2030 adopté par l’Assemblée Générale : une mondialisation durable et inclusive.

    Et ce doit être au cœur de la réflexion sur les nouveaux modèles de gouvernance mondiale.

    C’est uniquement par la pleine participation de chacun que nous rétablirons la confiance des peuples dans le système démocratique.

    Chers amis,

    Lorsque ces inégalités sociales ne sont pas résorbées, elles nourrissent une troisième fissure : celle de la solidarité.

    Nous le savons, un tel contexte social entraîne un phénomène bien trop connu, celui du repli sur soi.

    Et ce sont les plus fragiles – minorités, réfugiés, migrants, femmes, enfants – qui en sont les premières victimes.

    La peur de l’étranger est utilisée à des fins politiques.

    L’intolérance, la haine deviennent banales.

    Des personnes qui ont tout perdu se voient désignées comme la cause de tous les maux.

    Cette instrumentalisation accentue la polarisation de la vie politique et le risque de sociétés fracturées.

    Retrouvons la raison.

    Ne cédons pas aux discours populistes.

    N’acceptons jamais le racisme, la xénophobie, la discrimination.

    Tendons la main.

    Loin des calculs politiques de court terme qui produisent malaise et divisions, faisons preuve d’audace et de courage politique.

    La diversité n’est pas une menace mais une richesse.

    Pour garantir son succès, investissons dans la cohésion sociale, afin que chaque communauté se sente respectée dans son identité et puisse pleinement participer à la société dans son ensemble.

    En parallèle, poursuivons une plus grande coopération internationale.

    Nous devons combattre la traite des êtres humains et les passeurs qui s’enrichissent sur le dos de femmes et hommes désespérés.

    Nous devons continuer sur la lancée du premier Pacte mondial sur les migrations, adopté en décembre dernier.

    Il est urgent de rétablir l’intégrité du régime de protection des réfugiés et tenir les promesses du Pacte mondial sur les réfugiés.

    Chers amis,

    Il est probable que ces flux humains augmentent dans les années à venir – ce qui m’amène à la quatrième fissure : celle entre notre planète et ses habitants.

    Ne mâchons pas les mots : la crise climatique est une course contre la montre pour la survie de notre civilisation et une course que nous sommes en train de perdre.

    Si ce péril n’est hélas pas encore une évidence pour certains, c’est une réalité pour bien des populations, dont l’environnement devient invivable. Nous voyons les records de température tomber les uns après les autres. Nous voyons les banquises rétrécir et les déserts s’étendre.

    Nous sommes témoins de tempêtes de plus en plus imprévisibles et destructrices.

    J’ai vu de mes propres yeux la dévastation en Dominique, au Mozambique ou aux Bahamas.

    La multiplication de ces phénomènes extrêmes provoque le déplacement de populations et participe à la déstabilisation de territoires entiers et aux conflits locaux.

    Le Sahel ou l’Afghanistan en sont de tristes exemples.

    Et ce n’est que le début.

    Si nous n’agissons pas maintenant, l’histoire retiendra que nous disposions de toutes les instruments nécessaires pour prévenir cela et que nous avons choisi de ne rien faire.

    Nos enfants et petits-enfants se souviendront que nous ne les avons pas écoutés et avons privilégié les faux profits de court terme à leur futur.

    Mais il n’est pas trop tard. Les solutions existent.

    C’est pour cela que nous avons organisé le Sommet d’Action pour le Climat.

    Pour agir sans tarder, avec plus d’ambition.

    L’Accord de Paris doit être mis en œuvre.

    Mais la feuille de route établie par la communauté scientifique est claire : nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45% d’ici 2030 ; atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ; et limiter la hausse de la température globale à 1,5°C d’ici la fin du siècle.

    Même si les engagements de Paris étaient pleinement respectés, et ce n’est pas le cas, cela ne suffirait pas à nous mettre sur une telle trajectoire.

    Les gouvernements doivent donc non seulement honorer leurs contributions nationales, mais les rehausser au plus vite.

    Cela commence dès la COP25 qui se tiendra en fin d’année à Madrid.

    Il est plus que temps de mettre un prix sur le carbone et d’arrêter de subventionner les énergies fossiles avec l’argent du contribuable.

