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  • RDC: Congo Hold-Up, de Léopold II coupeur des mains au Fakwa Tshilombo Tshintuntu!

    RDC: Congo Hold-Up, de Léopold II coupeur des mains au Fakwa Tshilombo Tshintuntu!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

    Il pleut des mains sur le Congo !

    Le premier Congo Hold-Up commence avec Léopold II, roi des belges déclarent en chœur les Bakolo Kongo, Bana Bilaka, Bana Elonga de Mvuluzi Tata Kimbangu Diantungunua.  Diplomate  rusé, fourbe et roublard, Léopold II, roi des belges, obtient en février 1885 un territoire de deux millions et demi de kilomètres carrés, 80 fois la taille de la Belgique ! Sans jamais y mettre les pieds, le monarque sanguinaire et génocidaire va le faire exploiter sans répit. Le saigner à blanc. Pour l’ivoire d’abord, pour le caoutchouc ensuite, à la sueur du front des autres et jusqu’au prix de leur vie. Nos arrières grands parents qui ont résisté ou n’ont pas été en mesure d’atteindre les impossibles quotas de travail qui leur étaient imposés ont été mutilés, amputés ou exécutés.

    Léopold II, roi des belges est l’homme qui s’appropria le Congo pour le saigner à blanc avec quelque 10 millions de morts sur sa conscience. Les bénéfices que Léopold a réalisés sur le dos de l’esclavage au Congo ont financé une série de grands monuments pour cimenter son héritage, de l’imposante Arc Cinquantenaire de Bruxelles, aux boulevards comme celui qui relie la capitale à Tervuren, aux innombrables statues érigées en son honneur, à la fois pendant son règne de 44 ans et après sa mort en 1909. 

    C'est drôle comme Hitler, Staline ou Mussolini sont connus pour leurs actes brutaux de génocide humain, mais un tyran comme Léopold II passe inaperçu dans les pages d'histoire. Léopold II, le roi de Belgique, a réduit la population du Congo de 20 millions estimée à 10 millions et a réussi à conserver sa réputation de grand monarque. Personne ne parle de l'un des meurtriers de masse les plus notoires de l'histoire de l'humanité. « Jusqu’à l’apparition de HITLER, Léopold II était un des hommes les plus cruels d’Europe »
    – Adam HOCHSCHILD (Les fantômes du Roi Léopold – Un holocauste oublié). « A l’époque, les actes commis au nom de Léopold II ont défini la norme absolue de cruauté, comme cela allait être le cas avec HITLER, un demi-siècle plus tard »– Peter BATE.

    C'est un pan terrifiant de l'histoire souvent occulté. Probablement 10 millions de morts, un sacrifice humain inouï de cruauté, une véritable mécanique de mort mise en place pour permettre à un modeste royaume européen de satisfaire ses appétits économiques, tout cela sous la pression d'un monarque prêt à tout pour avoir sa part du "gâteau africain". Imagine-t-on, quelque part dans le monde, une rue Pol-Pot, une avenue Augusto-Pinochet, une place Idi-Amin-Dada ? Pourtant, parmi les autocrates aux mains tachées de sang, il en est un qui échappe à la règle.  Léopold II, roi des belges,  dans le pays dont il fut le deuxième roi, de 1865 à 1909, le nombre de rues et de statues célébrant sans détour le monarque sont légion.

    Pour cacher ses activités,  Léopold II, roi des belges a créé une société philanthropique qu'il a appelée la Société africaine internationale. Le but officiel de la société était d'aider les Noirs du Congo. Cette décision a fait que l'invasion privée du Congo par Léopold paraissait bénigne. Léopold a appelé le gouvernement belge à lui fournir des fonds d'amorçage pour mener à bien cette entreprise humanitaire.

    L'escroquerie a réussi, le roi a obtenu des fonds du gouvernement pour financer son empire privé africain. Léopold a utilisé cet argent pour financer une armée de mercenaires connue sous le nom de Force Publique. Le roi a nommé des gouverneurs dont le travail était de tirer le plus d'argent possible du Congo.

    À la naissance de l’État indépendant du Congo en 1885, la mission civilisatrice trouve principalement son siège dans les textes de droit international qui ont permis la reconnaissance du nouvel État. En revanche, l’ensemble des instruments administratifs utilisés pour faire progresser la civilisation émanent du « Roi-Souverain », Léopold II, de ses administrateurs généraux (siégeant à Bruxelles) ou de son administrateur général, puis gouverneur général (siégeant à Banana puis Boma, capitales successives de l’EIC).

    C’est ainsi qu’en 1885, le Congrès de Berlin accepta, par un « acte colonial », de céder cette région de plus de 2 millions de km2, non à un Etat - fait unique -, mais à une « Association internationale du Congo », entièrement contrôlée par Léopold et indépendamment du royaume de Belgique. Léopold II engagea alors plus de 10 millions de francs pour mettre en valeur la région. Comme sa fortune n’y suffisait pas, il s’était fait aider par les banques. Mais les abus commis par les administrateurs de la Couronne et par les employés des compagnies à charte ont décidé Léopold II à envoyer une commission d’enquête puis à céder, le 15 novembre 1908, le Congo à la Belgique.

    Second Congo Hold-Up: La reprise du Congo par la Belgique (1908-1960)!

    À la reprise du Congo par la Belgique en 1908, la mission civilisatrice n’est cependant pas abandonnée, au contraire. Elle trouve désormais principalement place dans la Charte coloniale, texte législatif belge qui a fondé la nouvelle colonie. La domination belge durera cinquante-deux ans, jusqu’à l’indépendance du Congo, en 1960.

    Comment la colonisation du Congo a enrichi les grands patrons belges 

    D'abord propriété de Léopold II, le Congo a été exploité pour enrichir quelques grands capitalistes belges ainsi que la famille royale. Impossible de comprendre l'importance du mouvement de décolonisation et les débats actuels sans se plonger dans l'histoire de ce gigantesque pays africain. Nous reproduisons l'interview de Lucas Catherine, journaliste, écrivain et spécialiste de la colonisation dans Solidaire.

    Comment le Congo est-il devenu une colonie belge  ?

    À la fin du 19e siècle, les pays européens étaient en plein développement industriel. Ils avaient besoin de matières premières et de marchés. C’est pourquoi les colonies étaient primordiales. Lors d’une conférence à Berlin en 1885, les puissances européennes ont décidé de se partager l’Afrique. Les Allemands en ont reçu une partie, les Britanniques et les Français aussi, etc. et se sont mutuellement promis de ne pas se faire de tort. Léopold II a ainsi gagné le droit de coloniser ce grand pays situé au cœur de l’Afrique, à condition que les autres pays puissent y maintenir une activité économique. La conférence de Berlin était une répartition sur papier, naturellement. Plus tard, il a fallu mettre ces accords en pratique en envoyant des expéditions militaires prendre effectivement les terres aux populations locales. Le colonialisme est une guerre de conquête.

    Le Congo n’a donc pas été conquis pacifiquement  ?

    Lucas Catherine. Loin de là. Léopold II a dû mener plusieurs guerres pour cela. Pour mettre la main sur les zones de récolte du caoutchouc, il a dû faire la guerre à la population locale. Il a dû mener une guerre dans la région du Katanga, où les mines de cuivre étaient aux mains des chefs locaux. Il y a également eu une guerre pour l’ivoire, qui était une matière première importante à l’époque. Il a donc dû tout conquérir par des moyens militaires.

    Léopold II a-t-il payé ces guerres de sa propre poche  ?

    Dès le début, les capitalistes bruxellois, la sidérurgie wallonne et la capitale portuaire d’Anvers ont investi massivement dans le projet congolais de Léopold II.

    Lucas Catherine. Non, il n’en avait absolument pas les moyens. Il est parti à la conquête du Congo avec toute l’industrie belge derrière lui. Dès le début, les capitalistes bruxellois, la sidérurgie wallonne et la capitale portuaire d’Anvers ont investi massivement dans le projet congolais de Léopold II. Avant même qu’il n’en reçoive officiellement l’autorisation en 1885, Léopold II avait déjà envoyé au Congo des personnes rémunérées par l’industrie belge. Vous avez entendu parler de l’explorateur Stanley, qui aurait découvert le Congo ? Il n’était pas payé par Léopold II, mais bien par les banquiers bruxellois Philippe Lambert et Georges Brugmann. Il y avait une énorme quantité de richesses à aller chercher au Congo. Toutes les matières premières en provenance du Congo étaient commercialisées dans le port d’Anvers. Durant cette période, le port d’Anvers est devenu l’un des trois premiers du monde. Les deux grandes entreprises anversoises de caoutchouc, ABIR et Anversoise, ont été ravies de cofinancer le projet de Léopold II car il leur assurait un accès facile au caoutchouc congolais. Les barons de l’acier wallon avaient eux aussi beaucoup à gagner. Les matières premières se trouvaient loin à l’intérieur des terres congolaises et devaient être transportées jusqu’à l’embouchure du fleuve Congo pour ensuite arriver à Anvers. Toutes les lignes de chemin de fer destinées à les acheminer ont été construites par l’industrie sidérurgique wallonne.

    Pourquoi le Congo est-il devenu la propriété personnelle du roi Léopold II au lieu de revenir directement à l’État belge  ?

    Lucas Catherine. Au début, l’État belge n’a pas tout de suite perçu l’intérêt d’avoir des colonies. Mais Léopold II, lui, rêvait depuis toujours de posséder une colonie. C’était un roi mégalomane, atteint de la folie des grandeurs. Il voulait faire de Bruxelles une ville comme Londres, Berlin ou Paris. Et pour cela, il avait besoin d’argent, et il ne pouvait l’obtenir qu’en possédant une colonie. Il y pensait depuis longtemps. Avant de devenir roi, il avait déjà fait plusieurs voyages, notamment en Espagne pour voir ce que rapportaient les colonies d’Amérique latine. Il s’était aussi rendu à Ceylan, aujourd’hui le Sri Lanka, pour voir ce que les plantations de thé rapportaient aux Néerlandais. Il était même allé jusqu’à Hong-Kong pour voir quelles étaient les possibilités en Chine. Il voulait faire de la petite Belgique une superpuissance. Et il y est parvenu, en partie, car, vers 1910, la Belgique était la deuxième puissance industrielle du monde après la Grande-Bretagne. Cela n’a été possible que grâce aux richesses volées au Congo et aux horreurs qui ont accompagné ce pillage.

    Lucas Catherine. Bien sûr que si. Léopold II a envoyé des détachements de soldats de l’armée belge rejoindre l’armée coloniale, la Force Publique. Cette armée veillait à ce que les entreprises de caoutchouc anversoises ABIR et Anversoise, par exemple, puissent produire autant de caoutchouc que possible dans des délais aussi brefs que possible. Et l’une de ses pratiques consistait à trancher les mains des ouvriers lorsque le rendement n’était pas jugé assez élevé. Mais l’État belge a également soutenu financièrement Léopold II. L’ancien Premier ministre August Beernaert a accordé au roi deux prêts importants pour mener à bien ses plans coloniaux. Au final, l’État belge a investi encore plus d’argent que Léopold II et ses partenaires financiers et industriels réunis.

    Les mains coupées montraient clairement que le règne de Léopold II au Congo n’était qu’abominations et pillages

    Comment le Congo s’est-il finalement retrouvé entre les mains de l’État belge  ?

    Lucas Catherine. Les financiers belges ont mis la pression. Pour eux, le pillage des matières premières se faisait encore d’une manière trop restreinte et inefficace. Par exemple, le fleuve Congo n’était pas navigable entre Kinshasa et la mer, car il y était jalonné de rapides. Des gens devaient dès lors transporter les matières premières sur ce tronçon à pied. À raison de 30 kilomètres par jour avec 30 kilos sur la tête. On ne peut pas piller un pays à grande échelle, en une seule fois. Ainsi, de plus en plus de capitalistes ont pensé qu’il fallait s’attaquer à ce problème de manière plus rationnelle, qu’il devrait y avoir beaucoup plus de voies de chemins de fer, notamment. En même temps, le gouvernement belge commençait à se dire que, tant qu’à y injecter tant d’argent, il ferait mieux de prendre directement le contrôle du Congo. Au même moment, le scandale des mains coupées était révélé au niveau international. Les Britanniques et les Allemands étaient furieux parce que Léopold II n’avait pas tenu sa promesse de 1885, à savoir que les autres puissances pourraient également venir au Congo chercher des matières premières. Il voulait tout garder pour lui. Ces pays ont alors fait paraître dans la presse des articles sur la pratique des mains coupées et la pression internationale s’est renforcée. On n’a pourtant pas lu un mot sur toute cette affaire dans la presse belge, car la presse avait été achetée. Léopold II avait en effet un bureau spécial à Bruxelles où il invitait des journalistes et les payait pour qu’ils diffusent des nouvelles positives pour lui. Les mains coupées montraient clairement que le règne de Léopold II au Congo n’était qu’abominations et pillages. L’État belge a alors insisté pour que la question du Congo soit abordée « normalement ». À partir de 1908, lorsque l’État belge a pris le contrôle du Congo, le régime colonial belge était comparable à celui d’autres pays.

    Ce qui a mis un terme à toutes ces exactions  ?

    Lucas Catherine. Non, la plupart de ces pratiques ont continué. Les populations locales ont été très durement exploitées. Un homme très important à l’époque où l’État belge contrôlait le Congo était le lord britannique William Lever, qui fut plus tard à l’origine de l’actuelle multinationale alimentaire Unilever. Cet homme a fait déplacer des villages entiers et a également imposé le travail forcé à la population locale. En 1931 (plus de vingt ans après la mort de Léopold II, donc), la population qui vivait autour de ces plantations s’est soulevée contre ces pratiques. Cela a donné lieu à la révolte contre la colonisation belge la plus massive, qui s’est soldée par le massacre de milliers de Congolais. Les horreurs ne se sont donc pas arrêtées avec la disparition de Léopold II. Certaines régions du Congo, comme les zones où il y avait des plantations de caoutchouc, ont été presque entièrement dépeuplées, contrairement à celles où le capital belge ne trouvait rien à piller, qu’on laissait relativement tranquilles. En tout état de cause, la colonisation a été extrêmement meurtrière pour les Congolais, qui y ont laissé de un à cinq millions de vies, selon les estimations. Les autres puissances coloniales n’étaient pas en reste. Les Allemands ont massacré un peuple entier, les Herero, dans le sud-ouest de l’Afrique. La colonisation de l’Amérique latine a également coûté des millions de vies. Les Britanniques et les Français ont mené des guerres coloniales d’une ampleur incroyable. Il n’y a pas de colonialisme sans violence.

    Comment l’exploitation du Congo a enrichi la famille royale

    Lucas Catherine. Au début, la maison royale belge n’était pas riche du tout. Léopold Ier est monté sur le trône sans un sou en poche. Mais Léopold II a amassé une fortune considérable en pillant le Congo. À la fin de sa vie, Léopold II a divisé sa fortune en deux. Il a placé son argent et ses actions dans la fondation Niederfüllbach, du nom de la petite ville allemande d’où provient la dynastie de notre monarchie, les Saxe-Cobourg. L’État belge n’a presque rien pu en tirer. Tout son patrimoine immobilier (bâtiments, parcs, forêts ardennaises, ...) a été versé à la « Donation Royale ». Or, cette Donation n’était pas un cadeau qu’il faisait à la Belgique. C’était un cadeau au successeur légal de la monarchie. Cette Donation Royale existe encore aujourd’hui. La richesse de Léopold II est donc restée bien préservée dans la famille. La famille royale s’est par ailleurs enrichie d’une autre manière encore. Elle était le principal actionnaire d’un certain nombre de sociétés belges opérant au Congo, telles que la Société Générale, l’Union Minière du Haut Katanga ou encore la Forminière. Cela représente énormément d’argent. La Société Générale, par exemple, avait la mainmise sur plus de la moitié de l’économie congolaise. On comprend ainsi mieux pourquoi la famille royale se montre aujourd’hui aussi sensible vis-à-vis des critiques sur Léopold II. Elle craint que si l’on s’intéresse de trop près au volet financier de la colonisation, l’origine de la richesse de la famille royale finisse par être révélée au grand jour, ce qu’elle veut éviter à tout prix. 

    «  L’image raciste des noirs a été créée après Léopold II  »

    La colonisation a répandu une image raciste des Africains noirs. L’image paternaliste de cette époque reste toujours vivante aujourd’hui. C’est pour cela qu’il est si important de décrypter aujourd’hui le colonialisme.

    Que devrions-nous faire des statues de Léopold II et des monuments coloniaux  ?

    Lucas Catherine. Il faut avant tout demander aux personnes d’origine congolaise ce qu’elles veulent en faire. Impliquer des intellectuels et des artistes congolais. Après tout, c’est de notre histoire commune qu’il s’agit.

    Peut-être devrions-nous organiser une commémoration annuelle ou une action publique, tout comme on commémore chaque année la Première Guerre mondiale le 11 novembre. Il faut en même temps agir au niveau de l’enseignement et expliquer pourquoi ces colons se sont trompés à ce point et pourquoi le racisme que nous connaissons aujourd’hui découle de la colonisation. Il s’agit donc de mettre en place des mesures éducatives à long terme.

    Pourquoi est-ce si important  ?

    Lucas Catherine. Parce que la colonisation a répandu une image raciste des Africains noirs. L’image paternaliste de cette époque est une image stéréotypée qui reste toujours bien vivante  : les Africains ont la danse dans le sang, ils sont doués pour la musique, ils sont gais, mais sont aussi comme de petits enfants qui ont besoin d’une autorité paternelle... De telles images restent bien présentes dans les esprits, avec pour conséquence que le Congolais moyen est aujourd’hui plus instruit que le Belge moyen, mais exerce pourtant toujours une profession moins valorisée. Les Belges issus du Congo occupent presque tous des emplois en dessous de leur diplôme ou de leur valeur. C’est une conséquence de la colonisation. Et cette image paternaliste de « nous, Européens blancs, savons mieux ce qui est bon et prendrons donc les décisions  » n’est pas une image née sous Léopold II, mais après. Diaboliser Léopold II ne résoudra rien. Oui, enlever ses statues peut contribuer à attirer l’attention sur le problème, mais cela n’éliminera pas le racisme. D’où l’importance de l’enseignement pour interpréter correctement cette histoire. Après 1960, il y a eu un black-out. On ne voulait pas savoir, on a cessé d’en parler. Même à l’école. C’est aussi quelque chose que nous devons corriger pour lutter contre le racisme.

    A suivre !

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  • RDC: Congo Hold-Up, Fakwa Tshilombo avatar de Léopold II roi des belges!

    RDC: Congo Hold-Up, Fakwa Tshilombo avatar de Léopold II roi des belges!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

    Les Bakolo Kongo, Bana Bilaka, Bana Elonga ne sont pas concernés par Congo Hold-Up !

    Kasa-Vubu et Lumumba s'éliminent. Les pères de l'indépendances étaient en majorité des gens honnêtes et des convictions. Le président Joseph Kasa-Vubu remboursait au trésor public le trop perçu de ses frais de missions. Congo Hold-Up, les Belges ont encouragé la division entre Kasa-Vubu, le président et Patrice Lumumba, premier ministre. Le Congo est un pays de crise de légitimité à répétition caractérisée par les ruptures des compromis politiques, les coups d'Etat, les régimes dictatoriaux, les élections contestées et par des ingérences extérieures. 

