• SADC: DRC supports Faustin Luanga against Elias Magosi, apprentice in diplomacy!

    SADC: DRC is ready with Faustin Luanga facing Elias Magosi, apprentice in diplomacy!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    The DRC is ready with Fautin Luanga for the post of Executive Secretary of the Southern African Development Community (SADC). Botswana plays the trouble maker with Elias Magosi. Former Deputy Permanent Secretary at the Presidency of Botswana, the "highest paid civil servant", revealed Botswana Guardian. Bombarded as Itinerant Ambassador, will Elias Magosi master diplomacy?

    The Democratic Republic of Congo is a giant in the heart of Africa that is waking up like an elephant. The Executive Secretariat of the Southern African Development Community (SADC), the candidacy of Faustin Luanga, whose competence, foresight, expertise and integrity transcend the political divide in the DRC. Faustin Luanga Mukela is an international civil servant with more than 25 years of national and international experience on issues related to the economic development of countries.  Economic and Development Advisor to President Kabila of the Democratic Republic of Congo (DRC); Senior Official of the World Trade Organization (WTO) in Geneva, successively: Regional Coordinator for the Asia and Pacific Department (a portfolio of 50 countries), Regional Coordinator for the Africa Department at the Institute for Training and Technical Cooperation of the World Trade Organization (a portfolio of 54 countries plus 20 other (non-African) members of the International Organization of the Francophonie). ... has the support of the Great Congo, the Congolese and its diaspora scattered around the world. The DRC is ready with Faustin Luanga for the SADC.

     

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    Unlike Elias Magosi, parachuted in as Deputy Permanent Secretary to the Presidency of Botswana, he was appointed there a few days after the accession of President Mokgweetsi Masisi to the presidency on April 1, 2018. Elias Magosi is very lucky, the "best paid civil servant" had revealed Botswana Guardian, has just been bombarded as itinerant Ambassador, to learn diplomacy in two months before the election over the SADC Executive Secretariat. On March 15, Botswana's president Mokgweetsi Masisi was in Kinshasa to praise and support his fellow and try to persuade the DRC to withdraw Fautin Luanga's candidacy.  The DRC and Botswana are the only two countries statutorily entitled to nominate candidates for the post of Executive Secretary of the Southern African Development Community (SADC) this year, for the upcoming August election. 

     

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    The DRC is a waking elephant. In Kinshasa and in the SADC member countries, things are moving and evolving positively in the shadow. Contrary to the baseless speculations of the "Coupagist" media, adept at "Congo Bashing"!  The DRC supports the candidacy of Faustin Luanga before, during and after his election. In Kinshasa, things are moving forward. Professor Faustin Luanga was able to meet with the Deputy Prime Minister for Foreign Affairs, Christophe Lutundula in audience. The two personalities had a useful exchange for an hour. The VPM promised to be fully involved as soon as the government is inaugurated and to make this candidacy one of his diplomatic priorities. Thus, as soon as he is sworn in, he promised to make a diplomatic tour of the 15 other SADC member countries. They promised to meet regularly.

     

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    Between Elias Magosi, who has two months to learn international diplomacy, and Faustin Luanga, who has been in international diplomacy for 25 years, the choice is clear. And the DRC, which has long left its place to other countries, wants to play its role. The Great Congo will not let Botswana take its place. The Congolese diaspora supports the candidacy of Faustin Luanga, a worthy son of Congo, who makes his pride outside the Great Congo!  The launch of Faustin Luanga into the orbit of the SADC is ready.

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  • RDC: Que dit Charles Michel? Élèves de Beni jetés en prison par Tshilombo !

    RDC: Que dit Charles Michel? Élèves  de Beni jetés en prison par Tshilombo !

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM international

     

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    Kinshasa, jeudi 29 avril, Charles Michel président de l'Union européenne et Tshilombo au cours du point de presse !

    Tshilombo est un fieffé menteur ! Lors de son point de presse, hier à Kinshasa avec Charles Michel, président du Conseil européen, Tshilombo a dit: "Je demande à ces enfants (Beni) de ne pas s’exposer aux intempéries. Je promets que je serai bientôt avec eux. Ce que j’ai dit, je le ferai...". Pendant ce temps, ses Tontons Macoutes les jetaient en prison ! Charles Michel complice?

    Que dit Charles Michel, président de l'Union européenne en séjour à Kinshasa, à Tshilombo, qui a jeté les élèves en prison à Beni ? L'Union européenne cautionne cette violation flagrante des droits humains ? 78 élèves mineurs jetés en prison à Beni, pendant son séjour à Kinshasa, Louis Michel est silencieux et complice. Pour une patate chaude s'en est une. Les droits humains sont-ils encore universels pour Charles Michel ? La Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 n'est-elle pas  l'une des pierres fondatrices de la protection moderne des droits humains dans le cadre des Nations Unies?  Louis Michel, père soutenait le régime d'imposture-occupation d'Alias Kabila. Charles Michel, fils soutient le régime d'usurpation-occupation de Tshilombo !

    Réveil-FM : Les élèves et écoliers de Beni jetés en prison dans l'Etat de droit made in Tshilombo ! © Freddy Mulongo

     

     Qui peut croire encore Tshilombo Mabundi Ya Fatshi ? Nabuchodonosor croit résoudre tout problème social par ses Tontons Macoutes et en jetant les Congolais en prison. Ils viennent encore de frapper , les Tontons Macoutes de Tshilombo ont fait usage de tirs à gaz lacrymogènes ce vendredi 30 avril, pour disperser les élèves et écoliers qui passent la nuit depuis plus d'une semaine à la mairie de Beni dands le Nord-Kivu !

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    Emprisonnés les bleu-blancs mineurs qui revendiquent à Tshilombo, Monsieur promesses fantasmagoriques, de respecter et tenir ses promesses, est une atteinte aux droits de l'homme. Les fameux donneurs de leçons du hier, avec 37 ans d'opposition sont devenus des bourreaux-tortionnaires du peuple congolais. 

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  • Champigny-sur-Marne: Les hommages de la diaspora congolaise à Honoré Ngbanda !

    Champigny-sur-Marne: Les hommages de la diaspora congolaise à Honoré Ngbanda !

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    Champigny-sur-Marne, Maman Marie-Josée Lingomba Ngbanda, épouse du défunt et ses enfants à l'église Notre-Dame du sacré-coeur.

    L'une des filles de Monsieur Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba est mariée à un baron de France. La famille Ngbanda n'est pas pauvre. Elle est digne et a des valeurs intrinsèques qu'elle tient à préserver. Les appels des cotisations qui circulaient sur les réseaux sociaux ont peiné, mis en colère la famille Ngbanda qui s'est sentie humilier. Notre article: "Diaspora: Honoré Ngbanda Nzambo enterré en toute intimité en France" ! publié le 1 avril avait fait des remous des vagues ! "Monsieur Mulongo Toboyi récupération politique na liwa ya Honoré Ngbanda. Toboyi pe tozali na tina ya ba cotisations po na ko kunde ye te. Papa na biso akundama na France en toute intimité. Bino ba journalistes ya solo ya Congo bosunga biso "!

     

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    Les hommages de la diaspora congolaise à Mr Honore Ngbanda. Plusieurs congolais se sont déplacés, ce jeudi 29 avril,pour assister à la messe d’action des grâce, qui étaient organisée par sa famille, en l’église notre Dame de Champigy sur Marne. La prédication du jour, faite par le Révérend Charles Talingano, grand évangéliste, qui depuis 35 ans prêche l’évangile, qui a côtoyé plusieurs Présidents Africains pour lesquels il était devenu le conseiller spirituel. à travers le monde, qui était aussi son ami de Monsieur Honoré Ngbanda.

     

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    La famille Ngbanda a fait enlever  le drapeau de l'Apareco sur la dépouille d'Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba. Un drap mortuaire blanc cassé a couvert le cercueil, avec un bouquet blanc en forme de la croix, tout au long du culte. Aucun incident majeur n’a perturbé cet événement bien qu’il y eut des accrochages entre certains résistants et un compatriote connu par ces derniers, qui voulait filmer le cercueil alors qu’il est connu pour ses attaques et   prises de position contre Honoré Ngbanda de son vivant. La police est venue protéger l'impénitent provocateur. 

    Le Révérend Charles Taligano a rappelé qu'Honoré Ngbanda est mort, mais il laisse derrière lui de nombreux Ngbandistes. La prédication de Talingano s’est basée sur le témoignage de cet homme qu’il a connu en 1982 en Israël, alors qu’il était ambassadeur du Zaïre en Israël. Et qui par la suite est devenu son ami. Honoré Ngbanda était un homme que Dieu a utilisé tout au long de sa vie car il y avait une prophétie selon laquelle, Honoré Ngbanda sera le sauveur de Mobutu. Et cette dernière s’est réalisée en 1990 lorsque Mobutu était totalement fini.

    Le président de l’Apareco était l’un de très rares collaborateurs du Maréchal qui l’a soutenu jusqu’au bout. Et bien plus, il a sauvé la vie à Mubutu de justesse car ce dernier devait se rendre en Tanzanie avec le pdt Habyarimana et son collègue du Burundi. Honore Ngbanda avait insisté en conseillant Mobutu de ne pas prendre l’avion avec ses deux collègues pour se rendre à Dares Salam. Quelques heures après, les deux présidents furent assassinés, leur avion était abattu par les forces de Kagamé.

    En apprenant cette triste nouvelle à Abuja en présence de Talingano, le Maréchal avait embrassé son jeune frère Honoré Ngbanda en sanglots, criant, «  Honoré tu m’as sauvé la vie car c’est ma tête qu’ils cherchaient ». Par ailleurs, le prédicateur du jour, s’est appuyé sur l’exemple de Moise et Josué. Selon lui, Moise s’est battu pour libérer les enfants d’Israël qui étaient en captivité. Nombreux ne l’ont pas cru et l’ont combattu d’autant plus qu’ils préféraient vivre heureux en captivité que de souffrir pour un avenir meilleur. Malgré tout, c’est Josué qui a continué le noble combat de Moise en faisant entrer les enfants d’Israël à la terre promise. Que dire d'Honore Ngbanda? L’homme qui durant plusieurs décennies a parlé de l’occupation et d’autres crimes dont sont victimes les congolais. Au départ, personne n’y prêtait attention. Pire, il était diabolisé, traité de tous les maux. Aujourd’hui, tout le monde en République démocratique du Congo a reprit le message de Ngbanda y compris les dirigeants actuels. Cet homme est unique au sein de la classe politique congolaise, lui qui a sacrifié sa vie de famille, ses enfants, ses biens matériels etc.. Il s’est sacrifié afin que les Congolais sachent réellement les causes de leur tragédie. On peut tout dire de ce qu’il était, mais personne n’ignore l’impact de son combat dans le paysage politique congolais.

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    James Ngumbu, très proche du défunt qui fut le premier chargé de communication de l’Apareco et ami de la famille, a tenu à rendre personnellement ses adieux au président Honoré Ngbanda.

     

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    James Ngumbu avec deux compatriotes sur le parvis de Notre Dame de sacré-cœur à Champigny-sur-Marne. 

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  • RDC: Tshilombo aime le tapis rouge mais il a peur des quolibets des écoliers à Beni!

    RDC: Tshilombo aime le tapis rouge mais a peur des quolibets des écoliers à Beni !

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    La formule est consacrée: "Je suis le président de tous, y compris de ceux qui n'ont pas voté pour moi". Tshilombo avec ses 15% n'a jamais été élu par Beni ni Butembo ni Yumbi. Les élèves et écoliers qui l'attendent sur l'esplanade de la Marie de Beni ne sont pas satisfait de sa pirouette, depuis Kinshasa. L'impénitent promet d'aller à Beni, parle de la manipulation des écoliers.

    On prend proprement, sans tricher ou se faire nommer, les manettes du pouvoir pour agir pour ses concitoyens. Monsieur promesses fantasmagoriques adore distribuer des promesses. Il sème à tout vent.  Tshilombo aime le tapis rouge mais il a peur des quolibets, hués et railleries  des écoliers, blancs et bleus, qui campent  à l'esplanade de la Mairie de Beni et réclament sa venue pour les sécuriser. Tshintuntu demande aux écoliers qui font le sit-in é la Mairie de Beni, de retourner chez eux. Son arrivée n'est pas une solution à leurs revendications. Il voit une manipulation dans cette action des élèves.  "Je comprends. À l’heure actuelle, nous prenons un train de mesures. Je demande à ces enfants de ne pas s’exposer aux intempéries. Je promets que je serai bientôt avec eux. Ce que j’ai dit, je le ferai. Je prépare de solutions efficaces pour résoudre de manière définitive crise de l’est", vient de déclarer  Tshilombo au cours de point de presse à Kinshasa. 

    Reste à savoir si les écoliers vont entendre son appel. Une semaine déjà que les élèves et écoliers passent la nuit à la belle étoile, attendant un président putatif, qui ne viendra jamais parce que les rendez-vous à Djamena pour les obsèques du maréchal-président -dictateur Idriss Déby et Paris pour la préparation du sommet Afrique-France, sont plus importants que Beni.

    Rappelons que priver de vote par la CENI de Corneille Naanga, les habitants de Beni avaient avaient organisé des élections libres, démocratiques et transparentes. Ce sont les organisateurs de l'élection présidentielle à Beni , le samedi 29 décembre 2018, sont parents des écoliers  de Beni qui campent devant la Marie. Manipulation ? Tshilombo est à des années lumières de préoccupations du peuple congolais. Son régime usurpé est une calamité pour le Congo.  

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  • RDC: Pourquoi Tshilombo fuit Beni-Butembo-Yumbi privés de l'élection présidentielle?

    RDC: Pourquoi Tshilombo fuit Beni-Butembo-Yumbi privés de l'élection présidentielle?

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

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    Beni, Tshilombo le vadrouilleur, est prit dans son propre piège. Monsieur distributeur automatique des promesses fantasmagoriques, avait promis d'installer son quartier général à Beni pour éradiquer l'insécurité. Depuis le 5 avril, les cours n'ont pas repris à Beni. Les bleus et blancs campent sur l'esplanade de Mairie de Beni, attendant l'arrivée de Tshilombo. Beni-Butembo-Yumbi ?

    « Nous sommes des enfants et non des ADF. Nous avons droit à l'éducation. Beni a besoin de la paix. Il n'y a pas la RDC sans Beni. Nous exigeons l'arrivée du chef de l'État ici ». Les cours n’ont pas repris depuis le 5 avril, pour les écoliers et élèves, en ville de Beni au Nord-Kivu.  “Nous sommes déterminés et nous n’allons pas céder. Les élèves de Beni doivent étudier en paix. Nous sommes ici jusqu’à l’arrivée du chef de l’État pour qu’il nous garantisse la paix “, avait déclaré Muhindo Nikson, le président du comité des élèves. Le Parlement d’enfants et le comité d’élèves à Beni avaient donné 72 heures à Tshilombo pour qu’il se rende à Beni. Après l’expiration de cet ultimatum le jeudi 22 avril, les élèves et écoliers se sont installés sur l'esplanade de la   mairie de Beni. Ils y campent !  Sur leur décision, les élèves et écoliers ont endurci leur sit-in à la mairie  de Beni jusqu’à l’arrivée de Tshilombo dans cette zone du Nord-Kivu. Jason Katya, président du parlement des enfants de Beni a fait savoir qu’ils vont poursuivre leur sit-in « jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Nous avons demandé au Président d’être à Beni, il n’est pas venu. Nous l’attendrons ici devant la mairie jusqu’à ce qu’il se décide de venir ». Des femmes et écoliers de la ville de Beni, exigent l’installation du quartier général de Tshilombo, dans cette partie du pays en proie aux tueries et à l’activisme des groupes armés.