    Est-il normal de récompenser la pollution qui tue des millions de personnes ?

    L’heure est venue de taxer le carbone plutôt que les salaires. Ce sont les pollueurs qui doivent payer.

    Le progrès technologique joue en notre faveur. Je vois de nombreux investisseurs et entreprises adopter des modèles de développement durables et prospères. C’est le manque de volonté politique qui me préoccupe grandement.

    Les pays développés doivent également tenir la promesse de mobiliser, d’ici 2020, 100 milliards de dollars par an de sources publiques et privées pour les pays en développement.

    Les 9,8 milliards de dollars promis il y a deux semaines lors de la conférence de reconstitution du Fonds vert pour le climat, représentent un signal important.

    Chers amis,

    Nous avons une dizaine d’années pour agir. Ne perdons plus de temps.

    Enfin, nous voyons tous apparaître un cinquième risque, celui d’une fracture technologique.

    Bien sûr, les nouvelles technologies représentent un potentiel fantastique.

    Un nouveau monde s’ouvre à nous.

    Nous le verrons pendant le forum, les nouvelles technologies représentent un outil de paix et de développement durable des sociétés.

    Mais ces mêmes technologies peuvent également être un facteur de risques et d’accélération des inégalités.

    Des secteurs entiers du marché de l’emploi disparaissent.

    Et si de nouvelles opportunités émergent, les emplois créés ne sont pas de la même nature.

    Pour éviter l’exclusion, il est donc essentiel d’établir une stratégie éducative de long terme, qui intègre l’apprentissage des nouvelles technologies tout au long de la vie.

    Il ne faut plus simplement s’instruire, mais apprendre à apprendre, tout en mettant en place des mécanismes innovants de protection sociale afin de ne laisser personne de côté.

    La technologie doit être un vecteur de réduction des inégalités et de progrès social.

    Dans le même temps, la manipulation de l’information et les discours de haine se propagent.

    De nouvelles formes de surveillance, y compris par des entités privées, se généralisent.

    La régulation traditionnelle ne fonctionne pas. Le législateur n’arrive pas à suivre le rythme de la loi de Moore.

    Pour cela, je souhaite faire des Nations Unies une plateforme où gouvernements, entreprises, chercheurs et société civile se rencontrent afin de définir ensemble les lignes rouges et les règles de bonne conduite numérique.

    Le rapport du Groupe de Haut Niveau sur la Coopération Numérique illustre cette vision multi-acteurs et peut guider nos efforts communs.

    Le Forum annuel sur la gouvernance de l’internet constitue un rendez-vous important et je sais que certains d’entre vous se joindront à moi à Berlin à la fin du mois.

    L’Appel de Paris, adopté au Forum l’année dernière, constitue un autre pas en ce sens.

    J’ai également lancé une stratégie à l’échelle du système des Nations Unies pour lutter contre les discours de haine en ligne. C’est un combat de chaque instant.

    Chers amis,

    Grâce à l’adoption du Règlement général de protection des données, l’Union européenne fait figure d’exemple en la matière et inspire des mesures similaires ailleurs dans le monde.

    Elle doit continuer de façonner l’ère numérique et être en première ligne de la régulation technologique.

    Car dans un espace peu ou pas régulé, la cybercriminalité prospère.

    Des campagnes de désinformation, orchestrées avec des moyens très modestes, atteignent l’autre bout du monde.

    Des cyberattaques paralysent des Etats ou entreprises entières.

    Et une nouvelle course, celle des cyber armements, est déjà en cours.

    Il est à craindre que la prochaine guerre soit déclenchée par une cyberattaque massive.

    Demain, des robots tueurs pourraient prendre la relève des soldats.

    Nous devons interdire toute arme autonome.

    Des machines qui ont le pouvoir et la discrétion de tuer sans intervention humaine sont politiquement inacceptables et moralement abjectes.

    Comment imaginer que le « progrès » technologique puisse entraîner un recul des droits humains ?

    L'intelligence artificielle doit au contraire être mise à profit pour garantir à chacun une vie digne, dans la paix et la prospérité.

    Mesdames et Messieurs,

    Le monde se fissure. Le statu quo n’est pas tenable.