    La première crise de légitimité survient le 5 septembre 1960 lorsque le président Joseph Kasa-Vubu, sous pression des pays occidentaux, révoque le premier ministre, le nationaliste Patrice Lumumba, chef de la coalition parlementaire victorieuse de premières élections libres, transparentes et crédibles de mai 1960, supervisées par Ganshof Van Der Mersch, ministre des affaires africaines. Cette révocation entachée de vice de fond et de forme entraîne une crise politique qui se soldera par l’assassinat de Patrice Lumumba et ses compagnons d’infortune au Katanga, le 17 janvier 1961. C’est, en réalité, une révocation qui fait perdre à Joseph Kasa-Vubu sa légitimité. Élu président de la république, par suffrage indirect, grâce à la majorité parlementaire des Lumumbistes, Joseph Kasa-Vubu ne peut se prévaloir d’une légitimité issu d’un compromis politique cassé. Depuis la date de cette révocation suivie du coup d’État de Mobutu du 14 septembre 1960, Joseph Kasa-Vubu est sans légitimité, si ce n’est celle de la forme ou celle fondée sur la violence. Il ne fera rien pour se forger une nouvelle légitimité par la dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation de nouvelles élections. Cette première rupture sera suivie par d’autres, attestant ainsi l’incapacité de l’élite congolaise à trouver un compromis politique consensuel, durable et prometteur.

    La deuxième crise de légitimité intervient le 24 novembre 1965 par le deuxième coup d’État de Mobutu. Profitant de difficultés du président de la république Joseph Kasa-Vubu et le premier ministre Moïse Tshombe à trouver un compromis politique, après la victoire de ce dernier aux élections de février et avril 1965, Mobutu réédite le scénario du 14 septembre 1960, opère son coup d’État du 24 novembre 1965, pour s’emparer du pouvoir et le conserve jusqu’à sa chute le 17 mai 1997. Mobutu Sese Seko a été lourdement soutenu par des occidentaux, malgré ses dérives et dérapages dictatoriales.

    Un complot visant à la destitution du général Mobutu et à son remplacement par un comité provisoire a été éventé dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé la radio de Léopoldville captée à Brazzaville. Les quatre instigateurs du coup de force ont été arrêtés. Ce sont MM. Evariste Kimba, qui succéda à M. Tshombe comme premier ministre avant d'être déposé le 25 novembre dernier par le coup d'État du général Mobutu ; Jérôme Anany, ministre de la défense dans le dernier cabinet Adoula en 1964 ; Alexandre Mahamba, détenteur de nombreux portefeuilles, y compris celui de l'administration foncière, dans le premier gouvernement Adoula en 1961 ; enfin, le sénateur Emmanuel Bamba, ancien ministre des finances et proche collaborateur de l'ancien président Kasavubu.

    La liste des hommes politiques qui auraient été appelés à constituer le nouveau gouvernement comprend aussi M. Cleophas Kamitatu, qui fut le ministre des affaires étrangères dans le gouvernement Kimba. Radio-Léopoldville a ajouté que certaines ambassades étrangères étaient impliquées dans le complot, sans préciser lesquelles. Dès que la lumière sera faite sur leur participation, affirme-t-elle, les relations diplomatiques seront rompues. Une conférence de presse devait être donnée en fin de matinée pour expliquer les " dessous " de l'affaire à propos de laquelle un conseil des ministres devait se réunir en séance extraordinaire.

    Les Martyrs de la Pentecôte sont quatre hommes politiques congolais exécutés par pendaison (après avoir eu les yeux crevés) le 1er juin 1966 sous le régime de Joseph-Désiré Mobutu. En ce jeudi 2 juin 1966, l’aube se lève sur l’une des plus sinistres journées du long règne de Mobutu. Une journée d’effroi qui va frapper les esprits et pétrifier les cœurs. Une journée lugubre où la peur s’emparera du Congo, et s’y installera pour longtemps.
    Avant l’aurore, une marée humaine commence à cheminer vers la grande place de Kinshasa. Le peuple a été ameuté par la propagande officielle. La journée est chômée. Comme un corps dont le sang aurait afflué en son cœur, la ville paraît tout entière rassemblée sur ce terrain en friche situé près d’un pont. Ailleurs, les rues sont désertes, les magasins fermés, la circulation est nulle . On estime la foule à quelque trois cent mille personnes. C’est le plus grand rassemblement de l’histoire du Congo. Tous les yeux sont braqués sur le centre de la place où se trouve une estrade surmontée d’une potence. Des camions bondés de soldats attendent. Une fanfare joue des marches militaires. Soudain, le bourreau apparaît, revêtu d’une étrange robe noire, les traits dissimulés sous un ample capuchon, noir lui aussi. Il gravit, le premier, l’escalier menant à la plate-forme de la potence. Il domine la scène de toute sa stature.

    Tshisekedi et Mobutu justifiant la pendaison publique de 3 ministres et d'un sénateur © Mike Kabamba


    Le drame qui s’annonce s’est noué trois jours plus tôt. Au matin du 30 mai, lundi de Pentecôte, Mobutu, la voix vibrante de colère et d’émotion, adresse au peuple un message radiodiffusé : "Cette nuit, un complot dirigé contre ma personne et le nouveau régime a été ourdi par quelques politiciens irresponsables. Ils ont été arrêtés et seront traduits en justice pour haute trahison. Ce complot a été déjoué grâce à la vigilance et à la loyauté des membres de l'armée nationale congolaise. Je vous demande à tous, mes chers compatriotes, de prouver une fois encore votre maturité en gardant votre sang-froid. Faites confiance à la justice de votre pays et abstenez-vous de toute manifestation. C'est dans le calme et la dignité dans le travail que vous démontrerez votre attachement au régime et votre désapprobation à l'égard de ces quelques hommes qui, poussés par l'appât du gain, étaient prêts à trahir leur patrie". 

    Le 20 février 1978, le régime de Mobutu annonce avoir déjoué un complot contre les institutions de la République. 

    Le matin de ce jour-là, Kinshasa se réveillait dans un certain tumulte. Des gens étaient accusés d’avoir fomenté un coup d’État contre Mobutu. Selon la version officielle, un groupe d’opposants en exil avait pris contact avec un autre groupe d’officiers résidant au Zaïre, par l’intermédiaire d’hommes politiques qui, sous couvert d’affaires, faisaient la liaison entre les deux. Ces exilés étaient regroupés au sein d’un parti politique d’opposition au régime de Mobutu : le MARC (Mouvement d’Action pour la Résurrection du Congo) à la tête duquel se trouvaient messieurs Monguya, Kanyonga Pierre et Kalonga ; et le groupe d’officiers était dirigé par le major Kalume. Toujours selon la version officielle, leur plan de déstabilisation consistait à créer la terreur à Kinshasa par le plasticage du barrage d’Inga, du pipe-line et des édifices publics.


    Autour de 10h30, le major Kalume est arrêté alors qu’il assistait à une messe. La plupart des personnes appréhendées par la suite (91 personnes) le seront à partir de ses dénonciations. Ils furent tous déférés devant une commission d’enquête composée des Généraux Gbabia, Singa et Likulia, du colonel Bolozi et de Seti Yale. Le procès se déroula du 8 au 16 mars et le 17 mars, le jugement fut rendu : 78 des 91 inculpés condamnés, dont 13 à la peine de mort. Les condamnés nourrissaient encore l’espoir d’obtenir la grâce présidentielle, mais Mobutu rejeta leurs recours. Et le 18 mars 1978, Mobutu lui-même annonça, dans un discours télévisé, son refus d’accorder sa grâce. Les 13 personnes condamnées à mort furent exécutées à l’aube du 19 mars 1978 et tous les autres prisonniers (civils et militaires) furent acheminés à la prison d’Angenga (ancienne province de l’Equateur).

    Le peuple congolais a le droit de connaître, dans le moindre détail, sans ajout ni retrait, tous les faits liés à son «Histoire» passée, présente et à venir. S’agissant singulièrement de son passé, il se trouve des individus visiblement décidés à falsifier des pages pourtant infalsifiables de l’histoire nationale.

    C’est dans le souci de replacer les faits dans leur vrai contexte que «Le Phare» s’est résolu à mettre le holà à l’entreprise de tripatouillage des «vérités» historiques. Compte tenu des circonstances et des attentes actuelles des millions de compatriotes, les pages d’histoire ainsi rouvertes ont eu pour point de départ l’assassinat de Lumumba, Mpolo et Okito. Et la restitution de la longue série des crimes politiques qu’a connus le pays depuis les années’60 va se poursuivre jusqu’à l’épuisement total des archives à la portée du quotidien de l’avenue Lukusa. Sa démarche ne vise qu’un objectif : amener les générations présentes et futures à connaître leur «Histoire», la vraie.

    I. Victimes : 78 condamnés dont :

    17 condamnés à mort dont:

    – le colonel Biamwenze

    – le colonel Mwepu

    – le lieutenant-colonel Tshunza

    – le lieutenant-colonel Kalonda

    – le major Kalume

    – le major Panubule

    – le capitaine Fundi

    – monsieur Matanda

    – monsieur Kudia-Kubanza

    – monsieur Makani

    – monsieur Mbangama

    – monsieur Buriaba

    – monsieur Monguya (par contumace)

    – monsieur Kalonji  Evariste (par contumace)

    – monsieur Kalonga

    – monsieur Kanyonga

    Ce dernier (Kanyonga) sera assassiné à Bruxelles dans un meurtre maquillé en suicide.

    Condamnée à mort, l’adjudant Kisonga, une dame, verra sa peine commuée en détention à perpétuité à cause de son état de femme.

    Tous les autres condamnés le furent à des peines allant de 20 ans de servitude pénale principale à 6 mois avec sursis.

    II. Les plaignants

    La Commission des Assassinats et Violations des Droits de l’Homme a reçu les plaintes suivantes :

    1. Famille Tshunza Mukishi

    2. Veuve Kalaba

    3. Tumba Disu dia Mpatu, représentant famille Panubule

    4. Madame Kamona Nyota, veuve colonel Kalonda

    5. Madame veuve Kalume

    6. Madame Mukengebantu, veuve Tshiluka

    7. Madame Kanama wa Salosa, veuve Tshiluka

    8. Madame Kisonga Brigitte

    9. Monsieur Sefu bin Sefu, frère Fundi Sefu

    10. Famille Biamwenze

    11. Colonel Lubeta ***********

    12. Major Tsasa Kumbu

    13. Famille Matanda

    14. Veuve Bouryaba Kenga

    15. Veuve Kudiakubanza

    16. Major Mayele

    Les plaignants réclament :

    – l’indication du lieu d’inhumation ;

    – la révision du procès dit des terroristes ;

    – la réhabilitation des victimes innocentes ;

    – la restitution de leurs biens meubles et immeubles et de ceux des tiers confisqués par l’Auditorat militaire général ;

    – l’indemnisation des familles et des ayants-droits des victimes

    III. L’exposé des faits incriminés

                Au mois de février 1978, plusieurs jeunes officiers et des civils, soit 91 personnes, sont arrêtés. Il leur est reproché d’avoir voulu, par le terrorisme urbain, créer un climat de terreur dans la ville de Kinshasa, en vue de pousser le général Mobutu à donner sa démission.

                Du 8 au 16 mars, ils sont traduits devant le Conseil de guerre de la ville pour les motifs suivants :

    – le complot militaire ;

    – la constitution d’association des malfaiteurs ayant pour but d’attenter aux personnes et à leurs biens ;

    – la violation des consignes militaires ;

    – la complicité de complot militaire ;

    – le détournement et dissipation des munitions ou d’autres matériels militaires ;

    – l’extorsion sous menace ;

    – l’organisation des réunions ou des manifestations illégales

    – l’adhésion à des cercles prohibés et incitation à la révolte.

                Le 17 mars 1978, 78 des 91 inculpés sont condamnés aux peines relevées ci-haut. Et le 18 mars, le président de la République annonce, dans un discours télévisé, son refus d’accorder sa grâce et l’exécution  des condamnés à mort intervenue à l’aube.

    IV. Analyse des faits

                Votre Commission, sans entrer dans les méandres du procès qualifié en son temps de « Procès du Siècle » a voulu savoir si réellement il y eut complot militaire avec début d’exécution, si la connexion entre civils et militaires était celle avancée par le Pouvoir. Elle s’est demandée également si les peines étaient proportionnelles aux infractions. Elle s’est intéressée également aux suites du procès pour examiner l’hypothèse d’une machination de la dictature déjà ébranlée et paniquée par les guerres du Shaba.

    1. Les témoins

                Votre Commission a entendu les personnes ci-après :

    1. veuve Kalume

    2. Veuve Kalaba

    3. Veuve Tshiluka

    4. Madame Brigitte Kisonga

    5. Monsieur Tsasa Kumbu

    6. Monsieur Bouryaba Alphonse

    7. Maître Kanyonga Bidimpata

    8. Monsieur Matanda Mamboyo Jacques

    9. Madame Kudia-Kubanza

    10. Monsieur Mukenge Bantu Paul

    11. Maître Ndudi Ndudi

    12. Monsieur Kamitatu Cléophas

    13. Monsieur Kudiakubanza

    14. Monsieur Seri Yale

    15. Général Singa

    16. Général Babia

    17. Général Bolozi

    18. Général Fariala

    19. Monsieur Atenda

    20. Général Likulia

    2. Du complot

                Selon la version officielle, un groupe d’opposants en exil avait pris contact avec un autre groupe d’officiers résidant au Zaïre, par l’intermédiaire d’hommes politiques qui, sous couvert d’affaires, faisaient la liaison entre les deux.

                Les exilés étaient regroupés au sein d’un parti politique d’opposition au régime de Mobutu : le MARC (Mouvement d’Action pour la Résurrection du Congo) à la tête duquel se trouvaient monsieur Monguya, président, Kanyonga Pierre, secrétaire général et Kalonga.

                Le groupe d’officiers était dirigé par le major Kalume lequel aurait reçu l’argent de la part de Monguya pour le recrutement d’autres éléments militaires et l’exécution du plan de déstabilisation à Kinshasa. Plan qui aurait consisté à créer la terreur par le plasticage du barrage d’Inga, du pipe-line et des édifices publics.

                C’est au cours d’une mission de service en Europe que Kalume aurait rencontré Kanyonga et Monguya, à Bruxelles, en septembre 1976.

                La liaison entre les deux groupes était assurée par Matanda, député et homme d’affaires, Bouryaba, home d’affaires, Kudia-Kubanza, ancien auditeur général et directeur administratif et financier de Matanda et par Makani, homme de main de Monguya. Ces personnes toutes ressortissantes du Kwilu furent accusées d’être des membres du MARC. Elles servaient de relais et de bailleurs de fonds aux militaires.

                Votre Commission a voulu, à ce stade, savoir si ces deux groupes ainsi que la liaison entre eux existaient réellement.

                Interrogé au sujet de l’existence du MARC clandestin, maître Kanyonga a confirmé que ce parti avait été créé à Kinshasa, le 24 juillet 1974, par lui-même, son frère Kanyonga Pierre, Kudia-Kubanza et Rudahingwa. Mais que ses activités extérieures étaient connues grâce à son frère, à monsieur Monguya et monsieur Kalonga et au journal du parti « Miso gaa ».

                A l’intérieur, les seuls membres connus par lui étaient Kudia-Kubanza et le major Kalume. Ni Matanda, ni Bouryaba ni Makani n’en faisaient partie bien qu’il les considère aujourd’hui comme sympathisants à cause de leurs relations avec Monguya.

                Cependant, aucune action n’était entreprise au pays.

                Lors du procès, Kudia-Kubanza  a admis avoir donné de l’argent à Kalume mais sur ordre de son employeur Matanda. Il aurait déconseillé à ce dernier d’entretenir des relations avec le jeune officier qu’il trouvait déjà léger et avide d’argent.

                La même constatation fut faite par Buryaba qui avait dit entretenir des relations purement d’affaires avec Kalume. Il avait recouru à celui-ci, alors chef de l’Inspection pénitentiaire à l’Auditorat militaire, pour récupérer ses biens confisqués au moment de son emprisonnement, à la suite du trafic illicite des diamants.

                Il en était de même de Makani, simple émissaire de Monguya. Il se contentait de transmettre les messages de Matanda sur la remise de l’argent à Kalume sans en connaître la portée et la motivation.

                Selon la Commission d’enquête, le groupe militaire était bien organisé autour de Kalume. Et comme preuve du complot militaire et d’association, l’accusation avait avancé les allégations suivantes :

    – la fréquentation par les officiers originaires du Shaba, de Bandundu et des deux Kasaï du bar appelé « Nganda Brigitte » devenu lieu de réunion pour la circonstance ;

    – la création d’une organisation secrète sous couvert des manifestations funéraires faites à l’occasion de la mort inopinée du major Mpiana.

                Sur la première inculpation, votre Commission a entendu l’adjudant-chef, madame Brigitte Kisonga, la tenancière. Elle a confirmé ce qu’elle avait déclaré au procès, à savoir, son bar était fréquenté par les officiers de toutes les régions, amis et collègues de son mari, le major Matanda, et que même l’auditeur général, le général Likulia qui l’interrogeait, y venait souvent. On ne pouvait pas tenir des réunions de conspiration en public.

                La deuxième inculpation ne tient pas non plus à l’analyse.

                A l’occasion du décès du major Mpiana, les amis et collègues de celui-ci avaient décidé d’organiser une collecte dont était chargés le colonel Kalonda, collègue de promotion du défunt et le major Ngoie qui avaient des liens de parenté avec lui.

                La collecte, selon les aveux des inculpés, aveux confirmés par le major Tsasa Kumbu devant votre Commission, devait servir à :

    – organiser une messe d’action de grâce ;

    – acheter une pièce de wax en faveur de la veuve, en prévision du bain de consolation ;

    – rapatrier la veuve à Lubumbashi où résidait sa famille, en lui achetant un billet d’avion.

                Au cours de ces réunions et des cérémonies, il ne s’est jamais agi d’un complot quelconque, affirment tous les témoins entendus.

    3. De la dénonciation

                Votre Commission s’est trouvée devant trois pistes de dénonciation du complot.

    Première piste : les services de sécurité extérieure

                Entendu à ce sujet, monsieur Seti Yale a confirmé à la Commission que ses services avaient en date du 17 février 1978 des informations des amis français et belges, selon lesquelles des commandos étaient infiltrés de Brazzaville pour provoquer la terreur par des actes de sabotage. Les mêmes services amis avaient, auparavant, saisi un fusil à lunette à la frontière belgo-française entre les mains d’un officier zaïrois, en l’occurrence le major Kalume. Celui-ci était en relation avec l’ambassade de Libye et un diplomate belge.

    Deuxième piste : les services de sécurité intérieure

                Deux membres des services du CND découvrent, dans le garage de monsieur Bwana Paul à Kingabwa, deux caisses de dynamite, appartenant au major Kalume. Monsieur Bwana en profita pour réclamer sa créance sur l’officier sous menace de le dénoncer. N’ayant pas été satisfait, il se rend au CND et le dénonce en effet.

    Troisième  piste : la délation de Monsieur Kamitatu

                Selon les allégations de monsieur Matanda Jacques, c’est Kamitatu Cléopas qui aurait offert ses frères et amis Matanda, Kudia-Kubanza et Buryaba, tous originaires de Masi-Manimba, au dictateur Mobutu. Comme preuve, il accuse monsieur Kamitatu d’avoir dénoncé, à deux reprises son père et lui-même auprès des services de sécurité, au sujet du voyage qu’ils voulaient entreprendre au Canada ; d’avoir récupéré pour son compte les huileries et plantations du Kwilu (HPK) et d’avoir détourné toutes les recettes. C’est le même Kamitatu, agent au service de Mobutu depuis son exil en Europe, qui aurait également donné Kudia-Kubanza et Bouryaba. Ayant refusé les rendez-vous de ce dernier, il aurait reçu les félicitations du président de la République pour son rôle joué dans la dénonciation.

                En réponse à ces accusations, monsieur Kamitatu a commencé par affirmer qu’il était cousin et beau-frère à Matanda. Celui-ci a assuré les moyens de subsistance et de transport à son retour de l’exil, le 8 novembre 1977.