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    Ces bleus et blancs disent être victimes de la déplorable situation d’instabilité qui sévit dans cette région, caractérisée par des mouvements de rebellions, des guerres tribales, des conflits fonciers, etc. “Les enfants continuent d’être les principales victimes des conflits. Leurs souffrances prennent multiples formes. Les enfants sont tués, rendus orphelins, mutilés, enlevés, privés d’éducation et de soins de santé, atteints des troubles physiques, forcés de s’enfuir de chez eux. Les enfants réfugiés et déplacés sont particulièrement vulnérables face à la violence, à l’exploitation sexuelle (…)”, dénoncent ces mineurs. Ils regrettent que les violations répétées des droits des enfants se produisent, selon eux, dans un climat d’impunité. “Aujourd’hui, l’éducation est sabotée de toutes les manières, avec le raccourcissement des années scolaires chaque fois, dans notre région, à cause de la guerre. Souvent, les années scolaires sont sauvées, mais pas l’éducation”, dénoncent ces jeunes. “Quelle génération formons-nous, sans une éducation complète”, s’interrogent-ils.

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    Pourquoi Tshilombo fuit-il Beni ? Monsieur 15% n'a jamais été élu par Beni, Butembo et Yumbi. Les compatriotes de ces trois villes ont été privés d'élection présidentielle de 2018. Beni avait défié Kinshasa avec ses propres élections.  Les Nandés sont des vrais patriotes. Ils sont Congolais sans marchander ni quémander. 

    Nous sommes à trois jours des élections. Le monde n’en revient pas. Nanga annonce à la presse nationale et internationale que les élections auront bel et bien lieu le dimanche 30 décembre 2018. Et à la surprise générale, il ajoute que pour des raisons de terrorisme et d’Ebola, le territoire de Beni, la ville de Beni et la ville de Butembo ne voteront pas. Les élections y reportées en mars 2019, sans préciser la date. Consternation ! Colère ! Révolte ! Dénonciation ! Voilà les sentiments qui transpercent les cœurs de ces populations longtemps martyrisées et égorgées. Pour certains, il n’y a aucun de doute, c’est la Kabilie qui a intimé l’ordre à Naanga, président de la CENI, de prendre une telle décision.

    Il n’y a pas à chercher la raison plus loin que son nez : Kabila et son régime par cette décision répond au rejet total de la Kabilie que le Peuple du Grand-Nord a bien exprimé à travers l’accueil chaleureux de Martin de Fayulu. En dépit des appels non seulement de tout le peuple congolais et de certains organismes internationaux lancés à Naanga pour revenir sur sa décision, ce dernier avec l’épée de Kabila sur sa gorge, campe à sa décision : le peuple du grand-nord ne mérite pas participer à l’élection d’un président de la RD Congo.

     

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    Samedi 29 décembre 2018, les jeunes avec à la tête la Lucha de Beni s’organisent : ils lancent des appels à travers les réseaux sociaux et les médias locaux à la population qu’ils organiseront eux-mêmes les élections. Le message est capté cinq sur cinq.

     

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    Dimanche 30 décembre. Les structures sont en place. Tout part du quartier de Kaliva. Les bulletins de vote sur le modèle des élections précédentes sont imprimés. Un bureau est constitué. Le système de lavage et de désinfection avant le vote est garanti. La nouvelle se répand dans la ville et dans les contrées environnantes. Les gens commencent à afflouer. La police essaie d’intervenir mais elle est vite débordée. Après quelques minutes, elle cède à la volonté du peuple et décide d’encadrer les électeurs. C’est parti !

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    "Nous sommes venus ici au terrain de Kalinda pour voter. Nous avons le droit de voter comme les gens de la ville de Goma ou de Bukavu". "C'est la raison pour laquelle vous voyez ici ces gens qui sont pour voter. La ville de Beni est dans la République démocratique du Congo. On ne ne peut pas nous priver (du droit de vote" ! Les images sont impressionnantes, comme ces vieilles mamans courbées et fatiguées qui arrivent avec cartes d’électeurs à la main. Le centre ne peut contenir toute la population de la ville. D’autres centres ouvrent à travers la ville comme à Maboglio.

    Butembo emboite la dance. Là aussi, à commencer par les taximen moto de Nziyapanda au sud de la ville, des bureaux de vote se mettent en place. A la différence de Beni, les papiers des cahiers vont servir de bulletins de vote. Le même engouement est observé à Kasindi.
    Partout, les foules sont nombreuses et tout le monde veut voter, en observant strictement les règles d’hygiène. Ce qui va obliger les organisateurs à aller au-delà de l’heure prévue pour la fermeture. A peine le vote se termine-t-il, le dépouillement devant témoins venus de différents partis mais aussi en présence des caméras des télévisions internationales, le dépouillement commence.

    Les visages sont radieux. Tout le monde est content d’avoir accompli son devoir civique. Le changement tant désiré pointe à l’horizon.

    La presse aussi bien locale, nationale qu’internationale est ébahie. Les élections sont libres, transparentes et véridiques. Ce que Nangaa n’a pas réussi à organiser en trois ans, la population du Grand-Nord vient de le faire en deux jours, avec une somme n’excédant pas 500 dollars américains. Les résultats vont être connus ce mardi à 12h00 et seront envoyés sans tarder à la Monusco et à la Ceni locale pour transmission à Nangaa.

    Pendant ces temps, dans le reste de la République, tout le monde tire sur Nangaa. C’est le chaos total. De l’Est à l’Ouest, du Nord au sud, on signale partout des cas des machines qui ne démarrent pas ; des tentatives de corruption, des noms d’électeurs qui manquent sur les listes mais que l’on retrouvera sur des listes originales jétées soit dans les poubelles ou dans les toilettes comme à Goma, des morts à Wallungu, des électeurs chassés pour avoir refusé de voter pour un candidat, des machines à voler découvertes dans des maisons des autorités provinciales, etc. La liste est longue.

    Les populations de Beni et de Butembo sont les vainqueurs de ces élections présidentielles, législatives et provinciales en R D Congo.

    Oui, comme vient de le twiter quelqu’un ce matin, le « Peuple Nandé est un génie. Il vient de lancer sur le marché international un modèle de vote et d’élections qui pourrait désormais inspirer les leaders africains. A moins de 500 dollars et en deux jours on peut organiser des élections libres, transparentes et incontestables. Le terrorisme et l’ebola ont eu peur et ont pris refuge chez Nangaa et chez Kabila ».
    Leaders africains, voulez-vous organiser des élections libres, transparentes et non contestables, en deux jours et à un moindre prix ? Venez à Butembo et à Beni. Cela vous épargnera des contracter des dettes et vous rendra indépendants dans la mise en œuvre de vos projets.

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    Les conditions d’un bon déroulement de la présidentielle n'étaient pas remplies. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait maintenu le scrutin. Mais elle avait décidé de reporter les élections au mois de mars dans les circonscriptions de Beni et Butembo, dans le Nord-Kivu, et Yumbi, dans la province de Maï-Ndombe, dans le sud-ouest du pays. Certains constitutionnalistes s'étaient arraché les cheveux. Comment la CENI pouvait-elle organiser une élection présidentielle aussi cruciale en privant 1,2 million de Congolais du droit de vote? Quand Beni, Butembo et Yumbi pourront voter, les jeux seront déjà faits. Les résultats de la présidentielle étaient attendus le 15 janvier et la prestation de serment du nouveau président pour le 18 janvier.

    "C’est un simulacre d’élection. On confisque le droit de vote d’une partie des 40 millions d’électeurs. Les circonscriptions touchées sont favorables à Martin Fayulu, le principal candidat de l’opposition, celui qui fait le plus peur au camp Kabila et à son candidat Emmanuel Shadary."  La raison en était simple: "le Nord-Kivu, ravagé par deux conflits régionaux et sillonné par plus de 100 groupes armés, se sent abandonné par le gouvernement. Quant aux justifications avancées par la CENI, le manque de sécurité et l’épidémie d’Ebola, elles ne tiennent pas la route, le virus Ebola qui sévit dans le Nord-Kivu n’est pas de nature à menacer l’élection. La CENI n’est pas indépendante, elle est aux ordres du pouvoir."

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  • Islamisme ? Non Tshilombo, la RDC est victime de l'occupation Ougando-Rwandaise!

    Islamisme ? Non Tshilombo, la RDC est victime de l'occupation Ougando-Rwandaise!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    Parler d'islamisme-terrorisme à l'Est du Congo, sur le perron de l'Elysée? Tshilombo a fait un mauvais diagnostique. La RDC est victime d'occupation Ougando-Rwandaise pour piller ses ressources. Le Rwanda est devenu le premier producteur du Coltan, qui n'est pas dans son sous-sol. Les criminels Ougandais et Rwandais commettent des crimes de sang et crimes contre l'humanité en toute impunité.

    C'est l'occupation Ougando-Rwandaise à l'Est du Congo, qui est la base de l'insécurité. Le pillage des ressources de la République démocratique du Congo est la seule raison. Le Rwanda est devenue le premier producteur du Coltan, un minerai qui n'est pas dans son sous-sol ! Mais qui écrit à Tshilombo ses discours ? Lorsque le diagnostique est faux, la remède sera fausse.

    Réveil-FM: Non Tshilombo, la RDC est victime de l'occupation Ouganda-Rwandaise et non de l'islamisme © Freddy Mulongo

     

     Les sorties médiatiques de Félix Tshilombo à l’extérieur se ressemblent. Invité de Macron, hier au Palais de l’Elysée, le braqueur électoral Tshilombo n’a pas failli à sa mauvaise réputation. La cacophonie, il en a servie sans s’interrompre mais, lorsqu'il s’est permis d'affirmer que ce sont les islamiste qui tuent les congolais à l’Est de la République démocratique du Congo, au lieu d'exiger le Tribunal Pénal pour la RDC s'appuyant sur le Rapport mapping de l'ONU. Si Tshilombo le vadrouilleur avait pris la peine de lireThierry Vircoulon
    Observatoire de l’Afrique australe et des Grands Lacs Thierry Vircoulon, la Note N°11 de l'IFRI: L’ISLAM RADICAL EN REPUBLIQUE
    DEMOCRATIQUE DU CONGO : ENTRE MYTHE ET MANIPULATION !, il ne serait pas tombé dans les panneaux pour annoncer des inepties.

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    L’islam en République démocratique du Congo (RDC) n’a eu qu’une présence marginale et périphérique et a été un non sujet jusqu’à une date très récente. Le caractère ultra-minoritaire des musulmans dans un pays qui est, depuis la colonisation belge, une terre de compétition entre les diverses tendances du christianisme et leurs hybridations locales rendait impossible l’émergence d’une « question musulmane » dans cette partie du monde. La présence de musulmans dans la société congolaise n’a jamais véritablement fait débat au point que le dernier véritable héros congolais, le colonel Mamadou Ndala, « tombeur » du M23, était musulman. Son assassinat en 2014 a suscité une émotion nationale et il a reçu les honneurs militaires à titre posthume.
    Cependant, depuis 2014, la crainte de l’implantation d’un islam radical et violent se manifeste en RDC. Cette crainte relève du contexte international – l’Afrique étant une des zones d’expansion du jihadisme –mais aussi d’une réalité locale particulièrement violente : les tueries répétitives d’un groupe armé islamiste radical dans l’Est de la RDC, les Forces démocratiques alliées (ADF). Alors qu’il n’y a pas de tradition d’un islam revendicatif ou radical en RDC, les ADF constituent une anomalie mystérieuse. L’étrange mutation de ce qui n’était qu’un groupe armé ordinaire dans l’Est congolais1 en une milice de terreur depuis 2013/2014 pose de nombreuses questions et déclenche les prémices d’une stigmatisation des musulmans dans les Kivu.
    Cette note met en évidence les liens complexes et étroits que les autorités congolaises ont entretenus avec des mouvements musulmans
    radicaux dès les années 1990 en soutenant, avec l’aide du gouvernement islamiste de Khartoum, la formation des Forces alliées démocratiques Armée nationale de libération de l’Ouganda (ADF-Nalu) et en tolérant les activités financières du Hezbollah. Pour qui veut comprendre les manifestations de l’islam radical en RDC, le principal défi est de faire la part entre les clichés collectifs, les angoisses généralisatrices et simplificatrices et la désinformation intentionnelle. Une fois ce travail accompli, il apparaît que la menace islamiste n’est pas là où le gouvernement la dénonce, ni là où la MONUSCO la cherche. 

    L’islam : une présence interstitielle
    En RDC, l’islam est un héritage de la traite des esclaves. Cette religion est, en effet, entrée dans ce qui n’était pas encore le Congo au milieu XIXe siècle par l’Est. C’est à cette période que les marchands d’esclaves afro-arabes venus d’Afrique orientale ont commencé à s’aventurer vers les Grands Lacs et que ceux du Soudan ont commencé à découvrir le nord-est du Congo. Le plus célèbre de ces négriers fut Tippo Tip, un commerçant de Zanzibar proche du sultan d’Oman, qui fit fortune dans le commerce d’ivoire et d’esclaves dans le Congo oriental. Son entreprise négrière fut en quasi situation de monopole de 1884 à 1887 dans l’est du Congo avant d’être progressivement évincée par la mise en place de l’État indépendant du Congo, propriété privée du roi Léopold. Cette entreprise esclavagiste a néanmoins laissé une empreinte religieuse durable dans l’est du Congo (et plus particulièrement au Sud Kivu, au Maniema et dans la Province Orientale) et explique le terme populaire « d’arabisés » pour désigner les Congolais musulmans.

    L’islam congolais est principalement d’inspiration soufi et ne constitue pas un sujet d’intérêt politique avant la décolonisation. La présence de
    l’islam et les signes extérieurs d’appartenance à la communauté musulmane ont été combattus depuis les premières heures de la colonisation belge. Sous couvert de lutte contre l’esclavage, l’Église catholique avec le soutien de l’administration belge a fortement œuvré contre le développement de l’islam, notamment en interdisant l’accès à l’éducation aux enfants de confession musulmane. Ignorés et stigmatisés durant la période coloniale, les musulmans congolais, principalement de Kisangani, sont entrés en politique en soutenant la lutte pour l’indépendance de Patrice Lumumba. Au début des années 1970, la communauté musulmane a été reconnue par le gouvernement et s’est dotée d’un organe de représentation officielle : la Communauté islamique du Zaïre (Comiza), l’ancêtre de l’actuelle Communauté islamique en République démocratique du Congo (Comico). Toutefois l’islam n’a qu’une présence interstitielle dans un paysage religieux dominé par le
    catholicisme, le protestantisme (sous presque toutes ses formes) et des églises chrétiennes syncrétiques (comme le kimbanguisme). Au XXe comme au XIXe siècle, l’islam a continué d’être une religion d’importation. En effet, aux « arabisés » qui constituent la souche historique de l’islam en RDC sont venues s’ajouter des communautés étrangères arrivées en plusieurs vagues après la décolonisation (Libanais, Indiens, etc.). La caractéristique des communautés indienne et libanaise est d’avoir une importance économique disproportionnée par rapport à leur poids démographique et d’être concentrées dans quelques villes seulement. L’installation de ces diasporas commerçantes en RDC a conduit à une diversification et une expansion urbaine de l’islam, les Indiens introduisant le culte ismaélien et les Libanais introduisant le chiisme dans un environnement majoritairement sunnite. Actuellement 10 % de la population sur l’ensemble de l’étendue du territoire est de confession musulmane en RDC et seulement 10 à 15 % d’entre eux seraient chiites.