    Quel État peut aujourd’hui réparer ces fissures seul, isolé du reste du monde ?

    Aucun.

    Nous avons besoin d’un système universel, respectueux du droit international et organisé autour d’institutions multilatérales fortes.

    Nous avons besoin de plus de solidarité internationale, de plus de multilatéralisme.

    Mais d’un multilatéralisme qui s’adapte aux défis d’aujourd’hui et de demain.

    C’est pour cela que j’ai lancé des réformes visant à rendre l’Organisation des Nations Unies plus efficace et plus agile.

    Au-delà, nous devons penser le multilatéralisme en réseaux, au plus près des populations.

    Il nous faut travailler main dans la main avec les organisations régionales, mais également les institutions financières, les banques de développement et les agences spécialisées.

    Ainsi, au Sahel, nous coopérons avec les gouvernements, l’Union africaine, la CEDEAO, le G5 Sahel, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaires International, la Banque Africaine de Développement, l’Alliance Sahel, les pays donateurs et bien d’autres afin de répondre aux enjeux sécuritaires et de développement de façon coordonnée et intégrée.

    Ensuite, la coopération internationale ne peut se contenter des seuls acteurs institutionnels.

    Les projets présentés ici sont autant d’arguments pour un multilatéralisme inclusif, avec la pleine participation de la société civile, dont la jeunesse, des milieux économiques, universitaires et philanthropiques.

    L’enjeu climatique en est un exemple. J’étais le mois dernier à Copenhague à l’occasion de la conférence C40 des maires engagés pour le climat.

    Les villes représentent 70% des émissions. Une action concertée avec les acteurs locaux est donc essentielle.

    Au-delà, les Objectifs développement durable requièrent des investissements extraordinaires. Ainsi, j’ai rassemblé l'Alliance des investisseurs mondiaux pour le développement durable, qui comprend 30 investisseurs influents s’engageant à lever ensemble des milliers de milliards de dollars au cours des deux prochaines années.

    Pourquoi ? Parce qu’ils savent qu’investir dans le développement durable est non seulement éthique mais aussi rentable.

    Mais c’est le cas sur bien d’autres sujets, comme nous le verrons tout au long du Forum.

    La campagne Digital Peace Now vise ainsi à répondre à l’augmentation des cyberattaques en encourageant les dirigeants mondiaux à créer un cyberespace plus sûr.

    Je suis également heureux que le hub français du réseau International Gender Champions, lancé à Genève en 2015 et dont je suis honoré de faire partie, soit inauguré demain.

    Je crois profondément que l’inégalité des sexes est avant tout un enjeu de pouvoir, et il est essentiel de faire de l'égalité femme-homme une réalité professionnelle.

    C’est pour cela que j’ai depuis mon premier jour à la tête des Nations Unies déployé une stratégie pour atteindre la parité bien avant 2030. C’est aujourd’hui chose faite au sein du Conseil de direction ainsi que parmi les Coordonnateurs Résidents.

    La participation des femmes aux processus de paix est tout aussi essentielle. La résolution 1325 « Femmes, paix et sécurité » doit être mise en œuvre et les bonnes intentions se transformer en réalité.

    Chers amis,

    Cette vision d’une coopération inclusive est au cœur de la réflexion que nous lançons à l’occasion du 75ème anniversaire de l’ONU.

    Tout au long de l’année 2020, un dialogue ouvert aux citoyens du monde entier permettra de recueillir des idées pour faire face aux défis et encourager l’action collective.

    Les résultats seront présentés aux dirigeantes et dirigeants du monde entier lors de la 75ème session de l’Assemblée générale.

    Je vous invite à y participer activement pour transformer cet anniversaire en un nouveau souffle pour le multilatéralisme.

    Chers amis,

    Seule une vision stratégique, inscrite dans la durée, nous permettra de résoudre des défis par nature interdépendants et de long terme.

    Lutter contre la crise climatique, c’est aussi lutter pour la paix et la cohésion sociale. Contribuer à l’accès aux technologies, c’est également contribuer à l’égalité femme-homme. Prévenir les conflits, c’est aussi favoriser un développement juste et durable.

    Nous l’avons prouvé par le passé : nous sommes capables de nous rassembler, d’être à la hauteur de la situation.