                Au sujet du voyage au Canada, il réfute l’accusation et soutient avoir conseillé son cousin Matanda, alors député, de solliciter l’intervention du président de l’Assemblée nationale.

                L’arrestation de Matanda et consorts a été une surprise pour lui, car ils avaient rendez-vous le même jour à 11 heures. Monsieur Kamitatu se rendit, par la suite, chez monsieur Seti pour s’enquérir sur les raisons de l’arrestation de ses amis. Il s’entendra dire « pourquoi vous me posez cette question sur Matanda au lieu de me poser la question sur vous-mêmes ? ».

                Monsieur Seti Yale, selon Kamitatu tira de son tiroir un papier sur lequel il était écrit : « Félicitez monsieur Kamitatu pour son refus ». Il s’agirait de son refus d’assister aux réunions organisées par Buryaba et qui était déjà suivi par les agents du CND.

                Interrogé à ce sujet par votre Commission, monsieur Seti Yale a confirmé avoir reçu Kamitatu, mais pour un avertissement. Il a déclaré : « Mon entretien avec Kamitatu était du 21 février 1978. Alors qu’il venait de rentrer, il avait repris les activités politiques et avait été voir Devlin de la CIA. Monsieur Devlin me téléphone pour me dire que votre pensionnaire a toujours ses visées politiques. Je l’ai reçu expressément pour attirer son attention sur son comportement. Je lui ai demandé de patienter. Je lui ai donné un avertissement. Cela n’avait rien avoir avec l’affaire Kalume. Kamitatu est un homme toujours agitée. Je le dirai devant lui et je lui rappellerai son rendez-vous avec monsieur Devlin.

                Quant à la gérance des huileries et plantations du Kwilu, étant donné l’importance de cette industrie pour la zone de Masi-Manimba, monsieur Kamitatu estime qu’il était tout à fait indiqué qu’il puisse veiller à son développement.

                Enfin, monsieur Kamitatu, aux accusations d’intelligence avec les services de sécurité de Mobutu, a rétorqué que c’est Matanda et Buryaba qui, par contre, faisaient partie. Comme preuve, il a fourni leurs numéros de membres. D’ailleurs a-t-il renchéri, alors qu’il venait de publier son livre : « Mystification du Congo-Kinshasa », Matanda et le docteur Beti furent chargés de son enlèvement. Le commando envoyé à l’époque et composé de Bumba Moasso et de Manzikala se vit refuser l’accès en France. Les services de sécurité ayant été alertés par  ses soins.

                Quant à la déclaration de Buryaba reprise par son avocat, maître Ndudi-Ndudi devant votre Commission, déclaration selon laquelle monsieur Kamitatu aurait participé à deux réunions tenues à Matonge et qu’il n’avait pas été présent à la troisième, ce dernier nie avoir répondu à une quelconque invitation de cette nature.

    4. De l’arrestation

                Le major Kalume fut arrêté le 17 février, alors qu’il assistait à la messe d’action des grâces.

                La plupart des personnes appréhendées par la suite l’ont été à partir de ses dénonciations. Il avait commencé par donner les noms des personnes rencontrées dans la journée, et puis celles figurant sur la liste de collecte pour le deuil du feu Mpiana ; liste que détenait le colonel Kalonda. Chose étrange, les officiers de l’Equateur et du Haut-Zaïre ne furent pas inquiétés, bien qu’ils aient participé à la collecte.

                Les inculpés furent déférés devant une commission d’enquête composée des généraux Gbabia, Singa, Likulia, du colonel Bolozi et de Seti et qui menait ses interrogatoires au pavillon 10 de la Cité de l’OUA. Les perquisitions furent faites aux domiciles des «terroristes» pour y trouver d’autres preuves matérielles. Une liste du gouvernement et un plan d’attaque du Mont Ngaliema auraient été découverts dans le matelas du major Panubule, absent de son domicile.

                En dehors de Kalume, Biamwenze, Panubule et Tshiunza, tous les détenus étaient gardés dans la prison souterraine de l’OUA 2.

                A ce propos, voici ce que nous a déclaré madame Kisonga : « On nous a amenés au camp Tshatshi où nous avons fait un mois. On faisait tous les besoins dans le cachot, on dormait sur le sol, on était étouffé ; dans une petite pièce on était plus de 80 personnes ».

    5. Du procès

                Le procès se déroula du 8 au 16 mars 1978. Les questions qui furent posées aux inculpés étaient presque les mêmes aussi bien à la commission d’enquête qu’en audience :

    – Connaissez-vous Kalume ou Mpiana ?

    – Quelles relations particulières avez-vous avec l’un ou l’autre ?

    – Avez-vous participé au deuil de feu Mpiana ?

    – Avez-vous cotisé ? Si oui, combien avez-vous donné ?

    – Connaissez-vous le Nganda Brigitte ?

                Apparemment, la tâche du conseil de guerre était facilitée par les aveux « spontanés » du major Kalume, décrivant les préparatifs et les contacts qu’il avait pris, tant avec les civils qu’avec ses collègues militaires.

                Le 17 mars 1978, le verdict fut rendu. Mais, alors que les condamnés nourrissaient encore l’espoir d’obtenir la grâce présidentielle, le chef de l’Etat rejeta leurs recours.

                Les 13 personnes condamnées à mort furent exécutées à l’aube du 18 mars 1978. Tous les autres, civils et militaires furent acheminés à la prison d’Angenga à l’Equateur.

    V. Avis et considérations

    Pour votre Commission l’aspect politique du complot ne fait aucun doute.

    1. Le procès dit des terroristes entre dans le plan général du Pouvoir pour éliminer et lutter contre toute opposition et pour donner l’exemple. Il se déroule après la guerre des 80 jours, guerre qui a ébranlé fortement la dictature et révélé ses faiblesses. Il fallait donc décourager toutes velléités de changement.

                Dans son discours radio-télévisé du 18 mars annonçant les exécutions, Monsieur Mobutu déclare : «Désormais, je le déclare solennellement, je serai sans pitié contre toutes tentatives de ce genre… Je n’accepterai plus que, sous prétexte de sauvegarder les Droits de l’Homme, on multiplie les interventions pour amener l’Etat Zaïrois à ne pas faire subir aux criminels de cette espèce le châtiment qu’ils méritent…»

                « Les peines capitales qui viennent d’être exécutées doivent demeurer un exemple pour tout ce monde. C’est à ce seul prix que la paix et la protection des personnes et des biens pourraient être sauvegardées, ce tribut sera désormais payé en toutes circonstances ».

                Le maintien de la paix était donc au prix des assassinats, des tortures et des exactions.

    2. Les suites du procès révèlent le même acharnement à l’anéantissement de l’ennemi.

    – Bien que le jugement ne l’avait pas prononcé, une ordonnance-loi confisque tous les biens des condamnés et des membres des leurs familles. Depuis les maisons, jusqu’aux casseroles, en passant par les comptes en banque, tout est pris et distribué comme butins aux généraux et officiers supérieurs.

                A titre illustratif, les frères de Kudia-Kubanza, de Buryaba, les parents du capitaine Fundi-Sefu, se virent ravir tous leurs biens.

                Madame Nusua Kitenge, tante de ce dernier donne la liste suivante de ses biens emportés par les militaires : 2 lits + 2 matelas, 1 armoire, 1 réfrigérateur, 1 salon, 1 buffet, 1 armoire, la vaisselle.

                Madame Kamona Nyata, veuve du colonel Kalonda a perdu sa maison située sur avenue Nguma, n° 4344. Don obtenu avant le mariage de son frère l’ambassadeur Kahamba, la maison a été accaparée par l’amiral Lomponda, juge-président du Conseil de guerre ayant condamné son époux.

    – Les exactions sans nombre sont infligés aux femmes et aux enfants des suppliciés et des rescapés. Ils sont chassés de leurs demeures, considérés comme des parias et toujours soupçonnés de nuisance.

                C’est ainsi que le major Tsasa, condamné avec sursis, se verra arrêté aussitôt au motif qu’il avait été, à sa libération, salué militairement par ses élèves de l’Ecole de l’Application du Centre supérieur militaire, alors qu’il était déchu de son grade de major. Il subira 9 mois de détention avec tortures physiques et morales au camp Tshatshi et à la prison de Ndolo.

                Rentrant d’une mission à l’étranger et alors qu’ils n’avaient pas été mêlés au procès, les colonels Ditend et le major Nsimba sont arrêtés à leur descente de l’avion. Détenus au camp Tshatshi, jusqu’au 6 janvier 1979, ils seront renvoyés de l’armée.

                La veuve Kalume sera gardée en résidence surveillée jusqu’après la mort de son mari. Et, comme il n’y a pas plus grand supplice que les supplices moraux, voici ceux que dut subir le fils Tshunza, né deux mois après l’assassinat de son père et âgé aujourd’hui de 14 ans.

                Le petit Tshunza, à qui sa mère avait caché la mort traumatisante de son père, écrit à monseigneur le président : « De jour en jour, d’année en année, j’attendais le retour de ce monsieur « Mon papa », pour qui, en regardant ses photos, j’avais une fierté et une grande admiration. Ce «vaillant militaire de la grande force «Armée Zaïroise» qui reviendrait un jour, disais-je à mes copains du collège, et sera décoré comme les « vaillants militaires ».

    «Ce jour-là est venu où «mon papa » est revenu, monseigneur, par la bouche de l’enfant d’un haut « Dignitaire » (comme ils sont surnommés) de notre pays, j’ai cité le fils Lomponda ». « Ce jour-là, je commentais pour un ami la punition qu’on venait d’infliger à l’enfant Lomponda, le dernier ayant appris cela, m’a abordé assez brusquement aux sorties des toilettes en me disant exactement ceci, je cite « Hé ! C’est toi qui raconte que j’ai été puni pour avoir amené le journal Paris-Match, tu veux que je te frappe maintenant, fait bien attention petit ». « D’ailleurs, c’est toi qu’on appelle Tshunza ? Je lui ai répondu : oui. Il me dit : ton père était un assassin, il a failli tuer Mobutu, c’est pourquoi il l’a fait tuer ».

    3. Le renvoi de l’Armée des officiers originaires du Bandundu, du Kasaï et du Shaba est une preuve tangible de la préméditation du Pouvoir qui a profité de l’occasion pour faire une purge à caractère tribal. Comme étaient écartés du procès des officiers de l’Equateur et du Haut-Zaïre, pourtant présents sur la liste de la collecte.

    4. Le procès lui-même contenait beaucoup de vices que les avocats des accusés avaient stigmatisés en leur temps :

    – Matanda, député, a été jugé sans que son immunité ait été levée, et alors qu’il était justiciable devant la Cour suprême.

    – La matérialité des faits n’était pas établie. Par exemple : il n’a jamais été établi en quoi consistait la violation de la consigne militaire ;

    – Beaucoup d’officiers ont vu leur sort scellé du seul motif qu’ils étaient des collègues d’études ou de service de Kalume ou tout simplement parce qu’ils l’avaient rencontrés ce jour fatidique du 17 février 1978.

                Pourtant, relatant le procès, le journal « Elima » du 9 mars 1978 écrit à la page 8 : « En ce qui concerne ses contrats avec des officiers zaïrois, Kalume dira en avoir prévus, mais qu’il attendait encore ». Ce que confirme le général Singa : « A l’interrogatoire, Kalume avait répondu qu’il ne disposait pas du personnel ».

    5. La version des faits donnée par le major Kalume a été considérée comme parole d’honneur et n’a jamais été examinée avec un esprit critique.

                Or les personnes ayant suivi le procès ont été frappées par la propension de Kalume à amplifier les faits et par le caractère prolixe de ses déclarations. Certains se sont demandé s’il n’était pas drogué. Le général Singa, dans sa déclaration devant nous laisse entendre : « Durant le procès, le major Kalume n’était pas normal, il était comme un drogué » ou encore « Au début, il était normal, mais comme il comparaissait tous les jours, il était fatigué ».

                «Vers 22 heures 30 », écrit-il, le colonel Bolozi s’adresse au major Kalume en lui disant que le président de la République est déjà au courant de tout le problème et qu’il est au téléphone et voudrait vous parler… Après ce coup de téléphone, Kalume est ramené devant les généraux. Ils déclarent que le président lui a demandé de tout raconter, car il lui garantissait la vie sauve ».

                Cet espoir d’avoir la vie sauve, on la trouve chez plusieurs accusés : mais fut vain. L’intention de faire l’exemple était déjà arrêtée.

                Le même major Tsasa a été frappé, comme beaucoup d’autres observateurs par les rapports qui existaient entre certaines victimes et leurs juges.

                Par exemple : le colonel Muepu, adjoint au chef d’Etat-major de la gendarmerie, le général Singa, membre de la Commission d’enquête.

    – Le major Panubule, adjoint au commandant B2, le colonel Bolozi, membre de la Commission d’enquête.

                – Le major Kalume, qui travaillait en étroite collaboration avec l’auditeur général, le général Likulia, membre de la Commission d’enquête et ministère public.

                – Monsieur Kudia-Kubanza, ancien auditeur général, collègue de promotion du président Mobutu à l’Armée. Mais qui avait été cité dans le procès de la Licopa en 1981, exhibé au stade du 20 mai en 1974 pour une lettre injurieuse et bannit dans son Kwilu natal, après avoir été incarcéré pendant 9 mois, au moment de la guerre du Shaba.

                Le règlement de comptes ne semble pas été étranger à ce procès.

    VI. Des responsabilités

    – La Commission d’enquête, pour avoir mené les enquêtes et les interrogatoires avec discrimination et préjugés.

    – Le conseil de guerre de la ville de Kinshasa, pour l’instauration du procès dans les mêmes conditions que la Commission d’enquête et pour avoir condamné à des peines dépassant les faits incriminés. Car, aucun moment, il n’y a eu un début d’exécution du terrorisme dans la ville de Kinshasa, aucun commandant n’a été recruté ni récusé.

    – Les FAZ pour l’expulsion de leur sein, des officiers pour des raisons tribalistes.

    – Monsieur Mobutu, le chef d’Etat, pour avoir ordonné l’arrestation, la condamnation et les assassinats sur parodie de justice, de plus de 80 personnes : jeunes officiers, hommes politiques et hommes d’affaires.

    VII. Recommandations

                Votre Commission recommande à la Conférence nationale souveraine d’exiger :

    1- La révision du procès dit des Terroristes en vue de la réhabilitation des disparus à titre posthume ;

    2. L’annulation de l’ordonnance-loi du 28 mars 1978 confisquant rétroactivement les biens des condamnés présents et ceux qui l’étaient par contumace.

    3. La restitution de tous les biens saisis illégalement

    4. La réparation de tous les préjudices subis par les victimes et leurs familles

    5. La réhabilitation de tous les officiers frappés des mesures d’exclusion de l’Armée à l’occasion de ce procès et à cause de leurs origines ethniques.

    6. La révélation du lieu d’inhumation des victimes.

     Et il instaure la dictature de 37 ans, à compter de la date de son premier coup d’État, événement politique qui marque son entrée sur la scène politique congolaise et fait, de lui, le maître de la politique congolaise, conseiller militaire et politique de Joseph Kasa-Vubu. Ce dernier ne peut rien entreprendre sans le consulter, comme le révèle Francis Monheim, le biographe de Mobutu dans son livre "Mobutu, l’homme seul". En réalité, Mobutu a l’effectivité du pouvoir : il a l’armée à sa solde.

    L’autre rupture éclate dans les années 90 par le refus de Mobutu d’accepter Étienne Tshisekedi comme premier ministre élu par la conférence nationale souveraine et de passer avec lui un compromis de partage du pouvoir.

    D’autres crises de légitimité suivront, notamment la prise de pouvoir par Laurent-Désiré Kabila par les armes, par les deux élections contestées de 2006 et de 2011, élections et résultats généralement jugés frauduleux et non conformes à la vérité.

    Pour ce qui est de la crise de légitimité, le Congo serait-il sous l’influence de la loi des séries ?

    Il y a eu plusieurs procès politiques pendant les 32 années du régime mobutiste  surtout entre 1965 et 1980. Voici chronologiquement  quelques faits saillants:

    1966 : Le premier procès de la seconde république. Les prévenus sont un ancien premier ministre et trois anciens ministres. Ils s’appellent Kimba, Bamba, Anany et Mahamba. Condamnés à la peine capitale, ils sont conduits à la potence où ils seront pendus le jour de la Pentecôte devant plusieurs milliers de personnes.  Les quatre martyrs, premiers condamnés à mort du régime militaires étaient les premières victimes de la 2e République.

    1968 : Pas de procès pour les anciens rebelles  Mulele et Bengila arrêtés. Ils sont exécutés selon certains dires de façon inhumaine. Dans la nuit du 2 octobre 68, les militaires sont venus chercher Mulele pour l’amener au camp Kokolo. Vivant, on lui a arraché les oreilles, coupé le nez, tiré les yeux des orbites. On lui a arraché les organes génitaux. Toujours vivant, on lui a amputé les bras, puis les jambes. Puis ses restes sont mis dans un sac et immergés dans le fleuve. Il ne s’en ira pas seul dans l’antichambre de la mort. Son fidèle ami Théodore Bengila connaîtra aussi le même sort.

    1969 : Répression du mouvement estudiantin dans le sang, procès et condamnation des responsables de leurs associations à de lourdes peines allant de 20 ans à 2 mois de servitude pénale. Arrêtés une année plus tôt, le colonel Monga et le capitaine Nawej sont interrogés puis assassinés au matin du 11 avril non sans avoir subi des sévices.

    1971 : Procès des membres de la LICOPA (ligue congolaise de la paix) parmi eux l’ex-colonel Kudia Kubanza, Bernardin Mungul Diaka et Matanda. Il se termine par des condamnations à de la prison ferme.

    1975 : Procès des conspirateurs ou du Coup d’Etat monté et manqué . Des officiers  supérieurs de l’armée sont impliqués.  Cerveau du complot, le major Mpika Ntoya zi Bikembo est le principal inculpé. Etaient condamnés à mort comme lui, les généraux Utshudi, Katsuva et Fallu, les colonels Mudiayi, Muendo et Omba (secrétaire particulier du Président), le major Bula Butupu, le lieutenant Kabamba et  l’adjudant Shaba. La peine capitale sera commuée à la prison à vie. Ils seront après relégués dans leurs villages après avoir été détenus dans des prisons souterraines pour certains ou à Angenga à l’Equateur pour d’autres.

    1977 : Procès de Nguza Karl i Bond survenu au lendemain de la guerre du Shaba. Condamné à mort pour haute trahison, il sera gracié.

    1978 : Procès des terroristes ou procès du siècle avec 91 inculpés. Le complot est fomenté par un groupe d’officiers mené par le major Kalume. Plusieurs officiers supérieurs et subalternes ainsi que des civils sont arrêtés. Près de 20 condamnations à mort sont prononcées, plus de 40 condamnations à de très lourdes peines allant 5 à 20 ans, près d’une quinzaine d’acquittés. Sont exécutés à l’aube du 18 mars : les colonels Biamwenze et Mwepu, les lieutenants-colonels Kalonda, Mwehu et Tshunza, les majors Kalume, Panubule, Ngoie et Tsasa, le capitaine Fundi, les citoyens Mburiaba, Kudia-Kubanza, Makani, Matanda, Mbangama. Domiciliés en Belgique, les citoyens Monguya et  Kanyonga sont condamnés à mort par contumace. Condamnée aussi à la peine capitale, l’adjudant-chef Brigitte Kisonga  aura la vie sauve parce qu’elle est une femme. Sa peine est commuée en perpétuité. Elle sera plus tard graciée.

    1990 : Expédition punitive au campus universitaire de Lubumbashi. Plusieurs étudiants seront exécutés. Il n’y a eu officiellement qu’un mort seulement.