    L’islam n’a jamais joué de rôle politique en RDC. Le parlement issu des élections de 2006 comptait seulement quatre députés et trois sénateurs
    de confession musulmane. Mais récemment, les instances de la communauté musulmane ont fait entendre leur voix dans le cadre de la
    crise électorale en s’affichant ouvertement en faveur du pouvoir et en soutenant la candidature de Corneille Nangaa à la tête de la Commission
    électorale nationale indépendante. Et, signe des temps, le parti au pouvoir, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, a aussi
    organisé des ateliers de réflexion sur l’islam.
    .
    Djihadisme à l’est du Congo ?
    Depuis l’offensive des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyées par la Brigade d’intervention de la Monusco (FIB) contre les ADF en 2014, la question de l’islam radical s’est invitée dans le débat sécuritaire en RDC. En effet, depuis 2015, le territoire de Béni dans la province du Nord Kivu est le théâtre de massacres en séries attribués, par les autorités locales et la mission onusienne, aux ADF. Avant les ADF, le seul groupe armé dans l’est du Congo à avoir eu une prétendue orientation musulmane fut le Parti pour l'unité et la sauvegarde de l'intégrité du Congo (PUSIC) qui opérait en Ituri dans la Province Orientale. Né de la scission d’un autre groupe armé (l’Union des patriotes congolais), le PUSIC fut créé par Yves Khawa en 2003 et faisait partie intégrante de la crise iturienne. Soutenu en son temps par Kampala, le PUSIC avait un agenda incluant principalement des revendications ethniques et foncières. Bien qu’il se soit converti à l’islam et qu’il ait, prétendument, voulu imposer, sans succès, cette religion à ses combattants, Yves Khawa était issu d’une lignée de chefs traditionnels et
    n’avait rien d’un musulman rigoriste. Les allégations de liens avec des organisations islamistes radicales ou terroristes viennent des liens somme
    toute modestes qu’il avait noués avec le régime de Kadhafi. Le PUSIC n’a pas survécu à l’arrestation de son chef en 2005. À l’inverse du PUSIC, les ADF, seul groupe armé islamiste dans l’est du Congo, ont une impressionnante longévité, un soubassement idéologique islamiste radical et font donc figure d’anomalie.

    À l’instar des groupes armés des Kivu, les ADF, résidus de l’ADF-Nalu, ont une longue histoire. L’ADF-Nalu fut un produit de la collaboration entre lesservices de sécurité soudanais et zaïrois dans les années 1990 contre le régime de Museveni en Ouganda. L’Armée nationale de libération de l’Ouganda (Nalu) s’inscrit dans l’histoire longue de la contestation dans l’ouest de l’Ouganda. Depuis l’indépendance de l’Ouganda en 1962, cette zone frontalière est travaillée par une velléité d’autonomie et une tradition de résistance contre le pouvoir central qui durent encore aujourd’hui. À la fin du mois de novembre 2016, une cinquantaine de personnes auraient été tuées lors d’une confrontation avec les forces de sécurité ougandaises qui ont arrêté le roi du Rwenzori à Kasese et l’ont accusé de fomenter une nouvelle rébellion. Ainsi la guérilla paysanne du Rwenzururu, qui a été active de 1962 à 1980, était animée par les ethnies bakonzo et bamba qui vivaient sur les flancs de la chaîne du Rwenzori et elle utilisait cette frontière montagneuse comme zone de repli et de protection. La Nalu fut l’héritière du Rwenzururu car bâtie en 1986 à partir des réseaux des combattants du Rwenzururu par Amon Bazira, un ancien responsable des services de renseignement du régime Oboté. En 1993, l’assassinat d’Amon Bazira a porté un coup presque fatal à son organisation dont les membres se sont repliés en RDC.
    C’est à la même époque que les ADF se forment suite à l’affrontement entre des membres de la secte Tabligh (Jama'at al-tablîgh), menés par
    Jamil Mukulu, et la police en 1991. À leur libération, en 1993, Jamil Mukulu et ses condisciples s’installent dans l’ouest de l’Ouganda et
    forment, en 1994, le Mouvement des combattants ougandais pour la liberté (UFFM). Suite à la destruction de leur camp par les forces ougandaises en 1995, les UFFM se replient au Zaïre comme l’avaient fait avant eux les combattants du Rwenzururu et de la Nalu. En septembre 1995, sous le patronage des services de renseignement zaïrois et soudanais, la Nalu et les UFFM s’allient et forment un groupe armé syncrétique : ADF-Nalu. De 1996 à 2001, les ADF-Nalu ont mené des opérations en territoire ougandais en ayant pour base arrière la partie congolaise du Rwenzori. En réponse, les forces ougandaises lancent l’opération « Mountain sweep » qui dura de 1999 à 2001 et au terme de laquelle les ADF-Nalu sont défaits mais pas démantelés. De cette défaite à 2007, les ADF-Nalu entrent en sommeil : ils n’ont plus qu’une très faible activité opérationnelle même s’ils restent dans la ligne de mire du pouvoir ougandais. Après un ultime baroud d’honneur (une série d’attaques en territoire ougandais en 2007), les leaders historiques de la Nalu abandonnent la lutte armée et se rendent.


    La composante musulmane de cette rébellion (les ADF de Jamil Mukulu) se retrouve seule et l’islam devient alors la religion unique au sein des ADF qui se retirent et se réorganisent près de Oïcha dans le territoire de Béni. Les ADF imposent un contrôle sur leur territoire en le rendant inaccessible et tissent un large réseau mafieux basé sur le racket au sein de la population civile.


    Bien qu’affaiblis, les ADF continuent à être mis sous pression militaire en raison de leurs liens présumés avec un autre mouvement islamiste très actif mais lointain, les Shebaab qui combattent en Somalie et organisent des attentats au Kenya et en Ouganda. Les opérations militaires anti-ADF se succèdent sans succès jusqu’en 2014. En 2010, l’armée congolaise (FARDC) lance l’opération « Rwenzori » contre les bastions des ADF, sans grand succès, puis en 2012 elle lance l’opération « Radi Strike ». Dans l’enthousiasme de la victoire contre un autre groupe armé du Nord-Kivu, le M23, l’armée congolaise et la MONUSCO envisagent de neutraliser les ADF qui ont un regain d’activité pendant la seconde moitié de 2013. Les ADF ont attaqué cette année-là de nombreux villages, ce qui a amené plus de 66 000 personnes à s’enfuir en Ouganda. Ces attaques ont dépeuplé une vaste zone, que les ADF contrôlent en enlevant ou en tuant les personnes qui retournent dans leurs villages. Entre juillet et septembre 2013, les ADF ont décapité au moins cinq personnes dans la région de Kamango, en ont tué plusieurs autres et en ont enlevé des dizaines. À partir de janvier 2014 les FARDC, aidés par la brigade d’intervention de la MONUSCO, se lancent à l’assaut des positions des ADF et s’emparent de leurs principaux camps en juillet 2014. Les combattants ADF se scindent en plusieurs groupes et se replient dans la forêt au nord de Beni, entre Mambassa et Opienge dans la province Orientale. Après l’offensive des FARDC et de la FIB, les ADF sont réduits à une centaine de combattants, femmes et enfants inclus, et leur chef charismatique, Jamil Mukulu, est arrêté le 20 avril 2015 en Tanzanie.
    Mais ce qui est alors considéré comme une victoire définitive n’est en réalité qu’un repli stratégique des ADF qui ne sont toujours pas neutralisés.
    En effet, loin de perdre leur capacité de nuisance, les ADF changent de tactique et de stature. De groupe armé résilient mais ordinaire, caché dans un massif montagneux, ils deviennent une milice de terreur, évolution ébauchée dès 2013. À partir d’octobre 2014, ils se livrent à des attaques contre les villageois, n’hésitant pas à massacrer femmes et enfants à l’arme blanche. La vague de massacres de civils qui a débuté en octobre 2014 et continue toujours dans la région de Beni leur est attribuée. L’arrestation de Jamil Mukulu en 2015 n’a pas brisé l’activisme des ADF, bien au contraire.
    Les ADF évitent l’affrontement avec l’armée congolaise et commettent des tueries en apparence gratuites contre la population civile. Au début du mois de juillet 2016, ils s’infiltrent dans la localité d’Oïcha et tuent neuf personnes dont cinq femmes, puis récidivent début août en tuant 51
    personnes en une seule attaque20. Human Rights Watch estime à près de 700 le nombre des victimes civiles de ces attaques depuis deux ans mais les estimations des ONG congolaises sont proches de 1 200 victimes.

    Les ADF : implantation de la nébuleuse islamiste radicale au cœur de l’Afrique centrale ?
    Très tôt les ADF ont été soupçonnés d’être liés à l’islamisme radical international. En raison des liens entre les ADF et Khartoum, dès 1998, le gouvernement ougandais a accusé les ADF d’avoir des liens avec Al Qaeda. Jamil Mukulu est même soupçonné d’avoir été entraîné dans des
    camps au Pakistan, ce qui n’a jamais pu être formellement vérifié. Kampala a ensuite accusé les ADF d’avoir des liens avec les Shebaab en Somalie, notamment après l’attentat meurtrier lors de la coupe du monde en 2010.

    Cette thèse est largement alimentée par les services de sécurité ougandais depuis l’engagement de Kampala en Somalie dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l’Union Africaine (AMISOM). Les autorités gouvernementales congolaises font écho à la thèse du lien entre les Shebaab et les ADF promue par Kampala et ont signalé à plusieurs reprises la présence de Somali dans les rangs des ADF. Le 19 août 2016, le porte-parole du gouvernement fait une déclaration mettant l’accent sur le caractère non-congolais des combattants ADF.
    .
    Si des contacts avérés avec des organisations musulmanes radicales kenyanes sont découverts lors de l’arrestation d’un des fils de Jamil
    Mukulu à Nairobi, en revanche aucun lien formel avec les Shebaab n’est attesté. La prise par les FARDC du camp ADF de Medina et l’exploitation des documents trouvés par le groupe des experts des Nations unies démontrent l’absence de liens objectifs entre ce groupe armé et les Shebaab. La presse prête aussi aux ADF des liens avec Daech et Boko Haram mais sans aucune base factuelle.

    Le mystère ADF : un groupe armé hybride ou un groupe armé prétexte ?
    Les ADF interrogent à plusieurs titres. Ils sont le groupe armé le plus méconnu de l’Est congolais et en même temps l’un des plus anciens. Leur
    profil et leur stratégie sont atypiques et leur identité demeure mystérieuse. En effet, depuis l’arrestation de Jamil Mukulu, les ADF n’ont plus de leader connu. Ils font donc figure de rébellion sans chef charismatique à l’inverse des groupes islamistes et des groupes armés historiques des Kivu qui ont tous des leaders connus.
    Le profil des ADF en tant que groupe armé islamiste est paradoxal. D’une part, les ADF ne communiquent pas : ils ne font pas de propagande
    islamiste par des vidéos ou par internet et ne participent pas à la « djihadosphère » contrairement aux Shebaab et autres groupes islamistes.
    D’autre part, leur islamisme est très discret, voire évanescent. Loin de mettre en avant les symboles du djihad et du salafisme, ils ne se décrivent
    pas comme les défenseurs de la « vraie foi musulmane » face aux apostats et aux mécréants, semblent superficiellement islamisés et se livrent même à des danses sur certaines vidéos31. Leurs cibles sont aussi inhabituelles pour un groupe armé islamiste : ils ne prétendent pas créer un califat dans les Grands Lacs, ne mènent plus d’attaques en Ouganda depuis plusieurs années, ne ciblent pas vraiment l’armée congolaise et encore moins des leaders religieux chrétiens ou musulmans. Ils se contentent d’interdire l’accès de certaines zones de la frontière congolo-ougandaise à la population et de maintenir leur sanctuaire territorial en revendiquant des terres que leur auraient données Mobutu lors de la création des ADFNalu.
    Paradoxalement, leur politique de terreur contre les villageois et leur mode opératoire (interdiction de pénétrer dans certaines zones, usage
    d’enfants soldats, atrocités à la machette, etc.) les rapprochent davantage de l’Armée de résistance du Seigneur que des groupes armés islamistes.

    Si cet atypisme peut être considéré comme la conséquence d’une hybridation locale d’un islamisme en provenance d’Afrique de l’Est, cette
    thèse ne suffit pas à expliquer la rationalité stratégique complètement différente des ADF par rapport aux autres groupes islamistes.

    Par ailleurs, le comportement de l’armée congolaise face à la vague de tueries de Béni est éminemment suspect. Aussi bien les parlementaires
    congolais que le bureau des droits de l’Homme des Nations unies au Congo mettent en doute la version officielle de la responsabilité des ADF dans plusieurs massacres et pointe des responsabilités au sein de l’armée congolaise34. Dès novembre 2014, la commission parlementaire envoyée pour enquêter sur les massacres dans la région de Beni souligne que le plan de protection des civils élaboré par le général Champion de la MONUSCO n’a pas fonctionné. Plus troublant encore, certains officiers congolais auraient interdit à leurs hommes de porter secours aux populations durant les massacres ou auraient sciemment attendu plusieurs heures après les massacres pour envoyer des secours. Les régiments 808, 809, 905 et 1006 seraient impliqués dans les massacres de Tenambo-Mamiki, de Ngadi, et de Mayangose en 2014 et 2015. Alors que les ADF sont une priorité de sécurité, le manque de réactivité de l’armée congolaise se répète lors du massacre d’août 2016. Une fois encore, le réseau d’alerte précoce mis en place par les Nations unies n’a pas fonctionné. Des témoignages au sein de la société civile indiquent que des officiers de l’armée et de la police congolaise auraient intimé l’ordre aux relais civils de ce système d’alerte précoce de ne pas l’utiliser en cas d’attaque. Ces témoignages mettent aussi en évidence des complicités entre les ADF et certaines unités de l’armée congolaise à tel point que la société civile locale parle « d’ADFFARDC». À ce titre, il convient de rappeler que le meurtre du « héros »de la lutte contre le M23, le colonel Mamadou Ndala38, en janvier 2014 est considéré comme un règlement de comptes entre militaires congolais maquillé en embuscade des ADF. Le mystère des ADF semble s’inscrire dans la longue tradition de complicité et d’instrumentalisation des groupes armés dans l’est de la RDC par le commandement de l’armée congolaise.
    Si le gouvernement et la MONUSCO continuent d’imputer aux seuls ADF la responsabilité des massacres qui endeuillent la région de Beni et de décrire ce mouvement comme un groupe de fanatiques islamistes ougandais, cette lecture est de plus en plus contestée. Dès 2012,
    l’International Crisis Group insistait sur la congolisation des combattants ADF, remettait en cause l’existence d’une coopération directe avec les
    Shebaab et soulignait que « le gouvernement ougandais instrumentalise la menace terroriste à des fins intérieures et extérieures ». Au début 2016, le Groupe d'étude sur le Congo de l'université de New York estimait qu’outre les ADF, des membres de groupes armés locaux (notamment d’anciens du Rassemblement congolais pour la démocratie – Kisangani/mouvement de libération et d’anciens membres du CNDP/M23) et des FARDC portaient une part très importante de responsabilité dans ces tueries. À ces voix dissonantes s’ajoute celle des autorités locales. En effet, selon le maire de Béni, Bwanakawa Nyonyi, les massacres sont le fait d'une « nébuleuse » derrière laquelle se cachent « des mains politiques congolaises »– une opinion partagée par de nombreuses organisations locales de la société civile.
    L’impact du « mystère ADF » dépasse largement la zone de Beni et les Kivu et est devenu un symbole national de l’insécurité des populations
    en RDC. Alors que chaque tuerie accroît la suspicion d’instrumentalisation des ADF et démontre l’inefficacité des casques bleus, le gouvernement continue d’éluder le problème. Il insiste sur le caractère islamiste des ADF et fait condamner deux imams mais il ne fournit pas de moyens sécuritaires suffisants, comme l’atteste le scandale du détournement des fonds alloués aux policiers de Beni. Le mécontentement atteint son comble dans la population locale qui demande une enquête internationale pour déterminer les responsables de ces tueries à répétition et exprime ouvertement son ras-le-bol du gouvernement et de la MONUSCO.