    Victor Hugo disait que ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent.

    Et bien, luttons, luttons, sans relâche.

    Lire la suite

  • RDC: Au Cardinal Fridolin Ambongo, la "Vérité n'évolue jamais" !

    RDC: Au Cardinal Fridolin Ambongo, la "Vérité n'évolue jamais" !

    On ne construit pas un pays ou une nation sur base des mensonges éhontés. Seule la vérité sacrée libère. Félix Tshilombo, Monsieur 15% n'est pas le président "Élu" du peuple congolais. A chaque fois que Tshilombo ouvre la bouche, l'imposteur-usurpateur se justifie. Il s'auto-légitime parce qu'il n'est pas légitime. Tshilombo a reçu l'exploit de diviser le peuple congolais, ce que n'a jamais fait Alias Kabila. Ce dernier est plus puissant qu'avant. Seule la Belgique a officiellement invité Tshilombo, ses 68 voyages qui ont coûté 97 millions de dollars américains à la caisse de l'Etat, sont des vadrouilles dans des forums internationaux. Imposteur un jour, imposteur toujours ! Le peuple congolais a massivement voté Martin Fayulu, cela mérite respect et considération. Haro aux politicailleurs, ventriotes, profito-situationnistes qui usent et abusent des mensonges éhontés pour enfariner notre vaillant peuple.

    La souveraineté du peuple congolais est au dessus de toutes les institutions et légalités. C'est le peuple souverain qui donne la légitimité d'agir en son nom. La vérité des urnes dépasse la personne de Martin Fayulu ! La vérité des urnes, c'est le peuple congolais, qui le 30 décembre 2018, s'est déplacé massivement pour un changement à travers la personne de Martin Fayulu. Même nos compatriotes de Beni, Butembo et Yumbi qui ont été abusivement privé de ce droit légal...ont penché pour Martin Fayulu.

    La vérité des urnes, c'est le socle sur lequel doit se bâtir le présent et l'avenir de la République démocratique du Congo. La démocratie, ce n'est pas la loi du plus fourbe et roublard comme Tshilombo, ce sont des règles applicables et respectables par tous. La démocratie ce n'est pas non plus le putsch électoral comme celui de Tshilombo qui est allé nuitamment aux heures de Nicodème signer un deal avec Alias Kabila pour sa Nomination Électorale.

    La démocratie ce n'est pas "Notre tour" comme clament des Bena Mpuka, Ethno-tribalistes Kasaïens, qui cautionnent le hold-up électoral de Tshilombo, le fameux et cupide fils d'Etienne Tshisekedi, qui a volé le destin du peuple congolais, pour gonfler ses joues et son ventre. La démocratie, c'est le respect du choix du peuple, point barre.

    Tshilombo, le grand voleur de l'élection du peuple congolais, continue ses villégiatures mondains, pendant que le pays brûle déjà, à cause de son escroquerie! La tension est encore vive entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH). Les discussions entre les deux camps sont même interrompues, à en croire Jean-Marc Kabund, coordonnateur de la plateforme présidentielle, après la vidéo montrant des jeunes arborant la bannière du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) qui brûlent une effigie de Tshilombo, à Kolwezi. Mardi dernier, Jean Marc Kabund a mis en garde le FCC qu’il a qualifié “d’un groupe d’individus, d’aventuriers” qui s’il ose "sous estimer l’UDPS, une machine politique", cette dernière peut tout changer à la minute. En réaction, le FCC s’est dit indigné et a qualifié le propos de Kabund d'irresponsable et d’immaturité politique et se dit prêt à réagir de manière active et militante.

    Le cardinal, archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo et le pasteur François-David Ekofo, qui en toute liberté, avait sermonné les apparatchiks du régime d'Alias Kabila, à la cathédrale du Centenaire de l’Église du Christ au Congo (ECC), sont deux serviteurs de Dieu de la Vérité, aimés et appréciés par des Congolais. Les deux sont de l'Equateur. Le pasteur François-David Ekofo a été contraint à l’exil aux Etats-Unis. Bizarrement ni l'ECC ni le Conseil Œcuménique des Eglises n'ont jamais réclamé son retour au Congo.