    A ces procès et assassinats, il faudrait ajouter plusieurs affaires politiques souterraines non connues. Bien souvent, les condamnés à mort étaient battus, humiliés et torturés avant d’être exécutés. Comment les procès se passaient-ils passés pendant la 2e République ? Comment certains ordres d’exécution avaient-ils été donnés ? Maître Jules Chomé nous en parle dans son livre, L’ascension de Mobutu.

    La conquête du pouvoir - Mobutu face à son avenir politique © Daquin Debaye

     Pion des occidentaux, Mobutu Sese Seko est mort en roi sans couronne au Maroc. Tous ceux qui se clamaient d'être ses amis n'ont pas assisté à son enterrement. le 7 septembre 1997, le maréchal Mobutu Sese Seko, le président qui dirigea d'une main de fer le Congo rebaptisé Zaïre pendant 32 ans, décédait à l'hôpital militaire de Rabat. Renversé quelques mois plus tôt par l'avancée de la rébellion de l'Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Zaïre (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila,  Mobutu était emporté par un cancer de la prostate à l'âge de 66 ans. Il ne pesait plus que 40 kilos et vivait en exil au Maroc depuis son départ de son fief de Gbadolite (Province de l'Equateur, nord) le 18 mai 1997, deux jours après avoir fui Kinshasa en compagnie de sa proche famille et de quelques fidèles.

    Seul le roi Hassan II du Maroc, son allié et ami, avait accepté de donner asile au "vieux léopard", devenu bien encombrant pour ses anciens soutiens occidentaux après l'échec patent de la transition démocratique qu'il avait lancée le 24 avril 1990, avec l'abandon du parti-Etat qu'il avait fondé, le Mouvement populaire de la Révolution (MPR). Jusque-là, le maréchal-président avait régné sans partage sur le Congo, après s'être emparé du pouvoir lors d'un coup d'Etat militaire, le 24 novembre 1965, cinq ans à peine après l'indépendance du pays.

    PAN-AFRICA HERITAGE POPULAR DANCE & MUSIC © compukin

    Congo Hold-Up, M'Zée Laurent Désiré Kabila est  le seul président qui n'a jamais emprunté à la Banque Mondiale ni le Fonds Monétaire International. Le coup de grâce aura pour origine l'afflux, en 1994, de centaines de milliers de Hutu rwandais, dont des responsables du génocide, chassés de leur pays par l'avancée du Front patriotique rwandais (FPR, la rébellion dominée par les Tutsi) arrivée au pouvoir à Kigali, où elle l'occupe toujours. Leur présence dans des camps proches de la frontière fournit en octobre 1996 au Rwanda le prétexte d'une offensive contre le Zaïre, un coup d'Etat contre le Zaïre, dissimulée sous les traits d'une rébellion locale. Elle mène l'AFDL de Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa en sept mois et au renversement de l'homme aux toques léopard. 

    Laurent-Désiré Kabila a été assassiné au palais de marbre le 16 janvier 2001 à Kinshasa. C'est Louis Michel, ministre belge des Affaires étrangères qui a annoncé son décès sur les ondes des radios internationales.  

    Congo Hold-Up avec Hyppolite Kanambe Kazembere Alias Kabila. Seulement 138 millions $ ? C'est trop peu pour un imposteur qui a dirigé durant 18 ans. La fuite de plus de 3,5 millions de documents et de détails concernant des millions de transactions issues de la BGFIBank, obtenus par la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte d’Afrique (PPLAAF) et le site d’informations français Mediapart et partagés avec leurs partenaires, révèle comment 138 millions de dollars d’argent public ont été détournés dans ce pays.

    Congo Hold-Up devrait se tourner vers le Fakwa Tshilombo TshintuntuLes enquêtes oublient de dire que Angwalima Tshilombo Tshintuntu est arrivé au pouvoir par nomination électorale au grand mépris du peuple congolais. Tshilombo Tshintuntu l'enfarineur est l'avatar de Léopold II, roi des belges. Fossoyeur, Faussaire Angwalima Tshilombo Tshintuntu ne s'sest jamais battu pour une cause dans sa vie. Son seul capital être le fils d'Etienne Tshisekedi. Corrompu jusqu'à la moelle épinière, Tshilombo Tshintuntu a fait un deal avec Alias Kabila pour sa nomination électorale. Tshilombo Tshintuntu, le braqueur de la République et ses frappeurs de la diaspourrie mettent le pays sens dessus-dessous par leur gabegie financière et détournements de fonds publics: détournement de 400 millions $ dans le projet 100 jours, détournement de 218 millions pour l'affaire RAM, détournement de 20 millions $ pour matériels de Covid, détournement de 5 millions de $ pour le projet d'éclairage public à Mikondo, détournement de 13 millions $ pour le projet Tshilejelu...

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  • RDC: Congo Hold-Up, Fakwa Tshilombo avatar de Léopold II roi des belges!

    RDC: Congo Hold-Up, Fakwa Tshilombo avatar de Léopold II roi des belges!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

    Les Bakolo Kongo, Bana Bilaka, Bana Elonga ne sont pas concernés par Congo Hold-Up !

    Kasa-Vubu et Lumumba s'éliminent. Les pères de l'indépendances étaient en majorité des gens honnêtes et des convictions. Le président Joseph Kasa-Vubu remboursait au trésor public le trop perçu de ses frais de missions. Congo Hold-Up, les Belges ont encouragé la division entre Kasa-Vubu, le président et Patrice Lumumba, premier ministre. Le Congo est un pays de crise de légitimité à répétition caractérisée par les ruptures des compromis politiques, les coups d'Etat, les régimes dictatoriaux, les élections contestées et par des ingérences extérieures. 

    La première crise de légitimité survient le 5 septembre 1960 lorsque le président Joseph Kasa-Vubu, sous pression des pays occidentaux, révoque le premier ministre, le nationaliste Patrice Lumumba, chef de la coalition parlementaire victorieuse de premières élections libres, transparentes et crédibles de mai 1960, supervisées par Ganshof Van Der Mersch, ministre des affaires africaines. Cette révocation entachée de vice de fond et de forme entraîne une crise politique qui se soldera par l’assassinat de Patrice Lumumba et ses compagnons d’infortune au Katanga, le 17 janvier 1961. C’est, en réalité, une révocation qui fait perdre à Joseph Kasa-Vubu sa légitimité. Élu président de la république, par suffrage indirect, grâce à la majorité parlementaire des Lumumbistes, Joseph Kasa-Vubu ne peut se prévaloir d’une légitimité issu d’un compromis politique cassé. Depuis la date de cette révocation suivie du coup d’État de Mobutu du 14 septembre 1960, Joseph Kasa-Vubu est sans légitimité, si ce n’est celle de la forme ou celle fondée sur la violence. Il ne fera rien pour se forger une nouvelle légitimité par la dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation de nouvelles élections. Cette première rupture sera suivie par d’autres, attestant ainsi l’incapacité de l’élite congolaise à trouver un compromis politique consensuel, durable et prometteur.

    La deuxième crise de légitimité intervient le 24 novembre 1965 par le deuxième coup d’État de Mobutu. Profitant de difficultés du président de la république Joseph Kasa-Vubu et le premier ministre Moïse Tshombe à trouver un compromis politique, après la victoire de ce dernier aux élections de février et avril 1965, Mobutu réédite le scénario du 14 septembre 1960, opère son coup d’État du 24 novembre 1965, pour s’emparer du pouvoir et le conserve jusqu’à sa chute le 17 mai 1997. Mobutu Sese Seko a été lourdement soutenu par des occidentaux, malgré ses dérives et dérapages dictatoriales.

    Un complot visant à la destitution du général Mobutu et à son remplacement par un comité provisoire a été éventé dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé la radio de Léopoldville captée à Brazzaville. Les quatre instigateurs du coup de force ont été arrêtés. Ce sont MM. Evariste Kimba, qui succéda à M. Tshombe comme premier ministre avant d'être déposé le 25 novembre dernier par le coup d'État du général Mobutu ; Jérôme Anany, ministre de la défense dans le dernier cabinet Adoula en 1964 ; Alexandre Mahamba, détenteur de nombreux portefeuilles, y compris celui de l'administration foncière, dans le premier gouvernement Adoula en 1961 ; enfin, le sénateur Emmanuel Bamba, ancien ministre des finances et proche collaborateur de l'ancien président Kasavubu.

    La liste des hommes politiques qui auraient été appelés à constituer le nouveau gouvernement comprend aussi M. Cleophas Kamitatu, qui fut le ministre des affaires étrangères dans le gouvernement Kimba. Radio-Léopoldville a ajouté que certaines ambassades étrangères étaient impliquées dans le complot, sans préciser lesquelles. Dès que la lumière sera faite sur leur participation, affirme-t-elle, les relations diplomatiques seront rompues. Une conférence de presse devait être donnée en fin de matinée pour expliquer les " dessous " de l'affaire à propos de laquelle un conseil des ministres devait se réunir en séance extraordinaire.

    Les Martyrs de la Pentecôte sont quatre hommes politiques congolais exécutés par pendaison (après avoir eu les yeux crevés) le 1er juin 1966 sous le régime de Joseph-Désiré Mobutu. En ce jeudi 2 juin 1966, l’aube se lève sur l’une des plus sinistres journées du long règne de Mobutu. Une journée d’effroi qui va frapper les esprits et pétrifier les cœurs. Une journée lugubre où la peur s’emparera du Congo, et s’y installera pour longtemps.
    Avant l’aurore, une marée humaine commence à cheminer vers la grande place de Kinshasa. Le peuple a été ameuté par la propagande officielle. La journée est chômée. Comme un corps dont le sang aurait afflué en son cœur, la ville paraît tout entière rassemblée sur ce terrain en friche situé près d’un pont. Ailleurs, les rues sont désertes, les magasins fermés, la circulation est nulle . On estime la foule à quelque trois cent mille personnes. C’est le plus grand rassemblement de l’histoire du Congo. Tous les yeux sont braqués sur le centre de la place où se trouve une estrade surmontée d’une potence. Des camions bondés de soldats attendent. Une fanfare joue des marches militaires. Soudain, le bourreau apparaît, revêtu d’une étrange robe noire, les traits dissimulés sous un ample capuchon, noir lui aussi. Il gravit, le premier, l’escalier menant à la plate-forme de la potence. Il domine la scène de toute sa stature.

    Tshisekedi et Mobutu justifiant la pendaison publique de 3 ministres et d'un sénateur © Mike Kabamba


    Le drame qui s’annonce s’est noué trois jours plus tôt. Au matin du 30 mai, lundi de Pentecôte, Mobutu, la voix vibrante de colère et d’émotion, adresse au peuple un message radiodiffusé : "Cette nuit, un complot dirigé contre ma personne et le nouveau régime a été ourdi par quelques politiciens irresponsables. Ils ont été arrêtés et seront traduits en justice pour haute trahison. Ce complot a été déjoué grâce à la vigilance et à la loyauté des membres de l'armée nationale congolaise. Je vous demande à tous, mes chers compatriotes, de prouver une fois encore votre maturité en gardant votre sang-froid. Faites confiance à la justice de votre pays et abstenez-vous de toute manifestation. C'est dans le calme et la dignité dans le travail que vous démontrerez votre attachement au régime et votre désapprobation à l'égard de ces quelques hommes qui, poussés par l'appât du gain, étaient prêts à trahir leur patrie". 

    Le 20 février 1978, le régime de Mobutu annonce avoir déjoué un complot contre les institutions de la République. 

    Le matin de ce jour-là, Kinshasa se réveillait dans un certain tumulte. Des gens étaient accusés d’avoir fomenté un coup d’État contre Mobutu. Selon la version officielle, un groupe d’opposants en exil avait pris contact avec un autre groupe d’officiers résidant au Zaïre, par l’intermédiaire d’hommes politiques qui, sous couvert d’affaires, faisaient la liaison entre les deux. Ces exilés étaient regroupés au sein d’un parti politique d’opposition au régime de Mobutu : le MARC (Mouvement d’Action pour la Résurrection du Congo) à la tête duquel se trouvaient messieurs Monguya, Kanyonga Pierre et Kalonga ; et le groupe d’officiers était dirigé par le major Kalume. Toujours selon la version officielle, leur plan de déstabilisation consistait à créer la terreur à Kinshasa par le plasticage du barrage d’Inga, du pipe-line et des édifices publics.


    Autour de 10h30, le major Kalume est arrêté alors qu’il assistait à une messe. La plupart des personnes appréhendées par la suite (91 personnes) le seront à partir de ses dénonciations. Ils furent tous déférés devant une commission d’enquête composée des Généraux Gbabia, Singa et Likulia, du colonel Bolozi et de Seti Yale. Le procès se déroula du 8 au 16 mars et le 17 mars, le jugement fut rendu : 78 des 91 inculpés condamnés, dont 13 à la peine de mort. Les condamnés nourrissaient encore l’espoir d’obtenir la grâce présidentielle, mais Mobutu rejeta leurs recours. Et le 18 mars 1978, Mobutu lui-même annonça, dans un discours télévisé, son refus d’accorder sa grâce. Les 13 personnes condamnées à mort furent exécutées à l’aube du 19 mars 1978 et tous les autres prisonniers (civils et militaires) furent acheminés à la prison d’Angenga (ancienne province de l’Equateur).

    Le peuple congolais a le droit de connaître, dans le moindre détail, sans ajout ni retrait, tous les faits liés à son «Histoire» passée, présente et à venir. S’agissant singulièrement de son passé, il se trouve des individus visiblement décidés à falsifier des pages pourtant infalsifiables de l’histoire nationale.

    C’est dans le souci de replacer les faits dans leur vrai contexte que «Le Phare» s’est résolu à mettre le holà à l’entreprise de tripatouillage des «vérités» historiques. Compte tenu des circonstances et des attentes actuelles des millions de compatriotes, les pages d’histoire ainsi rouvertes ont eu pour point de départ l’assassinat de Lumumba, Mpolo et Okito. Et la restitution de la longue série des crimes politiques qu’a connus le pays depuis les années’60 va se poursuivre jusqu’à l’épuisement total des archives à la portée du quotidien de l’avenue Lukusa. Sa démarche ne vise qu’un objectif : amener les générations présentes et futures à connaître leur «Histoire», la vraie.

    I. Victimes : 78 condamnés dont :

    17 condamnés à mort dont:

    – le colonel Biamwenze

    – le colonel Mwepu

    – le lieutenant-colonel Tshunza

    – le lieutenant-colonel Kalonda

    – le major Kalume

    – le major Panubule

    – le capitaine Fundi

    – monsieur Matanda

    – monsieur Kudia-Kubanza

    – monsieur Makani

    – monsieur Mbangama

    – monsieur Buriaba

    – monsieur Monguya (par contumace)

    – monsieur Kalonji  Evariste (par contumace)

    – monsieur Kalonga

    – monsieur Kanyonga

    Ce dernier (Kanyonga) sera assassiné à Bruxelles dans un meurtre maquillé en suicide.

    Condamnée à mort, l’adjudant Kisonga, une dame, verra sa peine commuée en détention à perpétuité à cause de son état de femme.

    Tous les autres condamnés le furent à des peines allant de 20 ans de servitude pénale principale à 6 mois avec sursis.

    II. Les plaignants

    La Commission des Assassinats et Violations des Droits de l’Homme a reçu les plaintes suivantes :

    1. Famille Tshunza Mukishi

    2. Veuve Kalaba

    3. Tumba Disu dia Mpatu, représentant famille Panubule

    4. Madame Kamona Nyota, veuve colonel Kalonda

    5. Madame veuve Kalume

    6. Madame Mukengebantu, veuve Tshiluka

    7. Madame Kanama wa Salosa, veuve Tshiluka

    8. Madame Kisonga Brigitte

    9. Monsieur Sefu bin Sefu, frère Fundi Sefu

    10. Famille Biamwenze

    11. Colonel Lubeta ***********

    12. Major Tsasa Kumbu

    13. Famille Matanda

    14. Veuve Bouryaba Kenga

    15. Veuve Kudiakubanza

    16. Major Mayele

    Les plaignants réclament :

    – l’indication du lieu d’inhumation ;

    – la révision du procès dit des terroristes ;

    – la réhabilitation des victimes innocentes ;

    – la restitution de leurs biens meubles et immeubles et de ceux des tiers confisqués par l’Auditorat militaire général ;

    – l’indemnisation des familles et des ayants-droits des victimes

    III. L’exposé des faits incriminés

                Au mois de février 1978, plusieurs jeunes officiers et des civils, soit 91 personnes, sont arrêtés. Il leur est reproché d’avoir voulu, par le terrorisme urbain, créer un climat de terreur dans la ville de Kinshasa, en vue de pousser le général Mobutu à donner sa démission.

                Du 8 au 16 mars, ils sont traduits devant le Conseil de guerre de la ville pour les motifs suivants :

    – le complot militaire ;

    – la constitution d’association des malfaiteurs ayant pour but d’attenter aux personnes et à leurs biens ;

    – la violation des consignes militaires ;

    – la complicité de complot militaire ;

    – le détournement et dissipation des munitions ou d’autres matériels militaires ;

    – l’extorsion sous menace ;

    – l’organisation des réunions ou des manifestations illégales

    – l’adhésion à des cercles prohibés et incitation à la révolte.

                Le 17 mars 1978, 78 des 91 inculpés sont condamnés aux peines relevées ci-haut. Et le 18 mars, le président de la République annonce, dans un discours télévisé, son refus d’accorder sa grâce et l’exécution  des condamnés à mort intervenue à l’aube.

    IV. Analyse des faits

                Votre Commission, sans entrer dans les méandres du procès qualifié en son temps de « Procès du Siècle » a voulu savoir si réellement il y eut complot militaire avec début d’exécution, si la connexion entre civils et militaires était celle avancée par le Pouvoir. Elle s’est demandée également si les peines étaient proportionnelles aux infractions. Elle s’est intéressée également aux suites du procès pour examiner l’hypothèse d’une machination de la dictature déjà ébranlée et paniquée par les guerres du Shaba.

    1. Les témoins

                Votre Commission a entendu les personnes ci-après :

    1. veuve Kalume

    2. Veuve Kalaba

    3. Veuve Tshiluka

    4. Madame Brigitte Kisonga

    5. Monsieur Tsasa Kumbu

    6. Monsieur Bouryaba Alphonse

    7. Maître Kanyonga Bidimpata

    8. Monsieur Matanda Mamboyo Jacques

    9. Madame Kudia-Kubanza

    10. Monsieur Mukenge Bantu Paul

    11. Maître Ndudi Ndudi

    12. Monsieur Kamitatu Cléophas

    13. Monsieur Kudiakubanza

    14. Monsieur Seri Yale

    15. Général Singa

    16. Général Babia

    17. Général Bolozi

    18. Général Fariala

    19. Monsieur Atenda

    20. Général Likulia

    2. Du complot

                Selon la version officielle, un groupe d’opposants en exil avait pris contact avec un autre groupe d’officiers résidant au Zaïre, par l’intermédiaire d’hommes politiques qui, sous couvert d’affaires, faisaient la liaison entre les deux.

                Les exilés étaient regroupés au sein d’un parti politique d’opposition au régime de Mobutu : le MARC (Mouvement d’Action pour la Résurrection du Congo) à la tête duquel se trouvaient monsieur Monguya, président, Kanyonga Pierre, secrétaire général et Kalonga.

                Le groupe d’officiers était dirigé par le major Kalume lequel aurait reçu l’argent de la part de Monguya pour le recrutement d’autres éléments militaires et l’exécution du plan de déstabilisation à Kinshasa. Plan qui aurait consisté à créer la terreur par le plasticage du barrage d’Inga, du pipe-line et des édifices publics.

                C’est au cours d’une mission de service en Europe que Kalume aurait rencontré Kanyonga et Monguya, à Bruxelles, en septembre 1976.