    Les prémices d’une radicalisation religieuse dans les Kivu
    L’effet direct du « problème ADF » est une stigmatisation naissante de l’islam dans les Kivu qui est déjà ressentie par la communauté musulmane congolaise. Tant au Nord qu’au Sud Kivu, la présence de l’islam est de plus en plus décriée. Au Nord Kivu, en réaction aux ADF, des groupes armés à dénominations chrétiennes font leur apparition en recyclant des combattants mayi-mayi tandis qu’au Sud Kivu la prolifération des mosquées est dénoncée par la société civile.
    Premiers mouvements d’auto-défense religieux au Nord Kivu
    Selon un scénario bien rodé dans les Kivu, l’incapacité de protéger les populations donne lieu à des réflexes collectifs d’auto-défense grandement facilités par la prolifération et l’enracinement des groupes armés dans les Kivu depuis 20 ans. Ainsi une milice sectaire locale appelée « Corps du Christ de Carmel », vraisemblablement affiliée aux May-Mayi Mazembe, s’est formée à Butembo durant le mois d’octobre 2016. Cette milice, dirigée par le pasteur David Murata et dont le nom vient de la colline du Mont Carmel près de Butembo, a pour « raison sociale » la lutte contre les ADF – ses membres déclarant être en route pour Beni afin de « combattre les égorgeurs »
    Selon des tracts trouvés à Butembo, cette milice serait dirigée par le « général » Baraka, un enfant soldat promu général de façon héréditaire à 12 ans en 2008.49 Cette secte qui était composée de combattants mayi-mayi s’est rapidement heurtée à l’armée et a été chassée  de la colline du Mont Carmel au début du mois de novembre mais ces miliciens se sont dispersés en zone rurale. Avant cette nouvelle milice/secte, les Forces œcuméniques pour la libération du Congo (FOLC) avaient amorcé ce virage religieux anti-ADF. À Beni où la psychose des ADF atteint son apogée, la population civile évoque aussi la nécessité d’une force de défense communautaire face à l’inefficacité des services de sécurité
    nationaux et de la MONUSCO.

    Prolifération des mosquées au Sud Kivu :fantasme populaire ou réalité ?
    Depuis près d’une décennie, la société civile congolaise et plus particulièrement du Sud Kivu dénonce le développement de l’islam aux abords des cantonnements onusiens. Au Sud Kivu, l’accroissement de la visibilité de la confession musulmane est principalement associé aux
    troupes pakistanaises de la MONUSCO qui sont stationnées dans cette province depuis plus de dix ans52. La société civile locale estime que le
    contingent pakistanais se livre au prosélytisme – la « preuve » mise en avant étant la multiplication des lieux de culte musulman à Bukavu et dans d’autres territoires de la province (Walungu, Kalehe et Kavumu).

    Toutefois seule la construction de mosquées attribuée à un officier pakistanais entre 2008 et 2009 est avérée. En effet, dans le territoire de
    Walungu au Sud Kivu, un colonel de l’armée pakistanaise a fait construire six mosquées sur ses fonds propres.
    Bien qu’insuffisant pour en conclure que le contingent pakistanais de la MONUSCO est un vecteur de prosélytisme au Sud-Kivu, cet exemple confirmé impose de questionner l’action de certains militaires pakistanais ainsi que l’origine de ces fonds propres. Pour autant si l’activisme religieux de cet officier de l’armée pakistanaise interroge, il n’y a aucune indication sur la pratique ou la promotion d’un islam radical. 

    L’empreinte du Hezbollah
    Depuis le début des années 90, l’empreinte du Hezbollah apparaît en RDC à travers les activités commerciales de certains membres de la
    communauté libanaise de Kinshasa. L’existence de réseaux souterrains financiers du Hezbollah n’est pas spécifique à la RDC mais s’inscrit dans le cadre plus vaste des activités financières du Hezbollah en Afrique et ailleurs. Une filière libanaise dans le diamant a commencé à s’implanter véritablement en RDC à l’époque où le régime Mobutu faisait office de plate-forme commerciale pour l’UNITA. Par ailleurs, la filière diamantaire libanaise s’est renforcée à Kinshasa avec l’arrivée de diamantaires libanais chassés de la Sierra Leone et du Liberia par la guerre civile. Forcés de se mettre à l’abri, ils ont pris pieds en RDC pour y reprendre les mêmes activités.
    À partir de la RDC, plusieurs hommes d’affaires libanais ont joué un rôle remarqué dans le commerce « armes contre diamants » qui a permis la
    survie de la rébellion angolaise avant et après l’embargo onusien de 1998.
    Cette « Lebanese connexion » faisait partie du réseau international d’affaires qui gravitait autour de l’UNITA et a été décrit dans le célèbre
    rapport Fowler. Elle n’était pas seulement formée par des entrepreneurs individuels « free lance » mais aussi par des commerçants chiites libanais en contact avec le Hezbollah et le mouvement AMAL57. La RDC et d’autres pays ont servi de plate-forme pour le commerce opaque et illégal des armes et de diamants qui faisait vivre l’UNITA. Grâce à des complicités au sein du pouvoir mobutiste, des hommes d’affaires libanais ont créé des sociétés pour écouler la production de diamants contrôlée par l’UNITA. Les noms qui reviennent le plus fréquemment dans la filière libanaise de l’UNITA sont Aziz Nassour, un commerçant de diamants libanais soupçonné d’être proche du groupe armé AMAL, Ahmad Ali Ahmad, un diamantaire libanais installé à Kinshasa soupçonné d’avoir été impliqué dans le blanchiment  d’argent pour le mouvement libanais AMAL58, Imad Bakri qui entretenait des relations avec le général zaïrois Nzimbi Wale Kongo de la division spéciale présidentielle, et le général Jacinto Bandua de l’UNITA59, et la famille Khanafer. Cette dernière entretenait des relations d’affaires étroites avec des barons du mobutisme déclinant et a aussi été identifiée comme un des relais des collectes de fonds du Hezbollah en Afrique de l’Ouest.
    .
    Proche de Mobutu et des réseaux de trafic de diamants libanais, la famille Khanafer était impliquée dans la fabrication de fausse monnaie avec les familles Ahmad et Nassour61. La fin du mobutisme et le régime chaotique de Laurent Désiré Kabila ont été synonymes d’une criminalisation accentuée de l’économie et de l’Etat congolais et plusieurs entreprises libanaises ont prospéré dans un climat des affaires délétère caractérisé par une forte dépréciation du franc congolais. La contrefaçon de monnaie et les trafics de diamants ont atteint à cette époque leur apogée alors que les milieux libanais de Kinshasa n’ont eu aucun mal à faire la transition du mobutisme au régime de Laurent Désiré Kabila. En effet, la vague d’expulsions d’hommes d’affaires libanais par le premier ministre Kengo à la fin du mobutisme a été éphémère et la plupart d’entre eux sont revenus après la chute de Mobutu.
    En revanche, les milieux libanais du diamant à Kinshasa ont été mis à l’index lors du meurtre de Laurent Désiré Kabila en 2001. Ce meurtre
    mystérieux est intervenu dans un contexte de rivalités féroces dans un secteur diamantaire sans contrôle et après que Laurent Désiré Kabila ait
    octroyé le monopole du commerce de diamants à la société israélienne IDI et Dan Gertler. Plusieurs commerçants libanais installés à Kinshasa
    furent arrêtés après son meurtre dont le frère de Imad Bakri, Yousef Bakri. Leur sort demeure un mystère jusqu’à ce jour. Pour autant, les
    commerçants libanais ont su faire preuve de résilience : ils font toujours partie des principaux opérateurs économiques de Kinshasa et certains
    d’entre eux sont toujours considérés comme des financeurs du Hezbollah. Ainsi, en 2010, le Trésor américain a annoncé publiquement
    l’implication des frères Tajideen dans le financement du Hezbollah et pris des sanctions contre leurs opérations économiques. Les autorités
    américaines estiment que le réseau d’entreprises qui leur appartient en Gambie, Sierra Leone, Angola, Liban, Iles Vierges Britanniques et RDC a généré des millions de dollars pour le Hezbollah. EN RDC, leur société Congo Futur se spécialise dans le commerce alimentaire et le diamant.

    Installés de longue date au Congo, les frères Tajideen avaient un comptoir de diamants à Kisangani à l’époque de Laurent-Désiré Kabila. En quelques années, Congo Futur est devenu une des sociétés les plus actives de Kinshasa et contrôle de nombreux commerces dont une société d’importexport avec la Belgique, des supermarchés et un imposant parc immobilier dont l’immeuble Future Tower dans le quartier de la Gombe. En 2012, un des frères Tajideen a diversifié ses activités en se lançant dans le commerce du bois via la société Trans-M qui est considérée comme une filiale de Congo Futur et qui a obtenu des concessions forestières du gouvernement. Par ailleurs, de fortes suspicions pèsent sur certains établissements bancaires de Kinshasa qui appartiennent en totalité ou en partie seulement à des hommes d’affaires libanais. Les régimes congolais passent mais les réseaux financiers du Hezbollah restent.

    Le fantasme de Daech
    Effet de l’air du temps, certains voient l’ombre de Daech en RDC et des traces de radicalisme islamiste apparaissent sur internet. Une critique
    politique et historique de l’islam congolais apparaît sur la page de l’Organisation musulmane de la République démocratique du Congo sur
    Facebook. Sur cette page, l’auteur réécrit l’histoire et date la pénétration de l’islam en RDC au XVe siècle, dans l’empire Kongo à l’ouest du pays. Il y est fait une critique sévère de « l’islam et de son histoire officielle » en RDC. Les symboles de l’islam radical liés à la lutte palestinienne sont aussi présents et réappropriés. S’y trouvent aussi des discours violents contre l’interdiction du port du voile en France et des attaques contre des figures de l’État français. Par ailleurs, le président de la Communauté islamique du Burundi a récemment déclaré que de jeunes burundais sont embrigadés par l’État islamique et reçoivent une formation militaire en RDC. Cette déclaration doit être replacée dans le contexte du régime burundais qui est engagé dans un bras de fer avec l’Union européenne sur la participation de l’armée burundaise à la mission AMISOM en Somalie et qui est confronté à la présence de groupes armés d’opposition au Sud-Kivu n’ayant rien à voir avec Daech mais tout à voir avec la crise politico-sécuritaire du Burundi. Par ailleurs, l’accusation de radicalisme islamiste n’est pas une nouveauté
    dans le champ politique burundais. 

    Conclusion : L’islam radical dans les Grands Lacs : une menace utile
    En RDC, l’islam radical oscille entre manipulation et mythe. Le seul groupe armé islamiste visible, les ADF, n’a plus de liens avec le gouvernement soudanais et n’a pas de lien démontré avec les Shebab. Les ADF ne sont pas dans une logique de recrutement de croyants et d’expansion d’un califat mais dans une logique de sanctuarisation territoriale et ce groupe présente une version très tropicalisée de l’islamisme radical. Moins visible mais enraciné dans le tissu économique, le Hezbollah a fait de la RDC un des éléments de son réseau financier en Afrique. Si la RDC entretient de longue date des relations avérées avec certains groupes terroristes islamistes, cela n’implique pas le développement d’un islam radical bien au contraire. En attirant l’attention, le développement de ce dernier risquerait d’être préjudiciable aux activités financières du Hezbollah.
    Toutefois, la menace de l’islamisme tropical va continuer à être brandie dans la région. Au Rwanda, le gouvernement a annoncé le démantèlement d’une cellule terroriste74. En Ouganda où la menace de l’islam radical est réelle et d’actualité, les poursuites judiciaires contre des imams se multiplient. Et au Burundi le président de la communauté musulmane agite maintenant le spectre de Daech. L’islam radical est devenu un outil pratique pour les régimes dictatoriaux qui ont besoin de justifier leur répression interne et de s’attirer les bonnes grâces des
    puissances du Nord. 

    Thierry Vircoulon est chercheur associé à l’Ifri. Ancien élève de l’École Nationale d’Administration (ENA) et titulaire d’un master en sciences
    politiques de La Sorbonne, il a travaillé pour le Quai d’Orsay et la Commission européenne et a été directeur Afrique centrale pour
    International Crisis Group. Il a vécu en Afrique du Sud, au Kenya et en République démocratique du Congo et il enseigne actuellement à SciencesPo les questions de sécurité en Afrique subsaharienne.

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  • SADC: La RDC soutient Faustin Luanga face à Elias Magosi, apprenti en diplomatie!

    SADC: La RDC est prête avec Faustin Luanga face à Elias Magosi, apprenti en diplomatie!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    La RDC est prête avec Fautin Luanga au poste de Secrétariat Général de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). Le Botswana joue au trouble fête avec Elias Magosi. Ancien Secrétaire permanent adjoint à la présidence du Bostwana, le "fonctionnaire le mieux payé", avait révélé Botswana Guardian. Bombardé ambassadeur itinérant, Elias Magosi va-t-il maîtriser la diplomatie?

    La République démocratique du Congo est un géant au cœur de l'Afrique, qui se réveille tel un éléphant. Secrétariat Général de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), la candidature de Faustin Luanga dont la compétence, clairvoyance, expertise et l'intégrité dépassent les clivages politiques en RDC. Le fonctionnaire international de l'OMC, Faustin Luanga Mukela, avec plus de 25 ans d'expérience nationale et internationale sur des questions relatives au développement économique des pays.  Conseiller Économique et de Développement du Président Kabila de la République démocratique du Congo (RDC); Haut Fonctionnaire de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Genève, successivement : Coordonnateur régional pour le Département Asie et Pacifiques (un portefeuille de 50 pays), Coordonnateur régional pour le Département Afrique à l'Institut pour la Formation et la Coopération Technique de l'Organisation Mondiale du Commerce (un portefeuille de 54 pays plus 20 autres pays membres (non africain) de l'Organisation Internationale de la Francophonie)... a le soutient du Grand Congo, des Congolais et sa diaspora éparpillé dans le monde. La RDC est prête avec Faustin Luanga pour la SADC.

     

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    Contrairement à Elias Magosi, parachuté comme Secrétaire permanent adjoint à la présidence du Botswana, il y a été nommé quelques jours après l'accession du président Mokgweetsi Masisi à la présidence le 1er avril 2018. Elias Magosi a beaucoup de chance, le "Fonctionnaire le mieux payé " avait révélé Botswana Guardian, vient d'être bombardé ambassadeur itinérant, pour apprendre la diplomatie en deux mois avant l'élection au secrétariat exécutif de la SADC. Le 15 mars dernier, le président Botswanais Mokgweetsi Masisi  était à Kinshasa, pour vanter les mérites de son poulain et tenter de persuader la RDC de retirer la candidature de Fautin Luanga.  La RDC et le Botwana sont les seuls deux pays, qui ont statutairement droit, cette année, de présenter des candidatures, au poste de secrétaire exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), dont l’élection aura lieu en août prochain. 

     

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    La RDC est un éléphant qui se réveille. À Kinshasa et dans les pays Membres de la SADC, les choses bougent et évoluent positivement dans l’ombre. Contrairement aux spéculations sans fondement, des médias "Coupagistes", adeptes du "Congo Bashing" !  La RDC porte la candidature de Faustin Luanga et  soutient son candidat avant, pendant et après son élection. A Kinshasa, les choses s'activent. Le professeur Faustin Luanga a pu rencontrer le vice-Premier ministre aux affaires étrangères, Christophe Lutundula en audience. Les deux personnalités ont échangé utilement pendant une heure du temps. Le VPM a promis de s’impliquer pleinement dès l’investiture du gouvernement et de faire de cette candidature une de ses priorités diplomatiques. Ainsi, dès l’investiture, il a promis de faire une tournée d’itinérance diplomatique dans les 15 pays autres pays membres de la SADC. Ils se sont promis de se revoir régulièrement.