    Personne en République démocratique du Congo et dans sa diaspora n'ignore la place et le rôle de l'Eglise catholique romaine dans la vie de notre peuple. Nous sommes plusieurs a avoir étudié dans les écoles et internats catholiques. L'Eglise catholique romaine est au milieu du village certes, elle doit aider la RDC à ne pas sombrer dans les abîmes sombres de l'enfer. Le cardinal, archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo qui compte garder sa liberté de ton et d'expression: "Ma nomination comme cardinal ne change en rien la nature ma mission. Je reste prêtre et je reste évêque et la dimension prophétique liée à ma mission demeure intacte. Un cardinal doit être la voix de ceux qui souffrent. Il doit parler quand il le faut. Le devoir de réserve ne s'applique pas à un prêtre ou à un évêque. le devoir de réserve s'applique aux diplomates". 10 mois après l'odieux deal qui a bénéficié Tshilombo pour sa nomination électorale, le Cardinal Fridolin Ambongo a clarifié la posture de l'Eglise qui avait contesté les résultats fabriqués et publiés par la fameuse Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) aux ordres du régime d'Alias Kabila qui a fait alliance avec Tshilombo pour sa frauduleuse nomination.

    Humblement, le cardinal Fridolin Ambongo explique: "Nous avions dénoncé le mensonge spectaculaire des résultats des élections du 30 décembre 2018. Mais l'histoire évolue. Nous n'allons pas rester accrochés à la vérité des urnes. Nous devons évoluer. (...) le peuple s'est exprimé pour le changement, fait-il remarquer. Dix mois après, est-ce que ce souhait a-t-il été respecté ? Ce souhait reste intact: la misère du peuple, la souffrance du peuple continuent". C'était sans compter sur la présence des "Quados" et "Coupagistes" journalistes de Kinshasa, à la solde de Tshilombo, faussaire-fraudeur-tricheur-imposteur et usurpateur, tels des charognards qui ont bondi sur un os et n' ont rien trouvé qu'en sortant la phrase du Cardinal Ambongo de son contexte.

    Toute la conférence de presse, du mardi 12 novembre 2019 a été réduit à ce titre : "Le cardinal Ambongo demande à Fayulu de tourner la page de la vérité des urnes" ! "Pour ce prince de l'église catholique, la situation a évolué. Il ne faut pas toujours revenir dans le passé avec l'histoire des urnes. Mgr Ambongo encourage toutefois Martin Fayulu dans son initiative de proposer un plan de sortie de crise. L'église ne peut qu'encourager le dialogue pour résoudre toute crise."

    Comment peut-on accepter les propositions de Martin Fayulu et réfuter la vérité des urnes pour la sortie de crise? s'interroge le patriarche julien Ciakudia depuis Londres. Pour ce dernier, les deux sont intrinsèquement liés. On ne peut pas parler de la vérité des urnes de Martin Fayulu, sans ses propositions de sortie de crise. L'un ne va pas sans l'autre. Le patriarche Julien Ciakudia qui a été pasteur (Clerc) dans les Eglises d'Etat, au Royaume de la Norvège et Royaume Uni, rappelle que l'Etat congolais est laïc, tout en respectant les confessions religieuses. Sous la deuxième République de Mobutu Sese Seko kuku Ngbendu Waza Banga, quatre confessions religieuses étaient reconnues sur toute l'étendue de la République: l'Eglise catholique romaine; l'Eglise du Christ au Congo-ex-Zaïre, qui fédère les églises protestantes, évangéliques et communautés de réveil; l'Eglise Kimbaguiste et les musulmans.