                La liaison entre les deux groupes était assurée par Matanda, député et homme d’affaires, Bouryaba, home d’affaires, Kudia-Kubanza, ancien auditeur général et directeur administratif et financier de Matanda et par Makani, homme de main de Monguya. Ces personnes toutes ressortissantes du Kwilu furent accusées d’être des membres du MARC. Elles servaient de relais et de bailleurs de fonds aux militaires.

                Votre Commission a voulu, à ce stade, savoir si ces deux groupes ainsi que la liaison entre eux existaient réellement.

                Interrogé au sujet de l’existence du MARC clandestin, maître Kanyonga a confirmé que ce parti avait été créé à Kinshasa, le 24 juillet 1974, par lui-même, son frère Kanyonga Pierre, Kudia-Kubanza et Rudahingwa. Mais que ses activités extérieures étaient connues grâce à son frère, à monsieur Monguya et monsieur Kalonga et au journal du parti « Miso gaa ».

                A l’intérieur, les seuls membres connus par lui étaient Kudia-Kubanza et le major Kalume. Ni Matanda, ni Bouryaba ni Makani n’en faisaient partie bien qu’il les considère aujourd’hui comme sympathisants à cause de leurs relations avec Monguya.

                Cependant, aucune action n’était entreprise au pays.

                Lors du procès, Kudia-Kubanza  a admis avoir donné de l’argent à Kalume mais sur ordre de son employeur Matanda. Il aurait déconseillé à ce dernier d’entretenir des relations avec le jeune officier qu’il trouvait déjà léger et avide d’argent.

                La même constatation fut faite par Buryaba qui avait dit entretenir des relations purement d’affaires avec Kalume. Il avait recouru à celui-ci, alors chef de l’Inspection pénitentiaire à l’Auditorat militaire, pour récupérer ses biens confisqués au moment de son emprisonnement, à la suite du trafic illicite des diamants.

                Il en était de même de Makani, simple émissaire de Monguya. Il se contentait de transmettre les messages de Matanda sur la remise de l’argent à Kalume sans en connaître la portée et la motivation.

                Selon la Commission d’enquête, le groupe militaire était bien organisé autour de Kalume. Et comme preuve du complot militaire et d’association, l’accusation avait avancé les allégations suivantes :

    – la fréquentation par les officiers originaires du Shaba, de Bandundu et des deux Kasaï du bar appelé « Nganda Brigitte » devenu lieu de réunion pour la circonstance ;

    – la création d’une organisation secrète sous couvert des manifestations funéraires faites à l’occasion de la mort inopinée du major Mpiana.

                Sur la première inculpation, votre Commission a entendu l’adjudant-chef, madame Brigitte Kisonga, la tenancière. Elle a confirmé ce qu’elle avait déclaré au procès, à savoir, son bar était fréquenté par les officiers de toutes les régions, amis et collègues de son mari, le major Matanda, et que même l’auditeur général, le général Likulia qui l’interrogeait, y venait souvent. On ne pouvait pas tenir des réunions de conspiration en public.

                La deuxième inculpation ne tient pas non plus à l’analyse.

                A l’occasion du décès du major Mpiana, les amis et collègues de celui-ci avaient décidé d’organiser une collecte dont était chargés le colonel Kalonda, collègue de promotion du défunt et le major Ngoie qui avaient des liens de parenté avec lui.

                La collecte, selon les aveux des inculpés, aveux confirmés par le major Tsasa Kumbu devant votre Commission, devait servir à :

    – organiser une messe d’action de grâce ;

    – acheter une pièce de wax en faveur de la veuve, en prévision du bain de consolation ;

    – rapatrier la veuve à Lubumbashi où résidait sa famille, en lui achetant un billet d’avion.

                Au cours de ces réunions et des cérémonies, il ne s’est jamais agi d’un complot quelconque, affirment tous les témoins entendus.

    3. De la dénonciation

                Votre Commission s’est trouvée devant trois pistes de dénonciation du complot.

    Première piste : les services de sécurité extérieure

                Entendu à ce sujet, monsieur Seti Yale a confirmé à la Commission que ses services avaient en date du 17 février 1978 des informations des amis français et belges, selon lesquelles des commandos étaient infiltrés de Brazzaville pour provoquer la terreur par des actes de sabotage. Les mêmes services amis avaient, auparavant, saisi un fusil à lunette à la frontière belgo-française entre les mains d’un officier zaïrois, en l’occurrence le major Kalume. Celui-ci était en relation avec l’ambassade de Libye et un diplomate belge.

    Deuxième piste : les services de sécurité intérieure

                Deux membres des services du CND découvrent, dans le garage de monsieur Bwana Paul à Kingabwa, deux caisses de dynamite, appartenant au major Kalume. Monsieur Bwana en profita pour réclamer sa créance sur l’officier sous menace de le dénoncer. N’ayant pas été satisfait, il se rend au CND et le dénonce en effet.

    Troisième  piste : la délation de Monsieur Kamitatu

                Selon les allégations de monsieur Matanda Jacques, c’est Kamitatu Cléopas qui aurait offert ses frères et amis Matanda, Kudia-Kubanza et Buryaba, tous originaires de Masi-Manimba, au dictateur Mobutu. Comme preuve, il accuse monsieur Kamitatu d’avoir dénoncé, à deux reprises son père et lui-même auprès des services de sécurité, au sujet du voyage qu’ils voulaient entreprendre au Canada ; d’avoir récupéré pour son compte les huileries et plantations du Kwilu (HPK) et d’avoir détourné toutes les recettes. C’est le même Kamitatu, agent au service de Mobutu depuis son exil en Europe, qui aurait également donné Kudia-Kubanza et Bouryaba. Ayant refusé les rendez-vous de ce dernier, il aurait reçu les félicitations du président de la République pour son rôle joué dans la dénonciation.

                En réponse à ces accusations, monsieur Kamitatu a commencé par affirmer qu’il était cousin et beau-frère à Matanda. Celui-ci a assuré les moyens de subsistance et de transport à son retour de l’exil, le 8 novembre 1977.

                Au sujet du voyage au Canada, il réfute l’accusation et soutient avoir conseillé son cousin Matanda, alors député, de solliciter l’intervention du président de l’Assemblée nationale.

                L’arrestation de Matanda et consorts a été une surprise pour lui, car ils avaient rendez-vous le même jour à 11 heures. Monsieur Kamitatu se rendit, par la suite, chez monsieur Seti pour s’enquérir sur les raisons de l’arrestation de ses amis. Il s’entendra dire « pourquoi vous me posez cette question sur Matanda au lieu de me poser la question sur vous-mêmes ? ».

                Monsieur Seti Yale, selon Kamitatu tira de son tiroir un papier sur lequel il était écrit : « Félicitez monsieur Kamitatu pour son refus ». Il s’agirait de son refus d’assister aux réunions organisées par Buryaba et qui était déjà suivi par les agents du CND.

                Interrogé à ce sujet par votre Commission, monsieur Seti Yale a confirmé avoir reçu Kamitatu, mais pour un avertissement. Il a déclaré : « Mon entretien avec Kamitatu était du 21 février 1978. Alors qu’il venait de rentrer, il avait repris les activités politiques et avait été voir Devlin de la CIA. Monsieur Devlin me téléphone pour me dire que votre pensionnaire a toujours ses visées politiques. Je l’ai reçu expressément pour attirer son attention sur son comportement. Je lui ai demandé de patienter. Je lui ai donné un avertissement. Cela n’avait rien avoir avec l’affaire Kalume. Kamitatu est un homme toujours agitée. Je le dirai devant lui et je lui rappellerai son rendez-vous avec monsieur Devlin.

                Quant à la gérance des huileries et plantations du Kwilu, étant donné l’importance de cette industrie pour la zone de Masi-Manimba, monsieur Kamitatu estime qu’il était tout à fait indiqué qu’il puisse veiller à son développement.

                Enfin, monsieur Kamitatu, aux accusations d’intelligence avec les services de sécurité de Mobutu, a rétorqué que c’est Matanda et Buryaba qui, par contre, faisaient partie. Comme preuve, il a fourni leurs numéros de membres. D’ailleurs a-t-il renchéri, alors qu’il venait de publier son livre : « Mystification du Congo-Kinshasa », Matanda et le docteur Beti furent chargés de son enlèvement. Le commando envoyé à l’époque et composé de Bumba Moasso et de Manzikala se vit refuser l’accès en France. Les services de sécurité ayant été alertés par  ses soins.

                Quant à la déclaration de Buryaba reprise par son avocat, maître Ndudi-Ndudi devant votre Commission, déclaration selon laquelle monsieur Kamitatu aurait participé à deux réunions tenues à Matonge et qu’il n’avait pas été présent à la troisième, ce dernier nie avoir répondu à une quelconque invitation de cette nature.

    4. De l’arrestation

                Le major Kalume fut arrêté le 17 février, alors qu’il assistait à la messe d’action des grâces.

                La plupart des personnes appréhendées par la suite l’ont été à partir de ses dénonciations. Il avait commencé par donner les noms des personnes rencontrées dans la journée, et puis celles figurant sur la liste de collecte pour le deuil du feu Mpiana ; liste que détenait le colonel Kalonda. Chose étrange, les officiers de l’Equateur et du Haut-Zaïre ne furent pas inquiétés, bien qu’ils aient participé à la collecte.

                Les inculpés furent déférés devant une commission d’enquête composée des généraux Gbabia, Singa, Likulia, du colonel Bolozi et de Seti et qui menait ses interrogatoires au pavillon 10 de la Cité de l’OUA. Les perquisitions furent faites aux domiciles des «terroristes» pour y trouver d’autres preuves matérielles. Une liste du gouvernement et un plan d’attaque du Mont Ngaliema auraient été découverts dans le matelas du major Panubule, absent de son domicile.

                En dehors de Kalume, Biamwenze, Panubule et Tshiunza, tous les détenus étaient gardés dans la prison souterraine de l’OUA 2.

                A ce propos, voici ce que nous a déclaré madame Kisonga : « On nous a amenés au camp Tshatshi où nous avons fait un mois. On faisait tous les besoins dans le cachot, on dormait sur le sol, on était étouffé ; dans une petite pièce on était plus de 80 personnes ».

    5. Du procès

                Le procès se déroula du 8 au 16 mars 1978. Les questions qui furent posées aux inculpés étaient presque les mêmes aussi bien à la commission d’enquête qu’en audience :

    – Connaissez-vous Kalume ou Mpiana ?

    – Quelles relations particulières avez-vous avec l’un ou l’autre ?

    – Avez-vous participé au deuil de feu Mpiana ?

    – Avez-vous cotisé ? Si oui, combien avez-vous donné ?

    – Connaissez-vous le Nganda Brigitte ?

                Apparemment, la tâche du conseil de guerre était facilitée par les aveux « spontanés » du major Kalume, décrivant les préparatifs et les contacts qu’il avait pris, tant avec les civils qu’avec ses collègues militaires.

                Le 17 mars 1978, le verdict fut rendu. Mais, alors que les condamnés nourrissaient encore l’espoir d’obtenir la grâce présidentielle, le chef de l’Etat rejeta leurs recours.

                Les 13 personnes condamnées à mort furent exécutées à l’aube du 18 mars 1978. Tous les autres, civils et militaires furent acheminés à la prison d’Angenga à l’Equateur.

    V. Avis et considérations

    Pour votre Commission l’aspect politique du complot ne fait aucun doute.

    1. Le procès dit des terroristes entre dans le plan général du Pouvoir pour éliminer et lutter contre toute opposition et pour donner l’exemple. Il se déroule après la guerre des 80 jours, guerre qui a ébranlé fortement la dictature et révélé ses faiblesses. Il fallait donc décourager toutes velléités de changement.

                Dans son discours radio-télévisé du 18 mars annonçant les exécutions, Monsieur Mobutu déclare : «Désormais, je le déclare solennellement, je serai sans pitié contre toutes tentatives de ce genre… Je n’accepterai plus que, sous prétexte de sauvegarder les Droits de l’Homme, on multiplie les interventions pour amener l’Etat Zaïrois à ne pas faire subir aux criminels de cette espèce le châtiment qu’ils méritent…»

                « Les peines capitales qui viennent d’être exécutées doivent demeurer un exemple pour tout ce monde. C’est à ce seul prix que la paix et la protection des personnes et des biens pourraient être sauvegardées, ce tribut sera désormais payé en toutes circonstances ».

                Le maintien de la paix était donc au prix des assassinats, des tortures et des exactions.

    2. Les suites du procès révèlent le même acharnement à l’anéantissement de l’ennemi.

    – Bien que le jugement ne l’avait pas prononcé, une ordonnance-loi confisque tous les biens des condamnés et des membres des leurs familles. Depuis les maisons, jusqu’aux casseroles, en passant par les comptes en banque, tout est pris et distribué comme butins aux généraux et officiers supérieurs.

                A titre illustratif, les frères de Kudia-Kubanza, de Buryaba, les parents du capitaine Fundi-Sefu, se virent ravir tous leurs biens.

                Madame Nusua Kitenge, tante de ce dernier donne la liste suivante de ses biens emportés par les militaires : 2 lits + 2 matelas, 1 armoire, 1 réfrigérateur, 1 salon, 1 buffet, 1 armoire, la vaisselle.

                Madame Kamona Nyata, veuve du colonel Kalonda a perdu sa maison située sur avenue Nguma, n° 4344. Don obtenu avant le mariage de son frère l’ambassadeur Kahamba, la maison a été accaparée par l’amiral Lomponda, juge-président du Conseil de guerre ayant condamné son époux.

    – Les exactions sans nombre sont infligés aux femmes et aux enfants des suppliciés et des rescapés. Ils sont chassés de leurs demeures, considérés comme des parias et toujours soupçonnés de nuisance.

                C’est ainsi que le major Tsasa, condamné avec sursis, se verra arrêté aussitôt au motif qu’il avait été, à sa libération, salué militairement par ses élèves de l’Ecole de l’Application du Centre supérieur militaire, alors qu’il était déchu de son grade de major. Il subira 9 mois de détention avec tortures physiques et morales au camp Tshatshi et à la prison de Ndolo.

                Rentrant d’une mission à l’étranger et alors qu’ils n’avaient pas été mêlés au procès, les colonels Ditend et le major Nsimba sont arrêtés à leur descente de l’avion. Détenus au camp Tshatshi, jusqu’au 6 janvier 1979, ils seront renvoyés de l’armée.

                La veuve Kalume sera gardée en résidence surveillée jusqu’après la mort de son mari. Et, comme il n’y a pas plus grand supplice que les supplices moraux, voici ceux que dut subir le fils Tshunza, né deux mois après l’assassinat de son père et âgé aujourd’hui de 14 ans.

                Le petit Tshunza, à qui sa mère avait caché la mort traumatisante de son père, écrit à monseigneur le président : « De jour en jour, d’année en année, j’attendais le retour de ce monsieur « Mon papa », pour qui, en regardant ses photos, j’avais une fierté et une grande admiration. Ce «vaillant militaire de la grande force «Armée Zaïroise» qui reviendrait un jour, disais-je à mes copains du collège, et sera décoré comme les « vaillants militaires ».

    «Ce jour-là est venu où «mon papa » est revenu, monseigneur, par la bouche de l’enfant d’un haut « Dignitaire » (comme ils sont surnommés) de notre pays, j’ai cité le fils Lomponda ». « Ce jour-là, je commentais pour un ami la punition qu’on venait d’infliger à l’enfant Lomponda, le dernier ayant appris cela, m’a abordé assez brusquement aux sorties des toilettes en me disant exactement ceci, je cite « Hé ! C’est toi qui raconte que j’ai été puni pour avoir amené le journal Paris-Match, tu veux que je te frappe maintenant, fait bien attention petit ». « D’ailleurs, c’est toi qu’on appelle Tshunza ? Je lui ai répondu : oui. Il me dit : ton père était un assassin, il a failli tuer Mobutu, c’est pourquoi il l’a fait tuer ».

    3. Le renvoi de l’Armée des officiers originaires du Bandundu, du Kasaï et du Shaba est une preuve tangible de la préméditation du Pouvoir qui a profité de l’occasion pour faire une purge à caractère tribal. Comme étaient écartés du procès des officiers de l’Equateur et du Haut-Zaïre, pourtant présents sur la liste de la collecte.

    4. Le procès lui-même contenait beaucoup de vices que les avocats des accusés avaient stigmatisés en leur temps :

    – Matanda, député, a été jugé sans que son immunité ait été levée, et alors qu’il était justiciable devant la Cour suprême.

    – La matérialité des faits n’était pas établie. Par exemple : il n’a jamais été établi en quoi consistait la violation de la consigne militaire ;

    – Beaucoup d’officiers ont vu leur sort scellé du seul motif qu’ils étaient des collègues d’études ou de service de Kalume ou tout simplement parce qu’ils l’avaient rencontrés ce jour fatidique du 17 février 1978.

                Pourtant, relatant le procès, le journal « Elima » du 9 mars 1978 écrit à la page 8 : « En ce qui concerne ses contrats avec des officiers zaïrois, Kalume dira en avoir prévus, mais qu’il attendait encore ». Ce que confirme le général Singa : « A l’interrogatoire, Kalume avait répondu qu’il ne disposait pas du personnel ».

    5. La version des faits donnée par le major Kalume a été considérée comme parole d’honneur et n’a jamais été examinée avec un esprit critique.

                Or les personnes ayant suivi le procès ont été frappées par la propension de Kalume à amplifier les faits et par le caractère prolixe de ses déclarations. Certains se sont demandé s’il n’était pas drogué. Le général Singa, dans sa déclaration devant nous laisse entendre : « Durant le procès, le major Kalume n’était pas normal, il était comme un drogué » ou encore « Au début, il était normal, mais comme il comparaissait tous les jours, il était fatigué ».

                «Vers 22 heures 30 », écrit-il, le colonel Bolozi s’adresse au major Kalume en lui disant que le président de la République est déjà au courant de tout le problème et qu’il est au téléphone et voudrait vous parler… Après ce coup de téléphone, Kalume est ramené devant les généraux. Ils déclarent que le président lui a demandé de tout raconter, car il lui garantissait la vie sauve ».

                Cet espoir d’avoir la vie sauve, on la trouve chez plusieurs accusés : mais fut vain. L’intention de faire l’exemple était déjà arrêtée.

                Le même major Tsasa a été frappé, comme beaucoup d’autres observateurs par les rapports qui existaient entre certaines victimes et leurs juges.

                Par exemple : le colonel Muepu, adjoint au chef d’Etat-major de la gendarmerie, le général Singa, membre de la Commission d’enquête.

    – Le major Panubule, adjoint au commandant B2, le colonel Bolozi, membre de la Commission d’enquête.

                – Le major Kalume, qui travaillait en étroite collaboration avec l’auditeur général, le général Likulia, membre de la Commission d’enquête et ministère public.

                – Monsieur Kudia-Kubanza, ancien auditeur général, collègue de promotion du président Mobutu à l’Armée. Mais qui avait été cité dans le procès de la Licopa en 1981, exhibé au stade du 20 mai en 1974 pour une lettre injurieuse et bannit dans son Kwilu natal, après avoir été incarcéré pendant 9 mois, au moment de la guerre du Shaba.

                Le règlement de comptes ne semble pas été étranger à ce procès.

    VI. Des responsabilités

    – La Commission d’enquête, pour avoir mené les enquêtes et les interrogatoires avec discrimination et préjugés.

    – Le conseil de guerre de la ville de Kinshasa, pour l’instauration du procès dans les mêmes conditions que la Commission d’enquête et pour avoir condamné à des peines dépassant les faits incriminés. Car, aucun moment, il n’y a eu un début d’exécution du terrorisme dans la ville de Kinshasa, aucun commandant n’a été recruté ni récusé.

    – Les FAZ pour l’expulsion de leur sein, des officiers pour des raisons tribalistes.