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    Entre Elias Magosi, qui a deux mois pour apprendre la diplomatie internationale et Faustin Luanga qui depuis 25 ans y est dans cette diplomatie internationale, le choix est clair. Et la RDC, qui a longtemps laissé sa place aux autres pays, veut jouer son rôle. Le Grand Congo ne laissera pas sa place chiper le Botswana. La diaspora congolaise soutient la candidature de Faustin Luanga, un digne fils du Congo, qui fait sa fierté hors du Grand Congo !  Le lancement de Faustin Luanga en orbite de la SADC est prête. 

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  • Vidéo de menace aux policiers de Thys Mumba, cousin de Tshilombo en plein couvre-feu!

    Vidéo de menace aux policiers de Thys Mumba, cousin de Tshilombo en plein couvre-feu!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM international

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    Impayés, affamés à volonté, les policiers font respecter le couvre-feu de 21h malgré eux. Arrive très tard dans la nuit, une jeep Mercedes blanche immatriculée 3911BJ01, en descend un individu en boubou bleu, qui refuse d’obtempérer. Dans un excès de colère, Thys Mumba, cousin de Tshilombo fonce, bouscule et insulte un policier qui à l'arme à la main et ne fait que respecter la loi...

     Thys Mumba, cousin entrain de bousculer et injurier un policier qui fait respecter le couvre-feu. Si Tshilombo est une véritable calamité pour le Congo. Sa dynastie tyrannique commence à énerver. Comment imposer le couvre de 21h à tous les Congolais, sauf aux fameux parasites de la famille présidentielle mafieuse. Pathétique et  ridicule

     

    Réveil-FM : Cousin de Tshilombo et intouchable, Thys Mumba refuse de respecter le couvre-feu ! © Freddy Mulongo

     

     

     Youyou Muntu Mosi @MuntuMosi. Voici l’excuse pathétique de @ChristianLumu(VP national ligue des jeunes #UDPS), quant à l’altercation qui a opposé l’oncle de son président #Fatshi aux policiers qui ne faisaient que leur travail, et qui ont été copieusement insultés et bousculés par la «mafia présidentielle».

    Image

     Chris Efinda @CEfinda. De notre temps, "bana ya" étaient des jeunes adolescents qui faisaient des excès comme tous les ados riches. Sika oyo ekoma ba tata ya mikolo na suki ya pembe na libumu qui jouent aux "bana ya". Kofinga mpe oyo tozoyoka! Mabina ewuta na lola, mafinga ewuta na ... Boyebi kaka !

     Songi Gaius @songigaius. Ils ont eu le pouvoir après 37 ans de lutte. Comprenez.

     richards819 @richie_ricky. C'est ridicule, pitoyable, inacceptable, on comprend maintenant l'entourage du président,Oh État de droits, changement des mentalités.. Franchement ... quelle honte.

     Love Balata @BalataLove. Et toutes les insultes, insanités c'était toujours n'eut été ? Justice pour nos policiers nul n' est au dessus de la loi.

     Mbula Jean Claude @MbulaClaude. Ces gens viennent ds quel village!!! Sorry

     POLITIKONZO @Rlwung. Ces épicurieux patentés ns déçoivent au quotidien. Ns avons déjà un database pr 2023 kara nde.

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  • RDC: Cousin de Tshilombo, intouchable Thys Mumba menace de tirer sur un policier!

    RDC: Cousin de Tshilombo et intouchable Popaul Mumba menace de tirer sur un policier !

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    La république bananière, Thys Mumba, cousin de Tshilombo, imposteur-usurpateur qui dirige par défi au Congo, se prend pour un intouchable. Le quidam a menacé de tirer sur un policier. La garde présidentielle est venue à son secours. Son nom est Thys Mumba, famille présidentielle Tshilombo ...l'insulte la marque déposée de la famille Tshisekedi, Bena Mpuka de l'Udps et des Talibans.

    Avec Tshilombo, le Congo est devenu une république bananière. Lui-même est arrivé au pouvoir par hold-up électoral, Tshilombo Tshintuntu dirige par défi. En République démocratie du Congo, la dynastie tyrannique Tshilombienne s'impose. Tout celui qui a lien de parenté avec Tshilombo devient un intouchable. C'est le cas de Thys Mumba, frère d'Etienne Tshisekedi Mumba.cousin de Tshilombo, dont la maman est DG de l'INSS, a insulté les policiers congolais de "Kabwa ", c’est-à-dire Chien en Tshiluba ! La raison, il est plus de 21h passé, les policiers font respecter le couvre-feu, le quidam s'impose qu'il doit nécessairement passer. Thys Mumba est allé jusqu'à menacer de tirer sur un policier ! C'est la garde républicaine qui est venu à son secours. Le couvre-feu est pour les citoyens pas pour des parasites de la fameuse famille présidentielle impolie et pillarde.

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    Si Tshilombo, voleur de destin du peuple congolais ne se comportait pas en parvenu et arriviste, sa famille serait courtoise ! Le faussaire checkuleur dirige par défi. Et les parasites s'accrochent. 

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  • Éolien sur Mer: De Dunkerque à Biarritz, le carcan de fer-béton du littoral français

    Éolien sur Mer: De Dunkerque à Biarritz, le carcan de fer-béton du littoral français

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    Jean-Louis REMOUIT, membre de CDC52 et du collectif Énergie et Vérité.

    Jean-Louis REMOUIT, membre de CDC52 et du collectif Énergie et Vérité, avec les contributions d’Hubert de La Raudière (Énergie et Vérité) et d’André Posokhow (administrateur de la FED). L'intelligence au service de la France, c'est ce que Jean Louis et ses collègues tentent de démontrer sur les éoliens en mer. Si la France s'exposait à de l'espionnage à partir des nacelles de 180m?

    Une majorité de nos citoyens voit l'éolien en mer comme le complément vertueux à la puissance dix de l'éolien à terre, sans l'inconvénient de la destruction des paysages et les dégâts sur la santé maintenant reconnus. Il n'en est rien.


    Organisés comme un continuum de parcs éoliens, les projets en mer forment une sorte de ceinture industrielle où la France ne fournit que quelques services et où l'électricité est vendue par les exploitants, étrangers à 80 %, à prix subventionné grâce à la TIPP (Taxe Intérieure sur
    les Produits Pétroliers).
    Après avoir examiné les moyens légaux employés par la Commission Européenne pour imposer leur déploiement, nous détaillons leurs installations sur le littoral français.

    Enfin, nous révélons l'usage qu'il peut être fait des parcs éoliens en mer par les puissances étrangères, dont les exploitants sont les obligés, à des fins de renseignement civil et militaire voire à des opérations particulières directes ou indirectes.

    1°-Une volonté politique et des contraintes européennes.


    1-1°-Le lobbying de WindEurope.


    Le 22 janvier 2020, le Président de Wind Europe, Giles Dickson, se disant mandaté par l’Union européenne, a participé à un colloque « éolien et pêcheries en mer » à Bruxelles, y exprimant sa vision du potentiel éolien maritime pour 2050. Ces prédictions pour 2050 figurent ici :
    source : https://www.iea.org/reports/offshore-wind-outlook-2019/geospatial-analysis#abstract

    "Giles Dickson est directeur général de WindEurope (anciennement EWEA) depuis 2015. WindEurope est la voix de l'industrie éolienne européenne. L'association représente l'ensemble de la chaîne de valeur de l'énergie éolienne onshore et offshore en Europe et compte plus de 400 membres actifs dans plus de 50 pays. Dickson est également président du conseil consultatif de l'ENTSO-E et professeur invité à la Bucarest School of Economics. Avant de rejoindre WindEurope, Giles Dickson a été fonctionnaire britannique pendant 16 ans avant de diriger les activités d'affaires publiques d'Alstom et de Vestas Offshore Wind".


    «Continuons sur cette lancée ! Nous avons maintenant besoin d'un cadre législatif complet pour les projets éoliens offshore hybrides, d'une meilleure planification de l'espace maritime et de procédures d'autorisation simplifiées pour libérer tout le potentiel de l'éolien offshore européen », déclare Giles Dickson".


    1-2°-La stratégie européenne en mer : ORES.


    Pour contribuer à atteindre l'objectif de neutralité climatique de l'UE à l'horizon 2050, la Commission européenne a présenté en 2020 la stratégie de l'UE sur les énergies renouvelables en mer (ORES offshore renewableenergystrategy). Cette présentation constitue une étape importante. Elle propose en effet de porter la capacité de production éolienne en mer de l'Europe de 12 GW actuellement à au moins 60 GW d'ici à 2030 et à 300 GW d'ici à 2050. Sur la même période, la Commission entend compléter cette augmentation de capacité par 40 GW provenant de l'énergie océanique et d'autres technologies émergentes telles que l'énergie éolienne flottante et l'énergie solaire flottante.

    Cette croissance s'appuiera sur le vaste potentiel que recèlent les bassins maritimes européens, ainsi que sur la position qu'occupent certaines entreprises européennes dans ce secteur au niveau mondial. La mise en œuvre de la stratégie ouvrira de nouvelles possibilités à l'industrie, créera des emplois dits "verts" sur l'ensemble du continent et renforcera le rôle que joue l'UE dans le domaine des technologies énergétiques offshore.

    Frans Timmermans, vice-président exécutif chargé du pacte vert pour l'Europe, a déclaré : «La stratégie adoptée aujourd'hui montre à quel point il est urgent et opportun d'accroître fortement nos investissements dans les énergies renouvelables en mer. Grâce à ses vastes bassins maritimes et à sa primauté industrielle, l'Union européenne a tous les atouts nécessaires pour relever le défi. Les énergies renouvelables en mer sont d'ores et déjà une véritable réussite européenne. Cette réussite est une chance qui doit nous inciter à faire encore davantage d'efforts en faveur des énergies propres, d'emplois de qualité, d'une croissance durable et de la compétitivité au niveau international.»

    Pour la commissaire à l'énergie, Kadri Simson : « L'Europe fait partie des leaders mondiaux dans le domaine des énergies renouvelables et peut devenir un moteur de leur développement à l'échelle planétaire. Nous devons redoubler d'efforts en exploitant tout le potentiel de l'énergie éolienne en mer et en faisant progresser d'autres technologies telles que les énergies houlomotrice et marémotrice et l'énergie solaire flottante. La stratégie présentée aujourd'hui fixe une orientation claire et établit un cadre stable, qui sont essentiels pour les pouvoirs publics, les investisseurs et les promoteurs actifs dans ce secteur. Nous devons stimuler la production intérieure de l'UE pour atteindre nos objectifs en matière de climat, satisfaire la demande croissante d'électricité et soutenir la reprise économique après la COVID-19. »

    Enfin, selon Virginijus Sinkevičius, commissaire à l'environnement, aux océans et à la pêche : « La stratégie présentée aujourd'hui expose la manière dont nous pouvons développer les énergies renouvelables en mer en combinaison avec d'autres activités humaines, telles que la pêche, l'aquaculture ou le transport maritime, et en harmonie avec la nature. Les propositions nous permettront également de protéger la biodiversité et de faire face aux éventuelles conséquences socio-économiques pour les secteurs tributaires de la bonne santé des écosystèmes marins, favorisant ainsi une coexistence harmonieuse au sein de l'espace maritime.»

    Pour promouvoir le développement des capacités énergétiques en mer, la Commission encouragera la coopération transfrontalière entre les États membres en matière de planification et de déploiement à long terme. Il faudra à cet effet intégrer les objectifs de développement des énergies renouvelables en mer dans les plans nationaux issus de la planification de l'espace maritime que les États côtiers doivent présenter à la Commission d'ici à mars 2021. La Commission proposera aussi, dans le cadre du règlement RTE-E révisé, un cadre pour la planification à long terme du réseau électrique en mer, prévoyant la participation des régulateurs et des États membres de chaque bassin maritime.

    Ainsi, sur le site de la commission européenne, nous disposons des informations officielles sur l’avenir de l’offshore européen :
    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_20_2096


    « La Commission estime que des investissements de près de 800 milliards d'eurosseront nécessaires d'ici à 2050 pour atteindre les objectifs proposés. Pour contribuer à générer et libérer ces investissements, la Commission :


    -offrira un cadre juridique clair et favorable. À cette fin, la Commission a également clarifié aujourd'hui les règles relatives au marché de l'électricité, dans un document de travail des services de la Commission accompagnant la stratégie, et elle évaluera la nécessité éventuelle
    de règles plus spécifiques et plus ciblées. La Commission veillera à ce que la révision des lignes directrices concernant les aides d'État à la protection de l'environnement et à l'énergie et la révision de la directive sur les énergies renouvelables, facilitent le déploiement rentable
    des énergies renouvelables en mer ;


    -contribuera à mobiliser tous les fonds pertinents pour soutenir le développement du secteur. La Commission encourage les États membres à utiliser la facilité pour la reprise et la résilience et à coopérer avec la Banque européenne d'investissement et d'autres institutions financières pour soutenir les investissements dans les énergies en mer via InvestEU. Les fonds d'Horizon Europe seront mobilisés pour soutenir la recherche et le développement, en particulier sur les technologies moins matures ;


    -renforcera la chaîne d'approvisionnement. La stratégie souligne la nécessité d'améliorer les capacités de production et les infrastructures portuaires, ainsi que d'augmenter la disponibilité de main-d'œuvre suffisamment qualifiée pour assurer des taux d'installation plus élevés. La Commission prévoit de mettre en place, dans le cadre du forum industriel sur l'énergie propre, une plate-forme spécifique consacrée aux énergies renouvelables en mer, en vue de réunir tous les acteurs et de s'attaquer au développement de la chaîne d'approvisionnement.


    Les énergies renouvelables en mer constituent un marché mondial en pleine expansion, notamment en Asie et aux États-Unis, et offrent des débouchés à l'industrie européenne partout dans le monde. Par sa diplomatie fondée sur le pacte vert, sa politique commerciale et les dialogues sur l'énergie menés avec les pays partenaires de l'UE, la Commission soutiendra la pénétration de ces technologies sur les marchés du monde entier.


    Afin d'analyser et de surveiller les incidences environnementales, sociales et économiques des énergies renouvelables en mer sur le milieu marin et les activités économiques qui en dépendent, la Commission consultera régulièrement des experts représentant les pouvoirs publics, les acteurs économiques et la communauté scientifique. La Commission a également adopté aujourd'hui un nouveau document d'orientation sur le développement de l'énergie éolienne et la législation de l'Union européenne relative à la conservation de la nature. »

    Contexte


    « Les éoliennes offshore produisent de l'énergie propre qui concurrence les technologies existantes fondées sur des combustibles fossiles et peuvent parfois être moins chères. Les industries européennes développent rapidement de nombreuses technologies visant à exploiter la puissance de nos mers afin de produire de l'électricité verte. De l'éolien en mer flottant aux technologies exploitant l'énergie marine, telles que les installations houlomotrices et marémotrices, les installations photovoltaïques flottantes et la production de biocarburants à partir d'algues, les entreprises et laboratoires européens sont actuellement en pointe.

    La stratégie relative aux énergies renouvelables en mer fixe le niveau d'ambition le plus élevé, en termes de déploiement, pour les éoliennes en mer (tant fixes que flottantes), un domaine où l'activité commerciale est bien avancée. Dans ces secteurs, l'Europe a déjà acquis une expérience technologique, scientifique et industrielle inégalée et les capacités existantes sont déjà considérables sur toute la chaîne d'approvisionnement, de la fabrication à l'installation.


