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  • RDC: Victimes du volcan Nyragongo pas de drapeau en berne ni deuil national !

    RDC:  Victimes du volcan Nyragongo pas de drapeau en berne ni deuil national !

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    Le bourricot mangeait ses frites et sirotait son whisky dans son manoir acheté pas longtemps à Waterloo en Belgique, pendant que le volcan Nyrangongo crachait sa lave. 30, 40 ou 50 morts à Goma ? Même un seul mort mérite compassion. Mabundi Fatshi Tshilombo touche 2.0400.000$ par mois. L'individu ne décrète ni drapeau en berne ni deuil national pour des compatriotes victimes de lave.

    Pantin, marionnette et président nommé, Mabundi Fatshi Tshilombo prouve au jour le jour, que sa triple mission: blanchir l'occupation de la RDC par des troupes étrangères, endormir le peuple congolais avec un langage mielleux envers les voisins agresseurs et occupants et enfin légaliser l'occupation et la balkanisation du pays. L'éruption volcanique a révélé la nature du régime qui sévit par défi en RDC: Mabundi Fatshi Tshilombo était dans son manoir à Waterloo en Belgique, mangeant ses frites et buvant son whisky. A la Radio Télévision Nationale Congolaise (RDC), on parlait de sexe, au lieu de donner l'information de l'éruption volcanique de Goma. Aucune déclaration officielle. Rien ! Depuis que Mabundi Fatshi Tshilombo Tshintuntu est rentré au Congo, rien de rien. L'individu n'a pas même décrété le deuil national ni mis le drapeau en berne pour des compatriotes victimes de lave de Nyragongo. Et pourtant pour le Maréchal-dictateur Tchadien Idriss Déby et le président Tanzanien John Mangufuli ont eu droit aux deuils nationaux en RDC. Pour nos propres compatriotes victime d'une catastrophe naturelle, rien !  un peu plus Eruption volcanique en République démocratique du Congo, le volcan Nyiragongo n’était plus surveillé depuis sept mois, faute de financements pour soutenir l’Observatoire de volcanologie locale à Goma. Le rétablissement d’internet en mai, grâce à un partenaire américain, a « permis de collecter de nouveau des données » et « d’enregistrer de nouveau des signaux d’alerte« . « Nous avons compris qu’il fallait suivre la situation avec attention« , avant d’être « malheureusement » surpris par l’éruption.

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     Le volcan est entré en éruption samedi vers 18H30 locales sur le flanc. Une coulée a coupé la route pour se diriger vers le Rwanda. Une autre coulée s’est dirigée vers le sud-ouest, vers Goma. Le Coordinateur humanitaire (CH) a assuré les autorités congolaises du soutien de la communauté humanitaire pour répondre aux besoins prioritaires d'urgence suite à l'éruption du volcan Nyiragongo.

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    • Les besoins prioritaires sont en cours d'évaluation par de multiples équipes humanitaires, y compris la Croix-Rouge et les ONG internationales.
    • 31 morts signalés, dont 13 personnes lors de l’évacuation de la ville et 24 personnes brûlées par la lave ; 40 adultes signalés disparus ; plusieurs hospitalisations.
    • Plus de 4 500 ménages (environ 20 000 Congolais) se retrouvent sans abri.
    • Bien que la lave ait cessé de couler, les secousses sismiques continuent et provoquent la panique au sein de la population.
    • Le nuage de cendres est susceptible de provoquer des maladies respiratoires.
    • La fermeture des aéroports de Goma et de Bukavu risque d'affecter la logistique de la réponse .

     

    RDC : le gaz méthane du lac Kivu, une autre épée de Damoclès à côté de Nyiragongo

    Ph. Droits tiers.Après les dégâts causés par l’éruption du volcan Nyiragongo à Goma, au Nord-Kivu, le gaz méthane entassé dans le lac Kivu se présente comme un deuxième grand danger. La présence du gaz menace les 2 millions de personnes qui vivent aux abords du lac et notamment les 6000 000 habitants de la ville de Goma.