    On ne construit jamais un pays dans des mensonges. Les Évangiles que prêchent des cardinaux, évêques, prêtres, pasteurs, diacres, laïcs...datent de plus de deux mille ans ! La parole de Dieu est inchangée. La prédication des Évangiles ne fait qu'actualiser, la parole de Dieu qui est éternelles. Et les prédicateurs ne font qu'éterniser ce qui est actuel: Dieu et sa parole ! Ceux qui croient en Dieu savent et qui prêchent sa parole n'oublient jamais Luc 4:18 "L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés" . La Sainte Bible rappelle toujours aux Chrétiens que « Vous êtes le sel de la terre, la lumière du monde... ». Ce passage se trouve dans l'Évangile selon saint Matthieu, chapitre 5 versets 13 à 16. Il se situe au début du discours sur la montagne (ch. 5 à 7), aussitôt après les Béatitudes. Matthieu a probablement composé son Évangile après la ruine de Jérusalem, entre 70 et 85. Il écrit essentiellement pour des chrétiens d'origine juive, et la communauté à laquelle il s'adresse, probablement implantée en Syrie, traverse alors un certain nombre de difficultés. Menacée par le doute et la lassitude, elle fait face aux attaques de la synagogue pharisienne et affronte la question de l'ouverture de la jeune communauté chrétienne aux non-juifs. Quel est le sens de la métaphore du sel ? Plusieurs lectures sont possibles, avertit l'exégète Marc Sevin. La Bible fait ainsi parler Dieu d'une « alliance de sel », c'est-à-dire indestructible. Dans le Livre des Nombres, Dieu déclare à Aaron : « C'est là une alliance éternelle par le sel devant Yahvé, pour toi et pour ta descendance avec toi » (Nb 18, 19). L'expression se retrouve dans le rituel religieux : toutes les offrandes présentées à Dieu doivent être salées avec « le sel de l'alliance de ton Dieu ». (Lv 2, 13). Selon cette double lecture, les disciples donnent saveur au monde et en assurent la survie devant Dieu. Mais, s'ils perdent l'esprit des Béatitudes figurant juste avant ce passage, ils perdent toute saveur. Une autre lecture a pu être avancée, prenant en compte une pratique agricole attestée en Égypte et en Palestine : on ajoutait du sel au fumier afin de le rendre plus apte à féconder la terre. Dans cette perspective, le sel symbolise la sagesse qui rend les hommes plus aptes à porter du fruit. Cette interprétation s'appuie sur l'utilisation du verbe « s'affadir », qui signifie littéralement « devenir stupide », perdre toute sagesse. De même que le sel féconde la terre via le fumier, ainsi les disciples, grâce à la sagesse reçue de Jésus, donnent aux hommes de porter plus de fruits. Il est enfin possible de retenir la version selon laquelle le sel a un effet stérilisant et purificateur : ainsi celui qu'Élisée jette dans la source de Jéricho assainit les eaux « jusqu'à ce jour » (2 R 2, 19-22). L'Évangile de Marc semble reprendre ce principe. « Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres » (Mc 9, 50). « Les disciples, dans ce cas, ne sont pas qualifiés d'abord de sel de la terre, explique Marc Sevin, mais invités à devenir "sages", c'est-à-dire fondamentalement à "bien mener leur barque" pour éviter les écueils. Or, comment être sage, sinon en étant disciple de celui qui est la Sagesse en personne venant de Dieu, c'est-à-dire le Christ ressuscité ? Ils seront bien ainsi le sel de la terre. Les deux interprétations se rejoignent. » Quel rapport entre la métaphore du sel et celle de la lumière ? L'image de la lumière renvoie, dans le livre d'Isaïe, à la vocation de Jérusalem, ville lumière placée sur la montagne pour attirer les peuples vers Dieu (Is 60), à la vocation d'Israël, « lumière des nations » (Is 42, 6 et 49, 6). Pour les auditeurs juifs de l'évangile, c'est la Loi de Moïse qui est lumière du monde (Sg 18, 4). La comparaison avec la lampe, faite pour être vue, souligne que cette lumineuse attirance constitue un devoir pour le disciple de Jésus. La lumière ne doit pas être rangée, comme on le faisait dans l'Antiquité de la lampe que l'on remisait dans un petit meuble (le boisseau) lorsqu'elle ne servait pas. Elle doit être visible, éclairer l'extérieur comme l'intérieur.

    Le rôle de médiation de l'Eglise catholique romaine est appréciable de tous. La CENCO a déployé 40 000 observateurs pour les élections du 30 décembre 2018. Ne négligeons pas le temps de formation, de déploiement, du financement de la logistique que cela a demandé à l'Eglise catholique romaine de la RDC. Le travail de monitoring a été financé par la Suède, Suisse et l'union Européenne. Le cardinal Fridolin Ambongo est un témoin privilégié car il a été le président de la CENCO qui a publié les vrais résultats. On ne peut pas refuser la vérité des urnes de Martin Fayulu et accepter ses propositions de sortie de crise. La République démocratique du Congo traverse une crise de légitimité sans précédent. Alias Kabila a inféodé la CENI et la Cour Constitutionnelle pour frauder avec la nomination électorale de son vrai dauphin dans la fameuse opposition: Félix Tshilombo.