    La stratégie souligne les possibilités offertes dans l'ensemble des bassins maritimes de l'UE— mer du Nord, mer Baltique, mer Noire, Méditerranée et Atlantique — et pour certaines communautés côtières et insulaires, mais les avantages de ces technologies ne se limitent pas
    aux régions côtières. La stratégie met en lumière l'activité qui règne dans un grand nombre de régions intérieures, où la fabrication et la recherche soutiennent déjà le développement des énergies offshore.»

    1-3°-Le mode d’action de la mise en application de la stratégie européenne en 2021.


    L'Europe impose à ses membres, via sa politique énergétique, la construction de parcs éoliens en mer dont les tenants sont établis par la Communauté Européenne à Bruxelles et votés à Strasbourg. En voici les acteurs :


    -Giles Dickson, CEO de WindEurope, porte-parole des industriels, pousse au déploiement auprès de la Commission Européenne. Puis interviennent :


    -Kadri Simson, commissaire à l'énergie de la Commission Européenne. Cette fonction existe depuis 1967, en application du Traité de fusion des exécutifs communautaires de 1965 qui avait rattaché la CECA et EURATOM à la Commission Européenne.


    Voir l’historique récent: https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/energy-union/


    -Virginijus Sinkevičius, commissaire à l'environnement, aux océans et à la pêche


    -Frans Timmermans, vice-président exécutif chargé du pacte vert pour l'Europe :


    https://ec.europa.eu/info/strategy/priorities-2019-2024/european-green-deal_en


    La Commission propose ses analyses au Parlement européen:

    https://eur-lex.europa.eu/legal-
    content/EN/TXT/?qid=1588581905912&uri=CELEX:52020PC0080


    Ensuite, la Commission propose ses lois au Parlement : par exemple :


    https://eur-lex.europa.eu/legal-
    content/EN/TXT/?qid=1588581905912&uri=CELEX:52020PC0080


    Puis les États transcrivent le droit européen.


    1-4°-La situation concrète de l’éolien en mer européen.


    La réalité qui échappe aux opposants isolés à l'éolien en mer est que la communauté européenne a prévu un continuum de parcs éoliens sur l'ensemble du littoral européen, Grande Bretagne comprise. Il s'agit d'installer des parcs de 50 à 200 éoliennes formant un rectangle à 4 ou 6 rangs, jointifs les uns des autres. On y laisse de temps à autre, en fonction des besoins, des chenaux de 20 km de large pour permettre les communications maritimes avec la pleine mer. Selon la profondeur du fond, elles seront soit fixées soit flottantes et maintenues par des câbles, soit pélagiques, c'est à dire maintenues en place à l'aide de moteurs asservis à une position GPS. Ces parcs éoliens sont interdits à la navigation commerciale et de plaisance.
    Ces parcs seront positionnés selon les cas entre 10 et 30 km au large des côtes et exceptionnellement plus près.

     

    Exemple de parc éolien offshore, comprenant 4 rangées de 20 éoliennes : copyright Vattenfall

    L'Europe compte désormais 116 parcs éoliens offshore dans 12 pays. 40% de la capacité se trouve au Royaume-Uni. Mais de nouveaux joueurs entrent en scène. La France va commencer à construire ses parcs éoliens offshore après les décisions finales d'investissement sur 1 GW qui sera construit d'ici 2023. Elle prévoit également quatre petits parcs éoliens offshore flottants et soumettra cette année un projet de grand parc éolien offshore flottant. La Pologne a adopté une loi historique sur l'éolien offshore et vise 28 GW d'éolien offshore d'ici 2050. De plus, elle a initié un accord entre les huit pays baltes pour coopérer dans le domaine de l'éolien offshore. La Grèce est sur le point d'adopter des plans pour la construction de l'éolien offshore. Et les trois États baltes - l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie - développent tous des projets.

    « L'éolien offshore ne concerne plus seulement la mer du Nord. Cela devient rapidement une affaire paneuropéenne. De plus en plus de pays s'y engagent. La Pologne, l'Espagne, la Grèce, l'Irlande, les trois États baltes ont tous des projets. Et l'avancée rapide de l'éolien flottant en mer facilitera la construction dans l'Atlantique, la Méditerranée et la mer Noire », déclare Giles Dickson.


    La technologie éolienne offshore continue d'évoluer. La taille moyenne des turbines installées l'an dernier était de plus de 8 MW. 2020 a vu de grosses commandes pour la turbine GE Haliade-X de 13 MW de GE. Et Siemens Gamesa a annoncé une nouvelle turbine de 14 MW. Les nouveaux parcs éoliens offshore offrent désormais des facteurs de capacité supérieurs à 50%.


    1-5°-Des îles flottantes


    Le gigantisme ne s'arrête pas aux éoliennes, il concerne aussi les plans en mer du Nord des pays « avancés » comme le mentionne cet article du Figaro du 23 mars 2017.
    Ces projets d'îles artificielles sont en cours de déploiement en mer du nord. Ils sont destinés à couvrir les baies et golfes du littoral de manière à mutualiser les coûts de rapatriement du courant électrique produit vers la côte.


    www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/03/23/20002-20170323ARTFIG00007-un-projet-de-7000-eoliennes-a-l-etude-en-mer-du-nord.php

    North Sea Power Hub: projet d'île artificielle aux 7000 éoliennes.

    2°-Les réalités de l’éolien en mer français.


    2-1°-Les prescriptions de l’Union Européenne.

    Le droit de la Commission Européenne concernant l’énergie vient de l’article 194 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE, voir annexe II) signé en mars 1957 sous le nom de traité de Rome puis, reformulé et réécrit en 2006, à l’occasion de la signature du traité de Lisbonne le 13 décembre 2007.

    Depuis, la Commission, à la suite des accords de Paris, a fait voter par le Parlement européen un ensemble de textes qui favorisent l'énergie « renouvelable », et la planifient sans le nucléaire. En effet, dans la transcription des scenarios du GIEC dont les objectifs portent uniquement sur le carbone, la Commission Européenne, a remplacé un objectif carbone par un objectif renouvelable afin de garantir les marchés industriels qui l'accompagnent. On aura compris que le nucléaire qui produit de l'électricité décarbonée est alors, de fait, exclu de l'objectif renouvelable. Voir le Paquet Energie


    Annexe V.


    En effet, «En 2050, la part des énergies renouvelables dans l'énergie primaire varie de 49% à 67% dans les scénarios compatibles avec un maintien de la hausse de température à 1,5°C», assure le rapport du GIEC. La part du nucléaire augmente dans 80 % des scénarios mais
    diminue dans dans les autres».


    Source :
    https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/2/2019/09/SR15_Summary_Volume_french.pdf


    Le GIEC est descriptif et en aucun cas prescriptif. Il est donc permis de s’interroger sur trois points :


    -la conformité de ces votes avec les règles du Traité de Lisbonne et leur légitimité ;


    -la cohérence de cette transcription avec les scénarios du GIEC qui intègrent l’énergie nucléaire dans 80 % des cas.


    -les éventuelles arrière-pensées de la Commission Européenne en adoptant le modèle de déploiement de l'énergie électrique renouvelable que nous connaissons dans le Paquet Energie (sans mention du nucléaire).

    Malheureusement le formatage organisé de l'opinion publique ne permet plus aux citoyens ou aux parlementaires de contester cette démarche réglementaire et de faire valoir leurs arguments.


    On se souvient que le 27 juin 2018, le Parlement et le Conseil de l’Union Européenne (annexe IV) ont trouvé un accord sur un objectif d’au moins 32% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’ici à 2030, alors que la Commission avait initialement proposé une
    part de seulement 27%.

    https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2018/06/27/renewable-energy-council-confirms-deal-reached-with-the-european-parliament/

    « Le Parlement a confirmé mardi l’accord provisoire conclu avec le Conseil en juin dernier relatif à l’efficacité énergétique (434 voix pour, 104 contre et 37 abstentions), aux énergies renouvelables (495 voix pour, 68 contre et 61 abstentions) et à la gouvernance de l’union de l’énergie (475 voix pour, 100 contre et 33 abstentions). Ces trois dossiers législatifs importants font partie du train de mesure »


    source : https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20181106IPR18315/energies-renouvelables-et-efficacite-energetique-nouveaux-

    L’accord a été jugé "peu ambitieux" par les fédérations européennes des énergies renouvelables, mais une clause de l’accord permet de revoir cet objectif d’ici 2023. A cette date, les objectifs ne pourront être revus qu’à la hausse, pas à la baisse.

    Transcription en droit français : Il convient de souligner que, peu ambitieux, cet objectif de 32% de renouvelables est
    contraignant. Ceci signifie que c’est la Commission qui vérifiera si les États respectent leurs promesses, afin que l’objectif commun puisse être atteint au niveau de l’Union par le cumul des engagements nationaux. L’institution pourra donc émettre des « recommandations » aux États-membres.


    L’Union européenne laisse cependant aux États-Membres le choix des solutions qui leur permettront d’atteindre cet objectif, par application explicite du principe de subsidiarité figurant dans la directive RED II.


    Le gouvernement français a choisi, pour atteindre cet objectif de 32% de renouvelables d’inscrire dans son texte sur la PPE l’objectif technique « 40% de renouvelables dans l’électricité en 2030 », là où « il aurait dû » inscrire un objectif ambitieux « 95% de décarbonés dans l’électricité en 2030 ». Le lecteur averti ne doit pas confondre le renouvelable et le décarboné.

    2-2°La mise en application par la France des prescriptions européennes.

    La France se trouve en conséquence dans l'obligation d'ériger des éoliennes marines à son tour. Ce déploiement a pour sources juridiques d’une part l’arrêté PPE de 2020 qui, en application de la Loi Énergie Climat du 8 novembre 2019, chiffre des capacités exprimées en GW destinées aux appels d’offres correspondants, d’autre part des textes décentralisés (SRADDET des régions ayant une façade maritime) ou déconcentrés les DSF : Documents


    Stratégiques de Façade maritime qui sont établis par les préfectures maritimes.
    Des instances de concertation locales ont été déployées dans le silence de la presse.


    2-3°- Vers un continuum de parcs éoliens le long de nos côtes (à l'exception du littoral Marseille-Nice et de la côte est de la Corse).

    Le littoral métropolitain est divisé en quatre directions inter-régionales du Ministère de la Mer :


    Manche Est Mer du Nord : 15 réacteurs nucléaires présents, quatre parcs éoliens en mer en cours de développement (près de 2 GW au total) (Dunkerque, Dieppe, Fécamp, Courseulles)


    http://www.dirm.memn.developpement-durable.gouv.fr/

    Nord-Atlantique Manche Ouest : quatre parcs éoliens en mer en cours de développement
    (St-Brieuc, St-Nazaire, Noirmoutier, Île d'Yeu)


    http://www.dirm.nord-atlantique-manche-ouest.developpement-durable.gouv.fr/dirm-namo-r17.html

    Sud Atlantique : Oléron


    http://www.dirm.sud-atlantique.developpement-durable.gouv.fr/

    http://www.dirm.mediterranee.developpement-durable.gouv.fr/


    2-4°-La situation concrète de l’éolien en mer français.
    Six projets éoliens français en cours de développement, quatre dans la Manche (Le Tréport,Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc) et deux sur le littoral atlantique (Saint-Nazaire,Île d’Yeu/Noirmoutier).


    Avec l'objectif de 300 GW de parcs éoliens installés en Europe en 2050 ,les calculs figurant dans un article du blog du collectif Énergie et Vérité montrent qu'on aboutit à un quasi continuum de parcs le long du littoral français sans compter l'occupation des baies et golfes.


    Source : https://www.energieverite.com/post/les-perspectives-maritimes-de-l-eolien-offshore-a-l-horizon-2050

     

    IEA : Carte des zones françaises favorables au développement éolien

    Chaque éolienne (en bleu) représente un parc éolien prévu au 1/1/2020.
    O zones favorables jusqu'à 60 m de profondeur au-delà de 60 km du rivage
    O zones favorables comprises entre 60 m et 2000 m de profondeur au-delà de 60 km du rivage
    o zones favorables jusqu'à 60 m de profondeur jusqu'à 60 km du rivage
    o zones favorables jusqu'à 60 m de profondeur de 60 km à 300 km du rivage

    Des îles artificielles (voir ci-dessus) sont projetées dans la baie de Somme, aux bordures de la presqu'île du Cotentin, à la baie de Saint-Brieuc, aux différentes baies bretonnes et surtout au golfe de Biscaye partagé avec les Espagnols.
    La colère commence à gronder dans le public local qui est de plus en plus conscient de ce qui lui arrive, c'est à dire les pêcheurs, les industriels du tourisme et quelques esprits éclairés.
    Agissant individuellement dans leur pré carré et non regroupés, ils ont peu de chances de faire aboutir leurs revendications compte tenu des dérogations accordées pour les permis de construire et pour les recours qui ont été limités au Conseil d’État.

    3°-Une industrie française faible et dominée par la puissance industrielle étrangère.
    En 2014 la branche énergie du groupe Alstom est vendue au groupe General Electric, avec le consentement de M. Macron. Macron, alors secrétaire général de l’Élysée.


    « Ancien cadre dirigeant d’Alstom, Frédéric Pierucci a passé plus de deux ans dans des prisons de haute sécurité américaines au moment où General Electric rachetait la branche Énergie du groupe français. Dans un entretien fleuve, il éclaire l’actualité de son histoire et explique les raisons qui ont conduit à la récente annonce d’une suppression de 1050 emplois sur le site de General Electric à Belfort » (le Figaro).


    Résultat: La France dépend des USA pour la fourniture de turbines à gaz ou dans le domaine de l’électronucléaire: Un exemple de la guerre économique que mènent les Américains, avec une arme fatale pour les entreprises étrangères, l’extraterritorialité du droit des États-Unis.


    En 2016 « Areva cède à Gamesa ses activités dans l'éolien offshore. L'espagnol était depuis deux ans son partenaire dans la coentreprise Adwen positionnée sur cette technologie. Mais, dans un contexte de restructuration globale du groupe nucléaire, la prise de participation de 59% de Siemens au capital de Gamesa en juin dernier est venue compliquer la donne. Il ne faisait dès lors plus aucun doute qu'Areva allait se séparer de cette activité. Gamesa et Siemens avaient immédiatement offert à Areva de reprendre ses parts dans Adwen, mais aux termes d'un avenant au pacte d'actionnaires signé avec Gamesa, le français disposait d'un délai de trois mois pour, soit céder sa participation dans Adwen à Gamesa, soit céder 100% des parts à un investisseur tiers qui remettrait une offre plus attractive durant cette période.


    Dans ce contexte, General Electric, qui a déjà repris les activités dans l'énergie et notamment l'éolien en mer d'Alstom, l'autre français positionné sur ce secteur, s'était montré très intéressé. » (La Tribune 12 9 2016).


    Toujours, en 2016, le démembrement d’AREVA conduit à affaiblir la filière nucléaire française après des investissements miniers inappropriés, la fragilisation de nos approvisionnements en uranium au Niger du fait de l’agitation islamique ou sur le marché international avec la remontée des cours et la conduite de projet de construction de centrale dont le coût a été notoirement sous-estimé.


    En 2017, sous la conduite de Thierry Pilenko, la parapétrolière Technip, bijou d’ingénierie créé en 1958 à l’instigation du général de Gaulle, concurrente d'Haliburton, fusionne avec la PME texane FMC après accord d‘Emmanuel Macron, car l’état en possède 5,3% via la BPI.
    Mariage entre inégaux ! Technip réalise 13,5 milliards de CA contre 6,6 pour FMC et dispose d’un carnet de commandes 4 fois plus important. Les américains mettent la main sur le savoir-faire de haute technologie de Technip, son portefeuille de brevets et de clients, en particulier
    sur la conception de plate-forme offshore avec toutes les applications à venir dans l’éolien maritime.