    Selon des scientifiques, si la lave dégagée par Nyiragongo avait atteint les profondeurs du lac Kivu, cela pourrait provoquer un brassage soudain de l’ensemble du lac. Le gaz pourrait s’échapper brusquement et asphyxier les hommes et les animaux. Le lac Kivu, situé dans le creux du rift africain entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, est potentiellement dangereux.

    "Il contient mille fois plus de gaz dissous que le lac Nyos, et pourrait provoquer une émission gazeuse, en cas de déstabilisation de ses eaux stratifiées par une éruption volcanique par exemple", selon Michel Halbwachs, professeur de physique à l'université de Savoie, qui a étudié le site avec des spécialistes internationaux. 

    Le gaz du lac Kivu  composé pour un cinquième de méthane et pour quatre cinquièmes de gaz carbonique  provient pour une grande part des déchets liés à l'activité humaine.
     
    "Le méthane représente le vrai danger, car il est vingt fois moins soluble que le C02 : avec vingt fois moins de gaz, on approche plus vite de la saturation", explique M. Halbwachs. Or, des mesures réalisées sur le lac Kivu ont montré que le taux de méthane avait augmenté de 15 % depuis trente ans et que la saturation serait acquise d'ici à la fin du siècle. Imaginez le danger !

    Dégazage raté du lac Kivu

    Pour épargner les populations environnantes du risque d'explosion gazeuse, le gouvernement de la République démocratique du Congo, avait levé l'option depuis 2014 de l'élimination du gaz carbonique par le dégazage progressif dans une couche comprise entre 12 et 50 mètres de profondeur du lac Kivu. Mais jusque-là, rien n’est fait.

    Le gouvernement Ilunkamba avait promis de débourser 5 millions d’Euros pour procéder à l’opération du dégazage industriel du lac Kivu. L’ancien ministre d'État et ministre des hydrocarbures, Rubens Mikindo, avait lancé au mois de janvier 2020 à Goma les travaux qui devraient être exécutés pendant deux ans à partir du golfe de Kabuno. Des travaux qui n’ont pas fait long feu.
     
    L'objectif du dégazage était de réduire le risque d'explosion gazeuse en éliminant progressivement et de manière inoffensive les gaz dissous dans les eaux du golfe de Kabuno. Le golfe de Kabuno, situé au nord-ouest du lac Kivu présente une configuration particulière qui distingue ses eaux de celles du bassin principal. Selon les experts, ces eaux possèdent des caractéristiques physico-chimiques totalement distinctes des eaux du reste du lac Kivu.

    « Le golfe de Kabuno, exposé à l'épanchement des laves qui proviendraient des volcans Nyiragongo et/ou Nyamulagira, présente un problème environnemental et sécuritaire dans cette région dû à une forte concentration de gaz carbonique (Ndlr : CO2) dissous dans ses eaux susceptibles de provoquer subitement une forte explosion. Cette explosion pourrait entraîner la mort par asphyxie de la population environnante estimée à plus de 2 millions d'hommes ainsi que des dégâts très importants en termes de biodiversité », avait averti l’ancien ministre d'État Rubens Mikindo. 

    Le dégazage devrait permettre de diminuer environ 160 millions de m3 du CO2. Un projet qui faisait suite à la phase pilote qui a été exécuté en 2018 ayant permis une faible diminution du gaz. C’est à la société Limnological Engineering que le gouvernement avait attribué le marché. 

    La non-exploitation du gaz méthane du lac Kivu, une perte économique énorme

    « Si on dégaze le lac Kivu, il y a maintenant lieu de projeter l'exploitation du gaz méthane. Il y a beaucoup d'investisseurs qui se sont manifestés. Nous allons amener tous ces projets qui sont déjà sur notre table au niv eau du Sud-Kivu pour ceux qui seront plus aptes à y mettre le paquet pour que demain, ce qui paraît aujourd'hui comme un risque devienne une grande opportunité », disait Théo Kasi Ngwabije , gouverneur du Sud-Kivu.