    – Monsieur Mobutu, le chef d’Etat, pour avoir ordonné l’arrestation, la condamnation et les assassinats sur parodie de justice, de plus de 80 personnes : jeunes officiers, hommes politiques et hommes d’affaires.

    VII. Recommandations

                Votre Commission recommande à la Conférence nationale souveraine d’exiger :

    1- La révision du procès dit des Terroristes en vue de la réhabilitation des disparus à titre posthume ;

    2. L’annulation de l’ordonnance-loi du 28 mars 1978 confisquant rétroactivement les biens des condamnés présents et ceux qui l’étaient par contumace.

    3. La restitution de tous les biens saisis illégalement

    4. La réparation de tous les préjudices subis par les victimes et leurs familles

    5. La réhabilitation de tous les officiers frappés des mesures d’exclusion de l’Armée à l’occasion de ce procès et à cause de leurs origines ethniques.

    6. La révélation du lieu d’inhumation des victimes.

     Et il instaure la dictature de 37 ans, à compter de la date de son premier coup d’État, événement politique qui marque son entrée sur la scène politique congolaise et fait, de lui, le maître de la politique congolaise, conseiller militaire et politique de Joseph Kasa-Vubu. Ce dernier ne peut rien entreprendre sans le consulter, comme le révèle Francis Monheim, le biographe de Mobutu dans son livre "Mobutu, l’homme seul". En réalité, Mobutu a l’effectivité du pouvoir : il a l’armée à sa solde.

    L’autre rupture éclate dans les années 90 par le refus de Mobutu d’accepter Étienne Tshisekedi comme premier ministre élu par la conférence nationale souveraine et de passer avec lui un compromis de partage du pouvoir.

    D’autres crises de légitimité suivront, notamment la prise de pouvoir par Laurent-Désiré Kabila par les armes, par les deux élections contestées de 2006 et de 2011, élections et résultats généralement jugés frauduleux et non conformes à la vérité.

    Pour ce qui est de la crise de légitimité, le Congo serait-il sous l’influence de la loi des séries ?

    Il y a eu plusieurs procès politiques pendant les 32 années du régime mobutiste  surtout entre 1965 et 1980. Voici chronologiquement  quelques faits saillants:

    1966 : Le premier procès de la seconde république. Les prévenus sont un ancien premier ministre et trois anciens ministres. Ils s’appellent Kimba, Bamba, Anany et Mahamba. Condamnés à la peine capitale, ils sont conduits à la potence où ils seront pendus le jour de la Pentecôte devant plusieurs milliers de personnes.  Les quatre martyrs, premiers condamnés à mort du régime militaires étaient les premières victimes de la 2e République.

    1968 : Pas de procès pour les anciens rebelles  Mulele et Bengila arrêtés. Ils sont exécutés selon certains dires de façon inhumaine. Dans la nuit du 2 octobre 68, les militaires sont venus chercher Mulele pour l’amener au camp Kokolo. Vivant, on lui a arraché les oreilles, coupé le nez, tiré les yeux des orbites. On lui a arraché les organes génitaux. Toujours vivant, on lui a amputé les bras, puis les jambes. Puis ses restes sont mis dans un sac et immergés dans le fleuve. Il ne s’en ira pas seul dans l’antichambre de la mort. Son fidèle ami Théodore Bengila connaîtra aussi le même sort.

    1969 : Répression du mouvement estudiantin dans le sang, procès et condamnation des responsables de leurs associations à de lourdes peines allant de 20 ans à 2 mois de servitude pénale. Arrêtés une année plus tôt, le colonel Monga et le capitaine Nawej sont interrogés puis assassinés au matin du 11 avril non sans avoir subi des sévices.

    1971 : Procès des membres de la LICOPA (ligue congolaise de la paix) parmi eux l’ex-colonel Kudia Kubanza, Bernardin Mungul Diaka et Matanda. Il se termine par des condamnations à de la prison ferme.

    1975 : Procès des conspirateurs ou du Coup d’Etat monté et manqué . Des officiers  supérieurs de l’armée sont impliqués.  Cerveau du complot, le major Mpika Ntoya zi Bikembo est le principal inculpé. Etaient condamnés à mort comme lui, les généraux Utshudi, Katsuva et Fallu, les colonels Mudiayi, Muendo et Omba (secrétaire particulier du Président), le major Bula Butupu, le lieutenant Kabamba et  l’adjudant Shaba. La peine capitale sera commuée à la prison à vie. Ils seront après relégués dans leurs villages après avoir été détenus dans des prisons souterraines pour certains ou à Angenga à l’Equateur pour d’autres.

    1977 : Procès de Nguza Karl i Bond survenu au lendemain de la guerre du Shaba. Condamné à mort pour haute trahison, il sera gracié.

    1978 : Procès des terroristes ou procès du siècle avec 91 inculpés. Le complot est fomenté par un groupe d’officiers mené par le major Kalume. Plusieurs officiers supérieurs et subalternes ainsi que des civils sont arrêtés. Près de 20 condamnations à mort sont prononcées, plus de 40 condamnations à de très lourdes peines allant 5 à 20 ans, près d’une quinzaine d’acquittés. Sont exécutés à l’aube du 18 mars : les colonels Biamwenze et Mwepu, les lieutenants-colonels Kalonda, Mwehu et Tshunza, les majors Kalume, Panubule, Ngoie et Tsasa, le capitaine Fundi, les citoyens Mburiaba, Kudia-Kubanza, Makani, Matanda, Mbangama. Domiciliés en Belgique, les citoyens Monguya et  Kanyonga sont condamnés à mort par contumace. Condamnée aussi à la peine capitale, l’adjudant-chef Brigitte Kisonga  aura la vie sauve parce qu’elle est une femme. Sa peine est commuée en perpétuité. Elle sera plus tard graciée.

    1990 : Expédition punitive au campus universitaire de Lubumbashi. Plusieurs étudiants seront exécutés. Il n’y a eu officiellement qu’un mort seulement.

    A ces procès et assassinats, il faudrait ajouter plusieurs affaires politiques souterraines non connues. Bien souvent, les condamnés à mort étaient battus, humiliés et torturés avant d’être exécutés. Comment les procès se passaient-ils passés pendant la 2e République ? Comment certains ordres d’exécution avaient-ils été donnés ? Maître Jules Chomé nous en parle dans son livre, L’ascension de Mobutu.

    La conquête du pouvoir - Mobutu face à son avenir politique © Daquin Debaye

     Pion des occidentaux, Mobutu Sese Seko est mort en roi sans couronne au Maroc. Tous ceux qui se clamaient d'être ses amis n'ont pas assisté à son enterrement. le 7 septembre 1997, le maréchal Mobutu Sese Seko, le président qui dirigea d'une main de fer le Congo rebaptisé Zaïre pendant 32 ans, décédait à l'hôpital militaire de Rabat. Renversé quelques mois plus tôt par l'avancée de la rébellion de l'Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Zaïre (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila,  Mobutu était emporté par un cancer de la prostate à l'âge de 66 ans. Il ne pesait plus que 40 kilos et vivait en exil au Maroc depuis son départ de son fief de Gbadolite (Province de l'Equateur, nord) le 18 mai 1997, deux jours après avoir fui Kinshasa en compagnie de sa proche famille et de quelques fidèles.

    Seul le roi Hassan II du Maroc, son allié et ami, avait accepté de donner asile au "vieux léopard", devenu bien encombrant pour ses anciens soutiens occidentaux après l'échec patent de la transition démocratique qu'il avait lancée le 24 avril 1990, avec l'abandon du parti-Etat qu'il avait fondé, le Mouvement populaire de la Révolution (MPR). Jusque-là, le maréchal-président avait régné sans partage sur le Congo, après s'être emparé du pouvoir lors d'un coup d'Etat militaire, le 24 novembre 1965, cinq ans à peine après l'indépendance du pays.

    PAN-AFRICA HERITAGE POPULAR DANCE & MUSIC © compukin

    Congo Hold-Up, M'Zée Laurent Désiré Kabila est  le seul président qui n'a jamais emprunté à la Banque Mondiale ni le Fonds Monétaire International. Le coup de grâce aura pour origine l'afflux, en 1994, de centaines de milliers de Hutu rwandais, dont des responsables du génocide, chassés de leur pays par l'avancée du Front patriotique rwandais (FPR, la rébellion dominée par les Tutsi) arrivée au pouvoir à Kigali, où elle l'occupe toujours. Leur présence dans des camps proches de la frontière fournit en octobre 1996 au Rwanda le prétexte d'une offensive contre le Zaïre, un coup d'Etat contre le Zaïre, dissimulée sous les traits d'une rébellion locale. Elle mène l'AFDL de Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa en sept mois et au renversement de l'homme aux toques léopard. 

    Laurent-Désiré Kabila a été assassiné au palais de marbre le 16 janvier 2001 à Kinshasa. C'est Louis Michel, ministre belge des Affaires étrangères qui a annoncé son décès sur les ondes des radios internationales.  

    Congo Hold-Up avec Hyppolite Kanambe Kazembere Alias Kabila. Seulement 138 millions $ ? C'est trop peu pour un imposteur qui a dirigé durant 18 ans. La fuite de plus de 3,5 millions de documents et de détails concernant des millions de transactions issues de la BGFIBank, obtenus par la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte d’Afrique (PPLAAF) et le site d’informations français Mediapart et partagés avec leurs partenaires, révèle comment 138 millions de dollars d’argent public ont été détournés dans ce pays.

    Congo Hold-Up devrait se tourner vers le Fakwa Tshilombo TshintuntuLes enquêtes oublient de dire que Angwalima Tshilombo Tshintuntu est arrivé au pouvoir par nomination électorale au grand mépris du peuple congolais. Tshilombo Tshintuntu l'enfarineur est l'avatar de Léopold II, roi des belges. Fossoyeur, Faussaire Angwalima Tshilombo Tshintuntu ne s'sest jamais battu pour une cause dans sa vie. Son seul capital être le fils d'Etienne Tshisekedi. Corrompu jusqu'à la moelle épinière, Tshilombo Tshintuntu a fait un deal avec Alias Kabila pour sa nomination électorale. Tshilombo Tshintuntu, le braqueur de la République et ses frappeurs de la diaspourrie mettent le pays sens dessus-dessous par leur gabegie financière et détournements de fonds publics: détournement de 400 millions $ dans le projet 100 jours, détournement de 218 millions pour l'affaire RAM, détournement de 20 millions $ pour matériels de Covid, détournement de 5 millions de $ pour le projet d'éclairage public à Mikondo, détournement de 13 millions $ pour le projet Tshilejelu...

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  • RDC: Tshilombo Tshintuntu Fakwa est un suicidaire qui va suicider le Kongo!

    RDC: Tshilombo Tshintuntu Fakwa est un suicidaire qui va suicider le Kongo!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

    "Le Congo est aujourd'hui considéré comme cet homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho, il tomba entre les mains des brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent des coups et s'en allèrent ; le laissant à demi-mort ." a déclaré le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa. Depuis trois ans déjà qu'il a fait son hold-up électoral, à Réveil FM International, nous n'avons cessé de marteler cette vérité vraie que Tshilombo Tshintuntu a été catapulté sur le trône du Kongo pour mieux piller ses ressources. Le fils d'Etienne Tshisekedi, Monsieur 15% a fait un odieux deal contre le peuple Kongo pour bénéficier d'une nomination électorale. Tshilombo Tshintuntu est un imposteur et usurpateur. Muana Mboka Ya Moyibi est un suicidaire qui va suicider le Kongo. Il est une calamité pour la RDC. Sa présidence usurpée est une ruche des Fakwa, Frappeurs, Balados et Angwalima.  Sous Tshilombo Tshintuntu, "Les allocations budgétaires de la Présidence de la République connaissent un accroissement de 37,2% pour 2022 par rapport au budget 2021. Et passe à l’équivalent en dollars américains de 159.800.000$ à 254.700.000$ soit un accroissement de 94.900.000 $" ! "A fin septembre, plusieurs institutions ont épuisé leur budget annuel. La présidence a dépensé 253,7 millions $ contre les crédits votés de 159,8 millions $, dégageant un dépassement de 93,9 millions $, soit 111%." (ODEP). Ali Baba et ses 40 voleurs est une petite fiction. Tshilombo et ses Fakwa Frappeurs Checkuleurs est plus qu'une réalité en RDC. 

    Tshilombo Tshintuntu et Alias Kabila ont fait un "Pacte diabolique" contre le peuple Kongo. Aucun Kongo n'a le texte du pacte qui fait de Tshilombo Tshintuntu le masque d'Alias Kabila. Les deux énergumènes sont liés par leur pacte satanique.  Marthe Kasalu Jibikila, épouse Tshisekedi et la fille de Tshilombo sont des otages d'Alias Kabila à Kingakati. Comme un trophée, Alias Kabila ne voyage pas sans Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi. Les 117 voyages inutiles de Tshilombo Tshintuntu qui ont coûté 300 millions de dollars au trésor public, sont des bouées d'air pour ce prisonnier du deal. Le prisonnier personnel de Mvuluzi Tata Kimbangu Diantungunua vit dans un camp militaire, colonel Tshatshi. Tshilombo Tshintuntu est la continuité d'Alias Kabila. Il est son prolongement. Hyppolyte Kanambe Kazembere Alias Kabila est son tuteur. 

    "Félix Tshisekedi est devenu président dans une configuration très particulière et propre à la République démocratique du Congo" avait déclaré le chef de la diplomatie française. L'élection en République démocratique du Congo s'est conclue sur "une espèce de compromis à l'africaine", avait estimé le lundi 4 février 2019,  le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui avait fait part de ses doutes lors de l'annonce de la victoire de Tshisekedi Tshilombo par Corneille Nangaa de la CENI, confirmée par la Cour Constitutionnelle à la solde d'Alias Kabila. Les fils et filles Kongo ne voient que les effets du deal.

    1. Tshilombo Tshintuntu a déclaré qu'il ne fouillerait pas dans le passé. Le règne d'imposture et d'occupation du fils Tshisekedi est celui de l'impunité tous azimuts. Les Kongo qui ignorent le contenu du "Pacte" vivement au quotidien leurs effets. Tshilombo Tshintuntu a fait applaudir Paul Kagame, le Führer Noir, bourreau du peuple Kongo, pillard et receleur des ressources du Kongo au stade des Martyrs à Kinshasa. Il a dédouané le régime sanguinaire et génocidaire rwandais de leurs crimes contre l'humanité, crimes contre le terrorisme, crimes de génocide, crimes de sang au Kongo. Les 18 millions de Kongo sont morts par "Effets collatéraux" ! Tous les apparatchiks, caciques, barons et Mammouths Joséphistes aucun n'a été inquiété pour la mauvaise gouvernance. Kin Kiey Mulumba "Moyibicrate" "Kabila Désir" alias Debré Mpoko a pillé le budget de la fibre optique pour s'acheter un manoir à Waterloo. N'est-ce pas à Waterloo en Belgique que Tshilombo Tshintuntu s'est acheté une villa de plusieurs millions d'euros ? Fieffé menteur et Vuvuzélateur, Lambert Mende porte-parole du gouvernement alias Kabila n'était autre qu'un trafiquant de diamants. Il n'a jamais été inquiété. François Mwamba doit sa richesse à Alias Kabila, c'est lui que Tshilombo Tshintuntu a trouvé comme son conseiller principal. Les Azarias Ruberwa, Alexis Tambwe Mwamba, Moïse Nyarugabo...malgré leurs crimes se pavanent comme si de rien n'était. Mangeur à tous les râteliers, Vital Kamerhe est le seul individu qui a subi la rigueur de la loi et non de Tshilombo Tshintuntu mais d'Hyppolyte Kanambe Alias Joseph Kabila. Kamerhe a été écarté de la présidence à cause de l'escroquerie du projet 100 jours. Croupit-il à Makala ou hume-t-il l'air frais de Kinshasa ? Tous les politicailleurs ventriotes de l'ère Alias Kabila sont là, arrogants, orgueilleux et impunis. Tshilombo Tshintuntu n'a-t-il pas corrompu députés et sénateurs du FCC pour créer son union sacrée-sucrée-salée ? Un ramassis des opportunistes et profito-situationnistes ! Voleur de destin du peuple congolais, Tshilombo Tshintuntu 

    2. Rwandair est devenu la compagnie aérienne nationale du Kongo ? Les rwandais ont raison quand ils disent que Félix tshilombo tshisekedi les a aider à atteindre 50% de leurs objectifs. Où avez vous déjà vu un pays mettre le siège de sa compagne aérienne dans un autre pays ? Pas n'importe quel pays ...un pays ennemi et envieux. Par cet acte. les rwandais nous montrent qu'ils ont déjà fait de Goma leur capital économique.

    Youyou Muntu Mosi @MuntuMosi #RDC: état de siège mon œil...comment l’état-major d’un pays qui subit à chaque instant des attaques d’un « voisin », peut célébrer avec ce dernier l’essor d’une cie (#Rwandair) aérienne qui impose son monopole dans ledit pays? Ata ko basakanaka na mboka ya batu?! 

    Youyou Muntu Mosi @MuntuMosi. Moi ce que je vois en lieu et place de ce gâteau...c’est le découpage du Congo qui se fait avec l’aide de nos dirigeants corrompus!

     3. Le Kongo est un grand pays pris en otage par des mafieux criminels et Frappeurs. Ali Baba et ses 40 voleurs Bakosa ! Tshilombo et ses Balados  à sa présidence usurpée sont pires. Des bandits endimanchés. Des voleurs au col blanc. Miyibicrates patentés. Des Bandits au grand chemin.  4. victimes du volcan Nyragongo n'ont eu droit qu'aux bâches comme maisons, qui se sont envolées avec le vent impétueux du Nord-Kivu. Et Paul Kagame, le Führer Africain se propose de construire une ville moderne à hauteur de 30 millions pour les victimes de Nyragongo. Et pourtant le ministre des affaires sociales, des actions humanitaires et  de la solidarité nationale du gouvernement des Warriors n'est autre "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi , 74 ans, fossoyeur de la République et manipulateur impénitent.  Dinosaure Mobutiste et Mammouth Joséphiste patenté,  "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est un ennemi de la République. Il est un politicailleur ventriote qui ne vit que de son ventre. Ce sataniste et obscurantiste assumé est corrompu jusqu'à la moelle épinière. Quoiqu’il en soit, Alias Kabila qu'il a servi durant 18 ans, n’a jamais gagné les élections au Congo. Le Congolais vit avec -1 dollar par jour. La paupérisation et chosification de notre peuple ne sont plus à démontrer. N'est-ce pas ce même "Momo" Modeste Mutinga qui avait concocté la loi pour les anciens chefs d'Etat sur mesure, une loi hors paire d'impunité, pour Alias Kabila. Le salaire de 680.000 dollars que perçoit Alias Kabila par mois et Tshilombo Tshintuntu est payé 2.070.000 dollars par mois,  cela est inscrit dans la loi des anciens chef d'Etat de "Momo" Modeste Mutinga Mutshiyayi.  Nommé par Alias Kabila comme Rapporteur au Sénat, après sa présidence calamiteuse de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) devenue "Étouffoir des libertés", "Momo" Modeste Mutinga dans ses fourberies et roublardises légendaires a concocté une loi pour rendre l'ascenseur à son bienfaiteur. Alias kabila a 680 000 dollars par mois et jouit d'une impunité pénale hors paire. La loi "Momo" Modeste Mutinga du Sénat est une loi de l'impunité pour Alias Kabila !  Le pouvoir de Tshilombo est issu d'un deal. Il n'a jamais gagné l'élection présidentielle. Il est un petit président nommé donc sans aucun pouvoir.  Cupide, l'individu qui est arrivé au pouvoir par "Coop" n'avait rien. 30 ans des aides sociales belges ça use. Tshilombo Tshintuntu n'a jamais remis en cause cette somme pharaonique de 68.000 dollars d'Alias Kabila, c'est couper l'arbre sur lequel on est assis. Tshilombo n'a rien en arrivant au pouvoir par fraude et tricherie. Son seul bagage, c'est le fameux nom de son putatif de père: "Tshisekedi" ! Donc il doit pouvoir se remplir des poches. Pour un checkuleur, c'est une aubaine. Le frappeur a frappé jusqu'à atteindre 87.000% dans le budget de la présidence. C'est plus qu'une gabegie financière. C'est du détournement des deniers publics.