    En avril 2019, « le projet de centrale au gaz naturel de Landivisiau en Bretagne, contesté par les écologistes, franchit une étape décisive. "Siemens va construire une nouvelle centrale à cycle combiné clés en main à Landivisiau" et ";assurera également l'exploitation et la
    maintenance des installations pendant une durée de vingt ans", indique le groupe industriel allemand. La mise en service de la centrale, d'une puissance de 446 MW, est prévue" pour le second semestre 2021" alors qu'elle devait initialement démarrer fin 2016. Le projet avait été lancé par le fournisseur alternatif d'énergie Direct Énergie, depuis racheté par Total et rebaptisé Total Direct Énergie » qui a été évincé par Siemens » (BFM).


    Dans le même temps la centrale de Fessenheim de 2 x 900 MW est arrêtée en février 2020 alors que la centrale à charbon de Datteln de 1100 MW est mise en service en Allemagne en novembre 2020, nous obligeant à importer de l’électricité en période anticyclonique.
    Pourtant marginale en termes de flux de production en France, la production d’énergie éolienne est majoritairement aux mains d’entreprises étrangères : chinoises, danoises et allemandes tant pour la construction que pour la production ou la maintenance, et bientôt pour le démantèlement.


    La société Total est fragilisée par la triple contrainte de verdir son bilan en se convertissant aux énergies vertes (objectif de 35 GW en 2025), de renouveler de façon transitoire ses réserves avec 1 milliard d’investissement annuel et de répondre à ses actionnaires en distribuant des dividendes.
    Fragilisé par une dette nette de 41 milliards d’euros en 2019, EDF est aussi sous contrainte avec une ouverture à la concurrence, l’obligation de réaliser des investissements importants liés au grand carénage (45 milliards entre2014 et 2025) et reste à la merci d’une augmentation des taux d’intérêts, alors que par ailleurs les ENR sont subventionnées sur le dos du contribuable. « Le coût cash du nucléaire historique est évalué par la SFEN à 33€/MWh , incluant le coût du grand carénage. La Cour des comptes, dans une évaluation antérieure, retenait 36€/MWh . Cela signifie, en prenant l’hypothèse d’un prix de vente sur le marché de gros à 45€/MWh que la prolongation créera une richesse de 36 milliards d’euros en 10 ans. Il est considéré ici que les prix de gros et les coûts restent stables sur la période, en considérant que les prix suivront l’inflation naturelle des coûts, à condition de ne pas subventionner indûment les ENR. D’après l’ADEME, le coût d’investissement de l’éolien est de
    1400€/kW contre 400€/Kw pour le nucléaire pour une durée de fonctionnement annuel du nucléaire 3 fois supérieure à l’éolien (Mediapart). L’entreprise qui ne maîtrise plus ses coûts tarifaires face à un marché volatile n’est plus maître de son endettement, alors qu’elle a en charge une activité capitalistique !


    Derrière cette mainmise essentiellement américaine, germano-danoise et chinoise, des ONG bien intentionnées comme Greenpeace conduites par des groupes de pression philosophiques, dont l’argent reste le premier objectif, manipulent l’opinion pour parvenir à leurs fins : démembrer la souveraineté énergétique de la France au bénéfice de minorités abritées dans les paradis fiscaux

    4°-- L'autre vérité cachée de l'éolien en mer : le renseignement stratégique et militaire.

    4-1°-Des chalutiers spécialisés aux nacelles d'éoliennes géantes : une porte ouverte à la recherche du renseignement

    Un chalutier spécialisé des années 50
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121202

    Le navire de détection électromagnétique français Dupuy de Lome

    Il est aisé de se rendre compte que l'espace nécessaire pour introduire les matériels de détection modernes est largement suffisant dans les nacelles des éoliennes géantes. De plus, leur position en hauteur facilite améliore la capacité des transmissions aériennes et leur assise sous-marine, permettra le positionnement et le raccordement de détecteurs acoustiques et radio ondes longues.
    Enfin, la récupération des informations pourra utiliser le réseau fibre des télécommandes et télémétries.
    On ne peut donc en aucune manière exclure l'utilisation de ces machines à des fins d’espionnage militaire.

    4-2°-Qui est à la manœuvre ?

    Les éoliennes en mer sont opérées par leur fabricant ou leurs filiales spécialisées. On se doit à ce propos de les diviser en énergéticiens, industriels et sociétés de service.

    Cette turbine de l'Haliade-X de General Electric pèse 700 tonnes. Elle mesure 21 m de longueur et 10 m de hauteur et s'installe sur des mâts pouvant dépasser 150 m au-dessus du niveau de la mer. © Radio France – Clémentine

    Ce sont les sociétés pétrolières ou nucléaires qui vont en devenir majoritairement responsables : A part Total, Engie et les Chantiers de l'Atlantique produisant des stations de livraison en mer, il s'agit des groupes industriels atlantiques, nordistes européens, et asiatiques
    pour l'essentiel.


    Les pressions exercées par les USA sur Total (Iran) et Engie (NorthStream 2) sont bien connues des observateurs et sont de nature à stériliser leur influence commerciale à propos de leurs éventuelles ambitions sur ce secteur d'activité. Ils ne sont d'ailleurs fabricants de rien.
    Les industriels de l'Europe du nord qui ont déjà colonisé 80 % de l'éolien à terre (Siemens-Gamesa, Vestas, Orsted, Vattenfall, RWE, SSE, BP), constituent indirectement le bras armé des USA pour casser l'industrie française de l'énergie et de l'EDF en particulier.


    Quant aux Asiatiques, les Chinois ont vocation à devenir leader mondial à terme avec le consortium CGN, Sinovel, Goldwind ou Dongfang Electric. Mais il y a aussi les Japonais, les Coréens et sans doute plus tard les Indiens. On notera déjà que la CGN (Chinese General
    Nuclear Corp), partenaire d'EDF dans Hinckley Point a été accusé d'espionnage par le gouvernement américain et mis sur la liste noire des sociétés interdites.


    Il est évident que tant les propriétaires, que les opérateurs ont un accès illimité à leurs installations et qu'alimentées abondamment en courant, elles ont les ressources pour faire fonctionner d'autres installations ou instruments que ceux strictement nécessaires à l'exploitation du parc.
    Les Russes sont pour l’instant absents de ces manœuvres car ils n'ont pas opté pour la stratégie du renouvelable, assis sur leurs importants gisements gaziers et leur industrie nucléaire très avancée.


    Les deux nations intéressées par le renseignement sont les USA et la Chine : les USA pour protéger leur navigation naturelle en Atlantique et Méditerranée et les Chinois pour savoir ce que font les USA au plus près. Le renseignement récupérable facilement est constitué du
    renseignement phonique ou acoustique et du renseignement électromagnétique.

    Pour nous résumer, les opérateurs connus du renseignement maritime sont :
    -Les USA et le réseau Echelon et ses successeurs tels le même collectif Five Eyes.
    -La Russie avec ses bateaux, ses camions-espion transitant en Europe et son organe spécialisé la FAPSI (Service des communications spéciales et d'information).
    -La Chine avec ses programmes APL 3 (interception des communications) et APL 4 (Guerre électronique).
    -La Suisse et son système ONYX pour l'interception des transmissions avec les satellites
    -Israël et son unité de guerre électromagnétique 8200
    -La Turquie avec MillîİstihbaratTeşkilati


    https://m.theepochtimes.com/mkt_breakingnews/west-faces-moment-of-reckoning-over-chinese-tech-threat-uk-intelligence-
    chief_3788508.html?utm_source=newsnoe&utm_medium=email2&utm_campaign=breaking-2021-04-233&mktids=13ba7deb8c901a589ed3576b221ad877&est=jlSP4CN8dODTCG%2F28qjXpCdwr
    RY3f4MlgcTPtpuoJj7xw1PBQtSU8bYWMFVcgT4%3D

    4-3°-La gestion à distance des éoliennes
    Les moyens classiques d'administration à distance des ensembles industriels sont constitués des systèmes SCADA.

    Exemple simplifié de serveur SCADA Actem de la société française TEXIS

    source: https://www.texsys.fr/fr/actem-systeme-de-supervision.html

    De nombreuses sociétés se sont appliqué à développer des logiciels de gestion type SCADA. Mais avec le développement des réseaux intelligents et l’introduction des parcs à énergie renouvelable, l’industrie de l’énergie s’expose à de nouvelles vulnérabilités informatiques.
    Il arrive que des black-out surviennent suite au piratage de centrales électriques, comme ce fut le cas en Ukraine, en décembre 2015 et 2016, centrales ciblées respectivement par les malwares Black Energy et Industroyer.
    Les parcs éoliens sont très vulnérables aux attaques de sabotage. Panneaux solaires et éoliennes seraient même particulièrement simples à pirater, avec des équipements peu coûteux tels qu’une micro carte Raspberry et une antenne Wi-Fi. Les cibles en sont les serveurs HTTP et les bases de données SQL, associés aux systèmes SCADA, tous issus du domaine standard dont les vulnérabilités sont connues. L'attaque de plusieurs parcs éoliens d'un même fabricant, consistant à prendre le contrôle de l'éolienne et à l'arrêter ou la retourner aura pour conséquence l'arrêt de sa production puis le blackout d'une fraction du réseau électrique du fait de son déséquilibre production-consommation.
    Sources:
    https://iotsecuritywatch.com/2019/10/18/energie-la-securite-des-scada-un-rouage-manquant-de-lindustrie/
    https://www.windpowerengineering.com/cyber-security-and-wind-farm-penetrations/

    4-4°-Quels peuvent être les objectifs de la recherche du renseignement ?
    Le renseignement maritime : il s'agit de surveiller le trafic au large à l'aide d'hydrophones, d'antennes flottantes déployées sous l'eau et d'aériens radio ou radar, le tout à l'abri de stations météo : bref le transfert en fixe de tout ce qu'on trouve sur un chalutier espion dont l'activité
    secondaire est de pêcher.
    D'une manière générale, l'éolien en mer facilite les moyens d'écoute et en particulier l'établissement des signatures phoniques de tous bâtiments, associées à leur photo, leur fonction, leur capacité manœuvrière et logistique.
    Le renseignement terrestre : il s'agit de surveiller, le trafic maritime, les activités portuaires, industrielles et de transport civiles et bien sûr militaires.
    Cela peut être le recueil de renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) depuis la mer: interception, analyse, goniométrie et écoute des communications radios (COMINT), interception, analyse et goniométrie des signaux radar (ELINT).

    Le renseignement d'origine électromagnétique ou ROEM (en anglais : Signals Intelligence ou SIGINT) est un renseignement dont les sources d'information sont des signaux électromagnétiques : communications utilisant les ondes (radio, satellitaire), émissions d'ondes faites par un radar ou par des instruments de télémesure. Le plus célèbre réseau ROEM est le système Echelon, développé principalement par des États anglo-saxons dans le cadre du traité UKUSA de 1946, et connu du grand public depuis les années 1990. Outre les écoutes téléphoniques, le ROEM comprend donc la surveillance des télégrammes, des télécopieurs, des courriers électroniques et autres sortes de communications électroniques, facilitant l'espionnage industriel et posant d'évidents problèmes de respect de la vie privée.

    5°-Des menaces à caractère actif .
    Il s'agit de moyens électroniques actifs et des contre-mesures. Contre l'activité maritime en général :
    Le brouillage des communications, l'illumination des bâtiments, c'est à dire le guidage optique ou micro-onde des missiles.
    Contre notre pays :
    Le brouillage des moyens radio et des radar français d'approche tant à usage maritime, qu'aéronautique.
    L'écoute permanente et le perfectionnement de la connaissance des moyens de communication radio de notre marine en vue de leur brouillage.


    6°- Des risques pour la France ?
    Les risques sont immenses : ils ne sont pas seulement liés à l'utilisation des éoliennes dans l'espace maritime qui nous appartient mais aussi à l'affaiblissement de notre capacité de défense.


    6-1°. La menace contre notre défense aérienne :
    La menace contre notre défense aérienne présente deux aspects, l'effet d'écran d'une part et les émissions spontanées d'ondes électromagnétiques.
    D'après l’officier général, directeur de la circulation aérienne militaire, "Les éoliennes peuvent constituer un obstacle à la réalisation de nos missions en réduisant notre capacité de détection des menaces voire en les annihilant, poursuit le patron de la Dircam. Est-ce bien raisonnable aujourd’hui ?"; En effet, les pales en rotation des éoliennes qui font, comme expliqué plus loin, écran aux radars de navigation aérienne, surtout groupées dans des parcs éoliens: les éoliennes et leurs pales ne sont pas transparentes et leurs cônes d’ombre se regroupent sous certains angles.

    L'éolien en mer est gagné par le gigantisme, le rotor de la SG 14-222 DD de Siemens Gamesa brasse un diamètre de 222 mètres, quelques mètres plus long que celui de l'Haliade X de General Electric. Les rotors se trouveront au minimum à 160 mètres au-dessus de la surface.
    Par référence à l'éolien à terre dont les diamètres de brassage font maintenant 120 mètres, la visibilité des éoliennes par les radars de navigation passe de 30 à 70 kilomètres.
    Ce « brouillard » impacte en particulier les radars météo, le contrôle du trafic aérien, les radars maritimes, les systèmes de radionavigation (VOR, ILS...), la télévision terrestre et les liaisons radio fixes.


    IL peut avoir des effets différents sur les services de radiocommunications en fonction de plusieurs facteurs tels que la bande de fréquences, le schéma de modulation et la discrimination du diagramme de rayonnement des antennes émettrices et réceptrices.
    En voici quelques détails explicatifs :
    Les éoliennes sont d'énormes réflecteurs de signaux de plus grandes dimensions que les cibles vers lesquelles les radars visent et, par conséquent, leur présence peut masquer des signaux plus faibles provenant de cibles plus petites. De plus, les pales rotatives génèrent un décalage Doppler également détecté par les radars. Comme les radars actuels ne sont pas conçus pour identifier et filtrer les signaux des éoliennes, des informations importantes dans les environs du parc éolien peuvent être plus ou moins perdues selon les différentes fréquences de travail allant de la bande S (2,0–4,0 GHz) à la bande X (8,0–12,0 GHz) dans le cas des radars météorologiques et maritimes, et la bande L (1,0–2,0 GHz) et la bande S (2,0–4,0 GHz) dans le cas des radars ATC de navigation aérienne terrestre.


    Dans les radars météorologiques, les éoliennes peuvent conduire à une mauvaise identification des caractéristiques des orages et à la caractérisation erronée des phénomènes météorologiques. Ces erreurs peuvent être dues à des retours de fouillis (échos du signal des
    éoliennes), au blocage du signal (la taille physique de l'éolienne crée une zone d'ombre derrière eux) et à des interférences avec le mode Doppler du radar en bande C (échos décalés en fréquence de la rotation des pales). Concrètement, les radars verront par exemple des
    précipitations là où il n'y en a pas et inverse. 


    Dans le cas des radars ATC, deux types principaux sont distingués. Les radars de surveillance primaires (PSR) fonctionnent essentiellement en détectant l'énergie électromagnétique réfléchie par le corps de l'avion. En revanche, dans les radars de surveillance secondaires
    (SSR), l'équipement à bord de l'aéronef reçoit une interrogation de la station au sol et coopère en répondant à un signal diffusé lui-même qui est détecté par le radar.
    Pour les radars marins à terre, les petites embarcations auront un écho tellement faible qu'il sera noyé dans celui de l'éolienne. En ce qui concerne le radar marin, il se décompose en deux domaines d'application principaux. La grande majorité est utilisée en mer et sur les voies
    navigables par des navires et des embarcations plus petites ; les autres sont utilisés par les autorités portuaires et côtières pour la surveillance des navires à partir de sites terrestres. La présence de parcs éoliens et de leur « brouillard » diminue sévèrement la sensibilité de
    détection des aéronefs dans leur cône d'émission. Les turbulences de l'air peuvent créer de fausses cibles.