    Pendant que la RDC tarde, le Rwanda gagne énormément d’argent dans l’exploitation de ce gaz. Le pays de Paul Kagame a produit la première centrale électrique au monde qui fonctionne grâce à l’exploitation du gaz méthane.

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    Une thèse de doctorat en février 2021 à l'UPN par le physicien Bahaya Siméon, au K2/UPN, thèse intitulée : Modélisation numérique des risques volcaniques de Nyiragongo par Runge-Kunta.

    Le chercheur grace aux données recueillies mettait en garde contre les signaux d'une éruption possible, sur Matlab, et, avait conclu que Nyragongo entre périodiquement en éruption depuis 1942, 1971, 2002, et le risque, d'une éventuelle autre évacuation se profilait avant 2028.

     

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    Grace aux mailles modelisées numériquement par Runge Kunta sur Matlab, nous avions obtenu les résultats suivants: 
    1. Nyiragongo se refroidit entre sept à huit ans après éruption, et , se réchauffe entre seize et vingt ans pour une nouvelle éruption. Constant actuel ? L'éruption n'est plus une surprise car de 2002+8 ans=2010 fin réfroidissement, et de 2010+16 à 20=2026 à 2028, comme période du danger certain sur Goma.

     


     2. Toutes les éruptions sont en lien avec l'augmentation d'un cran du taux  de CO2 dans les fentes de Munigi, Mugara et sommet de Nyragongo. Car, si le taux de CO2 est de plus en plus de loin supérieur aux moyennes normales avec persistance, l'éruption sera redoutable ceci n'est plus le cas. Car l'irruption attendue entre 2026-2028 a été précoce aujourd'hui en 2021, avec une avance de 5 ans. Donc, l'éruption Nyragongo de 2021 sera appelée dans l'histoire une éruption avorton, ratée, donc moins intense sans beaucoup de coulée de lave, selon la thèse académique.  Car, le CO2 tracteur n'aurait point atteint le pic, situation imprévisible à suivre par satellite... Pas trop de panique, car, cette éruption n'atteindra point l'ampleur de celle de 2002 qui avait respecté la périodicité de plus au moins 28 ans (partant de 1971/1972). 

    3. Le SO2 est un aérosol refroidissant, des noyaux de condensation sources des pluies. Si dans les heures qui viennent le satellite nous donne plus de SO2 que de CO2 sur Nyragongo, alors il y aura plus de peur que de mal.  La fuite intense du SO2 volcanique serait l'indicateur à scruter pour suivre in vivo le ralentissement de l'éruption avorton que je prédis pas de même ampleur comme en 2002. Cela se confirmera si le taux  SO2 devient de plus en plus supérieur au taux CO2, c'est qui serait le cas actuel.

    Précautions à prendre ?

    1. Evacuons les femmes, enfants, personnes à faibles mobilités et les malades vers Saké, Beni, Butembo que vers Giseny ou le Rwanda à voir la trajectoire actuelle: 

    2. Stopper toute navigation sur le Lac Kivu, où le contact lave et Co2 sont des éventuelles mèches explosives;

    3. Observer le mouvement des fourmis, des oiseaux, et des animaux et choisir avec précaution intelligente leur trajectoire;

    4. Si les grondements des terres et tremblements des terres de magnitudes faibles 1 à 2 sur l'échelle de Richter, actuels, passaient  à la magnitude de 3 voire 4, alors les fuites en CO2 volcaniques seraient de plus en plus importantes. Alors l'éruption serait de plus en plus entrain de devenir dangereuse. La RDC doit annoncer sans tarder l'état de catastrophe volcanique et environnementale totale. Alors l'évacuation de tous les adultes restant et des animaux domestiques serait obligatoire en postant l'armée dans les environs de Sake, Beni et Butembo pour protéger les évacués  face aux voleurs, rebelles ADF infiltrés dans la population en détresse.

    La RDC vit sans boussole !

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