    Nous avons connu "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, habitant à la frontière de la Commune de Ngaba-Makala dans la parcelle familiale. Habitué aux "Mayi Ya Mabulu", vivant dans une crasse qui ne disait pas son nom...Lui qui n'avait rien reçu du Maréchal Mobutu et sous M'zée laurent-Désiré Kabila, Michel Lady Luya du Palmarès n'avait pas hésité de l'enfermer dans le coffre de sa voiture à cause de l'Affaire Casprom...C'est un "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi calculateur qui sniffe sa chance avec Alias Kabila. Un Kadogo venu au Congo en 1997, avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière. Ma résidence à la Gombe était voisine du bureau du facilitateur du dialogue Inter-Congolais: Ketumile Masiré, l'ancien président du Botswana. En tant fondateur de Réveil FM, j'ai eu mon invitation pour le dialogue Intercongolais de Sun -City sans faire la demande. je n'y suis jamais allé. Par contre, je suis parmi les les 5 journalistes ont écrit la lettre de recommandation pour "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi afin qu'il obtienne son invitation. C'était dans le cadre de Fopromédia. 

    "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a muselé des journalistes, bâillonné des médias et opposants lors de l'élection Louis Michel 2006. Il s'est même permis d'annuler un débat démocratique inscrite dans la Constitution de la transition qui devait opposer , deux candidats en lice: Jean-Pierre Bemba et Alias Kabila. 

    Nommé Rapporteur au Sénat, le grand requin "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'a fait que rendre l'ascenseur à celui qui avait fait de faire de lui quelqu'un. Il roulait carrosse, s'est acheté des villas et a même une station d'essence vers N'sele. 

    Votée 6 mois avant les élections de 2018, la  loi  "Momo" Modeste Mutinga est une blanchisserie et prime contre l'impunité pour Alias Kabila. Le barbu de Kingakati bénéficie des émoluments de 680 000 dollars par moi à vie ! Alias Kabila  bénéficie des plusieurs sécurités - pénale - physique et financière qu'aucun autre Congolais n'a bénéficié. Combien coûte la retraite du président Français, Américains, Chinois ? Même la Chancelière Allemande n'arrive pas à cette somme. Alias Kabila a 680 mille dollars par mois et à vie, alors que le Congolais vit avec -1 par jour. 

    Les Sénateurs godillots et corrompus comme "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui ont voté les articles de loi scélérate n'ont que faire des intérêts du peuple congolais. C'est la première loi à abolir à la "Libération". Chaque Président de la République de la RDC devra répondre de ses actes pendant son mandat. "Momo" Modeste Mutinga est une girouette qui tourne au gré du vent. Homme des coups bas, il est versatile comme un tourniquet du métro. Il est bizarre, souvent ce sont des personnes qui ont galéré dans leurs vies de chien, qui soutiennent des atroces dictatures.

     Berry MUEKATONE @Bmueka. Jadis, certains honnêtes gens devenaient voleurs au contact de la chose politique, aujourd'hui les voleurs et escrocs professionnels se sont mués en politiciens et ont pris possession du trésor public et se servent allègrement. Des organisations mafieuses familiales.

     Berry MUEKATONE @Bmueka. On peut tout dire de J.Kabila, sauf que ce n'est pas un imbécile. Il savait ce qu'il faisait en donnant un semblant de pouvoir à un inconscient. Tshilombo respecte scrupuleusement le PACTE conclu à Kingakati. Panama Papers, Rapport Mapping, Hold up, etc. Il ne lui arrivera rien !

     Berry MUEKATONE @Bmueka. Les rapports et autres enquêtes ne sont là que pour étayer les faits qui sont observables par tous. Comment expliquer que ceux qui vivaient d'expédients et qui étaient locataires puissent devenir propriétaires en un temps record et disposés des millions ? Le trésor public saigne.

     Jimmy OZO Mwene KASANGA @jimmy_ozo

     Franck Sando Kanda Diamala @sandokanda. Udps-Tshisekedi, une école de frappeurs de la République, des voleurs insensés.

     Berry MUEKATONE @Bmueka. L'élève a dépassé le maître, car il connaissait déjà les ficelles du métier de la frappe. Au commencement c'était une rétrocommission(15millions), légale selon le frappeur en chef, ensuite une pluie de millions. En moins de trois ans, on peut dire : "Hold up là, c'est petit".

     Berry MUEKATONE @Bmueka. Congo Hold up (138 millions $) contre Congo Tshilejelu = 138 millions$, 400 millions 100jours, 280millions$ RAM, fonds covid19, jeeps députés, dépassement budgétaire, etc. Un silence assourdissant des "autorités" congolaises. Une république des voleurs et truands. Abject !

     Berry MUEKATONE @Bmueka. Menaces de mort, de destruction, de détérioration, de dégradation d'un bien par le feu par une personne identifiée. Le "général fantômas" de l'udps revendique ouvertement et publiquement devant le siège de son parti, son intention de tuer Martin Fayulu. Mais jusqu'où iront-ils ?

     Berry MUEKATONE @Bmueka. En voici un autre parmi les tontons macoutes de la tshilombie, les tueurs prêts à éliminer les congolais qui ne sont pas d'accord avec les voleurs et la famille"Dalton" Tshilombo-Nyakeru."On sait quand ca commence mais jamais quand ça finit" Le vainqueur n'est pas connu d'avance.

     Berry MUEKATONE @Bmueka. Pendant que les autres boivent du champagne à Kinshasa et se pavanent dans des mariages, le Kasaï se vide. Bazo kima nini ? Avion présidentiel pe bazui. Bango pe balobi : NINI TOSALI TE ?

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  • Guerre de ses femmes...Fatshi béton face à Gisèle Mpela et ses enfants bétonnettes!

    Guerre de ses femmes...Fatshi béton face à Gisèle Mpela et ses enfants bétonnettes!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    Qui dirige le Congo ? Tshilombo Tshintuntu n'est qu'un masque, le Congo n'est pas dirigé par des Congolais. Toutes les institutions sont infiltrées par des occupants. La RDC est sous occupation Ougando-Rwandaise. Usurpatrice, Denise Nyakeru est-elle la Présidente de la RDC ? Qui l'a élu ? De qui a-t-elle une légitimité ? Denise Nyakeru n'est pas la seule première dame de Tshilombo Tshintuntu. Toutes les femmes de Tshilombo sont les premières dames. Impostrice, Denise Nyakeru n'a pas eu des enfants avec Tshilombo. Elle a ses 5 enfants, qu'elle a eu toute seule au dehors. Chaque enfant a son père. Etienne Tshisekedi de son vivant n'avait jamais accepté le concubinage de Tshilombo et Denise Nyakeru, la Rwandaise.

    Denise Nyakeru n'a jamais fait de mariage avec Tshilombo Tshintuntu. Qui a assisté au mariage Tshilombo-Nyakeru à Kinshasa ? C'est le lendemain de son investiture Loreta Merti Merta, lors du voyage à Windhoek en Namibie, que Tshilombo et Denis Nyakeru sont apparus avec des bagues de mariage au doigt.

     

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    Seul Tshilombo Tshintuntu connait le nombre de ses femmes. Dans la tradition Luba, toutes les femmes sont des premières dames. Il n' y a pas de rez de chaussée, escaliers, étages...entre les femmes dans la coutume Luba. De Louise Nyakeru à Londres, elle devient Denise Nyakeru à Bruxelles.  Sa vie privée à Londres et Bruxelles ne nous intéresse nullement. C'est Denise Nyakeru qui a décidé de l'expulsion de Gisèle Mpela et ses enfants, de père et de mère, sont embarqués manu militari à l'aéroport international de Ndjili pour un vol SN Brussel à destination de la Belgique. Une  Congolaise expulsée de la République démocratique du Congo avec des enfants débraillés...enfants de du président la République ?

     

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    Les occupants ont réussi leur coup. La RDC est sous occupation. Tshilombo Tshintuntu ne contrôle rien. Denise Nyakeru ne peut pas faire sa loi au Congo. Toutes les femmes de Tshilombo devraient sortir de l'anonymat !

     

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    Le Maréchal Mobutu Sese Seko sortait avec Mama Bobi Ladawa et Mama Nkosia, deux jumelles sans que cela ne pose un problème.  

     

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    Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, qui a pris le pouvoir en Guinée-Conakry, le dimanche 5 septembre 2021, a ses deux femmes, une Française et une Allemande. 

     

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    François Mitterrand avait une seconde vie avec Anne Pingeot, la maman de Mazarine. 

    Aucun Congolais ne devrait être expulsé ni banni de la République démocratique du Congo. Si toutes les femmes de Tshilombo Tshintuntu sortaient avec enfants pour réclamer leurs droits, cela serait déjà un début de libération! Le soulèvement populaire tant attendu de l'article 64 de la Constitution passe peut-être par "Je suis Gisèle Mpela" !

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  • ONU: Pas une mention de Tshilombo au rapport Mapping ni Tribunal Pénal International!

    ONU: Pas une mention de Tshilombo au rapport Mapping ni Tribunal Pénal International!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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    C'est à la tribune de l'ONU que Tshilombo Tshintuntu devrait clarifier sa position sur les criminels et seigneurs de guerre qui ont endeuillé et continuent de semer la mort aux populations civiles. 12 ou 18 millions des morts Congolais dans une indifférence totale et un silence morbide. Les seigneurs de guerre et criminels se pavanent en toute impunité. Il devrait parler du rapport Mapping de l'ONU ressuscité par le Dr. Denis Mukwege lors de son prix Nobel de la Paix à Oslo et demandé publiquement le Tribunal Pénal International pour la RDC, et encourager le travail du parquet antiterroriste français qui a mis ses grappes sur Roger Lumbala, l'un des seigneurs de guerre congolais.

    Rien de tout ça, à l'ONU, Tshilombo Tshintuntu a dépeint un pays imaginaire qui n'est la République démocratique du Congo. Son fameux discours alambiqué et tarabiscoté est contraire  aux réalités sur terrain à Beni, Butembo et en Ituri. Tshilombo parle  sans chiffre car il ne maîtrise rien. Son état de siège du Nord-Kivu et de l'Ituri a fait 722 civils sans défense tués, 40 véhicules incendiés et 70 villages vidés de leur population. Des atteintes massives aux droits humains, avec deux gouverneurs militaires, anciens criminels et seigneurs de guerre. 

    Du haut de la tribune de l'ONU, évoquant la situation sécuritaire en RDC, Tshilombo Tshintuntu a rapporté que « des groupes terroristes affiliés à Daech gagnent davantage de terrain chaque jour qui passe » en Afrique, qui « refuse de servir de base arrière au terrorisme international ». L'imposteur-usurpateur a réclamé plus des Nations Unies « au-delà des déclarations de compassion et d’intentons peu suivies des faits sur le terrain ». Sur un ton ferme, Tshilombo a prévenu que "si la communauté des nations minimise le danger que représente la propagation du djihadisme en Afrique, si elle n’adopte pas une stratégie globale et efficace pour éradiquer ce fléau", les  "plaies ouvertes dans la zone saharienne, en Afrique centrale et australe, continueront à se métastaser jusqu’à faire jonction pour devenir une menace réelle pour la paix et la sécurité internationale".

    Qui donne des uniformes de Fardc aux soi-disant ADF ? Qui ne sait pas que les Fardc sont infiltrées et font face aux ennemis de l'intérieur ? Pourquoi n'avoir pas fermer les frontières de l'Est avant de déclencher l'état de siège, dont tous les Congolais savent que c'est un gros fiasco ? Tshilombo a fait un discours que ses décideurs aiment bien entendre, mais n'a rien avoir avec les réalités du terrain. 

    Dans une interview accordée le mardi 18 mai à RFI et France 24, Paul Kagame, le dictateur Rwandais avait affirmé qu’"il n’y a pas eu de crimes en RDC. Absolument pas. C’est la théorie du double génocide qui est à l’œuvre. " Et accuser Denis Mukwege d'être « un outil de forces que l’on ne voit pas » est plus qu'une méprise, c'est un déni !

     

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    C'est du haut de la tribune de l'ONU, devant les diplomates internationaux, que Tshilombo Tshintuntu devrait répondre à Paul Kagmé: Que le Dr. Denis Mukwege est une fierté nationale congolaise, africaine et mondiale, que le rapport Mapping est Onusien et non congolais car il a été élaboré par des experts des Nations Unies sur les  crimes commis entre 1993 et 2003 dans l’est de la RDC. Que les crimes sont imprescriptibles. Et remercier la France d'avoir commencé par un exemple avec l'arrestation de Roger Lumbala.

    Le rapport Mapping sert de base à une procédure judiciaire pour le parquet antiterroriste français. Arrêté à Paris le 29 décembre 2020, criminel et seigneur de guerre, Roger Lumbala est mis en examen pour "participation à un groupement formé en vue de la préparation de crimes contre l’humanité" et "complicité de crimes contre l’humanité"

    Le rapport Mapping, publié par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme en 2010, recense par ordre chronologique et par province 617 « incidents », des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de possibles crimes de génocide commis entre 1993 et 2003. Cette période couvre les deux guerres de la RDC, qui avaient impliqué jusqu’à neuf armées étrangères, dont les troupes rwandaises.

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  • RDC: Tshilombo le nécromancien envoûteur patenté "Loreta Ritura Merti Merti" !

    RDC: Tshilombo le nécromancien envoûteur patenté "Loreta Ritura Merti Merti" !

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

     

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    Pourquoi Tshilombo Tshintuntu a-t-il fait incinérer Etienne Tshisekedi wa Mulumba ? Pourquoi deux agents de pompe funèbre belge ont obtenu le visa à l'ambassade de la RDC à Bruxelles pour accompagner le  deuxième cercueil  d'Etienne Tshisekedi jusqu'a Kinshasa ? Pourquoi Tshilombo Tshintuntu a menti au peuple congolais sur Etienne Tshisekedi ? 

    Ennemi du Congo, Tshilombo finira par récolter les fruits de sa traitrise de la République démocratique du Congo. Il est une calamité pour le Congo. Jamais le Congo n'a été aussi faible et humilié comme avec Tshintuntu. Il remplit bien ses trois missions: dédouaner et blanchir l'occupation Ougando-Burundo-Rwandaise; endormir le peuple congolais et légaliser l'occupation et la balkanisation du Congo.  Haute trahison, mensonges répétitifs, promesses non tenues, impostures, tribalisme outrancier, divisionnisme, favoritisme, népotisme, angwalisme...le pouvoir usurpé de Tshilombo finira en eau de boudin. Tshintuntu a vendu le Congo pour son ventre. Les ancêtres et les Congolais ne sont pas contents. Des morts en cascade se succèdent à présidence volée...le nécromancien croit se protéger dans un satanisme ésotérique "Je sercert je sers… loreta retouré…merti mertir mertirat merci mertimertir…merci". La République démocratique du Congo  est la terre de Mvulunzi Kimbangu Diantungunua. Tshilombo peut se mentir soi-même et sa conscience.  Il n'est pas l'élu du peuple congolais. Il est et demeure un imposteur-usurpateur. 

    Le tribalisme, c'est quand on pose des actes de tribalisme comme le fait Tshilombo Tshintuntu et on se défend traitant ceux qui dénoncent  votre tribalisme de tribalistes. C'est le serpent qui se mord la queue. L'UDPS, parti familial des Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-Ethniques est tribaliste et tribalisé.  Ce fameux parti tribalo-ethnique agit en tribaliste et ne vit que du tribalisme exacerbé. Les Udpsiens prennent les Congolais pour des idiots. La victimisation va changer de camp. De menteurs professionnels qui se sont toujours victimisés. Au pouvoir usurpé, les Udpsiens montrent leur incapacité à diriger. Ils usent et abusent du tribalisme. 

    Après son odieux deal avec Alias Kabila contre le peuple congolais, Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba, Monsieur 15% a été bénéficiaire d'une nomination électorale. Malgré le hold-up électoral,  le jeudi 24 janvier 2019, au palais de la Nation, Tshilombo a prêté serment. C'est ce jour-là, qu'il a publiquement invoqué  sa nécromancie avec "Je sercert je sers… loreta retouré…merti mertir mertirat merci mertimertir…merci ». Ce sont là les derniers mots de Tshilombo Tshintuntu avant qu’il ne soit pris par un malaise devant la foule alors qu’il prononçait son discours d’investiture. "Loreta Ritura Merti Merti" ! Le règne de Tshilombo est satanique, le Congo ne pourra jamais s'en tirer avec un tel individu.

     

    Surmenage de Tsisekedi lors de son discours © ROGER EYES

     

    13h50 : Petit moment de flottement dans le discours de Tshilombo Tshintuntu qui perd les pédales. Le nécromancien prononce son "Je sercert je sers… loreta retouré…merti mertir mertirat merci mertimertir…merci ".  Tshilombo s'entremêle dans ses notes. Le gaillard s'affaisse comme un fruit mur, il tombe presque dans les pommes, rattrapé de justesse, quelques tapes aux joues,  on évite à Tshilombo de cogner la tête sur le pavé. On le retient, on crie sur lui. Le bonhomme retrouve ses esprits. 

    14h00 : La Radio Télévision Nationale Congolaise-RTNC précise que Tshilombo a fait un malaise "Loreta Ritura Merti Merti" lors de son discours. Le direct a été coupé.  

    14h08 : Après 8 minutes de flottement, la situation redeviens à la normale. La RTNC qui avait coupé la retransmission du direct se rattrape... la retransmission est revenue.  On voit Tshilombo gonflé dans gilet pare-balle qui a reprend la parole.  Il explique son petit  moment de faiblesse dû au stress, fatigue et gilet pare-balles et il s’en excuse.

     Dominique MPUNDU @Dompundu 24 janv. 2019 . Il a dit: "Je sers Seris Loreta Rituras, Merti Barti Merciras, Merci Barti Mertras" Qui peut nous traduire cette phrase?

     

    © BBC News Afrique

     

    L'envoûteur Tshilombo a été envoûté lui-même. Son rituel ésotérique public a mal tourné au prononcé du passage incompréhensible ayant précédé la suspension du direct de la RTNC. Les Congolais avaient exulté. Retour à l'envoyé, un véritable coups du sort.  

    "Je sers sert loreta ritura merte marti mertiras, merci merti merci merti", le bonhomme Tshilombo a consacré la République démocratique du Congo au diable, avec la complicité de certains congolais cupides. Seuls les esprits éveillés ont découvert le pot de rose.  Pourquoi Alias Kabila n'a jamais paniqué lorsque Tshilombo Tshintuntu est tombé dans les pommes ? Le nécromancien Tshilombo se clame "Maboko Pembe" de quoi ? Avec une sorcellerie en plein jour et plein soleil ?  Les ancêtres disaient :  Libenga Ya Zoba Bakotisaka Loboko Se Mbala Moko".

    N'en déplaisent à ses Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-Ethnique et Wewa, Tshilombo avec son pouvoir usurpé espérait régner et dominer sur le peuple congolais. Sauf que la RDC est un pays béni. Terre de Mvulunzi Kimbangu Diantungunua. Il vit un retour de ses engagements ésotériques.  Son régime est le plus abject que le Congo n'ait jamais connu. Tshilombo, fils de la perdition. Il est irrécupérable. Il a voulu le pouvoir pour le pouvoir, le Nabuchodonosor congolais est un piètre qui gâte tout ce qu'il touche. 