    Les interférences avec les radars marins sont principalement dues aux échos du mât et des nacelles des turbines, qui présentent des valeurs RCS élevées. La gravité de cet effet dépend de l'angle d'incidence du faisceau radar par rapport à la turbine.


    6-2°. Les menaces extérieures provenant d’acteurs plus agressifs :
    La mise en œuvre de menaces à l'encontre de notre activité portuaire et aéroportuaire, les mêmes menaces sur les activités littorales telles par exemple le rail d'Ouessant, l’île Longue, la Cogema à la Hague ou l'industrie des missiles de la région bordelaise. Que dire par ailleurs
    des risques qui pèsent sur nos arsenaux et nos ports militaires dans ces conditions ?
    En dehors de la menace exercée par nos partenaires tant européens qu'atlantistes ou asiatiques, les autres risques sont liés aux possibilités de sabotages, d'attaques ou d'invasions exercées par des puissances secondaires ou des groupes terroristes appuyés en sous-main par les états ou
    les sociétés commerciales qui les soutiennent.
    Il ne faut pas non plus oublier les dangers liés aux groupes écologistes radicaux et assimilés usant de l'agitation et de la propagande.Rappelons nous les agressions de Greenpeace à l’égard de nos centrales nucléaires.
    Source : https://www.lemondedelenergie.com/urgence-proteger-infrastructures-electriques/2021/04/15/


    6-3°. Une réaction salvatrice récente
    D'après la revue Mer et Marine, la France s'est récemment dotée d'un outil visant à coordonner la cybersécurité maritime. Créée en septembre 2020 par le comité interministériel de la mer (SGMer), l'association «France Cyber Maritime » fait suite à la mesure 46 du CIMer du 15 novembre 2018. Elle est activée depuis le 22 janvier 2021 pour réunir les compétences et créer un nouveau CERT marine (M-CERT), CERT pour Computer Emergency Response Team.
    source : https://www.meretmarine.com/fr/content/france-cyber-maritime-confortee-par-le-cimer-2021#:~:text=L'association%20France%20Cyber%20Maritime,cybers%C3%A9curit%C3%A
    9%20pour%20le%20monde%20maritime%20%C2%BB .

    Conclusion.
    Nos responsables politiques, notre administration doivent prendre conscience des risques engendrés par l'éolien maritime pour notre sécurité, et en analyser les conséquences. Les responsables européens de l'énergie tirent leur légitimité du traité de Lisbonne que les citoyens français n'ont pas voté, et des attributions successives que la Commission s'est plus ou moins octroyée au fil des ans et à une transcription des visions du GIEC falsifiée. L’État français serait bien inspiré d'interpeller M. Kadri Simson, commissaire à l'énergie de la Commission Européenne et ses collègues qui en portent ce triste bilan, et de lui exiger les dérogations indispensables pour faire obstacle à l'éolien en mer français avec l';appui du Conseil européen.

    La "Ceinture de fer" de notre littoral risque de se transformer en « Ceinture de feu » si d'aventure l’État ne prend pas les choses en main en adoptant les moyens indispensables pour contrôler le déploiement et l'usage de ces moyens d'investigation et ne s'empresse pas d'établir des zones de non-déploiement près de nos sites sensibles tant civils que militaires.
    Enfin, l’État doit également s'interroger, pour les mêmes raisons, sur l'éolien à terre à propos des parcs éoliens proches de nos installations stratégiques.

    ANNEXE I

    ORES : Offshore Renewable Energy Strategy
    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/IP_20_2096

    Novembre 2020

    To help meet the EU's goal of climate neutrality by 2050, the European Commission
    todaypresents the EU Strategy on Offshore Renewable Energy. The Strategy proposes to
    increaseEurope's offshore windcapacityfromitscurrentlevel of 12 GW to at least 60 GW by
    2030 and to 300 GW by 2050. The Commission aims to complementthiswith 40 GW of
    oceanenergy and otheremerging technologies such as floatingwind and solar by 2050.

    This ambitiousgrowthwillbebased on the vastpotentialacross all of Europe'ssea basins and on
    the global leadership position of EU companies in the sector. It willcreate new opportunities
    for industry, generate green jobs across the continent, and strengthen the EU's global
    leadership in offshore energy technologies. It willalsoensure the protection of
    ourenvironment, biodiversity and fisheries.

    ExecutiveVice-President for the European Green Deal, Frans Timmermans said:
    “Today'sstrategy shows the urgency and opportunity of ramping up ourinvestment in offshore
    renewables. Withourvastsea basins and industrial leadership, the European Union has all
    thatitneeds to rise up to the challenge. Already, offshore renewableenergyis a
    trueEuropeansuccess story. Weaim to turnitinto an evengreateropportunity for clean energy,
    high quality jobs, sustainablegrowth, and international competitiveness.”

    Commissioner for Energy, Kadri Simson, said: “Europe is a world leader in offshore
    renewableenergy and can become a powerhouse for its global development. We must step up
    ourgame by harnessing all the potential of offshore wind and by advancingother technologies
    such as wave, tidal and floatingsolar. This Strategy sets a clear direction and establishes a
    stable framework, which are crucial for public authorities, investors and developers in
    thissector. Weneed to boost the EU'sdomestic production to achieveourclimatetargets, feed
    the growingelectricitydemand and support the economy in its post-Covidrecovery.”

    Commissioner for Environment, Oceans and Fisheries, VirginijusSinkevičius, said:
    “Today'sstrategyoutlines how we can develop offshore renewableenergy in combination
    withotherhumanactivities, such as fisheries, aquaculture or shipping, and in harmonywith
    nature. The proposalswillalsoallow us to protectbiodiversity and to address possible socio-
    economicconsequences for sectorsrelying on good health of marine ecosystems,
    thuspromoting a sound coexistence within the maritime space.”

    To promote the scale-up of offshore energycapacity, the Commission will encourage cross-
    border cooperationbetweenMember States on long term planning and deployment. This
    willrequireintegrating offshore renewableenergydevelopment objectives in the National
    Maritime Spatial Plans whichcoastal states are due to submit to the Commission by March
    2021. The Commission willalso propose a frameworkunder the revised TEN-E Regulation for
    long-term offshore grid planning, involvingregulators and the Member States in eachsea
    basin.

    The Commission estimatesthatinvestment of nearly €800 billionwillbeneededbetweennow and
    2050 to meetitsproposed objectives. To help generate and unleashthisinvestment, the
    Commission will:

    Provide a clear and supportivelegalframework. To this end, the Commission
    todayalsoclarified the electricitymarketrules in an accompanying Staff Working Document
    and willassesswhether more specific and targetedrules are needed. The Commission
    willensurethat the revisions of the State aid guidelines on energy and environmental
    protection and of the Renewable Energy Directive willfacilitatecost-effective deployment of
    renewable offshore energy.
    Help mobilise all relevant funds to support the sector'sdevelopment. The Commission
    encourages Member States to use the Recovery and Resilience Facility and worktogetherwith
    the European Investment Bank and otherfinancial institutions to support investments in
    offshore energythroughInvestEU. Horizon Europe fundswillbemobilised to support research
    and development, particularly in less mature technologies.
    Ensure a strengthenedsupplychain. The Strategyunderlines the need to
    improvemanufacturingcapacity and port infrastructure and to increase the
    appropriatelyskilledworkforce to sustainhigher installation rates. The Commission plans to
    establish a dedicated platform on offshore renewableswithin the Clean Energy Industrial
    Forum to bringtogether all actors and addresssupplychaindevelopment.
    Offshore renewableenergyis a rapidlygrowing global market, notably in Asia and the United
    States, and providesopportunities for EU industryaround the world. Throughits Green Deal
    diplomacy, tradepolicy and the EU'senergy dialogues withpartner countries, the Commission
    will support global uptake of these technologies.

    To analyse and monitor the environmental, social and economic impacts of offshore
    renewableenergy on the marine environment and the economicactivitiesthatdepend on it, the
    Commission willregularlyconsult a community of experts from public authorities,
    stakeholders and scientists. Today, the Commission has alsoadopted a new guidance
    document on windenergydevelopment and EU nature legislation.

    Background

    Offshore windproduces clean electricitythatcompeteswith, and sometimesischeaperthan,
    existingfossil fuel-basedtechnology. European industries are fast developing a range of other
    technologies to harness the power of ourseas for producing green electricity. Fromfloating
    offshore wind, to oceanenergy technologies such as wave and tidal, floatingphotovoltaic
    installations and the use of algae to producebiofuels, Europeancompanies and laboratories are
    currently at the forefront.

    The Offshore Renewable Energy Strategy sets the highestdeployment ambition for offshore
    wind turbines (bothfixed-bottom and floating), where commercial activityiswelladvanced. In
    thesesectors, Europe has alreadygainedunrivalledtechnological, scientific and
    industrialexperience and strongcapacityalreadyexistsacross the supplychain,
    frommanufacturing to installation.

    While the Strategyunderlines the opportunitiesacross all of the EU'ssea basins – the North
    Sea, the Baltic Sea, the Black Sea, the Mediterranean and the Atlantic – and for certain coastal
    and islandcommunities, the benefits of these technologies are not limited to coastalregions.
    The Strategy highlights a broad range of inland areas wheremanufacturing and
    researchisalreadysupporting offshore energydevelopment.

    ANNEXE II Article 194 du TFUE

    Article 193
    Titre XXI : énergie
    Article 194
    1. Dans le cadre de l’établissement ou du fonctionnement du marché intérieur et en tenant compte de l’exigence de préserver et d’améliorer l’environnement, la politique de l’Union dans le domaine de l’énergie vise, dans un esprit de solidarité entre les États membres :
    a) à assurer le fonctionnement du marché de l’énergie ;
    b) à assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique dans l’Union ;
    c) à promouvoir l’efficacité énergétique et les économies d’énergie ainsi que le
    développement des énergies nouvelles et renouvelables ; et
    d) à promouvoir l’interconnexion des réseaux énergétiques.
    2. Sans préjudice de l’application d’autres dispositions des traités, le Parlement européen et le Conseil, statuant conformément à la procédure législative ordinaire, établissent les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs visés au paragraphe 1. Ces mesures sont adoptées
    après consultation du Comité économique et social et du Comité des régions.
    Elles n’affectent pas le droit d’un État membre de déterminer les conditions d’exploitation de ses ressources énergétiques, son choix entre différentes sources d’énergie et la structure générale de son approvisionnement énergétique, sans préjudice de l’article 192, paragraphe 2,
    point c).
    3. Par dérogation au paragraphe 2, le Conseil, statuant conformément à une procédure
    législative spéciale, à l’unanimité et après consultation du Parlement européen, établit les
    mesures qui y sont visées lorsqu’elles sont essentiellement de nature fiscale.

    ANNEXE III Le Conseil européen
    Il ne doit pas être confondu avec le Conseil de l'Union Européenne ni avec le Conseil de l'Europe.
    Conformément à l’article 13 du traité UE, le Conseil européen appartient au «cadre institutionnel unique» de l’Union. Cependant, il donne une impulsion politique globale davantage qu’il n’est un organe décisionnel, au sens juridique du terme. Il convient de noter que le président du Conseil européen rend régulièrement compte au Parlement.
    A ce jour, Le Conseil européen statue normalement par consensus, mais il décide de nombreuses nominations à la majorité qualifiée (notamment celles de son président, du candidat à la fonction de président de la Commission européenne, du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et du président de la Banque centrale européenne).
    En outre, les membres du Conseil européen se réunissent dans la configuration des «conférences intergouvernementales» (CIG): ces conférences de représentants des gouvernements des États membres sont convoquées pour examiner les projets de révision du traité sur l’Union européenne et procéder à leur adoption.
    La politique énergétique est encadrée par les orientations générales de l’action de l’Union Européenne. Le 27 juin 2014, il a défini cinq grandes priorités qui guideront les travaux de l’Union au cours des cinq prochaines années:
    1) l’emploi, la croissance et la compétitivité,
    2) les moyens d’action à donner aux citoyens et la protection de ces derniers,
    3) les politiques en matière d’énergie et de climat,
    4) la liberté, la sécurité et la justice, et
    5) l’UE en tant qu’acteur mondial de premier plan.
    Ces priorités sont présentées dans un document intitulé «Programme stratégique pour l’Union à l’ère du changement». Il sert à planifier les travaux du Conseil européen et constitue la base des programmes de travail d’autres institutions de l’Union.

    ANNEXE IV Le Conseil de l'Union Européenne
    source : https://www.europarl.europa.eu/factsheets/fr/sheet/24/le-conseil-de-l-union-europeenne
    Sur la base des propositions présentées par la Commission, le Conseil adopte la législation de l’Union, sous la forme de règlements et de directives, soit conjointement avec le Parlement européen, conformément à la procédure de l’article 294 du traité FUE (procédure législative
    ordinaire), soit seul après consultation du Parlement européen (voir fiche 1.2.3). Le Conseil adopte également certaines décisions ainsi que des recommandations non contraignantes (article 288 du traité FUE) et émet des résolutions. Le Conseil et le Parlement établissent les règles générales régissant l’exercice des compétences d’exécution conférées à la Commission ou réservées au Conseil lui-même (article 291, paragraphe 3, du traité FUE).

    ANNEXE V
    Paquet Énergie propre pour tous les Européens
    source : https://ec.europa.eu/energy/topics/energy-strategy/clean-energy-all-europeans_en
    « En 2019, l'UE a achevé une mise à jour complète de son cadre de politique énergétique afin de faciliter la transition des combustibles fossiles vers une énergie plus propre et de respecter les engagements pris par l'UE dans le cadre de l'accord de Paris en matière de réduction des
    émissions de gaz à effet de serre.
    L';accord sur ce nouveau règlement sur l'énergie - appelé le paquet Énergie propre pour tous les Européens - a marqué une étape importante vers la mise en œuvre de la stratégie de l'union de l'énergie , publiée en 2015.
    Sur la base des propositions de la Commission publiées en novembre 2016, le paquet Énergie propre pour tous les Européens se compose de huit actes législatifs. À la suite de l'accord politique du Conseil et du Parlement européen (entre mai 2018 et mai 2019) et de l'entrée en
    vigueur des différentes règles de l'UE, les pays de l'UE disposent d'un à deux ans pour
    transposer les nouvelles directives en droit national.

    Les nouvelles règles apporteront des avantages considérables du point de vue du consommateur, du point de vue environnemental et du point de vue économique. En coordonnant ces changements au niveau de l'UE, la législation souligne également le leadership de l'UE dans la lutte contre le réchauffement climatique et apporte une contribution importante à la stratégie à long terme de l' UE visant à atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

    Performance énergétique des bâtiments 

    Les bâtiments sont responsables d'environ 40% de la consommation d'énergie et de 36% des émissions de CO2 dans l'UE, ce qui en fait le plus grand consommateur d'énergie en Europe.

    En améliorant la performance énergétique des bâtiments , l'UE peut plus facilement atteindre ses objectifs énergétiques et climatiques. La directive sur la performance énergétique des bâtiments ((UE 2018/844) définit des mesures spécifiques permettant au secteur du bâtiment
    de relever les défis, en mettant à jour et en modifiant de nombreuses dispositions de la directive 2010/31 / UE.


    Énergie renouvelable

    Afin de montrer son leadership mondial en matière d'énergies renouvelables, l'UE s'est fixé un objectif ambitieux et contraignant de 32% pour les sources d'énergie renouvelables dans le mix énergétique de l'UE d'ici 2030.

    La refonte de la directive sur les énergies renouvelables (2018/2001 / UE) est entrée en vigueur en décembre 2018. »

    Par Jean-Louis Rémouit pour Energie Vérité

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