    On ne peut pas refuser la vérité des urnes de Martin Fayulu et accepter ses propositions de sortie de crise. La République démocratique du Congo traverse une crise de légitimité sans précédent. Alias Kabila a inféodé la CENI et la Cour Constitutionnelle pour frauder avec la nomination électorale de son vrai dauphin dans la fameuse opposition: Félix Tshilombo.

    Le combat de Martin Fayulu pour la vérité des urnes a son fondement éthique et politique dans sa légitimité lui conférée par le peuple souverain à travers les urnes et nul ne peut se substituer au peuple pour lui enlever cette légitimité démocratique.

    Dans la fraude électorale et fabrication des résultats électoraux électorale, Martin Fayulu fait la différence historique dans les élections en République démocratique du Congo. 1. Election Louis Michel 2006, c'est à bord d'un char de la Monuc, flanqué d'un gilet pare-balle et d'un casque bleu de l'ONU, que Malu Malu, abbé fraudeur et président de la Commission Électorale Indépendante (CEI) est allé à la RTNC proclamé ses faux résultats. Jean-Pierre Bemba qui avait gagné l'élection présidentielle face à Alias Kabila, avait refusé de se battre ayant accepté l'inacceptable !

    2. Election de novembre 2011. On voit encore Daniel Ngoyi Mulumba, pasteur tricheur et président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pataugé dans ses bulletins de vote dans le centre de tri à Limeté. Etienne Tshisekedi wa Mulumba a gagné face à Alias Kabila. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, Tshisekedi a monnayé sa victoire et a capitulé en disant au peuple congolais qui attendait un mot d'ordre: "Bokende Kolala Pongi Ya Ba Bébés" ! Le mot d'ordre n'est jamais venu jusqu'à sa mort. Jean-Pierre Bemba et Etienne Tshisekedi ne se sont jamais battus pour leur victoire électorale. Martin Fayulu est le premier et seul Congolais qui se bat démocratiquement sans violences, pour sa victoire. Le président Élu, Martin Fayulu marque une distance face à ce comportement léthargique et complice des occupants-fraudeurs qui imposent leur volonté contre la véritable volonté du peuple congolais exprimée dans des urnes. Pour une fois dans l'histoire de la République démocratique du Congo, Martin Fayulu innove et se bat pour sa victoire volée par Angwalima Tshilombo, voleur patenté. Depuis la proclamation frauduleuse de Tshilombo, fils Tshisekedi, fabrication des résultats par Corneille Nangaa, laïc protestant, homme de Marini Bodho et fameux président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), puis confirmée par la Cour Constitutionnelle inféodée au régime PPRD-FCC d'Alias Kabila. Face à une machine d'imposture et d'usurpation, Marti Fayulu pacifiquement fait face à une ligue des imposteurs-usurpateurs et faussaires.

    La vérité des urnes est une véritable école civique et patriotique pour éduquer la conscience des Congolais: Apprenez dès aujourd'hui à vous battre pour une cause noble "Le choix du peuple" ! C'est au peuple congolais de se battre pour la vérité des urnes avec ou sans Fayulu !

    Cardinal Fridolin Ambongo, la vérité des urnes, c'est le présent et l'avenir de la République démocratique du Congo. La vérité est le flambeau qui doit éclairer les zones d'ombre. La vérité n'évolue jamais, elle est constante. La vérité est vérité hier, aujourd'hui, demain et éternellement. Le Cardinal Fridolin Ambongo doit aider Angwalima Tshilombo a faire "Mea Culpa" au peuple congolais pour son vol. Un voleur non repenti est dangereux. C'est parce que le voleur à la croix a reconnu son vol qu'il a été sauvé. Tshilombo est un grand voleur. Il a volé le destin de tout un peuple pour son ventre.

    Lire la suite