     Le nécromancien Tshilombo est un sanguinaire qui se cache sous la fausse appellation de "Maboko Pembe". Chaque Congolais qui meurt depuis son hold-up électoral par deal doit être comptabilisé de son régime d'imposture.  

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  • RDC : Pouvoir de Tshilombo "Au nom du clan Luba Kasaï"!

    Pouvoir de Tshilombo : au nom du Clan Luba Kasaï !

    Par Mohamed Mboyo Ey’ekula

     

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    Sous Mobutu, la géopolitique était la règle en matière de nominations politiques. Mais, malgré cela, l’UDPS,  parti dominé par les luba, ne ratait jamais l’occasion de dénoncer le tribalisme en s’appuyant sur la prédominance des bangala -un moulage purement belge du reste- au sein des forces armées zairoises. Arrivé au pouvoir en 2018, par un deal honteux, le parti des 12 parlementaires devenu clanique sinon familial s'entremêle les pinceaux.

    Félix Tshilombo, président de l’Udps et chef de l’Etat failli du Congo -je n’ai pas dit président de la République à Démocratiser du Congo- par la seule volonté de ‘’Joseph Kabila’’; a, en trois ans seulement, reconfiguré le pays en quasi-monarchie clanique. Il faut dire que dans le Congo-Kinshasa défiguré par Tshilombo, à part la langue officielle qu’il envisagerait probablement de changer, tout est à coloration ethnique. Le tribalisme est légalisé et le dénoncer expose à des représailles de la ''talibanie'' qui est parvenue à gangrenner toutes les institutions représentatives.

    L'archevêque de KInshasa, dans l’exercice de la mission prophétique de l’église, décrie les inégalités sociales et la mauvaise gouvernance devenues des normes, le clan, depuis son fief de Limeté, décrète la fatwa. contre l’église catholique et la mise à mort du porteur de la pourpre cardinalice. Kabuya, secrétaire général illégitime de l’Udps aile familiale -il y en a légion- promet de distribuer les armes et de faire la guerre à tous ceux qui, comme le cardinal Ambongo, s’oppose au nouvel ordre : le pouvoir ‘’divin’’ du fils du démiurge décédé de Limeté. Ô misère! Le décor d’un retour aux années de l’anarchie et du chaos est planté…

    Sous Tshilombo, dont le parti dénonçait il y a peu l’oligarchie swahiliphone, l’ethnie du chef de l’Etat doit tout contrôler : tous les segments de la justice, la présidence de la république tribale, la majorité de médias soudoyée et soumise et, aussi et surtout, le gouvernement dompté. Et, pour boucler la boucle, il manoeuvre pour empocher la Ceni afin de rééditer le forfait de décembre 2018 Se sachant vomi par le peuple, le rejeton d’Etienne Tshisekedi a programmé la fraude comme moyen de survie politique. La démocratie et l’Etat de droit dont on s’était fait le chantre n’étaient alors que de creux slogans!

    La loi de la jungle…

    Dans la monarchie clanique de Tshilombo, la loi n’existe que pour réprimer, faire taire et faire chanter. Le droit,lui, est dit à la tête du client et la violence et les violations des droits et libertés sont devenues des faits d’une banalité! Mais, comme si cela ne suffisait pas, la justice populaire s’est frayée un chemin et évolue sans froisser le dépositaire du slogan ‘’le peuple d’abord’’/ Quand les militants de l’Udps marchent, même contre l’ordre, ils bénéficient de la bienveillance des services de police et de sécurité là où les opposants sont systématiquement gazés, brutalisés et tués/

    Tshilombo ne jure que par son ethnie et ne fait rien pour canaliser la barbarie qui s’est installée dans la gestion de la res publica autant que dans les rapports entre les citoyens congolais. Les militants de l’Udps ne sont pas justiciables dans la monarchie made in Kabeya Kamuanga. Quand Kabuya, Mukoko et Kabund profèrent des menaces, appellent à la rébellion et menacent de mort ou d’extermination certaines composantes de la société congolaise, la justice se fait sourd, muet et aveugle. Du coup, comme à la vieille époque de la royauté en France, le Congo est divisé en deux : le Congo d’en haut, celui des nobles que constituent le pouvoir et son cercle de courtisans tribaux et celui d’en bas, celui du peuple paupérisé et, corvéable

    En définitive, la fracture est irrémédiable entre le pouvoir illégitime qui s’appuie sur la contrainte armée pour s’imposer et la majorité de citoyens qui ne rêve que d’en découdre. Dans ce contexte, le pays avance vers des périodes incertaines. Qu’est-ce qui arrivera demain quand le peuple sera poussé dans ses derniers retranchements? L’histoire des dictatures est pleine de leçons instructives. Tshilombo, le dealer de décembre, aurait dû faire amende honorable pour avoir pris le pouvoir en déniant le verdict des urnes mais, il a choisi le raccourci : défier le peuple comme d’autres avant lui. Seulement, il a oublié l’épitaphe qui honore Rossy Tshimanga Mukendi : ‘’le peuple gagne toujours’’.

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  • RDC : 2 août journée du génocide des Congolais sans exécution du Rapport Mapping!

    RDC : 2 août journée du génocide des Congolais sans exécution du Rapport Mapping!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

     

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    Le régime d'occupation, d'imposture et d'usurpation de Tshilombo ne célèbre ni la fête d'indépendance du 30 juin ni le 2 août, journée commémorative du génocide congolais. Le régime odieux de Tshilombo est pour le bannissement de la mémoire collective. Rien n'unit les Congolais entre eux. Pourtant nous avons dépassé le chiffre de 12 millions des morts congolais. Tshilombo en signant des accords économiques et s'alliant aux bourreaux du peuple congolais ne fait que creuser un fossé entre lui l'imposteur-usurpateur et le peuple congolais souverain. N'a-t-il pas écrit dans le livre d'or à Kigali, que les Congolais étaient morts par effets collatéraux ? 

    Les Warriors ont choisi leur camp, celui d'occupation. Pourquoi Tshilombo avec son fameux Etat de droit ne fait pas de l'application du Rapport Mapping une priorité pour mettre fin à l'impunité ? Le problème est que Tshilombo depuis sa nomination électorale va de boulet en boulet. Son quinquennat volé et son pouvoir usurpé sont une calamité pour la République démocratique du Congo. 

    Ce jour-là, 2 août comme aujourd’hui, mais en 1998, C’était un dimanche…Affres de la guerre, ses instigateurs, les traumatismes psychiques et ses conséquences sociopolitiques, économiques et culturelles sont fruits du génocide congolais. En plus les génocidés n'ont pas des tombes !

    On ne peut parler du génocide congolais sans ignorer le mouvement rebelle, RCD-Goma, soutenu par le Rwanda. 


    TOUT A COMMENCÉ LE 2 AOÛT 1998 !


     C’était un dimanche…Avec sa voix autoritaire, le commandant devenu plus tard Général Sylvain Buki , de triste mémoire (alors commandant du 10ème bataillon des Forces Armées Congolaises, basé à Goma) annonce sur les ondes de la voix du peuple (RTNC-Goma) qu’une partie de l’armée vient de décider de déchoir le président M'Zée Laurent-Désiré Kabila.

    Il le dit à travers une phrase tristement célèbre, en Swahili : “TUNA MUONDOWA MADARAKANI”.

    Et c’était ainsi le début d’une des plus meurtrières rebellions de l’histoire de la République démocratique du Congo. 

    Une rébellion qui changera, pendant cinq ans, le paysage sécuritaire et politique de la région des grands lacs.

    Cette rébellion née clandestinement avec l’appui du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, s’appellera plus tard, RCD, composé, d’une part des anciens de l’AFDL, des Mobutistes et des recrues politiques de tous horizons.

    Certains offices de droits humains et de la politique internationale qualifieront, quelque temps après, la guerre lancée par le RCD, de “première guerre internationale Africaine” qui aurait fait plus de six million des morts à l'époque.

    Cette fameuse rébellion a engendré plusieurs "conflits armés qui se déroulent sur le territoire de la RDC, anciennement Zaïre" de 1998 à 2002 avec une fin formelle le 30 juin 2003.

    Elle impliqua neuf pays africains, et une trentaine de groupes armés, ce qui en fait la plus grande guerre entre États dans l’histoire de l’Afrique contemporaine.

    Nombreux viols et massacres, tueries et déplacement des populations touchées par la famine et la maladie.

    Des informations à notre possession indiquent que la présence de troupes rwandaises en RDC était motivée par le projet de piller les ressources minières dans la région. Ceci est confirmé par un rapport de l’ONU demandé par le Conseil de sécurité qui indique, à partir des interviews menées par le groupe d’experts, que l’armée rwandaise est restée essentiellement pour se procurer des biens.

    Le rapport décrit également la stratégie des groupes armés présents dans la zone pour piller les ressources du sous-sol à leur profit, dans un contexte de massacres et de viols.

    Malheureusement, aucune manifestation commémorative n’a été organisée au pays en mémoire des victimes de cette guerre d’agression, à l’occasion de ce triste anniversaire du massacre des millions des Congolais.

    LES DATES SIGNIFICTIVES

    Le 2 août 1998, dans la province du Kivu, des soldats banyamulenge – Congolais tutsi d’origine rwandaise –, aidés par des troupes rwandaises, se soulèvent contre le régime de Laurent-Désiré Kabila dont ils dénoncent le « népotisme », la « corruption » et « le manque de gouvernance ». C’est de cette même région de l’est du pays qu’était partie la rébellion, soutenue par les Banyamulenge, le Rwanda et l’Ouganda, qui a abouti à l’éviction du président Mobutu Sese Seko, en mai 1997. Les Banyamulenge reprocheraient au président Kabila de ne pas avoir tenu sa promesse de leur céder le contrôle du Kivu. Le Rwanda et l’Ouganda dénoncent, quant à eux, depuis plusieurs mois l’incapacité de Kinshasa à mettre fin aux agissements des rébellions dirigées depuis le Kivu contre les régimes de Kigali et de Kampala. En juillet, le président Kabila a rompu avec ses anciens alliés en ordonnant le retrait des troupes étrangères de la république démocratique du Congo (R.D.C.).

    Le 4 août 1998, des forces rebelles aéroportées prennent position dans la province du Bas-Congo, à l’ouest de Kinshasa.

    Le 5 août 1998, Arthur Z’Ahidi Ngoma, opposant au régime du président Mobutu puis à celui du président Kabila, est « élu » à la tête de la rébellion. Le ministre congolais des Affaires étrangères, Bizima Karaha, proche du Rwanda et réfugié en Afrique du Sud, s’y rallie.

    Le 6 août 1998, le président M'zée Laurent-Désiré Kabila, qui confirme la chute de Goma et de Bukavu, chefs-lieux du Kivu, déclare que son pays « est victime d’une agression du Rwanda et d’un vaste complot des Tutsi qui veulent diriger le gouvernement et occuper le pays ». Kigali dément toute responsabilité, de même que Kampala, mis en cause le 9 par Kinshasa.

    Le 13 août 1998, les rebelles s’emparent du barrage d’Inga, sur le fleuve Congo, en aval de Kinshasa, privant la capitale d’électricité et d'eau potable. Des nourrissons meurent dans des couveuses. Des lits et meubles sont transformés en feu de bois pour cuire de la nourriture. "Tozangi Mayi Solo, Tozangi Mwinda Solo Likolo Ya Ba Nyangalakata" chantera plus tard Papa Wendo Kolosoy, pionnier de la musique congolaise moderne.  

    Le 15 août 1998, les étrangers commencent à quitter Kinshasa, au premier rang desquels les Français, qui sont la cible de l’hostilité des autorités et de la population.

    Le 16 août , les divers courants de la rébellion regroupés au sein du Rassemblement congolais pour la démocratie  RCD annoncent la constitution d’un comité directeur dirigé par Ernest Wamba dia Wamba. M'Zée Laurent-Désiré Kabila quitte Kinshasa pour Lubumbashi, dans le sud-ouest du pays.

    Le 18 août, à Harare, à l’issue d’une réunion de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (S.A.D.C.), le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, annonce l’envoi d’une aide à M'Zée Laurent-Désiré Kabila pour « rétablir la paix et la stabilité ». De son côté, l’Organisation de l’unité africaine condamne toute intervention extérieure et appelle les rebelles à déposer les armes et à engager un « dialogue constructif » avec le gouvernement.

    Le 20 août 1998, des soldats zimbabwéens débarquent à Kinshasa. L’Afrique du Sud se désolidarise de cette initiative.

    Le 22 août 1998, l’Angola, voisin de la R.D.C. lui apporte à son tour son aide militaire. Ses forces prennent à revers les positions des rebelles dans l’ouest du pays. Les jours suivants, ceux-ci annoncent la prise de Kisangani, dans l’est du pays et de Kalemie, dans le sud-est.

    Le 23 août 1998, les pays de la S.A.D.C., réunis à Pretoria sur l’initiative du président sud-africain Nelson Mandela, appellent au cessez-le-feu et à l’organisation d’élections en République démocratique du Congo.

    Le 26 août 1998 et les jours suivants, des affrontements opposent des rebelles aux forces congolaises, zimbabwéennes et angolaises aux abords de Kinshasa.

    Le 29 août 1998, la rébellion abandonne ses positions dans l’ouest du pays et se replie sur Goma.

    Comment un pays, comme la République démocratique du Congo, qui a connu tant des morts n'encourage-t-elle pas l'exécution des résolutions du Rapport Mapping parmi lesquelles, l'instauration d'un Tribunal Pénal international pour la RDC ? 

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  • RDC : La république Luba tribale et tribalisée de Tshilombo va se fracasser!

    RDC : La république Luba tribale et tribalisée de Tshilombo va se fracasser!

    Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

     

    freddy-mulongo-tshitshilombo

     

    "Bokomesana" clamaient avec vigueur ses Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-Ethniques et wewa à tous les compatriotes, qui dénonçaient les dérives du régime tshilombien. Le peuple congolais "Aboyi Komesana" ! Conséquence Tshilombo Nabuchodonosor se comporte en dictateur impénitent. Alias Kabila avait les Etats-Unis et l'Union européenne avec lui. Il a dégagé. Tshilombo n'a que Mike Hammer, l'ambassadeur Etasunien et les Baluba avec lui, va-t-il vraiment tenir ?

    Chasser le naturel, il revient toujours au galop. Ancien pizzaman à Bruxelles, habitué à enfariner ses clients, Tshilombo "Muana Ya Mboka Ya Moyibi", son hold-up de 2018 ne suffit plus. Il ne prépare les élections pas mais la fraude électorale. En République démocratique du Congo, nous sommes entrain d'assister  aux derniers soubresauts d'un régime tribaliste agonisant. Une véritable autodestruction d'un pouvoir acquis, par un odieux deal "Coop" contre le peuple congolais, sur un plateau d'or par des énergumènes écervelés n'ayant jamais été préparés pour la gestion de la respublica.  Avec Tshilombo, le Congo est divisé en deux parties: Les Luba Kasaïens d'un côté et les autres Congolais. Aux premiers tous les privilèges de la république, aux autres brimades, arrestations arbitraires et prisons...Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba se prépare à une fraude électorale pour 2023.  Le salopiot ne veut pas organiser les élections mais il y sera contraint. Le pouvoir usurpé de Tshilombo l'enivre, le rend sourd et aveugle. C'est pour un enrichissement personnel que l'ancien pizzaïolo de Bruxelles a volé le pouvoir du peuple congolais.  


    Tshilombo a positionné ses hommes et femmes  de confiance dans les principales institutions de la République, tous des Baluba pour mieux tricher. L'imposteur, usurpateur et voleur de destin du peuple congolais, Tshintuntu est entrain de casser la cohésion nationale, par son tribalisme exacerbé.  Le « Tout sauf Joseph Kabila » de 2018 se transformera en « Tout sauf Félix Tshisekedi » en 2023.  Son pouvoir tribal est son boulet. Plus, en procédant uniquement et prioritairement à des nominations tribale  et tribaliste des compatriotes de son clan, en se comportant en chef de bande,  en flirtant avec les bourreaux du peuple congolais, en s'enrichissant illicitement lui et sa famille, en laissant ses inciviques partisans de l'Udps, parti familial des Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-Ethniques et Wewa, faire n’importe quoi dans le pays: injurier tout le monde, profaner des églises... Tshilombo  a semé l'animosité dans les cœurs et les esprits de tous les Congolais. Un fruit ne tombe de l'arbre que quand il est mûr, mais devant l'ouragan et la tempête de l'histoire, mûr ou pas mûr, il tombe quand même. Tshilombo récoltera ce qu'il a semé au Congo: division, tribalisme, népotisme, favoritisme, deals et Coops !

     

    Réveil-FM : Compatriote Luba s'insurge contre le tribalisme exacerbé de Tshilombo Tshintuntu ! © Afas Infos

     

    Le balkanisateur Tshilombo remplit sa mission: légaliser l'occupation, tribaliser le Congo pour mieux le casser. La justice vampirisée par des juges tribaux, tribalisés et tribalistes est une atteinte flagrante d'un Etat de droit. Les Congolais subissent des arrestations arbitraires, tandis que  les insulteurs de l'Udps se pavanent allégrement. L'état de droit made in Tshilombo est une escroquerie monumentale. Des checkuleurs, faussaires, bandits, criminels  font la loi au Congo. Il suffit d'être Luba Kasaïen, on jouit de l'impunité.  La montée en puissance des exaspérations à l’égard de nos compatriotes Luba Kasïens risque de plonger le pays dans une terrible situation d’instabilité, d'affrontements ethniques voire de guerre civile. 

     Berry MUEKATONE @Bmueka. Malonda a été récusé par l'église catholique, aucune église n'a été vandalisée dans le Bas-Congo et personne n'a parlé du motif tribal pour son éviction. Qu'ils continuent dans cette fuite en avant suicidaire. "Il suffit d'une étincelle pour mettre le feu à la plaine"

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     Berry MUEKATONE @Bmueka. Ce groupuscule tribal croit détenir le monopole de la violence en RDC. Il arrivera un moment où personne ne pourra contrôler la situation. De provocation en provocation, ils vont réveiller la bête immonde. Il est temps d'arrêter les frais, car l'exaspération est à son comble.

     David ZIRIRANE BAHATI @BAHATI99731153. Le silence radio des autorités m'inquiète. J'ai comme l'impression qu'elles tirent profit de cette montée du tribalisme qui fragile déjà la cohésion nationale. L'Église catholique paie déjà le prix. On dispose que des jeeps et l'argent pr la corruption.

     Olival@RDC @OlivalDRC. Ils avaient procédé de la même façon au Katanga, faisant fi du vivre ensemble et versant dans les provocations. Les conséquences, nous tous on les connaît. Là ils sont entrain de faire la même erreur mais sur le plan national maintenant. Attention au retour de la manivelle.

     Berry MUEKATONE @Bmueka. Après avoir insulté copieusement le Cardinal Ambongo et l'église catholique, l'ancien vendeur d'essence à la sauvette joue le pompier pyromane en houspillant ses adeptes saccageurs de Mbuji-Maji et ceux qui ont assiégé le bureau du cardinal à Kin. " Qui s'explique s'accuse "Image

     ETAT DE DROIT @ETATDEDROIT6. Bien que tout le monde a un passé mais tout le monde n'a pas commencé sa vie en vendant de l'essence. Il fut vendeur du carburant communément appelé Kaddafi et son intelligence s'évapore souvent comme de l'essence...

     Le ChacalKISSINGERenragé @Lechacalenrage. Un vendeur d'essence et un poseur d'hydroquinone, voilà l'UDPS après Étienne...

     Kiambi @Gillain_Kiambi. Quand les kulunas arrivent au pouvoir en volant la volonté du peuple... Voici le résultat !!!

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